Les Baladantes

 Au fil de la plume, ateliers d'écriture par monts et par vaux

selon les humeurs, les balades et les rencontres

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 Chaque écrivant de l’atelier d'écriture les Baladantes a choisi de publier ses textes.

Cette démarche de se dévoiler un  peu plus est un grand  plaisir pour nous qui pouvons profiter des écrits.

                           

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28 avril 2020

Usons et abusons du rire atelier en ligne spécial confinement

DOMINIQUE HEIL

 

J’en ris ... j’en pleure 

 

J’en ris de voir tous ces pantins dans les rues , masqués comme pour parer a une guerre nucléaire ! 

 

J’en pleure de ne pouvoir les embrasser tous, un par un.

 

J’aimerais rire avec eux , mais je ne peux que chanter , ou plutôt déchanter , derrière mon masque pour ne pas pleurer ! 

 

Madame Hibou hier m’a croisée, et m’a fait beaucoup rire , ses plumes de chouettes, sortaient ébouriffées tout autour de son masque , a mourir de rire pour ne pas en pleurer ! 

 

Mourir de rire 

Mourir de peur 

Mourir de vivre seule , confinée, confite dans mon chez moi , où habituellement je ris et pleure en toute liberté.

 

Je ris encore de la blague que j’ai reçue hier qui me promet, que comme la Joconde , a force de m’empiffrer de chocolats je vais devenir obèse , et j’en pleure de me voir si ronde en ce miroir ! 

 

Ressembler a la Joconde , remarquez, ne m’a jamais traversé l’esprit ! J’en aurais bien ris avant le confinement, mais là, j’ai plutôt envie d’en pleurer ! 

En plus il va falloir que je me teigne en brune jais, mais difficile car tous les coiffeurs sont fermés ! 

 

J’en pleure , j’en pleure , j’en pleure jusqu’au moment où j’en ris a gorges déployées pour ne pas en pleurer !! 

 

 

Exercice 2 

 

Ecrire l’histoire d’un personnage 

 

Pimprenelle est une jeune femme très pétillante, un peu naïve que je retrouve souvent , les soirs ou je suis chez moi . 

 

Elle a une voix douce , et passe sa vie a susurrer des petits mots qui chantent a mon oreille comme des poèmes. 

Ce que j’aime tout d’abord chez elle , ce sont ses cheveux, roux a en rêver ! Par des femmes comme moi , traitées de blonde sans cervelle ! 

Elle les coiffe quand elle a le temps et autrement passe sa main régulièrement dans sa crinière, surtout quand elle cherche une idée. A ce moment là, elle écarquille ses yeux bleus comme deux billes , celles avec lesquelles je jouais sur la plage de Dinard . 

Son mascara noir fait ressortir l’espièglerie de son regard, et ses lèvres couleur de rubis donnent envie de croquer la pomme.

Mais ce que j’aime le plus en elle ce sont les mille petites tâches rousses qui parsèment ses joues toutes rondes qui lui donnent un air de marionnette.

Car Pimprenelle c’est une «  jeune amie » qui adore raconter des histoires aux petits enfants , elle connaît la vie des étoiles , et connaît très bien le marchand de sable ! 

Son meilleur ami est un grand ours à la voix grave , au pas lourd, qui lui aussi aime les enfants . 

Il les préfère sage, même si, comme Pimprenelle, il a de la tendresse pour les petits diables qui se chamaillent en dansant la farandole .

Pimprenelle, qui est une  jeune femme très raisonnable , aimerait pourtant sortir de son écran et venir m’embrasser...Mais à chaque fois  l’écran s’éteint avant qu’elle ne puisse le faire..

Et c’est ce qui est arrivé encore ce matin à la fin de mon rêve ! 

 

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19 avril 2020

Encore du rire en confinement

DOM HEIL

 

Drôlement, les amants, sagement mais intensément vivent le confinement.

Ils cherchent expressément, le meilleur environnement pour agréablement passer de bons moments. Joyeusement et calmement, ils essaient de passer leur temps le plus superbement possible, en mimant amoureusement leurs gestes passés.

 

Brièvement, parfois, plus par empêchement que par évitement, ils tombent dans des embrassements très chaleureusement.

 

Catégoriquement, le confinement dans cet environnement, est source de câlinement.

 

Périodiquement, ils espèrent que cet empêchement sera carrément un moyen de voir la vie constitutionnellement, tel des déments ! Victorieusement ! 

 

 

Exercice n 3 

 

Il y a des jours où j’en ai marre, je laisserais tout tomber j’irais ...

 

N’importe où ! Le problème c’est que « n’importe où », n’est pas identifié dans google map ! 

