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Les Baladantes

10 janvier 2012

Au fil de la plume, ateliers d'écriture par monts

 Au fil de la plume, ateliers d'écriture par monts et par vaux

selon les humeurs, les balades et les rencontres

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 Chaque écrivant de l’atelier d'écriture les Baladantes a choisi de publier ses textes.

Cette démarche de se dévoiler un  peu plus est un grand  plaisir pour nous qui pouvons profiter des écrits.

                           

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16 novembre 2023

Stage balade-écriture sur le baiser à Uzès week-end du 11 novembre

Un baiser mais tout à prendre qu'est ce que c'est ?

Baisers doux, tendresse

Ardente, des

Instants enveloppés de 

Sourires et de danses, comblés d'

Etreintes et de 

Rêves d'une éternelle romance

 

DOM HEIL

Mon destin contrarié !
Finir ma vie dans la gadoue d’une brocante !
Qui aurait pu l’imaginer ?
Surtout pas moi !
Je m’appelle Nénée, et ma copine Petitpois .
Nous avons vécu dans la soie et la délicatesse.
Nous sommes nées a Calais, pays de la dentelle où de petites mains délicates ont façonné nos
bonnets et bretelles . Puis très vite nous avons été expédiées vers un grand magasin parisien
appelé BONMARCHÉ.
Bon marché ce n’était pas vraiment notre cas !
Les clientes luxueuses naviguaient avec délice dans les rayons super décorés.
Très vite , l’égérie de Jean Paul Gaultier, Marina, nous a remarquées et achetées pour un prix
bonbon !
Et donc très vite nous avons rejoint la place Saint Sulpice où Marina vivait dans son superbe
appartement.
Sa poitrine opulente mettait en valeur nos bonnets généreux ! Et chaque soir nous partions
danser chez Castel ou Regine .
Marina avait un sex appeal tres excitant! Nous nous retrouvions fréquemment sous les baisers
brulants de ses jeunes et fougueux amants. Nous nous sommes mises à fréquenter les plus belles
moquettes de Paris , jetées par passion lors des ébats des jeunes amoureux.
C’était excitant ! Un peu fatiguant, il faut l’avouer
Cette vie a duré plusieurs années...Et puis soudainement Marina a décidé que nous n’étions plus
ses favorites, et que les seins nus étaient plus sexy .
Alors notre descente aux enfers a commencé...
Paloma, la femme de menage nous a embarquées dans un vieux sac plastique.Nous nous tenions
serrées l’une contre l’autre.
On a espéré que Paloma nous garderait , mais c’était sans compter sur son jaloux de mari ,qui
outré par notre arrogance , a vite fait un paquet et l’a adressé a son cousin Robert qui chaque
dimanche tient un stand sur ce vide grenier pourri.
Nous sommes donc là, glacées, en attente d’adoption, ou plutôt en attente des 2 euros que vous
voudriez bien tendre à ce vieux tyran !
Je vous assure nous pourrions vous rendre de grands services dans votre démarche amoureuse !
Je vous en prie faites confiance a notre expérience !


Nénée et Petitpois
Les égarées de Saint Sulpice

AE Uzes 2021Chez CathA et Bert de ArtEscape

29 août 2023

Stage au Mézenc en août

   CLAUDINE LECLERC

 

 Une potion exceptionnelle au MONT MÉZENC  -  AOUT 2023

 

Dans un paysage nu et dépouillé, vivait une vieille femme seule. Elle ne craignait ni la solitude, ni le froid.

 

Sa petite maison de granit au toit de lauzes lui offrait un abri sûr.

 

Face au Mont Mézenc, ses ancêtres l’avait construite de leurs mains noueuses

 

Hortense travaillait dur.

 

Faire le plein de tourbe avant l’hiver, pour ne pas mourir de froid, n’était pas chose facile.

 

Les hivers sont rudes dans ces monts nus et polis comme le dos d’un éléphant.

 

La Burle, vent descendu des Alpes y souffle fort  en décembre, janvier

 

Dans la grande cheminée, le chaudron où l’eau bouillait comme une machine à vapeur, on 

 

approchait du cataclysme, l’eau allait déborder.

 

Hortense, devait préparer une potion (recette héritée de son arrière grand mère) qu’elle vendait au 

 

pèlerinage de Saint Front , pèlerinage connu des célibataires  dans toute l’Auvergne.
 

 

500 g de cristaires

 

1 kg de moules perlières

 

1 kg de plécoptères

 

500 g de crottes de castor

 

50 g d’éphermeroptères

 

Quelques écrevisses à pied blanc pour parfumer

 


Une fois bouillie pendant 15 heures, de petites fioles étaient remplies et étiquetées avec 

 

précaution. 

      

 Les célibataires venus à Saint Front pour l’occasion s’arrachaient le précieux breuvage, 

 

convaincus de son efficacité. 

 

La réputation de la potion se transmettait de génération en génération.

 

 Bien des unions se sont scellées grâce à Hortense.

18 avril 2023

Une journée avec Christian Bobin

Nadia SLIMTHOREAU

 

LA PEAU DU LAIT

 

 

Le Klaxon de la vieille LADA de Dantcheto fait vibrer tout le village. Elle bondit hors de sa voiture, avec dans les bras, trois grandes bouteilles de Coca remplie de bon lait fraichement trait. Baba Petka, ma grand-mère l’invite à entrer mais, si tôt livraison faite, si tôt repartie !

Je regarde le balancement du lait qui danse au rythme des pas de Babo.

Joie de savourer bientôt le meilleur yaourt du monde. Sur une échelle qui s’étendrait de la terre aux étoiles, ce yaourt rejoint la voie lactée, aussi bon qu’elle est belle vue du Sahara. Dans la cuisine d’été, Babo installe quatre grandes couvertures de laine, celles à carreaux verts et rouges qui me gratte partout quand elles glissent hors des draps. Elle dispose sur la table de la cuisine, les bocaux tous beaux, tout propres dans lesquels aura lieu la transformation alchimique du lait en yaourt. Puis, elle verse le précieux liquide blanc encore tiède dans une grande casserole et allume le feu.

Feu doux comme un agneau

Lac blanc, calme

Frémissements du bébé volcan au cœur du lait

La peau du lait se dévoile

Les bulles jaillissent

« Naninko, arrête le feu et appelle-moi quand tu pourras mettre ton petit doigt dans le lait sans te brûler. »

Être là

Attendre le refroidissement

Attendre le bon moment, le moment juste

Être là au rendez-vous de la métamorphose possible, fertile et joyeuse

Juste avant, ça brûle

Juste après, c’est trop tard

C’est long…

Quelques fourmis m’invitent à suivre leur caravane, m’emmènent dans la chaleur du désert, de l’autre côté de moi, loin là-bas dans l’infini.

L’odeur du lait

Oui le lait !

Je plonge mon petit doigt, ça brûle encore un peu.

J’attrape la peau du lait qui comme un mini fantôme au bout de mes doigts, traverse la maison, le jardin et atterri directement dans la bouche de Diado Stefan, mon grand-père adoré qui adore la peau du lait.

Moi, je n’aime pas bien ça.

Mon petit doigt dans le lait nage à présent comme un poisson dans l’eau

« BABO, c’est maintenant ! »

Ma grand-mère arrive, une grande louche à la main.

Les bocaux vides, bien alignés sur la table, attendent leur nourriture comme des oisillons affamés. Babo verse le lait à la « juste » température avec tellement de délicatesse que j’ai l’impression d’assister à la création d’un trésor. Aucun bocal n’échappe à son petit doigt vérificateur. Elle verse alors une cuillère de « Podkvassa », le ferment, et dépose un couvercle sur chaque bocal, en chuchotant comme si le lait pouvait l’entendre. C’est le moment d’envelopper les bocaux dans les grosses couvertures, comme des nouveaux nés chaudement emmitouflés.

