Les Baladantes

 Au fil de la plume, ateliers d'écriture par monts et par vaux

selon les humeurs, les balades et les rencontres

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 Chaque écrivant de l’atelier d'écriture les Baladantes a choisi de publier ses textes.

Cette démarche de se dévoiler un  peu plus est un grand  plaisir pour nous qui pouvons profiter des écrits.

                           

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14 mars 2018

Atelier a la galerie d'art des Citadines, Auroville, Inde

Janvier-mars 2O18

Dans le cadre de l'exposition sur la Genèse du Surhomme de Satprem

 

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Si vraiment nous voulons sortir du vieux monde;

Si vraiment nous avons décidé, au centre de nous-même, de nous connecter sur

l’oxygène du monde Nouveau - déjà en place, pas même à naître, mais existant.

Alors il nous faut intégrer l’oxymore. L’avaler, le digérer, le transformer. C’est une

question de vie ou de mort :

Tout ce qui croit dégringoler fait partie du vieux monde. Or ça ne dégringole pas :

ça se transforme. Tout ce qui croit dégringoler, c’est la vieille chenille qui ne sait

rien du papillon. Mais Toi, tu sais.

Tu es par-delà les limites du mental, et tu parles à cette pauvre petite chenille qui

vit qu’elle se meurt :

« Ce que tu prends pour une chute est, non pas une ascension, mais mieux encore : une

dé-couverte. Et cet étouffement ? Un élargissement de tes poumons. Tu es en train de

naître, petite chenille. Ton mental a tout mélangé parce qu’il n’a pas les bons yeux pour

voir. Regarde avec mes yeux, petite chenille qui contient le monde, qui contient Babel,

mais aussi la merveille.Accepte l’implosion de ce vieux monde emprisonnant et gris, et ris

avec moi : là, juste sous la surface, tu les sens, ces cascades d’or, qui te traversent à la vitesse

d’une lumière immobile ….. Respire…. Respire…. Respire …. To u t - v a -

b i e n . »

BB

 

 

Oeuvre choisie : Changement de vision - clé 8 ( Birgitta )

Mots : Visages - apparition - spontanéité - imagination - légèreté - perspective - liberté - monochrome - foule - voyage - temps.

 

 

La matière était informe, monochrome, certes mouvante mais vide de sens, non incarnée par quelque présence divine ou autre.

 

Ce mouvement ténu, empreint d’une légèreté celeste frétillait en attente d’une quelconque lumière, d’une quelconque apparition qui viendrait lui apporter un sens.

 

Il aurait fallu beaucoup de temps, d’imagination ou encore la spontanéité d’un tout petit enfant pour changer de perspective, se détacher d’anciennes formes et apercevoir enfin ces visages nouveaux, vivants de liberté et doucement composant une foule désireuse de voyages inédits.

 

 Claudine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clé 11 «  Tout est là « 

  

Phrase choisie : «  En fait la mort n’est pas «  de l’autre côté «  elle est ici, à chaque instant, elle est toute mélangée à la vie, nous la promenons partout avec nous et, parfois elle devient la mort.

 

 

Tout est là.

 

Tout est contenu dans tout dit-on..

 

Et de fait la mort n’est pas de l’autre côté elle est ici…

 

Lorsque nous nous levons le matin et jetons un coup d’oeil au monde qui nous entoure, on peut apercevoir toutes les peurs de la création.

 

Celle de la mort est particulièrement omniprésente, viscérale, elle nous imprègne jusque dans nos cellules.. elle est ici à chaque instant, toute mélangée à la vie…

 

«  Elle nous tient en vie «  !

 

On tente à chaque minute qui passe consciemment ou inconsciemment de l’apprivoiser. On imagine des histoires, on jette des sorts, on se propulse précautionneusement dans la matière, on en deviendrait presque superstitieux…

 

Mais rien à faire nous la promenons partout avec nous. Elle nous dirige, nous tourmente et nous dicte la marche à suivre.

 

Surmonter cette peur.. voilà un chemin bien attirant pour apaiser cette angoisse fondamentale, sourire avec bienveillance à cette vie mortelle, s’abandonner sans retenue d’aucunes sortes afin de dénouer cette emprise imaginaire et accepter enfin que parfois ou pas la mort devienne mort.

 

Claudine

 

 

Un jour peut être l'humanité sera prête a la naissance, à l'accouchement d'une nouvelle version du logiciel ancien, dépassé, démodé.
Un jour peut être l'homme pourra transcender, faire un saut évolutif pour accoucher d'une nouvelle forme de lumière, avec moins de densité,

 

Un jour peut être, s'extirpant de la brume, des schémas inconscients, se poussant hors des chemins rabattus du mental, l'homme dans une aspiration féconde, dans une aspiration profonde sortira de la gangue obsolète qui l'enferme et le réduit a sa tête

 

Un jour peut être viendra l'aube d'un nouvel homme apportant l'éclairage, sur tout un passé révolu, apportant l'amour, la beauté, la vertu et laissant de côté les mesquineries égotiques dépassées, superflues

 

Un jour peut être, l'homme poussé par les forces du bien, du bon, pourra dépasser son ombre dans les moindres recoins, il laissera alors émerger pour de bon sa véritable dimension toute entière d'or, de connaissances, de millions d'étincelles divines assemblées par la vibration cosmique d'un son

 

Un jour peut être, l'homme émergera de la pauvre enveloppe qui lui sert de prison, et sortira par transmutation une nouvelle énergie de vie, mariage de la terre et du ciel dans une intime union, indicible et précieuse

 

Un jour peut être l'homme se dira qu'il est temps d'en terminer des guerres internes et externes, qu'il est possible de jouer une autre partition sur cette planète en évolution

 

Un jour sûrement, l'homme qu'il le veuille ou non devra grandir ou disparaître c'est là son destin, sa mission

 

De là seule pourra partir la nouvelle ère qu'il est amené à vivre en harmonie avec l'univers à l'unisson en laissant de côté ses travers, perversions pour embrasser enfin le Divin en son sein avec passion

 

 Maggie, Chapitre 13 « Et après »

 

 

 

Extrait (n°2) « La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. »

 

Début (n°11) « Tout est là »

 Tout est là. Vivant enfin ! Respirable enfin ! Mais petit homme, pensant, spiritualisant, parfois puissant : tu refuses de voir. De toutes tes forces tu refuses de voir.

 

De quoi  as-tu peur ? De quoi meurs-tu de peur ?

 

Oui, voir, cest accepter de renoncer à ce vieux monde, celui qui ta été inculqué depuis des millénaires, dincarnation en incarnation, de corps en corps, fil après fil, molécule après molécule, ce monde tissé en toi, comme irréfutable et qui hurle en silence, au plus profond (crois-tu, petit homme) de toi : « ATTENTION ! DANGER ! Si tu renonces à moi, tu meurs pour lÉternité. »

 

Maisquest-ce donc qui meurt, sinon la mort ? La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. Et ce qui bouche la vue, cest elle : cest la vibration de mort de nos peurs, de notre petitesse, de notre enfermement dans une peau mal ajustée.

 

Alors, petit homme pétri de peurs et darrogance défensive : accepte enfin de saisir cette pelle dor et creuse, creuse, creuse au coeur de tes souffrances. Transforme tout en joie et tu verras : la merveille était là, sous tes pas. Si seulement tu savais.

 

Tu sais.

 

(BB)

 

 

 

J'ai peur de tomber, je n'ai jamais aimé les chutes, en aikido je tombais dans les pommes, en planche
à voile je m’agrippais au mât, au ski je cherchais le zéro chute.
Je n'ai jamais réussi a plonger la tête à l'envers, peur de perdre la tête?
Pourtant je l'ai perdue plusieurs fois, emportée par le vertige de l'amour, décapitée par une vague
déferlante trop puissante pour mes racines chancelantes.
Je cherche le déséquilibre fertile, celui qui laisse émerger la beauté du désordre créatif afin de semer
et cueillir les fleurs de l'île enchantée et de les partager dans une ronde légère et agile tels des
acrobates de la vie qui n'ont pas peur de perdre pieds car les liens les unissent au delà des
frontières.
Plus besoin de filet de sécurité le grand réseau universel qui nous relie mieux que n'importe quel
GPS en rebond nous donne l'élan vital ou confiant plus haut plus bas plus loin. Pas de limites a
l'horizon.L'errance est une itinérance pleine de surprises.Nous retrouverons toujours le Centre, le
creuset d'où jaillit la flamme de l'amour infini.


Karine, Chapitre 9 « Le Moi le Plus Grand »

 


Toi qui porte ton regard vers un espoir meilleur, futur aléatoire qui viendrait calmer tes peines,
panser tes blessures, t'apporter la joie qu'un enfant reçoit de sa mère.
Comment peux tu trouver une foi sereine si tu ne changes pas ton regard pour laisser apparaître le
vrai, le beau qui est en toi?
Si tu n'ouvres pas ton coeur pour laisser jaillir de toi le feu qui brûle tes peines ? Ouvre le voile de
l'illusion qui t'amène à la découverte de ta vraie nature en acceptant pleinement ton incarnation ou
involution dans la matière, pour rayonner la joie et la vérité dans le monde


Hubert, Chapitre 4 « La bifurcation »

 

 

 

Il n'y a pas d'encombrements ! Pas d'adversaires pas d'obstacles pas d'accidents, pas de choses négatives tout est suprêmement positif, tout nous fait signe, nous pousse à la découverte.
Tout est là. Nous sommes les fils de la mère. Il n'y a rien à faire que de se taire.
Chaque chute, chaque franchissement, chaque passage nous serre un peu plus pour mieux naître.
Chaudement confiner dans le ventre rassurant, nous attendons notre heure.
Je n'aime pas ce Nous que je ne connais pas. Qui extériorise l'être. L'homme est fait à l'image de dieux, n'est ce pas ?

Mais de quel homme parle-t-on ? D'il, d'elle, de vous, de nous ? Qui est ce nous, toi et moi ?

Moi, je connais un peu, mais toi, que sais-je de toi, hein dis moi !


Je suis dans le ventre depuis huit mois et deux semaines. Ils m'attendent tous là haut. Il ne savent pas que nous étions deux.
Il n'y a pas d'encombrement, mon double s'est dissoud. Il s'est offert, sacrifié, pour me laisser l'espace.
Je flotte maintenant dans ce ventre devenu serré. Tout me tient, me carresse, me masse. Je me nourris de lui et d'elle.
Toi, tu es maintenant moi, nous formons 1.
1 plus 1 fait toujours 1. Quelle formidable découverte.
Je suis le yin, tu es mon yang, je suis la terre, tu es mon ciel, je suis la lenteur, tu es la vélocité, la légèreté et le haut.
A nous deux nous formons l'être parfait. L'être divin.
Je le sais maintenant. Je sais aussi que cette mémoire là disparaîtra et avec elle ton cadeau merveilleux.

Etait-ce nécessaire ?
Les vagues se font de plus en plus pressentes. J'entends l'agitation du dehors. Les rales, les consignes, les encouragements.
Cela serre si fort.
Ça y est je suis propulsé, malaxé, tiraillé. Ma tête est ceinte d'une couronne chaude et solide. Je butte.
Tous mes liquides sont comprimés, jusqu'à l'éclatement.
Je glisse.
Quel formidable sensation d'être pressé, déjà aimé et attendu pour le grand oeuvre.
C'est si agréable. Je prends une dernière fois, connaissance de chaque particule de mon être.
Chaque cellule se présente à moi avant le grand oubli.
Une impulsion et me voilà le bec ouvert. Je respire à plein poumon.
Qu'en pense les citrons ?                                                                     Anne. H

 

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16 septembre 2017

La nouvelle

Trois Nouvelles

.
Véronique .Renard - septembre 2017


Marinette

Marinette, poissonnière sur le Vieux-Port de Marseille, attendis, ce matin de septembre, en vain son
mari.
L'étale était vide et les clients nombreux.
Le bateau de Félix fût retrouvé deux jours plus tard, dérivant au large de la Côte Bleue.


Félix


Félix, pêcheur à Marseille depuis 25 ans, une nuit de septembre décida de prendre le large, de
disparaître.
Adieu Marinette, adieu sardines et daurades, Félix veut vivre la vie.
Félix voyage.
Un soleil cuisant déjà haut dans le ciel, le cri d'une mouette, le sable mouillé, froid et râpeux. Félix
étend ses bras, ses jambes, rampe un peu plus haut là où le sable est sec, doux, chaud.
Pourquoi, pourquoi ? j'ai fait ça ? Pourquoi avoir changé de cap à cinq heure du matin ? Avoir tiré
tout droit vers l'ouest ? Avoir suivi le vent ?
J'ai pas réfléchi se dit Félix, j'en ai toujours eu envie mais là c'est sûr j'ai pas réfléchi.
Et puis au large de Sète, j'ai quitté le bateau, le Malo, un beau bateau, j'en ai toujours pris soin, c'est
mon gagne-pain mais aussi mon compagnon de tous les jours depuis 25 ans.
Je le bichonne, je le repeins, je lui parle même : quand le poisson ne vient pas, quand Marinette me
prend la tête.
Oui, je suis descendu, je l'ai laissé, je l'ai laissé dériver, qu'il fasse un peu ce qu'il veut aussi… Avec un
peu de chance on le retrouvera avant qu'il ne se fracasse sur les rochers, sinon tant pis…
La plage est déserte, on est en semaine. J'attends un peu et puis je me lèverai et je marcherai vers le
nord, loin de la mer, du soleil, du sable, des poissons. Tout droit, j'irai vers le ciel gris, la pluie, les
champs de blé.
Marinette était jolie à 20 ans, gaie comme un pinson. Et puis des années ont passé, elle s'est
racornie, renfrognée, pour devenir un reproche permanant. Du matin au soir elle critique, elle râle…
J'en ai marre de Marinette, et je ne veux rien expliquer, ça servirai à quoi ?
Non je vais plutôt marcher vers le nord.
Une sirène, des cris, une voix d'homme : "on l'a retrouvé !!! On l'a retrouvé !!!"
Des mains saisissent le corps de Félix, le hisse sur un brancard.
Une femme se précipite, un pompier la retient : "Attendez Madame, laissez le respirer…"

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18 mai 2017

Atelier au FEMININ : Ode à la Shakti

Retrouver l’énergie vitale du féminin qui nous traverse dans sa vivacité:

Isabelle Duffaud

Pour moi être femme c’est une force éclatante, une puissance,

Qui sépare le ciel et la terre ou l’unit aux étoiles, selon.

C’est un sabre d’or dans la pénombre glauque où pataugent les âmes sans appel.
C’est une trame de beauté dans l’univers, une trace de lumière, une voûte céleste, un rappel.

Elle ne s’oublie pas, non, je crois que je n’aime pas le texte lu, elle est femme et force

et elle l’est vraiment une fois qu’elle le reconnaît elle-même comme tel,

qu’elle se reconnecte à sa force première.

Elle est force, désir, puissance et foi, elle est l’amour…

Puissance infinie qui meut les mondes, engendre les étoiles et les nombres.

Elle se lève telle une aube et se couche tel un soir, drapée dans le parfum des jasmins du temps.
C’est pour ça que déesse oubliée, déesse délaissée, déesse bannie, elle est l’affront des hommes de pouvoir, elle qui est puissance insoumise.
Elle est tout sauf mièvre, elle dont les racines plongent dans les temps immémoriaux, terre mère et fulgurance…

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18 février 2017

Festival du féminin, Auroville 2017

ETRE  FEMME?
La femme, un océan en mouvement
Être une femme, c'est laissé les vents et marées aller et venir dans notre vie sans ne pouvoir rien retenir ou contrôler. Aucun de ces états ne sont permanents. L' océan est en perpetuel mouvement, changement et il regorge d'un infini de possibilitées.
Parfois la joie déborde et parfois un courant froid remonte à la surface comme une peur qui émerge de nos profondeurs. Parfois elle est calme et paisible et parfois elle est toride et déchainée.
Tous ces cycles perpétuel de l'eau; mort, transformation et renaissance .. pour toujours être une partie de l'océan, de ce grand tout dans toutes ses formes.
                                                                                                                                                                 SANDRA

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01 novembre 2016

LA COULEUR ET LES MOTS

STAGE PEINTURE-ECRITURE ANIME PAR MARIE-CLAIRE BARSOTTI, ARTISTE PEINTRE ET FLORENCE GUICHARD, ANIMATRICE D'ATELIERS D'ECRITURE 

 

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Ce que Edna aime par dessus tout c'est faire des gribouillages .

 

Elle est née dans le CHAOS , des annees 50 , et a vecu une enfance docile , ou les VIBRATIONS exterieures ne la derangeaient pas.

 

Edna des la maternellle s'est vu confier un role , sa maman voulait que chaque samedi , edna lui apporte un tableau pour l'exposer sur le mur de sa chambre .

 

Au debut Edna a trouvé cela amusant ,surtout qu'a chaque tableau , elle recevait de la part de la maitresse un bonpoint et meme parfois un bonbon !

 

Alors Edna s'est mise a dessine son chien, son papa, sa maman , john son petit frere.

 

Ces oeuvres aux TRAITS bien nets faisaient le bonheur de sa maman .

 

Et puis un jour tout s'est arreté.

 

Les parents d'Edna ont demenagé et ses tableuax n'ont plus ete exposés faute de place dans le nouvel appartement .

 

Alors Edna n'a plus dessiné....

 

Les années ont passé ...

 

Edna est devenue une femme ,a eu des enfants , un mari .

 

Elle a beaucoup travaillé et aussi parcouru le monde , visité des villes, et a chaque fois qu'elle le pouvait elle allait visité un musée , enviant ces artistes au talent reconnu

 

Edna etait une femme débordée!

 

 

 

Un jour pourtant Edna a décidé que cette vie d'agitée devait s'arreter.

 

Elle est partie vivre a Auroville .

 

Et c'est la bas qu'Edna a repris avec ENTHOUSIASME la peinture .

 

C'est là qu'elle a compris que la femme qu'elle avait été n'était qu'une CARICATURE d'elle même.

 

Que cette femme ressemblait presque a la FEMME A BARBE de la foire du village de son enfance.

 

Aujourd'hui , Edna dessine des VOLUTES , , des TACHES , , mélangeant les COULEURS , avec un SOURIRE eclatant .

 

Et tous reconnaissent du talent dans les GRIBOUILLAGES de la belle Edna .

 

 

 

MICHEL.R

NOIR : tu es fort et dur par nature… Point trop ne t’invite, car tu écrases tout !

                En fin liseré, tu sais être serviable…

 

GRIS baleine, gris souris, gris délicieux, ou gris délictueux …

 

BLEU : proposé en deux tons, tu es un compagnon discret … Avec une pointe de jaune, tu jubiles en éclatante turquoise …

                Allongé de blanc, tu nous aères l’âme, nous amenant au ciel. Te mêlant au noir, tu nous conduis dans la nuit profonde …

                J’aime quand tu me fais de l’œil !

 

ROUGE : impétueux et sanglant, tu agresses notre âme, comme un champ de bataille… ou illumines de tragique les feux d’artifice.

                Adouci en rose, tu nous apportes la douceur, jusqu’aux tréfonds maternels… Mâtiné d’orange, tu nous réconcilies avec la vie, et c’est la fête !

 

VERT : aujourd’hui, point ne te veux … Tu habilles la nature de toutes les nuances, mais là n’est pas mon souci. Merci à toi, vert multiple !

 

JAUNE : citron ou banane, te voilà bien acide ! Avale un peu de blanc, et tu m’éclaireras … Doré à souhait, tu nous illumines  comme un soleil.

