LE SOUFFLE CREATEUR A LA POINTE DE NOS STYLOS

 

IMG_6008        Claire. M

 

'' Notre vie est ce qu'en font nos pensées''

Enfin loin, loin de ce quotidien trop dense, je peux lâcher et me laisser porter par ce paysage grandiose. Malgré le sac à dos je me sens légère, les tensions s'envolent et je suis fascinée par l'immensité. Le regard n'a plus de limite, derrière cette plaine encore une autre, peut être encore plus grande et derrière elle encore et encore des espaces qui nous tendent les bras.

En longeant un petit ruisseau les émotions me submergent. Le calme juste le bruit de l'eau cristalline, sensation d'apaisement qui permet aux émotions de trouver le chemin. Le vent doux comme une caresse révèle les contours de ce corps si souvent ignoré.

Qu'il est bon de se retrouver dans ces espaces vierges où la trace de l'homme est infime.

Le sol vibre, bruits de sabots. Le regard découvre au loin des centaines de chevaux qui crinière au vent , galopent vers le point d'eau. Spectacle grandiose, que c'est beau tous ces chevaux aux robes aux tons harmonieux qui luisent dans les rayons du soleil. Une énergie puissante s'en dégage. Ils sont libres et parcours la steppe sans entraves.

Au milieu de ces espaces je me sens si bien....

 

 

 

Difficile de ne plus chercher à tout maitriser. Comment faire pour accepter ce qui arrive sans se poser de

questions ?

Devant la feuille je regarde rêveuse l'enchevêtrement de lettres qui forment des mots, mots qui vont donner naissance à des phrases d'où va naitre le sens.

Je reste immobile.

Je n'ose pas assembler ces mots pour en comprendre le sens. Je suis encore sous le choc de cette création qui m'échappe, je ne maitrise plus rien.

Je regarde dehors la nuit enveloppe tout, seul des ombres laissent imaginer la présence des arbres. Je jette un regard furtif sur la feuille, hésite, puis enfin me décide.

Prenant une grande inspiration je lis '' croire en demain''

 

MIREILLE. R.P

La Garonne         Toulouse            Septembre 2016-09-20

J’ai marché le long de la Garonne

Un moment de grâce,de légèreté ,une fugue …

Une solitude

Une solitude pleine, heureuse

Je marche à mon pas, dans un silence plein

Les autres ne sont pas loin, si je veux ,seulement si je veux les convoquer

 

Le fleuve est lent , lumineux , grave

Il me rappelle que je suis déjà venue , que je suis la même et tout à fait une autre

Comme lui

Il passe , l’eau coule ,ne retournera jamais à la montagne mère ,ne repartira jamais en arrièrre

Mais il est là dans cet instant unique et fugace

Il me murmure ..

Non c’est un fleuve espagnol !!! il en a la fureur , l’embardée

Ou alors c’est moi qui lui confie mes colères , mes peurs , ma lourdeur …

Il est capable de tenir …c’est curieux il avance fluide et en même temps il tient quelque chose de moi , des souvenirs ,des images ,mais surtout cet instant

 

Plus tard je rentrerai dans une église qui est là sur le chemin du fleuve

Une multitude de bougies, une vierge noire

Et des parcelles de vie racontées sur des plaques de marbre,des dates , des noms ,des merci

On pourrait les mettre bout à bout pour un grand roman d’une vie de merci ,d’une vie réparée, cabossée , repartie..

Où sont ils ?

Reviennent ils ? ceux qui ont fait le pari qu’il y aurait un après , qu’il n’était pas trop tard

La vierge est noire

L’enfant est noir

Ils se ressemblent , ils se tiennent l’un l’autre , l’un à l’autre , l’un par l’autre

Je ne sais pas

Je reviendrai

Ils seront là

Je serai là

Et le fleuve….

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Quelques fragments de souffleeeeeeee

 

CLAIRE. M

  • C'était hier le jour de ta naissance, aujourd'hui deux bougies trônent sur ton gâteau, ton souffle léger fait vaciller les flammes et nous enveloppe dans une atmosphère sucrée.

 

  • La mer est calme, immensité apaisante, une légère pression de ta main dans la mienne, souffle de vie.

 

  • Seule sur la terrasse je jouis avec plaisir de cet instant de calme, rien ne me retient, je rêve, le souffle de ta respiration dans mon cou me rappelle au présent.

 

  • L'enfant l'air sérieux, assis à coté de son père semble lire le journal. Le souffle léger du vent fait voler les feuilles si difficilement tenues. Dans un éclat de rire l'enfant se tourne vers son père.

 

 

 MIREILLE. R.P

 

Quand Lulu n’est pas contente elle souffle

 

Et elle souffle souvent , comme un petit cheval

 

Comme si elle n’avait pas les mots pour le dire

 

Où qu’elle pensait qu,on ne l’écouterait pas

 

Ou qu’on lui dirait : tu n’es jamais contente

 

Alors elle souffle jusqu’au jour où elle trouvera son souffle