Maintenant, il n’y a rien à faire d’autre qu’attendre

Encore attendre le moment juste

Environ quatre ou cinq heures pour le délice, c’est Babo qui décide.

Confiance

Métamorphose

La dégustation du Yaourt, pour plus tard…

 

Je quitte la cuisine

Mon frère, Assen, étincelle créative de jeux à la pelle, n’est jamais très loin et surtout, toujours prêt à jouer !

J’oublie l’alchimie

Ma Bulgarie a le goût de la liberté

D’être

Nadia

7 février 2023

Auroville avec Christian Bobin

Ateliers d’écriture - Les baladantes

février 2023 Auroville

 

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SYLVIE, AUROVILLE 


Nous partons de Christian Bobin l’homme joie, la plus que vive ; le tres haut le tres bas ; le muguet rouge

un texte de C Bobin est lu ;

noter les mots qui vous touchent : tissus – force- lumière- enchantée- nouveau venu -

souvenirs de tissus : moments en lien avec les tissus

liste de lien avec les tissus:

- Denise ma grand-mère couturière

- sa mère brodeuse

- vos nécessaires de mariage les torchons, les draps

- la couturière à Villeneuve sur lot avec maman : tissus pas ajustés aux formes

- toile de Jouy marché st Pierre

- tissus d’afrique mon frère

- voiles au vent

- tout ça avec maman beaux tissus

- au fil de l’Inde

- regret de ne pas avoir gardé ses vêtements

 

 

 

(Ma cousine tisse, papa pique et maman coud, de ma grand mère ne me reste que les tissus les napperons les quelques tissus)

 

Les tissus nous accompagnent toute notre vie; dès notre naissance, notre corps est enveloppé- douceur- finesse- voile-transparence- protection contre le froid– épaisseur- tissage – tisserand et avant Gandhi avec son rouet…. Filer la laine, le coton, tendre la trame et la chaine – relier tous les morceaux de soi, de vie, toutes les parties de la famille, les espaces occupés, les souvenirs, les maisons, les tissus sont là pour honorer le fil lumineux de la vie. Tenus ils ont pourtant la force- les liens enchantés- beaux tissus travaillés par les femmes et les hommes, brassés par leurs mains, foulés pour les rendre agréables, soyeux reflétant la lumière, endurant le torchon toujours la besogne ; ils sont beaux avec les 2 lignes rouges qui les cernent. Des scénettes se déroulent sur les toiles de Jouy qui évoquent des paysages champêtres ; le marché st Pierre en offre de multiples couleurs. Certains ont croisé les saris de l’Inde, univers différents, même matrice maternante. Ils volent au vent séchant sur les balcons ; ls se gonflent des courants d’air et retombent tout en souplesse- 6 mètres d’enchantement, tels des ailes qui me conduisent « au fil de l’Inde » découvrir ce sous continent puissant et doux comme un voile de coton safranée.

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17 novembre 2022

Balades-écritures à Uzès novembre 2022

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ATELIER D ECRITURE A UZES NOVEMBRE 2022

 

 

Uzès nous a accueilli   les bras ouverts durant ce week-end d’automne et a suscité des textes hauts en couleur de la part des participants du stage organisé par Florence Guichard présidente de l’association les Baladantes. 

La richesse du patrimoine, la beauté de la pierre , le marché du samedi, et la balade dans la Vallée de l’Eure ont été un enchantement. Voyager sur les traces de Gide Racine et Jean Louis Trintignant nous ont permis de vivre et revivre dans le temps passé, et nous ont entraînés vers des écrits forts créatifs .  Merci à Uzès et à ses habitants !                    Dom HEIL

 

 

Gérard Perrier, à Marseilleveyre, écrit sous les calcaires et les vents  de la mer,14 novembre 2022.

UN REPAS PANTAGRUELIQUE de Gérard PERRIER

C’est le jour de l’an. De la cuisine de ma grand-mère Adelina
,piémontaise à Toulon, viennent les odeurs des oignons grillés avec
les tomates de l’été du jardin familial conservées dans les grands
bocaux de verre.
Moins enveloppantes mais bien présentes viennent les effluves de
la pâte de farine ,pétrie puis roulée pour faire les ravioli fermés à la
main ,les uns après les autres.S’ensuivent les ondes de chaleurs de
la friture des tranches de polenta de maïs, le plat national du
Piémont.
Le grand père Ercole dit Ricou puis Henri en français,n ‘a pas oublié
le vin rouge de sa cave sous-terraine, ni le vin mousseux de son
village ,l’ Asti Spumante.
L’assemblée conviviale lève les verres : « A l’an ché vèn e se sian pas
plus che sian pas mèn  » en provençal . « A l’an nouveau et si nous
ne sommes pas plus nombreux que nous ne soyons pas moins
nombreux. » en français. Viennent les réjouissances des palais et
des cœurs ,exorcismes de la mort, agapé fraternelle. Plaisirs
pantagruéliques et foi dans la vie ensemble : les yeux brillent vers
les délices des sauces ,des arômes chaudes .Les papilles se
régalent.Le moine Rabelais a fait école à Montpellier et a écrit
contre les abstinences froides des ordres monastiques.
Gardons à l’esprit les anciennes et toujours actuelles célébrations
culinaires du monde Latin méditerranéen comme un refus joyeux
des restrictions punitives de tous les temps par les soi-disant
obligations économiques du marché-roi. Vivent les murmures
souriants des repas pantagruéliques !

 

ODE A L HUILE D’OLIVE de Gérard PERRIER


Cette invention des Anciens Grecs s’est diffusée par les champs en
damiers des oliviers inconnus jusque là en Gaule, par l’Empire
Romain. Les civilisations naissent par les échanges. Des pressoirs de
bois et meules de pierre coule cet or parfumé, âme de la cuisine
provençale.Encore un défi du temps.
Huile des petits fruits noirs de novembre , reste avec nous, lien
entre les générations ,sourire du temps !

 

 Un objet par Dominique HEIL

Mon baigneur m’a été donné lors du Noël de mes 4 ans. Le pere Noël l’avait déposé au pied de la cheminée de l’appartement de ma grand mère bien aimée.
Tout de suite je lui donnais le nom de Jean Paul .Cela présageait  il déjà tous les Jean que j’aimerai dans ma vie ?

Jean-Paul était un beau bébé, joufflu, potelé, et rieur. Sa barboteuse blanche avec des petits motifs bleus me plaisait beaucoup, mais très vite je demandais à maman de lui confectionner un manteau pour l’emmener se promener et c’est avec ravissement qu’elle lui confectionna un ravissant duffle coat rouge avec des brandebourgs de bois .
Je l’adorais et décidait peut-être à ce moment de travailler un jour dans la mode .

Mais ce que j’ai le plus aimé chez Jean Paul , ce sont les câlins. Le soir en m’endormant il chantait et murmurait le doux nom de maman!

Et c’était certainement le présage que le plus beau cadeau de ma vie serait la naissance de mon fils!

Oui Jean Paul a été à sa façon le messager de futurs bonheurs !!

 

LES SULFURES de Brigitte LASCOMBES

J'aime le verre pour sa légèreté, sa pureté, sa transparence, sa brillance et ses reflets.
Les sulfures déposent chez moi leurs touches solaires.
Leur ombilic renflé, à la douceur enfantine, suscite la caresse. Hommage à la tigelle incandescente du
verrier insuffleur de vie. Hommage à l'artisan promu au statut d'artiste. Hommage à la créativité.
Hommage à la beauté.
Je vagabonde, en quête de rêves colorés, au cœur des univers enchantés incrustés dans la matière.
Ici, c'est un volcan qui rougeoie. Bouillonne, en colère. Incruste de pépites d'or une plage lunaire aux
vagues fantasques. Une bulle ovoïde, libérée du magma primordial, vogue, sereine détentrice des secrets
originels.
Là, c'est l' étrange océan turquoise d'une lointaine galaxie dont l'écume crépite. S' évapore en fines
goutelettes de rosée. Capture l'éphémère. Retombe en pluie de gracieuses corolles.
Ces mondes clos m'ouvrent un chemin initiatique. Je pénètre dans l'imaginaire de leur créateur.
Les sulfures, de ci de là, s'assemblent, tout en ronds et déliés, telles les lettres d'un alphabet poétique pour
éclairer mon présent d'instants d'éternité.

 

ECRIT A UZES SUR UNE PLACE ENSOLEILLEE AU
DESSUS DU PARC DE l’ARCHEVÊCHE,  UN OBJET QUE J' AIME de Gérard PERRIER

( 13 Novembre 2022).
Mes sacs à dos ont accompagné ma vie. Depuis ma première nuit
sous une tente canadienne à l’âge de sept ans, dans un pré, au bord
d’un ruisseau. Un sac a à dos anti- angoisses avec ses poches où on
oublie et retrouve tout. Un sac protecteur des averses de neige
pour le passage des cols en altitude .Pour les repos de la tête quand
je m’allonge dans un alpage vert lors des marches sans fin dans la
Castille sur le chemin de Compostelle, « Campus stellae »,champ
des étoiles. .Rien ne remplace cet objet banal bourré de souvenirs
et de rêves.
Il m’est impossible de marcher sans ce balancement sur mes
épaules et dans mon dos ,de cet ami silencieux et bavard. Cette
chose de toile et de cuir et plastiques raconte mon histoire qu’il
connaît autant et même mieux que moi.
Sac à dos tu es le dépôt merveilleux de mes routes.


METIER IMAGINAIRE  de Brigitte LASCOMBE

LA COUTURIERE D' ARBRES

C'était une petite bonne femme, alerte, qui arpentait la Sainte Baume dont elle connaissait chaque recoin.
Elle caressait les écorces, avec amour, comme des tissus tour à tour rêches, souples ou soyeux. Et puis les
tissus, elle en connaissait un rayon vu son métier de couturière.
«Je taille, je coupe, je répare, je couds les fibres quotidiennement. Pourquoi ne pas exercer mes talents sur
les troncs endommagés? L' aiguille d'or, léguée par ma grand-mère au temps jadis, fera des merveilles. Au
temps, où les vieilles Singer à pédales ronronnaient encore dans les foyers, on traîtait chaque étoffe avec
soin.»
Au cœur du domaine préservé, vivait un chêne immense, millénaire, qui diffusait ses bonnes ondes aux
alentours. Les randonneurs venaient, de loin, pour apaiser leurs maux en entourant de leurs bras le tronc
de l' arbre médecin. Au fil du temps, trop sollicité, il dépérissait comme un ermite souffreteux. Les plaies
crées, par la violence des enlacements et les encoches des initiales incrustées par les amoureux,
saignaient.
«Je vais panser tes blessures de vieux grognard» affirma la couturière aux doigts de fée.
La petite bonne femme mit du cœur à l'ouvrage pour resserrer les lèvres béantes en souffrance. Son
aiguille d'or enduite de baume fit des miracles. Une sève nouvelle coula dans les veines de l'ancêtre
ragaillardi, vivifia ses racines, désaltéra son tronc vermoulu, reverdit ses branches assoiffées.
Le savoir faire de la couturière d'arbres fit des émules et sa réputation dépassa les frontières.
«Les arbres sont la vie, enseigna la soignante à la main verte, préservons l'avenir de la planète».
Depuis, les jeunes générations se forment à ce magnifique métier, rempli d'espoir pour le plus grand
bonheur de tous.

 

 

 UN METIER IMPROBABLE : VOLATILISATEUR DU TEMPS de Gérard PERRIER


C’est un matin d’hiver. Le feu dans la cheminée ronronne.
Arrive le fou furieux du quartier qui veut montrer ses talents. Il
parle , parle. Personne ne comprend. Il s’arrête. Silence. Il
s’approche d’un vieil homme de l’assistance de ce centre social. Il
gonfle ses joues et siffle comme un réacteur d’avion en partance
vers les volcans des îles Galapagos. Et voilà ce volatilisateur du 

temps sur le tapis volant des Mille et une Nuits devenu en quelques

secondes l’inventeur du merveilleux quand s’évanouit une fin de

vie sans sommeil ,quand soufflent les esprits des au-delà de nos
vies dans les bivouacs du désert. Quand souffle du Sud en Afrique
,l’Harmattan.

Ce vent qui apportera bientôt les écrits de ma vie à mes lecteurs
patients.

.

AVANT DE QUITTER UZES de Gérard PERRIER

Avant de quitter Uzès, je veux écrire sur cet insolite atelier d'écriture de novembre 2022. L'invitation souriante et stimulante de Florence, la fée des mots, les dédales des rues médiévales d'Uzès,l a mémoire d'écriture, les inventions impromptues, le cours d'eau ensoleillé du Gardon dans ses couloirs romains souterrains vers le pont du Gard pour les bains fastueux des grandes familles à Nîmes du temps de l'Empire.

Je pars d'ici avec un désir d'invention pour une vie autre. Oui l'alchimie des mots peut changer le cours du temps. 

 

AVANT DE QUITTER UZES de Brigitte LASCOMBES

Avant de quitter Uzes, je voudrais évoquer les oiseaux volants au faîte du ciel des murs de pierres sèches.
Blanches colombes, aux ailes rondes déployées, annonciatrices de paix au détour des ruelles. «Que les
luttes intestines ne soient plus, que l'espoir renaisse, donnons lui une chance» chantent-elles prêtes à
rejoindre leurs congénères du monde entier pour diffuser leur sagesse ancestrale.        « GIVE PEACE A CHANCE»

Avant de quitter Uzes, je veux garder bien ancré dans ma mémoire la chaleur du groupe, l'imaginaire des mots avec Racine, Gide, Trintignant, dans ce petit bijou de ville sans fausse note qui me ravie à chaque coin de rues. Des lieux inspirants pour se poser et écrire, l'esplanade de la cathédrale, le talus du canal ensoleillé dans la vallée de l'Eure, un jardin et son bassin en plein cœur de la ville dans l'hôtel particulier de Joëlle, l'appartement cozy de Dom aux couleurs vives, le bar de la cave de St Firmin avec sa vigne vierge rougeâtre courant le long de la tonnelle, les banquettes en skaï rouge de la villa Curti, la terrasse des filles des vignes, la maison de Dom où la littérature a rejoint la gastronomie en soirée

Un grand merci à tous les participants pour ces moments précieux  Florence GUICHARD

 

 

Avant de quitter Uzès, j'irai revoir la place aux Herbes qui ma accueilli le premier jour ou j'ai découvert cette ville-village.  J'irai prendre une assiette gourmande à la terrasse du Terroir,  bavarder avec Tom et Corinne, ses joyeux propriétaires et écouter les rires des enfants qui jouent autour de la fontaine                         de Dom HEIL

Avant de quitter Uzès, je voudrais garder en moi cette nouvelle découverte.  Le premier jour j'ai passé mon temps à guetter les signes de celle que j'avais connu il y a trente ans mais mon café favori était transformé, le personnel avait changé,  les visages connus avaient disparus, et puis je ne suis pas en pèlerinage                     d'Hélène GOZE

 

Avant de quitter Uzès, je veux parler de cette ruine en plein centre de la ville où de beaux chats ont élu domicile. Quel contraste avec ces magnifiques bâtiments qui l'entourent et pourtant cela ne les gênent pas, les chats.  Des bénévoles leurs apportent à manger et à boire donc survie assurée mais dès qu'on s'approche d'eux et qu'on les regarde dans les yeux on voit que les caresses manquent, ils ne connaissent que la lutte         de Cathy DUBOIS

 

 Avant de quitter Uzes, je veux parler de …Ce prétexte qu’elle a été, à la découvrir en s’accoudant sur ses remparts d’antan , nous laissant fantasmer tels des enfants ,(que l’on est un noble duc ou une duchesse) , foulant ses doux pavés ocres , dominant la cité du haut de ses innombrables tours, admirant vallées verdoyantes et petit marché pittoresque, caressant ses murs de pierres lisses et protecteurs , tel un cocon maternel , foulant ses charmantes ruelles où il fait bon de se perdre et de flâner, l’esprit libre…

Puisque avant de quitter Uzes , je sais, qu’aussi surprenante et attirante soit-elle, elle n’est finalement, que le majestueux lieu de rdv, d’une bande de farfelus  , férus d’écriture, qui s’est servie d’elle pour se retrouver le temps d’un week-end        d'Ingrid CERDAN

 

Avant de quitter Uzès, je voudrais dire que la beauté de cette de cette ville n’a d’égal que la beauté des âmes que j’y est rencontré.
Brigitte avec son accent chantant et ses sulfures alambiquées
Cathy, l’élégante du haut de ses longues jambes, avec son humour torride
Dom et ses merveilleuses manies qui sait garder le charme de l’accueil et la chaleur d’un lit tout dur
Gérard, bourru et attendrissant derrière ses contestations désuètes quand une consigne ne lui convient pas
Helène, que j’ai adoré découvrir
Claudine, ma maman, que j’admire pour la femme qu’elle a su devenir
Florence, notre mentor, qui a mené avec brio, ces trois jours de palabre
Gilles , généreux et bienveillant qui a su écouter nos rimes d’allégresse
George, discret et technique, qui se détache sans juger
Et bien sûr, ma sister, celle qui est le jour quand je suis la nuit, Ingrid, qui parle cash et qui dit les choses de la vie.
Vous êtes tous lumineux :)      de Fanny CONTENSOU

Avant de quitter Uzès, j’aimerais vous parler du Cacatoés de la Duchesse.Il aime, perché sur l’épaule de sa maîtresse, parcourir les rues étroites bordées de jolies petites boutiques. La pierre calcaire d’Uzés donne à la ville, au coucher du soleil, une couleur orangée inoubliable; La résidence ducale, les hôtels particuliers,  la Place aux Herbes, sont autant de marques du passé historique de la Cité.

Le cacatoès et sa duchesse adorent se rendre dans la belle maison de Dom pour prendre le Thé. Pendant que la Duchesse met Dom au courant des derniers potins, lui, joue à saute-moutons sur la pelouse. 

Vous savez ma chère, dit la Duchesse, nous avons eu la chance d’avoir Monsieur RACINE à notre table hier soir. C’est un homme charmant, mais un peu coquin.

A la fin du repas, le vin aidant, il a eu un petit égarement et m’a dit :

« Vous savez Duchesse, MES NUITS SONT PLUS BELLES QUE VOS JOURS »                             Claudine LECLERC

 

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18 octobre 2022

Atelier d'écriture en lien avec l'exposition d'Edvard Munch au musée d'Orsay

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Le Cri de Munch revisité en style « muet » par LISA  THOUVENIN
« Dans un silence religieux, c’est main dans la main que je suivais mes amis, écoutant consciencieusement leurs paroles. Ils s’exclamaient, s’esclaffaient, tellement fort devant ce crépuscule, si fort que je ne pouvais en placer une. Cela m’était insupportable. Ils m’assourdissaient, me gênaient, m’empêchaient de sortir un son. 
Soudain, le ciel me coupa le souffle un peu plus, en se teintant de rouge. Bouche bée, j’ai tout arrêté : la connexion, la conversation, ma respiration. 
Figé et muet, je me suis appuyé sur la clôture et j’ai contemplé : ce sang et ces langues de feu que je convoite tant, me narguaient au-dessus du fjord bleu-noir. 
Mes amis sont partis, moi j’étais là : étouffant, suffoquant, haletant de peur. Le cri voulait sortir ; la boule me serrait la gorge, elle m’étouffait.
Pourtant, je voulais leur dire, crier au monde la beauté de cette Terre, lui exprimer toute ma gratitude ! 
Finalement, j’ai ravalé ma salive et j’ai continué. »
7 août 2022

Ecritures balades dans l'Aveyron à Peyrebrune

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Claire ESTLIMBAUM
La chorale des mots scintille sa lumière, 
les basses ont débutés l histoire en symphonie laissant jouer les trombones et les pierres d'incertitude 
Les roches de brume.  animent la profondeur de l orchestre de vérités empierrées. 
Lourdes, ancrées, dominantes, les voix de fond révèlent leurs puissances de densité mordorée. 
Le chef d orchestre anime de son stylo terreux les notes de fond pour laisser 
s exprimer la nature.
Florence donne la consigne, réclame l' harmonie, tous les instruments se calent de vers ensyllabés, 
l encre est absoute… les maillots de bain sont prêts pour nager dans le lac d'incertitude. 
Le La est donné sous le crépitement du sable et du vent. 
Sous le chêne d espoir, Florence relie la notice…
Claudine parcourt de sa flûte les jardins enflammés, libellule d antan, elle virevolte entre les herbes folles et potionne toutes ses médications. 
Gerard pose le cadre des puissantes basses, avec précision son javelot pointe et offre à chacun toutes les références. 
Cathy nous transporte de pays en pays, elle nous chante les aigus aussi bien que les graves et nous balade sur une portée sans entrave ponctuée de pauses, de Wolfgang et de bières rafraîchissantes. 
Michel quant à lui nous entraîne dans les haut bois d humour et de douceur, parfois le cœur en fragments, nous laisse lire une danse d'emois. 
Fanny réveille chaque matin le lutin qui dort et tintinnabule la poésie rythmée. 
Au cœur de l orchestre elle parsème de notes les cuivres qui réveille
 l âme. 
Dominique de chic et de choc s’habille chaque matin. Elle nous livre les yeux du cœur et parfois joue de la grosse caisse, nous offrant l espace en certitude d un Uzes prochain. 
Ingrid , de sa flûte traversière qui regarde l âme, vient tout en finesse nous rappeler avec joie et justesse comment allier la consigne et laisser vivre le chemin de traverse. 
Sabine dans les aigus laisse vibrer les glissements orangés pour offrir toute la poésie des couleurs divines. 
Claire s encanaille de contes sur les graves
Tout est en place… le concert peu débuter ! 
Au jardin du Tarn, la liberté à coulé, le miel d espoir retrouvé, révélant à chacun sa saveur, sa note et sa puissance, aux champs d Ecriture la ligne est lancée….la gouttte s accueille en résonnance, laissant circuler la liberté de la danse…. Chaque note a prit la couleur de la joie… l encre qui jamais ne sèche attends patiemment nos prochains murmures, nos rimes et nos écrits… mais bien sûr… 
Rien ne presse ! 😉
Gérard PERRIER

 DE LA HARPE DES MOTS NAISSENT EN CHACUN DE NOUS DES SONORITES INCONNUES .

 

Rien ne presse ,tout peut recommencer autrement :je suis sorti de moi-même sur les hauteurs de Peyrebrune.

Les participants de ce stage m'ont signifié un appel vers le large par le pépiement des mots qui est mise en commun et invention d'une vie peut-être autre.L'alchimie écrite fait naître un nouveau monde en chacun.Un ciel immense  sur un plateau de forêts de hêtres. Là-haut on voit tout : le LEVEZOU  en occitan.Cet atelier d'écriture  est une chorale à plusieurs voix qui change mon pas et ma vie à venir.C'est la fin des ressassements .Une ouverture vers d'autres ensoleillements.

GP , 6 août 2022.

Dominique HEIL

TEMPS ARRETÉ , TEMPS RETROUVÉ
Cette semaine, entre parenthèses, a le goût du temps arrêté .
Plongée dans la nature, plongée dans le groupe, plongée dans le temps qui s’est dissous.
J’ai vogué sur la vague qui m’emportait, me déconnectait.
J’ai vogué sur le flôt des bonheurs partagés, des écritures poétiques, des émotions spontanées,
des couleurs eclatantes .
J’ai aimé marcher sur les collines vagabondes
J’ai aimé rire, rêver, respirer, écouter, chanter, clamer, danser, brunir, Vivre !
J’ai vécu pleinement les moments, les instants, les espaces, les silences, les contemplations,
les exhuberances.
J’ai retrouvé le temps !
Le temps de vérité !
Le temps juste!
Le temps éternel !
Le temps que rien ne presse ....!  ☘

 

 

Ingrid CERDAN

La team peyrebrune, Voici  mon texte ! 
Quand une femme fédère , à l’ombre de la forêt , dans un paradis caché, sous un ciel rouille, les générations s’entremêlent …
Faire un bout de chemin ensemble, les feuilles qui craquellent sous nos pieds… 
On observe cet autre , on le découvre, on se reconnaît , on se dévoile un peu plus soi-même, et l’on grandit … 
Partage passionnant d’histoires de vie…
Chacun est une petite partie de l’autre …
La jolie colonie s’achève … 
Et comme le dit si bien mon film culte « The breakfast club » (1985), chacun de nous est à la fois:
Surprenant, Doux, Taquin, Rêveur, Bavard , Animal, Instinctif,
Voyageur, Coquet, Discret, Brillant, Maternel, Enfantin, Plein d’espoir, Confiant, Doutant, Nostalgique, Mélancolique, Amusant, Sage, Fun, Grave, Rebelle…
Signé : The writer club 😉
Cathy DUBOIS
Stop! Recharge de batterie Me voici dans l’Aveyron avec mon amie Dominique pour participer à un stage d’écriture avec Florence, mais aussi pour retrouver notre complicité. Les routes en lacets, le manège des collines, les méandres énigmatiques du Tarn et l’exercice de mémorisation des prénoms des participants me donnent le tournis. Cathy, Florence, Gérard, Ingrid, Fanny, Dominique, Michel, Sabine, Claire, Claudine! Je n’y arriverai jamais! Mais si, après une journée, où nous écrivons, lisons, partageons, mangeons, dansons, rions ensemble, nous ne sommes plus qu’un, nous sommes uniques. Est-ce le rocher inspirant après l’aligo réconfortant chez Maman Marylin ou le chêne protecteur, à moins que ce soit le lac magicien? Qui sait? Les forêts apaisantes avec ses fourmis chatouilleuses et ses libellules dansantes y seraient-elles pour quelque-chose? Non, je sais! C’est notre fidèle Fior, avec le regard et le poil si doux et cette volonté de vivre, d’aller plus loin, qui nous porte
Sabine RIMAUD

1

2

3

4

5

 

Claudine LECLERC

 

MINA

Mina , jolie fille au teint hâlé, sa longue chevelure auburn,  ses  petites petites oreilles  parées de grands anneaux d’or,  ses lèvres 

gourmandes; ses magnifiques yeux verts, tout fascine chez Mina.

Son dos bien droit lui confère un air de reine, reine de la nature.

Elle est guérisseuse et même un peu sorcière.

A la belle saison, vêtue de sa longue jupe noire et de son pull rouge, ses journées sont dédiées à glaner, herbes médicinales, baies, feuilles.

Ses longues jambes musclées lui permettent de parcourir des kilomètres  à travers champs et forêts.

De ses bras robustes, elle ramène  des paniers pleins de sa fructueuse récolte, dans sa chaumière à l’orée du bois.

Le soir, son travail n’est pas terminé, elle  étale amoureusement sa fructueuse récolte  sur des clayettes de châtaignier, dans une pièce

bien aérée.

Jolie Bourrache bleue tu seras une  huile  miraculeuse pour rajeunir les peaux fatiguées et ridées, petit plantain lancéolé, tu calmeras les 

piqures de moustiques, bouillon blanc au belles fleurs jaunes , en tisane, soulagera l’asthme, quant à toi le grand pin, ta résine 

additionnée de miel fera un excellent remède contre la coqueluche.

Joli muguet de cheval tu apaiseras les hémorroïdes du vieux Marcel.

La  récolte doit  être parfaitement sèche. Une fois l’hiver venu,  elle fait macérer, pile, écrase, dilue.
 
Les trésors que la nature lui a offerts se transforment alors en :

Elixir, onguent,  poudre,  baume, sirop.

Les villageois qui connaissent ses dons de guérisseuse lui font confiance.

Ils viennent faire soigner leurs bobos.

Elle panse, masse les peaux rugueuses, impose ses mains douces, prescrit quelques pilules, fait absorber quelques potions.

Après ses longues journées harassantes, elle aime retrouver la solitude de sa chaumière.

Accompagnée de sa fidèle harpe, elle chante des odes de sa composition, à la terre mère.

Elle adore sculpter la terre de ses doigts agiles, les animaux croisés au détour des chemins.

Le soir venu, dans l’herbe odorante; allongée, elle contemple la voute  céleste.

Méditation du soir.

Absorbée, engloutie, happée par la vastitude, Mina n’existe plus, il n’ya plus que le ciel.

Le grand tout.

Demain, Mina redeviendra guérisseuse, sorcière, amoureuse de la vie.

 

Michel RIMAUD

 Enrichir le biotope, planter de nouvelles essences..... sur cette idée novatrice, notre ancêtre se procura plusieurs graines exogènes dont il ensemença sa terre des Hautes-Alpes, stupéfaite de voir pousser des cèdres et autres immigrants exotiques. C'était original pour l'époque (début 19ème )... 
Il a même réussi à trouver une graine de séquoia ( laquelle se souvenait avec nostalgie de sa terre d'origine, la Californie...). 
Elle se consola vite au vu des soins dont elle était l'objet : choix de l'emplacement, mi-ombré mi-ensoleillé, apport de terre fertile, arrosage régulier, paroles d'encouragement... 
Elle commença à se détendre, et décida de tenter la grande aventure de la vie : pousser les premières radicelles, multiplier ses petits bras souterrains, apte à capter les sucs minéraux de ce lieu proche d'un canal. 
Après quelques semaines, une tigelle pointa, réjouissant fort le jardinier qui veillait sur elle. La grande aventure de la vie avait bien commencé ! 
Malgré l'hiver rigoureux, elle résista, et pointa ses premières branchettes au printemps suivant. Le propriétaire était venu et l'avait félicitée; elle en rosit de plaisir, ce qui est eclaircit l'éclat orangé de son tronc naissant. Celui-ci  s'elança de plus en plus haut, et bientôt les enfants se mirent en défi de l'escalader. 
c'était difficile, il fallait se faire la courte échelle. En plus, il y avait le piment de l'interdiction...
Ainsi commença la saga des générations d'enfants grimpeurs, escaladant en cachette le séquoia de plus en plus grand, magnifique, dominant, seigneur de tout le quartier... 
Dans les années 50, nos oncles s'y étaient  risqués avec succès pour certains, malgré la menace maternelle : « Si tu te tues, je te fouette !... ", et quitte à se laisser tomber de branche en branche, pour le plus casse-cou...
Il a continué de croître, et ne s'arrêtera peut-être jamais, perçant le ciel jusqu'à arriver au monde d'en haut... 
Alors il racontera comment cela se passe tout là-haut, au vent du soir qui nous le sussurera à l'oreille dans les soirées d'été... 
"
24 mai 2022

Sortie à a voile du printemps

Françoise PRAX

Les gens de la mer

C était 1 ancien pêcheur, très bon mécanicien. Il arpentait souvent les quais de mon village préféré. Il portait 1 tricot rayé bleu et blanc, toujours le même. Il n avait jamais froid. Été comme hiver, il était vêtu léger. Il était très reconnaissable car il boitait 1 peu. Il avait 1 jambe plus courte, et avait ce petit dehanchement qui ne le perturbait pas plus que cela. Mon père le croisait fréquemment et il avait l habitude de monter sur le «Gin Fizz», notre petit voilier sans voile. Mon père avait réalisé son rêve de naviguer sur la mer dans la baie de Cassis. Le temps lui manquait et il n avait pas pu apprendre à faire de la voile. Donc, nous naviguions au moteur. Frédéric, le mécanicien de bateau vérifiait le moteur chaque fois que nous avions décidé de partir en mer. Mon père qui avait sympathisé avec Frédéric, lui demandait toujours la météo. Et l ancien pêcheur ne se trompait jamais. Il faisait presque parti de la famille, et nous étions très heureux quand il nous affirmait que tout était OK. Ça y est, c est le départ !! On allait passé 1 bonne journée sur le bateau !! Nous avions juste 1 peu peur, les trois enfants de passer à côté du rocher pointu, triangulaire, à l aplomb de la falaise rouge, qui se nommait «la pieuvre». Frédéric nous avait indiqué l endroit précis, et j imaginais à l époque, d énormes et immenses créatures logeant à la base de ce rocher, dans le bleu sombre presque noir de la mer.

 

Gérard PERRIER

VOILE, POESIE, MUSIQUE sur le « KYORA » .

NAVIGATION COUCHER DE SOLEIL –PLEINE LUNE DIMANCHE 15 MAI 2022.

Du port de SAINT MANDRIER en face du port de TOULON jusqu'au cap Brun à l’EST de Toulon ( de 14h à 22h ,avec huit amoureuses et amoureux des
rencontres littéraires avec lecture à voix haute,celle qui fait s’envoler les mots.)


A bord d’un voilier de 13 m dont le capitaine GEO a 40 ans d’expérience de
navigation .
Organisé par FLORENCE GUICHARD fondatrice et animatrice de l’ATELIER D’ECRITURE de l’association LES BALADANTES
(https://www.lesbaladantes.com/ ).


1-A PARTIR D’UN POEME DE BAUDELAIRE : « Homme libre toujours tu chériras la mer ».

Le thème d’ écriture : LA MER CE N’EST PAS SEULEMENT…

La mer ce n’est pas seulement l’eau , ce sont des histoires :

celles de l’immensité, celles de l’horizon à l’infini
Celle d’une ligne mystérieuse où tant et tant de marins sont passés.
Celle des effondrements géologiques entre les continents et autres
formations calcaires de Provence , voici des millions d’années en
Méditerranée, mer au milieu des terres, mer coupure et trait d’union
ensemble.
On ne finira jamais de méditer sur la mer , celle des rêves ,celle des arrivées
et des départs ,

2

Mer des oublis et des recommencements comme toutes les mers, dessinant
sur le globe terrestre la carte des eaux mouvantes, celles des chœurs des
peuples frères.

2/ « Je cueillerai la mer et je te l’offrirai… » (Au creux d’un coquillage…)


Au creux d’un coquillage , mes lèvres ouvertes disent des sons amoureux,
Ceux du Taj Mahal pas loin du Gange, là ce palais moghol de
Shah Jahan à la mémoire de son épouse Mumtaz Mahal, où l’amour fut plus
intense que le loi du clan.
Au creux d’un coquillage, je te dis ce qui compte plus que tout.
Ni bijoux, ni palais, ni fortune ne sont au rendez –vous dans ce coquillage
oublié sur le passage des vents.
Dans ce coquillage on trouve les mots qui sauvent de la banalité , des ruses
et de la mort.


3/Les gens de la mer (portait descriptif).


Tous mes ancêtres paternels furent des marins militaires basés à Toulon.
Justement là où nous naviguons.
Mon grand père, PAUL PERRIER, que je n’ai connu que par la transmission de
son fils, MARCEL, mon père, était un marin singulier. Il était musicien de la
Musique des Equipages de la Flotte , avec un instrument à vent de grande
taille ,le soubassophone ,apparenté au tuba contrebasse. PAUL, disait son
épouse ma grand-mère Baptistine que j’ai connue, «  ne passait pas par la
porte » à cause de sa haute taille. Il faut dire enfin que cette lignée paternelle
était faite d’agriculteurs modestes, originaires des environs de RONCHAMP,
en Haute -Saône (FRANCHE COMTE, région frontalière de la Suisse et très
voisine de l’Allemagne) jusqu’à la fin du 18 ème siècle. Un François PERRIER, fut
contrôleur de la teneur en cuivre des monnaies du Roi, employé par la Ferme

3

Royale de Ronchamp-pouvoir régalien de l’Etat de battre monnaie-
.l’administration fiscale d’alors…et mon fils est inspecteur des Impôts !
Il quitta sa région natale en 1801,on ignore pourquoi, et s’établit à Toulon
Son fils devint Lieutenant des Douanes dans l’île de Porquerolles. (recherches
de Marcel mon père vers la fin de sa vie dans les registres paroissiaux puis
d’Etat Civil avec l’aide d’associations spécialisées ).Un Perrier fut chevalier de
la Légion d’Honneur sous le Second Empire (1852-1860).
Paul Perrier donc (né en 1880 à Toulon , décédé seul , près de Gap en
1935,dans la famille de Baptistine ,son épouse, originaire du Champsaur dont
il restaurait la peinture des murs d’une de leurs maisons. Je l’ai vue : Marcel
me la montra, près du hameau de Chauvet à 1 km sous le col Bayard .
Cet homme n’a pas le regard d’un baroudeur sur les photos , mais celui d’un
artiste mélancolique. Un rêveur peu bavard disait mon père, habitué comme
il l’était aux longs sillages d’écume de l’étrave du bateau solitaire à travers les
mers lointaines de l’empire colonial français d’alors.
Qu’ai –je hérité de cet homme sensible , timide ? Ce sont ses parents, son
père , sous officier de la Marine qui lui trouvèrent épouse, ma grand-mère
Baptistine ,femme pauvre ,orpheline, bonne à tout faire du curé du quartier à
l’âge de 8 ans , chez le chanoine Bouisson, dans son quartier du Forgentier à
Toulon ,pas loin de là où je naquis. A quoi pensait Paul sous les grandes
voiles des frégates royales ? Lui qui démissionna de la Marine car il devait
repartir en mer pour deux années de navigation alors qu’il venait d’arriver à
bon port… il erra au chômage puis mourut sur les hauteurs de Gap.
Sa musique ne fut pas qu’une rineban belle des marches militaires. Liée au
balancement des flots ,au sel des vents, aux harmonies languissantes des
chaleurs équatoriales .Celles que j’ai connues sur les côtes de Guyane en
pensant à ce vagabond marin en uniforme, mon grand père !


4/ UN SILENCE SE FIT SUR LE DECLIN DU JOUR..


Ce fut un moment exceptionnel : la mise en commun des écritures de ce que chacun est au fond de lui-même.

Paroles poétiques de cet atelier animé par Florence sur le bateau de Georges.

15 avril 2022

Atelier kasala

Quand l'autolouange fait beaucoup de bien...en bord de mer

 

Pour Anne Marie Cadiou, de la part de Céline Gicquel

Une véritable marseillaise, née dans les folles années de l'après guerre
Cette grande solitaire décida très tôt de prendre le large, et de partir à la découverte du monde, gravir les montagnes, explorer les fonds sous marins, et naviguer sur les mers 
Exploratrice de la vie, elle part ensuite à la découverte de son monde intérieur ! 
à chaque fardeau qu'elle dépose, elle y découvre une pépite
Insaisissable aventurière de la connaissance de Soi, elle cultive maintenant l'essentiel, 
pour se rapprocher toujours plus près de son cœur
Céline Gicquel
Je suis là... 
À observer depuis le mat, les fonds sous marins, algues brunes, rochers, oursins...
Les profondeurs obscurcis laissent se dévoiler un trésor :
1 étoile de mer multicolore, irisée, qui brille de mille reflets
Le regard revient à la surface dans la danse scintillante des vagues, accompagnées d'une musique appelée clapotis ! 
Et je reste là...qu'il y ait la houle ou le calme plat
J'ai lâché les amarres pour venir y déposer un ancrage...
Approchez ! 
je vous offre en abondance un parfum subtile, pour qui sait l'apprécier, 
il guerit les cœurs meurtris
1 jour, j'ai pris le risque de m'offrir au monde, 
car c'était trop souffrant de rester étriquée dans un bouton
J'ai ainsi laissé mes belles pétales s'ouvrir sous le soleil, 
douces, délicates et flamboyantes offrandes, mes talents ! 
Mes épines, détrompez vous, ne sont pas là pour vous blesser 
mais comme l'avertissement que je chéris mon indépendance et ma liberté... 
Mon nom, Rose ! 
Jean-François LAFAY
Vin !
Je suis le fils du vin et de la vigne ! Vous, mes ancêtres avez trimé, dirigé, planté ce fruit qui a fait la richesse et la joie du monde  autour de notre Méditerranée. Je suis liane, je défie la sécheresse et la morosité. Je suis gappe, dorée et rubis. Je suis corne d’abondance, je suis le sang du Rédempteur, je suis la liesse des heureux et la consolation des affligés. Regardez-moi et écoutez mon silence dans l’ombre profondes des caves. Goûtez-moi et enivrez-vous…
… de vin, de poésie ou de vertu. 
Je suis libre de trouver ma voie car rien ne me résiste. Ma puissance et ma force auront raison de vos obstacles car je suis tenace et rien ne s’oppose durablement à mon travail incessant. 
Si tu viens à moi, je te serai fidèle à jamais. Tendre et enveloppante au plus près, je saurai te soutenir, seulement si tu te confies à moi. Mais à la moindre peur, je pourrais devenir fuyante et t’entraîner dans mes profondeurs puis te noyer en silence sans rider le moins du monde ma surface. Car je suis la douceur et la destruction. 
Je suis la constance mais aussi le changement. Porteur de la pérennité des temps, je suis néamoins le renouveau. Informe moi-même, je suis à la naissance des formes. Toute vie est issue de moi. Je suis la couleur, l’or et le lapis lazuli mêlés. Je suis l’aventure, les départs infinis et les retours sans certitudes. 
Homme, je suis tes aspirations, tes rêves et tes cauchemars. Homme frileux, reste donc sur la grève mais si tu es de mon sang, avance et viens danser avec moi !  Nous serons alors toi et moi libres de toute contrainte dans une amitié éternelle.
Cadeau de Jean-François Lafay à Florence Guichard
Toi, Florence, toi,
Tu as vécu dans l’ombre parisienne une enfance obscure et silencieuse. Jusqu’à l’asphyxie. Partir ! La liberté bien sur et donc les USA ! Mais avec les enfants, il a fallu par la suite un peu plus de plein. Le hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment) t’a conduit dans la plus belle ville du monde et bientôt dans le plus beau quartier de la plus belle ville du monde.
Oh, ça n’a pas calmé ta bougeotte! Tu as couru, construit, repris, refait, de maisons en maisons successives. Ton énergie et ta créativité te faisait traverser tambour battant une vie que tu dévorais à pleine bouche. Que le quartier change, m’en fouti, c’est la vie ! La mer, la mer, elle, est toujours là. Les peaux qui s’y baignent peuvent bien changer, les humains qui les habitent te fascinent toujours autant. Tu les côtoies, tu t’imprègnes de leurs empreintes, tu les accompagnes, tu accouches leurs tranches  de vie à travers l’écriture. Et comme ici ne te suffit pas, tu vas aussi les chercher loin plus loin, ailleurs…
Car ce qui te remue, c’est l’humain. L’amener pas peu à peu à s’extraire de sa gangue pour partager ses valeurs qui nous relient de toute éternité sous le soleil. Et te voilà faite sage-femme du soleil !
Autolouange de Jean-Luc Mélenchon à Gérard Perrier,

"Mon vieux Gérard"

Perrier mon compère

Les collègues

Les camarades du bahut

Les mômes

Tu vas leur manquer, c’est sûr.

Les voilà privés de ta grande carcasse.

De tes mains de forgeron, ballantes  puis sculptant l’air autour de tes paroles.

De tes bouclettes d’adolescent si déraisonnables,

sur ta tête dorénavant officiellement chenue.

Ami Gérard eux se croient un peu orphelins.
Mais savent-ils combien tu vas l’être ?

Moi, je le devine.

Je veux en témoigner au moment où tu  tournes la dernière page de ce cahier à plein temps.

On n’est pas enseignant autant que tu l’es sans conséquences.

Te voilà

bêta.

Tout plein de cals et de faux plis

dans les muscles de l’esprit.

Tu n’es pas  indemne.

Enseigner  c’était aussi de l’amour, non ?

Je l’ai vu.

Là –bas, je l’ai vu dans ce collège où tu m’as fait venir

A l’orée de la forêt,

près du  très grand  fleuve.

Les belles personnes n’avaient pas prévu que j’y passe quoiqu’il soit en face du beau lycée où j’étais attendu

Comme le font les ministres en Guyane ;

dans les drapeaux de notre belle patrie républicaine

mais aussi dans la morgue quasi raciste de l’hypocrisie de classe des sociétés nées de la colonisation.

Bon sang Gérard, quelle belle idée !

Ça c’est bien toi !

Le collège c’était celui  qui accueillait les enfants du fleuve Maroni.

C’est bien ça n’est-ce pas ?

Petites bouilles si joliment foncées

Les dents du sourire couraient comme des vagues dans leurs rangs respectueusement formés pour saluer l’important tricolore que j’étais alors.

C’était ton cadeau aux petits pour leur dire que la France est à tous ses enfants.

Merci Gérard de m’avoir donné l’occasion de ce moment inspiré.

Tu étais si sérieux !

Ta grande figure était au garde à vous devant ton copain dans le moment où celui-ci représentait bien plus que lui-même, grand comme ce à quoi tu crois le plus : l’égalité de dignité de nos petits, leurs droits communs.

Dans la cour pelée du collège, on a  fait le tour des préfabriqués comme on aurait fait un défilé  à l’arc de triomphe !

Et maintenant tu écoutes ce message et tu vois dans tes yeux du dedans le grand fleuve qui coule avec cette force immense qui ne se connaît pas.

Tu penses aux terres vierges sans mémoire et pour cela  si inhumaines.

Le maître réapparaît  dans la nostalgie du broussard.

Il sait qu’on commence en pensant

Et que cela s’apprend.

On t’embrasse pour cela et pour le reste tout autant.

A bientôt professeur ! »

 

 Cadeau de Florence Guichard à Jean-François Lafay

 

 

Jean-François, loyal citoyen de la cité phocéenne, comme Gyptis et Protis, il a été fidèle à son premier amour pendant un séjour peu lumineux dans la capitale. La Méditerranée l'appelait au quotidien, enfant guettant chaque matin un bout de bleu dans le ciel grisâtre.

A 15 ans son rêve est devenu réalité et c'est « palmes aux pieds » qu'il s'est lancé, à Marseille dans la plongée libre, de plus en plus en plus profondément jusqu'à atteindre les abysses inexplorées, cable à la main, réplique du Grand Bleu.

La branche maternelle assouvie, famille de grands marins épris de liberté, il lui restait à entretenir entre deux cours de yoga les vignes paternelles, goûtant à chaque l'automne les délices du nectar familial.

Homme d'esprit au talent littéraire, auréolé de discrétion, Jean-François est un motard qui tient joliment sa route.

 

 

Cadeau d'Anne-Marie CADIOU à Celine,

 

 

 

Quel chemin parcouru dans ta vie !

 

 

 

Tu es née dans une famille d'origine italienne, très, trop , matérialiste ,  ou ton  âme en quête de profondeur attirée très tot  par la spiritualité et le divin ne se retrouvait pas .

 

tu fus  une enfant solitaire et contemplative, nourrie par la tendresse et l'amour de sa grand-mère Marie Regine, et  trouvant  ressources et réconfort dans  la communion avec les enfants et les animaux;

 

 

 

Bon petit soldat tu as d’ abord .cherché à te mettre en conformité avec ce qui était attendu de toi et ne te correspondait pas du tout.

 

 

 

Mais tu n'as pas baissé les bras, et ton chemin  a été d'apprendre à s'aimer, à se laisser traverser par le divin, à partager la tendresse que tu as trouvé en toi.

 

Ta rencontre avec  Ama t’ a beaucoup aidée  en cela. 

 

 

 

Maintenant tu as trouvé dans la société une place comme masseuse et  professeur de yoga afin de partager ton incommensurable  douceur  et tendresse dans une grande simplicité. 

 

 

 

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 Anne-Marie CADIOU

 

 

 

  Posé la  sur mon socle d ‘ ébène depuis des temps immémoriaux  dans une posture   digne et stable , 

 

Je laisse toutes les énergies telluriques et célestes me traverser, et  du coeur de moi-même je rayonne à linfini au-delà de tous les obstacles.

 

Ma présence apaise, nourrit,  régénère

 

Tous les êtres en sont  vivifiés.

 

 

 

 

 

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Je  suis immense et   m étend a  linfini.

 

 

 

Au-delà de mon calme apparent une vie  puissante m anime,  de profonds courants me traversent et  me vivifient.

 

Mes profondeurs sont secrètes  et insondables  ,j y trouve le repos et m y nourris.

 

Ma surface est agitée par les turbulences du monde extérieur ,  et je peux  me déchainer avec une puissance inouïe sur laquelle de trop  frêles esquifs ont pu se fracasser.

 

 

 

Je suis  puissante, majestueuse, éblouissante  , mais peux  aussi nourrir ,apaiser , bercer.

 

 

 

Je réunis toutes les  terres, faisant  le pont entre les continents en leur offrant une façon  fluide et mouvante de se relier.

 

 

 

Certains soirs,  complètement apaisée , ma surface,   polie comme un miroir,  reflète les rayons mordorés du soleil qui vient disparaitre en moi dans une explosion de couleurs qui embrase le ciel, et l'univers disparaît,  ☀️

 

  

 

 

GERARD PERRIER

 

Je suis la voix de la mer

 

Elle raconte les histoires inconnues des marins d'autrefois et les cris des enfants aujourd'hui.

 

Et que dire des reflets  des étoiles balancés par la houle

 

La mer caresse tous les rivages

 

Quelles que soient les langues,la couleur e peau,les civilisations des riverains

 

La voix de la mer est une invite aux dépassements de tous les interdits

 

Par la nature une louange pour l'humanité fraternelle.

 

(suite)

 

La mer dans l'attente du mirage d'un horizon sans limite

 

la mer recommence à vivre sans savoir où elle va,là où sourit le soleil levant comme au couchant

 

La mer ressasse-t-elle?

 

Carpe diem.Cueillir l'instant .Le contraire des modes consommatrices dominantes.

 

Mer je glisse des souffles près des oreilles des humains*quand surgissent les interrogations gratuites sans réponse autre que le bonheur de pouvoir remonter et redescendre vers les grands fonds quand la lumière de surface disparaitµ
Mon immense surface mouvante raconte des histoires de guerres et d'amours anonymes

 

Je suis la mer de tous les imaginaires.

 

je suis la mer de l'éternité.

 

Cadeau de Gérard PERRIER à ODILE AYMERIC

 

Portrait d'une fée humaniste.

 

Elle a passé sa vie  à aider les handicapés

 

Elle vient d'une famille de Luca en Toscane.Ecouter les autres pour trouver  avec eux les chemins de sortie de leur relégation.

 

Odile aime la beauté ,les arts,les voyages.Indépendante,elle aime la vie.A tel point qu'elle parvient à mettre debout ceux qui ne peuvent plus se relever.Oui Odile est une fée !

 

 

 Je suis la mer méditerranée ,ma couleur bleue scintille!

Au loin des îles...îles aux trésors?

 

Merveilleux voyage au cœur de l'enfance.

 

 

 

Ma traversée est ardue,surprenante et pleine d'aventures.

 

Mille corsaires s'y sont risqués.

 

 

 

Écoute, aujourd'hui, le cri des désespérés qui s'y risque.

 

Je suis dangereuse mais plus féroce est celui qui refuse ma traversée salvatrice vers d'autres rives.

 

 

 

Haut les voiles! Haut les coeurs!

 

A plusieurs nous combattrons, nous les sauverons!!

 

Je me ferai calme, docile, odorante pour t'offrir une terre protectrice pour honorer ton courage, oh toi qui ose ma traversée!

 

 

 

Viens te ressourcer au creux de mes vagues, je te bercerai pour soulager ta peine.

 

 

 

 

 

Cadeau d'Odile à GERARD

 

 

 

Oh Gérard Périer

 

né en 1947

 

marié plusieurs fois

 

Célibataire

 

Un fils, 2 petits enfants aimés.

 

 

 

Ton engagement politique t'honore.

 

Sensible,au bord des larmes , de toute injustice,

 

Ex prof de lettres,celles-ci s'animent encore et toujours.

 

 

 

St Laurent de Maroni,où tu as enseigné, t'inspire un livre.

 

Ta plume glorifie les plus grands,les modestes, communards et autres oubliés!

 

Ta route croise Raymond Aubrac,un livre naît.

 

La nature, les voyages te nourrissent.

 

 

 

La Pointe Rouge a un grand homme, Gérard au grand cœur!

 

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