Pétille pour moi, jaune fou !

 

VIOLET : tout est question de nuance chez toi… Trop de bleu dans ta coupe, et te voilà glaçant !

                Mais empourpré comme un cardinal, tu sais nous séduire !

 

BLANC : couleur du début … et de la fin  ? Si nous te choisissons …

                Car tu n’existes que par réservation, ou en lumière finale …

                J’aurais du mal à me passer de toi !

 

TOUTES, BELLES, comme des femmes aux sourires charmants… Vous nous invitez à votre bal tournoyant, dans une ivresse passagère,

                Ou bien vous éclatez en taches à la Pollock,

                Ou plus sobrement vous savez être pastel … mais parfois hélas, un peu rabattue, vous nous tirez vers le bas …

Quel réveil lorsque vous vous croyez au Pérou (1) !

 

(1)    Pérou : allusion aux couleurs vives de ce pays.

 

FREDERIC.P

 

Je suis bleu d'une rage froide et contenue.

Comme tous les matins, mon soleil radieux apporte tous les espoirs du monde.

Je veux le beau le bien, je me suis pourtant appliqué, et voilà encore et toujours la spirale des cauchemars.

Je voulais seulement m'amuser, et sans aucun répit ressurgissent les griffes du dégoût.

Pourquoi ?

 

 

Fauve mon soleil sauvage indomptable.

Rouge l'accident d'une vie de tourmente.

Écarlate, oh! ma blessure éclatante.

Doré Matrimandir aux disques irisés.

Émeraude grands chênes amis des forêts profondes.

Rose des planètes par myriade parmi les galaxies.

Incolore l’aube douce qui pointe enfin pour le veilleur.

Carmin le sang de ma vie au soleil levant.

 

Souvenirs de 5 à 10 ans:

Je me souviens de l'odeur des prés fauchés.

Je me souviens d'un paquebot France en plastique contenant une brosse à dents.

Je me souviens des hannetons tombant des arbres secoués.

Je me souviens du couscous de Smaeli.

Je me souviens de voir défiler en sifflant le pont de la rivière Kwaï.

Je me souviens de mon père tournant de l'œil à cause de mon arcade sourcilière ouverte.

Je me souviens de ma chienne Yowa.

Je me souviens du « chant des partisans » sous le préau de l’école.

Je me souviens de ma grand-mère trouvant que les Beatles ressemblaient à des filles.

Je me souviens d'être passé comme Tintin derrière une cascade.

 

Mes voeux les plus chers:

Prendre la route 66 en Harley-Davidson avec une bande de Bikers.

Participer à un triathlon.

Réaliser un jardin où se promener et parfois se perdre serait un immense plaisir.

Écrire un conte initiatique qui soit parlant aux petits comme aux grands.

Découvrir par hasard les ruines d'une cité perdue.

Parler une dizaine de langues étrangères, et lire dans le texte les auteurs grecs et latins.

Être un spécialiste du cinéma noir et blanc, gérer une cinémathèque et un ciné-club.

 

A quoi rêve t'il?

Il songe à demi assoupi

Il songe aux perles de pluie sur les carreaux

Au cheminement tortueux de leurs ruissellement

Là un ruisseau, là un torrent gonflé

Il songe aux bateaux de papier dans le caniveau

Il songe et bascule au pays des rêves

La pluie qui mouille de larmes son ours en peluche

La flaque boueuse qui engloutit son tricycle

Il songe mais l'orage est là terrifiant

Il songe et l'éclair zèbre l’aire jusqu'au fond de sa chambre

Sa douce marionnette devient un pantin hideux

Les rideaux s'enflent comme voiles en perditions

Il sombre sur un radeau entre les récifs

Il sombre au fond d'un tourbillon infernal

Où est donc le Capitaine Crochet?

Où se cache Alice et son Pays des merveilles ?

Il monte cet escalier de cave puant

Il monte et remonte, retombe et remonte

Enfin une bouffée d'air pur, perles de pluie sur les carreaux

 

 

 

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08 octobre 2016

Ecrire LA LIBERTE

Une expérience: The common people


- Sais-tu ce que j’ai découvert?

- Non?

C’était énorme ce que j’avais à dire, une véritable révolution. Une simple
expérience de quelques minutes sur la scène du Ballet National de Marseille.

Un changement de point de vue, c’était bien le cas de le dire!

- J’ai vraiment découvert que ce qui est essentiel est invisible pour les yeux.

- Ouais! T’es bien gentil… Mais ça je le savais déjà… Tu sais j’ai lu le Petit
Prince: « on ne voit bien qu’avec le coeur » etc.. etc…

- Non, mais tu ne comprends pas, j’ai découvert par… l’expérimentation, que
c’est vrai… vraiment vrai!

- Ok, ok, m’enfin bon c’est vraiment très basique, trop simpliste, ce ne sont que
des mots.

- Mais non! C’est pas que des mots. Si tu regardes avec le coeur, et pas avec les
yeux, tu deviens libre, tu te sens plus léger, tu te débarrasses des préjugés… Un
préjugé, c’est juger avant, avant même de connaitre, tu sais le fameux « l’habit
ne fait pas le moine ».

- Oui! n’empêche que moi, j’ai confiance dans mon jugement, au premier coup
d’oeil je sais si cette nana est digne d’intérêt, ou si ce gars est un type bien ou
pas.

- Mais ce que j’ai découvert, c’est que c’est justement ce jugement qui t’enferme,
si tu regardes avec le coeur, les yeux fermés si je puis dire, tu vas vers l’amour
qui rend libre, et tu ouvres la prison des habitudes.

Mais décidément il ne comprenait pas… Enfermé dans ses certitudes.

- Tu vois, je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire.

Et c’était bien là le problème, ses yeux ouverts l’empêchaient de voir…

                                                                                    FREDERIC P.

19 septembre 2016

Stage YOGA ECRITURE

 

 LE SOUFFLE CREATEUR A LA POINTE DE NOS STYLOS

 

IMG_6008        Claire. M

 

'' Notre vie est ce qu'en font nos pensées''

Enfin loin, loin de ce quotidien trop dense, je peux lâcher et me laisser porter par ce paysage grandiose. Malgré le sac à dos je me sens légère, les tensions s'envolent et je suis fascinée par l'immensité. Le regard n'a plus de limite, derrière cette plaine encore une autre, peut être encore plus grande et derrière elle encore et encore des espaces qui nous tendent les bras.

En longeant un petit ruisseau les émotions me submergent. Le calme juste le bruit de l'eau cristalline, sensation d'apaisement qui permet aux émotions de trouver le chemin. Le vent doux comme une caresse révèle les contours de ce corps si souvent ignoré.

Qu'il est bon de se retrouver dans ces espaces vierges où la trace de l'homme est infime.

Le sol vibre, bruits de sabots. Le regard découvre au loin des centaines de chevaux qui crinière au vent , galopent vers le point d'eau. Spectacle grandiose, que c'est beau tous ces chevaux aux robes aux tons harmonieux qui luisent dans les rayons du soleil. Une énergie puissante s'en dégage. Ils sont libres et parcours la steppe sans entraves.

Au milieu de ces espaces je me sens si bien....

 

 

 

Difficile de ne plus chercher à tout maitriser. Comment faire pour accepter ce qui arrive sans se poser de

questions ?

Devant la feuille je regarde rêveuse l'enchevêtrement de lettres qui forment des mots, mots qui vont donner naissance à des phrases d'où va naitre le sens.

Je reste immobile.

Je n'ose pas assembler ces mots pour en comprendre le sens. Je suis encore sous le choc de cette création qui m'échappe, je ne maitrise plus rien.

Je regarde dehors la nuit enveloppe tout, seul des ombres laissent imaginer la présence des arbres. Je jette un regard furtif sur la feuille, hésite, puis enfin me décide.

Prenant une grande inspiration je lis '' croire en demain''

 

MIREILLE. R.P

La Garonne         Toulouse            Septembre 2016-09-20

J’ai marché le long de la Garonne

Un moment de grâce,de légèreté ,une fugue …

Une solitude

Une solitude pleine, heureuse

Je marche à mon pas, dans un silence plein

Les autres ne sont pas loin, si je veux ,seulement si je veux les convoquer

 

Le fleuve est lent , lumineux , grave

Il me rappelle que je suis déjà venue , que je suis la même et tout à fait une autre

Comme lui

Il passe , l’eau coule ,ne retournera jamais à la montagne mère ,ne repartira jamais en arrièrre

Mais il est là dans cet instant unique et fugace

Il me murmure ..

Non c’est un fleuve espagnol !!! il en a la fureur , l’embardée

Ou alors c’est moi qui lui confie mes colères , mes peurs , ma lourdeur …

Il est capable de tenir …c’est curieux il avance fluide et en même temps il tient quelque chose de moi , des souvenirs ,des images ,mais surtout cet instant

 

Plus tard je rentrerai dans une église qui est là sur le chemin du fleuve

Une multitude de bougies, une vierge noire

Et des parcelles de vie racontées sur des plaques de marbre,des dates , des noms ,des merci

On pourrait les mettre bout à bout pour un grand roman d’une vie de merci ,d’une vie réparée, cabossée , repartie..

Où sont ils ?

Reviennent ils ? ceux qui ont fait le pari qu’il y aurait un après , qu’il n’était pas trop tard

La vierge est noire

L’enfant est noir

Ils se ressemblent , ils se tiennent l’un l’autre , l’un à l’autre , l’un par l’autre

Je ne sais pas

Je reviendrai

Ils seront là

Je serai là

Et le fleuve….

___________________________________________________________________________

 

Quelques fragments de souffleeeeeeee

 

CLAIRE. M

  • C'était hier le jour de ta naissance, aujourd'hui deux bougies trônent sur ton gâteau, ton souffle léger fait vaciller les flammes et nous enveloppe dans une atmosphère sucrée.

 

  • La mer est calme, immensité apaisante, une légère pression de ta main dans la mienne, souffle de vie.

 

  • Seule sur la terrasse je jouis avec plaisir de cet instant de calme, rien ne me retient, je rêve, le souffle de ta respiration dans mon cou me rappelle au présent.

 

  • L'enfant l'air sérieux, assis à coté de son père semble lire le journal. Le souffle léger du vent fait voler les feuilles si difficilement tenues. Dans un éclat de rire l'enfant se tourne vers son père.

 

 

 MIREILLE. R.P

 

Quand Lulu n’est pas contente elle souffle

 

Et elle souffle souvent , comme un petit cheval

 

Comme si elle n’avait pas les mots pour le dire

 

Où qu’elle pensait qu,on ne l’écouterait pas

 

Ou qu’on lui dirait : tu n’es jamais contente

 

Alors elle souffle jusqu’au jour où elle trouvera son souffle

23 juillet 2016

15-17 ans Atelier d'écriture "osé" suite à l'expo Egalité mon œil!

 Inégalité Femmes/Hommes

Les mots qu’on a tirés de l’expo à utiliser obligatoirement :

Luxe, Injustice, travail, égalité, salaire, cul, parité, viol(ence), évolution, sexe, affiche

L’égalité des sexes est une illusion ! C’est l’injustice flagrante ! La parité au travail est un bon exemple. Les salaires des femmes sont 30% inférieurs à ceux des hommes. Les femmes subissent de nombreuses violences. Ce n’est pas demain la veille que les femmes se paieront le luxe d’avoir un cul en or (réf à l’objet masculin)                                                                                   Loi

Une femme a le droit d’avoir un travail avec le même salaire qu’un homme.

A t-elle aussi le droit de battre son homme ? Lui manquer de respect ?

Un jour y aura-t-il un monde sans viols ? Le cul sans importance pour les hommes ?

Vivons-nous dans un monde sans injustices ? Avec les mêmes égalités ?

Pourquoi une femme aura beau travailler plus qu’un homme, évoluer plus vite, son salaire ne sera jamais égal à celui d’un homme ?

Sarah, jeune du camp CCAS

 

Pour se payer le luxe

De sexe sans viol

De cul sans violence

Pour gagner sa parité sans l’afficher

La (r)évolution travaille à la lente égalité

Virginie

 

Qu’est ce qu’une femme ?

Des seins, un cul et le moins de cervelle possible ?

C’est malheureusement la dure réalité, du moins pour le moment, nous l’espérons !

L’injustice qui règne dans notre société qu’il s’agisse de parité au travail ou dans quelque domaine que ce soit, par exemple les salaires est flagrante.

L’évolution ne nous aurait pas laissé le temps de penser à l’égalité ?

Si seulement ce principe était le seul à être touché mais la réalité est bien cruelle. A croire que ne pas souffrir de harcèlement sexuel ou moral pour ce sexe féminin est un véritable luxe. J’en veux pour simple exemple la violence dans le couple. Tous les 2,7 jours une femme meurt sous les coups de son mari. J’aurais pu tout aussi bien parler des attouchements qu’elles subissent quotidiennement dans les transports en commun ou même de la censure qu’elles peuvent parfois subir quand à la tenue dans laquelle elles s’affichent. L’autre problème est peut être que l’on ne les laisse pas mener leur propre combat puisqu’elles sont  sous représentées en politique même si malheureusement ce domaine est loin d’être le seul à être touché

Maël

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Festival d'Avignon juillet 2016 Ateliers d'écriture 15-17 critiques culturels de la CCAS

Des vacances

Des nouveaux amis

Une colo, un camping

Une piscine, un festival

des spectacles, du théâtre

de la danse, du rire

Du soleil, des critiques

 

Céline

 

 CONTRE COURANT

18h CRI Kiaï compagnie

 Un spectacle d'acrobatie grandiose.

Des artistes talentueux vous promettent un moment vibrant, aérien et époustouflant.
Les artistes nous proposent une introduction décalée et pleine d'humour sur le thème du rassemblement. Ce spectacle participatif joue sur le talent d'improvisation d'un rappeur dynamique et d'acrobates souplissimes.
Les artistes et particulièrment le premier nous proposent des figures à mi-chemin entre la danse hip hop et l'acrobatie. Ils maitrisent parfaitement des figures incroyables qui demandent souplesse et habileté.
En bref, un spectacle impressionant bien qu'un peu répétitif.