J’ai beau taper, NIM, PORTE, QUOI, OÙ, rien ne sort et je sais même pas quand j’y arriverai ! 

Quand je demande à mes amis de me donner le chemin, ils me répondent que c’est nulle part, 

Mais quand je tape Nulle part sur mon écran de GPS, il me demande la rue, et je la connais pas ! 

 

C’est nul ! 

J’en ai marre ! Je veux aller ailleurs, mais pour aller ailleurs il faut savoir quoi mettre dans ma valise, qui est faite du coup n’importe comment.

 

Peu importe ! Un jour comme aujourd’hui, le principal, c’est que j’en ai marre ! Et que ce qui m’importe c’est de foutre le camp ! 

 

Alors, j’ai décidé que j’irai n’importe où, que cela n’en déplaise à ma mère, parce que N’importe où, c’est mieux qu’ici ou ailleurs, la vie que je mènerai, n’importe laquelle sera mieux que n’importe quelle autre vie ! 

Que vous importe que je me porte mal ? 

C’est un mal pour un bien, même si c’est n’importe quoi, et n’importe où !!

 

 



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Abécédaire du confinement

AUJOURD’HUI

BALANCE

CORRECT

DORMIR

ECRIRE

FICTION

GARAGE

HISTOIRE

INTERNET

JOURNAL

KILOMETRE

LIRE

MARCHE

NATURE

ORGANISE

PAPIER

QUOTIDIEN

RACONTER

SERVIR

TELEPHONER

UNIR

VAISELLE

WUHAN

XENOPHOBE

YOUPI

ZAPPETTE                     MERCI à Christophe MARTIN

 

 

 

A la fin…

 

B baiser

 

C  caresse

 

D déconfiné

 

E émotion, embrassade sans Eviter

 

F fraises ( la saison n’a pas été reportée)

 

G grossir…ben voyons

 

H l’Histoire avec une grande hache. voir Perec...

 

i il était une fois le monde d’après….

 

J jouer aux cartes dans le train Pékin-ShangaÏ  ( c’était avant…)

 

K kilos en trop..re

 

Linceul en plastic

 

M musée d’art brut à Lausanne où l’on voit une robe de mariée (la plus belle robe que j’ai jamais vue) n’ayant jamais servi, fabriquée par une « aliénée » avec des fils tirés dans ses draps d’hopital

 

N nu

 

O oh !!!

 

P papier

 

Q q

 

R rire

 

S sourire

 

T télétravail…même les psy s’y collent. une découverte!!!

 

U Unité des maladies infectieuses silence hôpital

 

V vivant!

 

W waggon ShangaÏ-Pékin retour

 

X xl parce qu’il était grand

 

Y y’aka

 

Z Zemmour mon ami Norbert..pas l’autre      Merci à MONIQUE PRATT

 

A  :attente  ;B:"boycott" ; C :calfeutrer ; D : devenir ;E :évènement  ; F :"folledingue " ,H :humour

Marie-Noëlle

 

 

 

Aimer

 

Bavarder

 

Cuisiner

 

Donner

 

Enfermé

 

Fatigué

 

Ganté

 

Hiberner

 

Imaginer

 

Jouer

 

Klaxonner

 

Lire

 

Mimer

 

Nettoyer

 

Ouvrir

 

Partager

 

Qualifier

 

Rêver

 

Sourire

 

Télé-travailler

 

Unir

 

Visionner

 

Webcam

 

Xylophone

 

Yoga

 

Zapper        Merci à Hélène.Baude

 

 

mon : Abecedaire 

Attente 

Beauté

Chat

Délivrance 

Évasion 

Famille

Galoper

Hysterie

Intuition

Joie

Kaléidoscope 

Liberté 

Maternité 

Nouveauté 

Oser

Prière 

Quetchuan

Rire

Sagesse

Tendresse

Unité 

Vivre

Xylophone 

Yéti 

Zouk                       Merci à Sandrine Schemba 🙌🏻🌈🦋

 

A  :attente  ;B:"boycott" ; C :calfeutrer ; D : devenir ;E :évènement  ; F :"folledingue " ,H :humour, Merci à  Marie-Noëlle

 

Merci à DOMINIQUE HEIL:

A amour

B bastingage

C corridor

E élégance

F fragilité

G gorge

H habitude

I inversion

J joie

K kit

L limonade

M mini

N nippes

O ouverture

P parisiennes

Q quelconque

R rieur

S sieur

T triste

U univers

V victoire

X xi

Y yaka

Z zoom   

 

Merci à Muriel Sambuc:

Asphyxie

 

Balivernes

 

Claustrophobie 

 

Dystopie

 

Écoute

 

Fête 

 

Gymnastique 

 

Hôpitaux 

 

Insomnies 

 

JT 

 

Koala 

 

Liberté 

 

Méditerranée 

 

Nuages 

 

Oubli 

 

Pire

 

Quatrains 

 

Rêve 

 

Sommeil 

 

Travail 

 

Uchronie 

 

Vulnérable 

 

Xérès 

 

Zone 

 

Wagon-lit                    

 

 

Merci à Alain Laisne-Woll

 


Attestation

 

BbCollab

 

Chauve-souris

 

Distanciation

 

Ecriture

 

Fermeture

 

Grenouille

 

Hôpital

 

Isolement

 

Javel

 

Koala

 

Liberté

 

Muriel

 

Nature

 

Opération

 

Pangolin

 

Quarantaine

 

Retraite

 

Sidération

 

Téléphone

 

Urticaire

 

Voltarène

 

Whisky

 

Xylophage

 

Ypérite

 

Zorro (chaque soir sur la 3!)

 

Abécédaire du confinement de Corinne-Sourire :

Aéré
Brutal
Créatif
Dingue
Educatif
Fragile
Gratitude
Hors norme
Innovant
Jardinage
Koalou
Lent
Miroir
Nettoyage
Oasis
Paisible
Quitter
Réseau
Savourer
Tribu
Universalité
Vue
Wouiiiiiii
X-trem
Y … en a marre ….
Zoom 

 

Merci à Florence Barthe:

ABECEDAIRE DU CONFINEMENT

J-2 / J23 Confinement

16 Mars 2020 : Injonction Du gouvernement : Confinement. L’escargot, en temps de sécheresse, rentre dans sa coquille, et rêve à l’intérieur. Et nous…. On se prépare à se retirer de notre monde ordinaire : Masque, gel, javel, nourriture, seront pour un moment notre essentiel, ainsi qu’une pelle à creuser dans tout ce temps laissé libre.

J - 2

Aller à l’Arboretum pour un au revoir provisoire à ce lieu qui m’est source et refuge. Là, à l’entrée, à 1m50 de moi, sur une branche basse, un écureuil mange une noix. Nous passons 10 secondes à nous regarder, puis il monte à toute allure sur le tronc en poussant de petits cris furieux.

Aventurière hauturière de la solitude, seuls ensemble, apprendre chaque jour quelque chose pendant la période à venir

J - 1

Bouddha arrive par les eaux, en bateau de Bali, dans un sac en riz . J’ouvre avec soin le paquet. Parmi quelques tissus, il est là, sculpture en bois de 15 cm, il prend tout de suite sa place dans l’appartement, calme présence bienveillante et souriante.

J 5

Chien en coma éthylique, overdose de gel hydro-alcoolique. Un autre, toutou laineux à petites pattes, en état d’épuisement, à force de courir à côté de son maître joggeur. Les corvidés croassent, se moquent-ils ?

Carlos, le chien de Mélanie, cabotine, curieux, devant la caméra où elle enregistre des vidéos de danse pour ses élèves. Puis il vient planter sa truffe mais pas ses crocs sur l’objectif.

C Canards : Un couple de canards se font la cour, dans la mare d’à côté, une cour tranquille, lui sur son petit rocher, elle à côté, immobile dans l’eau. Ils cancanent, ricanent: « Pour une fois que c’est pas nous, les confinés », « Pour une fois qu’ils ne font pas du confit, de nous » 

J10: Compter les clics en 1h, sur le PC. Ça fait un choc. Prendre ses clics et ses clacs et fuir….Non, on doit rester ici.

Deux œufs bleus mouchetés de noir dans le laurier du square, en bas de chez moi. Manon aux yeux bleus vient de les découvrir. Manon, petite voisine du rez de chaussée, que je n’ai jamais entendue que chouinant et se tapant le derrière par terre, de colère…Des caprices à la passion animalière?

Deux beaux petits vieux, dans le jardin d’en bas, se tiennent par la main, n’osent pas répondre à mon salut, pourvu que je continue à les voir

Défit : Voir un animal nouveau lors de chaque ballade quotidienne, au bord de l’Isère

Dénivelé : Manque cruellement aux Grenoblois, qu’est ce que c’est plat, la digue !!!

Ecouter, enregistrer, emmagasiner.

Ermitage : C’est ici, mon appartement, un endroit où je n’ai pas passé autant de temps cumulé depuis les dix dernières années. Y faire de l’espace pour que l’inspiration puisse y circuler, respirer. Creuser, reprendre les dossiers en suspens. