18 avril 2021

Voile et écriture

Ecritures au fil des vagues par DONATIENNE

 

1)

Mer. Immensité ressourcement

Joie d une liberté de mouvement retrouvé, sensation de bercement

Infini et tout

Beauté appartenance

camaïeu de bleue et de lumière.

Départ

 

2) Nous habitions à la mitre, très jeune avec mes frères et sœurs nous descendions seuls à la plage militaire. J adore cette crique, ce rocher à forme étrange qui me paraissait immense et qui a pris des dimensions plus raisonnables avec le temps. A l’époque il y avait un radeau amarré, nous faisions la course pour y arriver le premier à la nage, les plus âgés surveillaient les plus jeunes. Nous adorions trouver des merveilles au fond à indiquer, à montrer aux autres. Souvent nous allions plus loin pour faire les concours de plongeons.

 

3) Celui qui se réveille au son des mouettes qui accompagnent les pêcheurs au matin, celui qui traverse l univers pour se retrouver lui enfin dans la gratitude, celui qui affronte la tempête comme une vengeance de son enfance, celui qui veille en haut du phare au cœur de la tempête, celui qui aperçoit à l horizon le fanal de son port de naissance, celle qui se lance dans l aventure du grand large avec son seul courage et sa joie de vivre, celle qui prend la mer pour pêcher au petit matin frileux, celui qui scrute l’horizon à la recherche de son amie, celui qui rencontre une pieuvre et devient son ami,

Celui qui crée des ponts entre des mondes que l océan séparé.

 

4) Celui qui traverse l univers pour se retrouver lui enfin dans la gratitude

Une grande crinière blonde mal peignée sous un un bonnet en laine, des yeux bleus océans adoucissant la sévérité du regard farouche ce celui qui veut aller plus loin,

Dans son for intérieur la recherche d un ailleurs d un monde moins cruel et stupide qui se réveille et se lève pour dire non sans colère sans ressentiment juste une volonté exprimée.

Il sentait bien que quelque chose avait changé, sa colère avait changé de couleur, de noire au départ. Elle avait viré au rouge sang avec des envies de vengeance et là devant l immensité il la sentait prendre des nuances violettes et dorées , il avait du mal à se rappeler ce qui l avait tant blessé. En fait n’était ce pas lui même qui s était fait cette blessure au fer rouge tout seul. Ne l’avait il pas entretenue jusqu’à cet îlot de verdure perdu dans l océan où la vie bruissait; les insectes et les oiseaux chantaient des mélodies harmonieuses, l’ air empli de vibrations. Tout à coup il sentait la douceur de l’air emplir ses poumons et dissoudre peu à peu son magma intérieur . Et tout à coup une vague de gratitude pour ce coup de tête qui lui avait fait prendre la mer mais aussi la mesure que sans ces événements, il n aurait probablement jamais su de quoi il était capable dans la tempête comme dans la petole la plus désespérante et là il touchait au but. Enfin il voyait le cadeau de la vie.

 

 

5)Au bord de la Méditerranée, au printemps se rassemblent les petites ecuillettes , elles sont si petites que personne ne les voit, mais elles viennent écouter le bruissement du monde pour en rendre compte au cœur profondeurs.

 

 6)

Être libre toujours tu chériras la mer

La mer est un maître

Son enseignement est à différents niveaux

Toujours elle t’apprend sur toi et sur la vie

Regarde là chéries là et tu comprendras davantage sur la vie et sur toi

Les erreurs parfois sont amères les joies immenses et douces

La mer avec sa vastitude t ouvre des horizons insoupçonnés

Au delà et en dedans de toi.


01 mars 2021

Atelier au féminin en partenariat avec la fondation des femmes à la Cité Audacieuse

En coordination avec la Cité Audacieuse les Baladantes ont le plaisir de vous proposer un atelier d'écriture créative au féminin, en non mixité le 23 février 2021 de 18h30 à 20h  En présence de Marie-Françoise Montebello qui vient de publier son dernier ouvrage
« La traversée des MacaroniEs »
Une histoire qui rend hommage au courage des femmes migrantes mais qui nous interroge également sur notre destinée et notre identité.
A travers ces portraits de femmes, nous irons goûter le fruit de nos souvenirs

 

De Maryam Simon

Le Fesenjoon
Vous n'avez certainement jamais entendu ce nom, ni jamais rien mangé de tel... Fesenjoon.... ce nom évoque ma grand-mère, dont le prénom, Afoujoon, contient les mêmes sonorités, la même rondeur, la même douceur. De la douceur, il y en a dans ce plat, et dans cette femme. Mais il y a aussi de l'acidité, de l'intensité, et du crémeux. Ma grand-mère a toujours aimé ce qui est gras. Laissez-moi vous conter ce plat délicieux. Fermez les yeux et envolez-vous en Orient, dans un décor de 1001 nuits. C'est la nuit la plus longue de l'année, avant que les jours rallongent et que le soleil réapparaisse. Ce soir là, on fête Yalda en Iran, le solstice d'hiver, l'une des fêtes les plus importantes de l'année avec Norouz, la célébration du printemps. Les maitresses de maison perses cuisinent le fesenjoon, plat de fête par excellence, avec amour et solennité. Le fesenjoon est cuisiné avec des morceaux de volaille, traditionnellement du canard, car ce plat est originaire du nord de l'Iran, sur les rives de la mer Caspienne. La cuisinière les fait revenir avec des oignons émincés, fondus et blondis dans l'huile, dans le fond de la cocotte, puis mijoter dans une sauce onctueuse et riche en goût, à base de mélasse de grenade et de noix finement hachées. La grenade, symbole de fertilité, d'abondance, de maturité et de sagesse, fruit mythique du paradis, est l'emblème de la soirée de Yalda. Son jus concentré donne au fesenjoon une couleur brune et une saveur aigre-douce d'une exquise curiosité, exotique, inédite, inimitable et inoubliable, et fait de la dégustation de ce met une expérience quasi mystique. 
Et voici la photo de mon 1er fesenjoon !! Traditionnellement on le sert avec du riz au safran qu'on fait cuire dans une cocotte dont on a couvert de fond de tranches de pommes de terre avec un peu d'huile : on retourne ensuite la cocotte entière sur un plat de service et ça fait comme un gateau de riz avec les pommes de terres dorées sur le dessus.... c'est toute mon enfance ces plats, et ça ce sont de bons souvenirs :-)
 
Fesenjoon.jpeg



 
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06 mars 2019

La créativité avec un texte de Mère, Janv-fév 2019 Auroville Inde

Eloge de l’imagination

 

Je survole la plage et plus je m’élève, moins j’identifie les ronds des bidons, les carrés des maisons, les rectangles des autobus.

Je m’élève encore dans la lumière plus haut que les grands arbres que j’entends froufrouter à mon passage : » Regardez le bel oiseau rouge et bleu ! »

Je vais où je veux, je quitte la rue Montorsier, je survole la rue Gandhi, je tourne et tourne et dépasse le grand temple où j’aperçoit un pandit en prière. Je survole l’East Cost Road en direction du nord et je monte plus haut pour ne plus entendre le vacarme des klaxons.

Plus je m’élève et plus je m’allège, mais vient le moment où je me rends compte que je suis tout seul dans la lumière. Alors j’hésite à monter plus haut, sortir de l’atmosphère, dépasser la stratosphère pour me mettre en orbite dans le silence interstellaire.

J’aime trop le chant du vent dans les arbres, celui de l’eau vive des ruisseaux. Je me laisse porter par le courant d’air descendant et je me pose au bord de l’eau. Dans le reflet de l’onde pure, je ne vois rien. Devenu invisible et silencieux, je peux enfin commencer à regarder le monde tel qu’il est.

 

Pavillon de France. Christine. 23/01/2019

 

 

Eloge de la patience

 

La patience, de toutes les qualités humaines est la plus précieuse dès lors qu’il est question de relations entre les êtres. Savoir écouter jusqu’au bout sans interrompre ou savoir attendre son tour de bonheur.

C’est la patience qui permet d’accomplir son modeste travail quotidien, ou l’œuvre de toute une vie, dans les moindres et infimes détails jusqu’à son aboutissement.

Fille du calme et de la persévérance, elle répète le même geste artisanal, le même mot d’excuse ou de pardon, reste centrée sur son intention quoiqu’il arrive, au-delà de l’ennui et de la réprobation.

La patience est le plus beau cadeau à offrir à l’enfant qui fait ses premiers pas, ses premières tentatives, qui commence à déplier ses ailes pour quitter le nid douillet, et à s’offrir à soi-même pour attendre sereinement son retour.

La patience conseille de rester quand l’autre s’éloigne, quand le dialogue est rompu, quand la violence menace d’exploser, et de s’asseoir ensemble pour reconstituer, mot à mot, le puzzle des raisons d’espérer encore, en dépit des incompréhensions et des malentendus.

La patience est celle qui invite à rebrousser chemin jusqu’au lieu de notre fourvoiement.

Vertu archaïque dans ce monde de vitesse et d’exploits, la patience est l’autre nom de l’enracinement dans l’être.

Pavillon de France. Christine. 28/01/2019

L’oiseau :

Il s’est redressé, son coup s’est allongé, ses yeux perçants scruté la plaine et il s’est élancé de son rocher dans le vide. Volant, tournoyant audessus des arbres, traquant une proie, renversant un nid il a plongé sur le petit point qui hurlait de frayeur. Ses cris stridents retentirent. La plaine, les herbes se sont réveillées, le vent a soufflé, les fleurs ont dégagé leur senteurs. Etourdi, il a piqué du nez dans la marre.

Les enfants ont courru vers lui. L’ont sorti, L’eau avait fait son travail. Il ressemblait à un ballon. Les enfants se sont mis jouer, chaque coup de pied résonnaient dans sa carcasse, il avait très mal.

Petit Pierre s’est arrêté, l’a regardé, pris dans ses bras, peneau de ne l’avoir reconnu. Il l’a réchauffé, lui a parlé, est allé lui chercher à manger.

Un fois qu’il fut revigoré, Petit Pierre a grimpé sur son dos. Ils se sont envolé vers le pays où l’on n’arrive jamais. Ils ont traversé des plaines et des plaines, certaines étaient recouvertes de neige, de certaines s’élevaient des fumés et des cris, Ils ont grimpé aux somments de montagnes habillées d’un chapeau de neige pour enfin arriver audessus lieu.

De ’air, descendait des pepites d’or. Elles emplissait l’atmosphère. Les murs des maisons transparents laissaient voir des gens purs habillés de tuniques couleur or. Ils se sont posés sur le rocher face au soleil qui dominait le royaume. Leurs yeux ne pouvaient s’en détacher. Cette beauté emplissait leur cœur, le pénétrait, un monde nouveau leur apparaissait. La grande aventure.

Ann.R

 

 

13 novembre 2018

ATELIER d'écriture au MUCEM Visite de l'expo Ai Weiwei

Christophe MARTIN inspiré par l'expo du Mucem

 

Laurence et Michel

 

Laurence parcourut l’expo rapidement sans trop s’attarder devant les objets présentés. Michel, lui flâne et devant les deux gros savons posés au sol, Laurence frôle Michel du bras qui essaye de déchiffrer ce qui est écris dessus. Laurence ne s’arrête pas pour s’excuser.

Michel perturbé dans sa lecture, regarde Laurence qui lève les yeux au plafond sur la structure en bois colorée. Michel suit du regard Laurence dans ce qui peut bien l’intéresser dans cette structure gigantesque.

Les couleurs, la forme, les personnages accrochés ? ne trouvant pas, il ose demander à Laurence ce qu’il y a de tant captivant dans ces morceaux de bois multicolores.

-Que regardez-vous en particulier ?

Laurence surprise d’être accostée par un inconnu, elle le regarde du haut de son mètre quatre- vingt.

Que veut-il celui-là ?

Michel est tout penaud devant le silence de Laurence qui de ses yeux bleus, l’observe de haut en bas.

Michel essaye de relancer la conversation.

  • C’est coloré, n’est-ce pas ?

Laurence répond laconiquement.

  • Oui oui

Michel de nouveau engage la discussion en parlant, Laurence devient un peu plus attentive et commence à se poser et à apprécier de rester immobile.

En écoutant avec attention, Laurence est un peu apaisée et la voix de Michel lui enlève son stress envahissant.

Laurence se décide enfin à lui répondre.

  • Effectivement cette composition en bois est magnifique et j’aimerai l’avoir comme pergola sur ma terrasse de ma petite maison.

Michel sourit en entendant cela.

  • Je serais ravi de pouvoir vous construire une réplique de celle-ci et aussi colorée !

  • Pourquoi vous travaillez le bois.

Dit Laurence en pensant que Michel n’avait pas le look d’un travailleur manuel.

Michel en souriant lui montre sa carte de visite.

  • C’est moi l’artiste qui a conçu celle-ci !

 

 

 

16 septembre 2017

La nouvelle

Trois Nouvelles

.
Véronique .Renard - septembre 2017


Marinette

Marinette, poissonnière sur le Vieux-Port de Marseille, attendis, ce matin de septembre, en vain son
mari.
L'étale était vide et les clients nombreux.
Le bateau de Félix fût retrouvé deux jours plus tard, dérivant au large de la Côte Bleue.


Félix


Félix, pêcheur à Marseille depuis 25 ans, une nuit de septembre décida de prendre le large, de
disparaître.
Adieu Marinette, adieu sardines et daurades, Félix veut vivre la vie.
Félix voyage.
Un soleil cuisant déjà haut dans le ciel, le cri d'une mouette, le sable mouillé, froid et râpeux. Félix
étend ses bras, ses jambes, rampe un peu plus haut là où le sable est sec, doux, chaud.
Pourquoi, pourquoi ? j'ai fait ça ? Pourquoi avoir changé de cap à cinq heure du matin ? Avoir tiré
tout droit vers l'ouest ? Avoir suivi le vent ?
J'ai pas réfléchi se dit Félix, j'en ai toujours eu envie mais là c'est sûr j'ai pas réfléchi.
Et puis au large de Sète, j'ai quitté le bateau, le Malo, un beau bateau, j'en ai toujours pris soin, c'est
mon gagne-pain mais aussi mon compagnon de tous les jours depuis 25 ans.
Je le bichonne, je le repeins, je lui parle même : quand le poisson ne vient pas, quand Marinette me
prend la tête.
Oui, je suis descendu, je l'ai laissé, je l'ai laissé dériver, qu'il fasse un peu ce qu'il veut aussi… Avec un
peu de chance on le retrouvera avant qu'il ne se fracasse sur les rochers, sinon tant pis…
La plage est déserte, on est en semaine. J'attends un peu et puis je me lèverai et je marcherai vers le
nord, loin de la mer, du soleil, du sable, des poissons. Tout droit, j'irai vers le ciel gris, la pluie, les
champs de blé.
Marinette était jolie à 20 ans, gaie comme un pinson. Et puis des années ont passé, elle s'est
racornie, renfrognée, pour devenir un reproche permanant. Du matin au soir elle critique, elle râle…
J'en ai marre de Marinette, et je ne veux rien expliquer, ça servirai à quoi ?
Non je vais plutôt marcher vers le nord.
Une sirène, des cris, une voix d'homme : "on l'a retrouvé !!! On l'a retrouvé !!!"
Des mains saisissent le corps de Félix, le hisse sur un brancard.
Une femme se précipite, un pompier la retient : "Attendez Madame, laissez le respirer…"

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18 mai 2017

Atelier au FEMININ : Ode à la Shakti

Retrouver l’énergie vitale du féminin qui nous traverse dans sa vivacité:

Isabelle Duffaud

Pour moi être femme c’est une force éclatante, une puissance,

Qui sépare le ciel et la terre ou l’unit aux étoiles, selon.

C’est un sabre d’or dans la pénombre glauque où pataugent les âmes sans appel.
C’est une trame de beauté dans l’univers, une trace de lumière, une voûte céleste, un rappel.

Elle ne s’oublie pas, non, je crois que je n’aime pas le texte lu, elle est femme et force

et elle l’est vraiment une fois qu’elle le reconnaît elle-même comme tel,

qu’elle se reconnecte à sa force première.

Elle est force, désir, puissance et foi, elle est l’amour…

Puissance infinie qui meut les mondes, engendre les étoiles et les nombres.

Elle se lève telle une aube et se couche tel un soir, drapée dans le parfum des jasmins du temps.
C’est pour ça que déesse oubliée, déesse délaissée, déesse bannie, elle est l’affront des hommes de pouvoir, elle qui est puissance insoumise.
Elle est tout sauf mièvre, elle dont les racines plongent dans les temps immémoriaux, terre mère et fulgurance…

Posté par flo guichard à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 octobre 2016

Ecrire LA LIBERTE

Une expérience: The common people


- Sais-tu ce que j’ai découvert?

- Non?

C’était énorme ce que j’avais à dire, une véritable révolution. Une simple
expérience de quelques minutes sur la scène du Ballet National de Marseille.

Un changement de point de vue, c’était bien le cas de le dire!

- J’ai vraiment découvert que ce qui est essentiel est invisible pour les yeux.

- Ouais! T’es bien gentil… Mais ça je le savais déjà… Tu sais j’ai lu le Petit
Prince: « on ne voit bien qu’avec le coeur » etc.. etc…

- Non, mais tu ne comprends pas, j’ai découvert par… l’expérimentation, que
c’est vrai… vraiment vrai!

- Ok, ok, m’enfin bon c’est vraiment très basique, trop simpliste, ce ne sont que
des mots.

- Mais non! C’est pas que des mots. Si tu regardes avec le coeur, et pas avec les
yeux, tu deviens libre, tu te sens plus léger, tu te débarrasses des préjugés… Un
préjugé, c’est juger avant, avant même de connaitre, tu sais le fameux « l’habit
ne fait pas le moine ».

- Oui! n’empêche que moi, j’ai confiance dans mon jugement, au premier coup
d’oeil je sais si cette nana est digne d’intérêt, ou si ce gars est un type bien ou
pas.

- Mais ce que j’ai découvert, c’est que c’est justement ce jugement qui t’enferme,
si tu regardes avec le coeur, les yeux fermés si je puis dire, tu vas vers l’amour
qui rend libre, et tu ouvres la prison des habitudes.

Mais décidément il ne comprenait pas… Enfermé dans ses certitudes.

- Tu vois, je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire.

Et c’était bien là le problème, ses yeux ouverts l’empêchaient de voir…

                                                                                    FREDERIC P.

19 septembre 2016

Stage YOGA ECRITURE

 

 LE SOUFFLE CREATEUR A LA POINTE DE NOS STYLOS

 

IMG_6008        Claire. M

 

'' Notre vie est ce qu'en font nos pensées''

Enfin loin, loin de ce quotidien trop dense, je peux lâcher et me laisser porter par ce paysage grandiose. Malgré le sac à dos je me sens légère, les tensions s'envolent et je suis fascinée par l'immensité. Le regard n'a plus de limite, derrière cette plaine encore une autre, peut être encore plus grande et derrière elle encore et encore des espaces qui nous tendent les bras.

En longeant un petit ruisseau les émotions me submergent. Le calme juste le bruit de l'eau cristalline, sensation d'apaisement qui permet aux émotions de trouver le chemin. Le vent doux comme une caresse révèle les contours de ce corps si souvent ignoré.

Qu'il est bon de se retrouver dans ces espaces vierges où la trace de l'homme est infime.

Le sol vibre, bruits de sabots. Le regard découvre au loin des centaines de chevaux qui crinière au vent , galopent vers le point d'eau. Spectacle grandiose, que c'est beau tous ces chevaux aux robes aux tons harmonieux qui luisent dans les rayons du soleil. Une énergie puissante s'en dégage. Ils sont libres et parcours la steppe sans entraves.

Au milieu de ces espaces je me sens si bien....

 

 

 

Difficile de ne plus chercher à tout maitriser. Comment faire pour accepter ce qui arrive sans se poser de

questions ?

Devant la feuille je regarde rêveuse l'enchevêtrement de lettres qui forment des mots, mots qui vont donner naissance à des phrases d'où va naitre le sens.

Je reste immobile.

Je n'ose pas assembler ces mots pour en comprendre le sens. Je suis encore sous le choc de cette création qui m'échappe, je ne maitrise plus rien.

Je regarde dehors la nuit enveloppe tout, seul des ombres laissent imaginer la présence des arbres. Je jette un regard furtif sur la feuille, hésite, puis enfin me décide.

Prenant une grande inspiration je lis '' croire en demain''

 

MIREILLE. R.P

La Garonne         Toulouse            Septembre 2016-09-20

J’ai marché le long de la Garonne

Un moment de grâce,de légèreté ,une fugue …

Une solitude

Une solitude pleine, heureuse

Je marche à mon pas, dans un silence plein

Les autres ne sont pas loin, si je veux ,seulement si je veux les convoquer

 

Le fleuve est lent , lumineux , grave

Il me rappelle que je suis déjà venue , que je suis la même et tout à fait une autre

Comme lui

Il passe , l’eau coule ,ne retournera jamais à la montagne mère ,ne repartira jamais en arrièrre

Mais il est là dans cet instant unique et fugace

Il me murmure ..

Non c’est un fleuve espagnol !!! il en a la fureur , l’embardée

Ou alors c’est moi qui lui confie mes colères , mes peurs , ma lourdeur …

Il est capable de tenir …c’est curieux il avance fluide et en même temps il tient quelque chose de moi , des souvenirs ,des images ,mais surtout cet instant

 

Plus tard je rentrerai dans une église qui est là sur le chemin du fleuve

Une multitude de bougies, une vierge noire

Et des parcelles de vie racontées sur des plaques de marbre,des dates , des noms ,des merci

On pourrait les mettre bout à bout pour un grand roman d’une vie de merci ,d’une vie réparée, cabossée , repartie..

Où sont ils ?

Reviennent ils ? ceux qui ont fait le pari qu’il y aurait un après , qu’il n’était pas trop tard

La vierge est noire

L’enfant est noir

Ils se ressemblent , ils se tiennent l’un l’autre , l’un à l’autre , l’un par l’autre

Je ne sais pas

Je reviendrai

Ils seront là

Je serai là

Et le fleuve….

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Quelques fragments de souffleeeeeeee

 

CLAIRE. M

  • C'était hier le jour de ta naissance, aujourd'hui deux bougies trônent sur ton gâteau, ton souffle léger fait vaciller les flammes et nous enveloppe dans une atmosphère sucrée.

 

  • La mer est calme, immensité apaisante, une légère pression de ta main dans la mienne, souffle de vie.

 

  • Seule sur la terrasse je jouis avec plaisir de cet instant de calme, rien ne me retient, je rêve, le souffle de ta respiration dans mon cou me rappelle au présent.

 

  • L'enfant l'air sérieux, assis à coté de son père semble lire le journal. Le souffle léger du vent fait voler les feuilles si difficilement tenues. Dans un éclat de rire l'enfant se tourne vers son père.

 

 

 MIREILLE. R.P

 

Quand Lulu n’est pas contente elle souffle

 

Et elle souffle souvent , comme un petit cheval

 

Comme si elle n’avait pas les mots pour le dire

 

Où qu’elle pensait qu,on ne l’écouterait pas

 

Ou qu’on lui dirait : tu n’es jamais contente

 

Alors elle souffle jusqu’au jour où elle trouvera son souffle

26 février 2016

L'instantané du moment présent, Auroville, Inde

Une première rencontre
Une des cinq habituelles capsules vert tendre remplie de sa multitude de graines noires flottait ce matin, telle une bouée dans ma tasse, à la surface du liquide corsé qui quotidiennement coulait dans ma gorge et me réveillait d'un frisson de bonheur et de chaleur.
Toutes ensemble, elles attérissaient rituellement sur le fond en verre de la thermos en plastique grise après s'être laissées déchirées par mes incisives.
Une quinzaine de minutes leur suffisait pour infuser leur saveur singulière, discrète et suave à ce breuvage brûlant.
De temps en temps ma petite cuillère encore imbibée de miel la récupérait en la serrant contre la paroi et elle glissait au centre de sa concavité.
De nouveau dans ma bouche, je la mâchouillais allègrement pour en extraire la légère amertume de son suc jusqu'à ce que plus rien n'existe.
Ma première rencontre avec la cardamome date d'un voyage en Jordanie, le boutiquier de l'échoppe nous avait servi dans une petite tasse blanche sertie de métal argenté un café parfumé étonnant.
Cet engramme réveillait peut être en moi une habitude orientale inscrite depuis plusieurs vies
Sylvie H.

17 janvier 2016

Bonne année 2016

 

Bonjour et bonne année 2016,

Que la joie inonde ton coeur de bonheur, comme un soleil illumine la part sombre qui voile ton âme créatrice,
Qu'un sourire transforme la face morne de ton quotidien laborieux et parfois humiliant, en une splendide lune, brillant de tous ses feux, passionnés et créateurs.
Que la Lumière t'éclaire de sa puissance éblouissante, qu'elle te révèle à toi-même, comme un écho qui te renvoie ta propre voix pour que mieux tu t'entendes.
Que ton être s'ouvre et s'épanouisse, comme le lotus aux mille pétales d'arc-en-ciel, joyau surgit des boues de la Création même, symbole magique de la transformation intérieure vers ton âme vraie et magnifique.
Que ton coeur, comme un soleil magnifique, incendiant de sa lumière purifiante, brûlant de son Feu Divin, toutes les scories de ton passé obsolète.
Que ta vie soit le vent qui souffle son inspiration, dans les voiles de ton vaisseau de papier, et que les éclats d'écume s'impriment comme des lettres humides sur les pages de ta vie à venir.
Que ta parole soit impeccable, en tous lieux et circonstances, pleine de cette compassion et de cet Amour Inconditionnel, comme un phare puissant, face à la parfois sombre réalité de la vie.
Que la puissance de tes mots, boulerverse le coeur durcit de l'homme, perdu dans les turbulences de sa vie d'esclave moderne.
Que ton regard, comme un faisceau cosmique, perce la carapace de la misère humaine et de la violence quotidienne, pour y voir surgir toutes les beautés de l'âme humaine.
Que l'Amour soit ton guide, en toutes circonstances.
Que l'Amour soit la clé, de celle qui ouvre toutes les portes aux serrures rouillées par la peur et le doute.
Que l'Amour soit ton âme, pour combattre les ennemis de la paix et chasser les fantômes de nos peurs anciennes.
Que ton amour puissant transforme ton passé de misère en compost merveilleux, que tu répandras dans ton jardin d'aujourd'hui pour y voir pousser les fruits de ton futur.
Que l'Amour soit ton guide.
Que l'Amour soit.
Amen et Alleluia

 

                                                          VERONIQUE J.

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