 Kelia, Sandra, Lise

 

 IN 

TIGER 

Tigern est une pièce de théâtre écrite par Gianina Carbunariu et mise en scène par Sofia Jupither. Son titre, qui signifie « tigresse » en suédois, est parfaitement représentatif du thème de la pièce, puisque cette dernière se base sur l'histoire (vraie) d'une tigresse échappée d'un zoo dans une ville de Roumanie, il y a de cela cinq ans. Les témoins défilent, un chauffeur de taxi, un couple de touristes et même un trio d'oiseaux, alias un corbeau, un pigeon et un moineau (car oui, les animaux ont bel et bien leur voix dans ce spectacle, et c'est aussi ce qui en fait toute la dimension). Sous l'humour piquant des protagonistes se cache une véritable critique de la société, où l'auteur pointe du doigt la délicate notion de l'étranger et de l'inconnu, dont la tigresse est ici l'allégorie. Les scènes nous laissent à la fois amusés et déconcertés ; elles s'étirent un peu trop parfois, dans ce décor simple au possible, avec pour seuls accessoires quelques chaises et un micro. On rit des mimiques du corbeau, s'attendrit de la douceur du moineau, mais surtout, on se questionne sur la place et le destin de cette tigresse, de cette étrangère, dans un monde où on ne veut pas forcément d'elle. Le message reste implicite et pourtant indéniablement fort, laissant non pas un sentiment de satisfaction, mais comme une question en suspens dans nos esprits.

 

Sarah, jeune du camp CCAS

 

 

TRUCKSTOP

 

De Lot Vekemans

Une mère teant un bar routier, sa fille fragile et un jeune camionneur paumé.

il y a des moments j'en ai eu des frissons. Beaucopup de flashbacks et une mise en scène intéressante.

Thomas, jeune du camp CCAS

 

Tu écris souvent Thomas ?

Oui régulièrement j'écris des billets d'humeur. Avant j'écrivais sur un carnet mais maintenant j'écris sur mon téléphone. Je trpuve que c'est plus rapide que de corriger sur papier et ça me laisse plus de liberté pour mon imagination. J'écris quand je ne vais pas bien, quand j'ai des coups de blues. Ca me plait que les jeunes s'identifient à mes états d'âme. Je n'arrive à écrire que quand je suis triste, si je suis gai ça ne marche pas.

 

Going Home

 

j'aime bien ce titre , il est assez parlant.
Ce spectacle diffuse des émotions que le narrateur veut nous faire partager ce qui fait que ce spectacle est une expérience inoubliable.

Il raconte la vie d'un jeune Ethopien à qui il arrive plusieurs aventures autant bonnes que mauvaises.

La mise en scène inclut un narrateur et deux musiciens. Le décor fait penser au pays natal du narrateur avec la projection d'un petit film. Les deux musiciens jouent le rôle de comédiens de temps en temps dans la pièce.

Ce spectacle m'a énormément ému et beaucoup plu avec le jeu du narrateur, la musique entrainante qui m'a donné envie de suivre l'histoire.
Je conseille vraiment ce spectacle pour les personnes qui aiment voyager, il a vraiment sa place au festival d'Avignon.

 

Andreï, jeune du camp de la CCAS

 

 

Intrigues dans la cour des Damnés 

S'il y a un spectacle que je conseille d'aller voir, c'est bien les Damnés.

Une mise en scène époustouflante, des comédiens prodigieux et des personnages ambitieux. Certes on me dira que le scénario est le même que celui du film, dont il est inspiré mais je dirai qu'il ne s'agit pas d'un véritable argument puisqu'on peut dire la même chose de chaque film ou spectacle tirés d'une autre œuvre.
Dès le début de la pièce on est plongé dans une intrigue autour de la gestion d'une manufacture fournissant le mouvement national nazi qui s'annonce intéressante. Un peu difficile de repérer qui est qui cependant. Un personnage incroyable entre tous, Martin, dérangeant, fou, intriguant. Il nous permet de faire un parallèle avec la victoire de la folie à l'époque à laquelle se déroule cette pièce. On peut le voir sous différentes formes, manipulé puis manipulateur, dangereux à la manière d'une bombe prête à exploser à chaque instant entre nos mains. Pour ce qui est des autres personnages, le spectateur ressent tour à tour de la haîne puis de la pitié à leur égard.

Ce spectacle a tout pour être le spectacle phare du festival et je conseille à quiconque cherchant un spectacle de qualité pour ressentir des émotions fortes d'aller le voir. 

Maël , jeune du camp CCAS

 

 OFF

Ana ou la jeune fille intelligente

De Catherine Benhamou

Au théâtre du coin de la Lune à 16h

« Mariée à mort !

Poétique, doux, charismatique, original

On s’attendait à un spectacle de marionnettes mais ce n’était pas vraiment ça.

On s’attendait à un spectacle divertissant mais ce n’était pas du tout ça

En fait on a été surpris de bout en bout, pour le meilleur et pour le pire.

Ana, d’abord jeune fille puis femme, nous explique dans un langage très imagé qu’elle a été mariée de force à son oncle.

On suit son cheminement intellectuel, son désespoir et la réflexion qu’elle nous livre sur son mariage.

La mise en scène est originale, très simple et dépouillée. Un rideau transparent nous permet de voir l’ombre des comédiens dans l’arrière scène.

Le jeu des comédiens fait ressentir les émotions intensément et donne une dimension politique très sensible à l’histoire. Le regard de la marionnette est très fort, tout le charisme de la pièce repose sur elle. Cette pièce est  complexe mais si riche sur le fond et la forme qu’elle mérite d’être vue.

Loic,  Jeune du camp de la CCAS

 

 

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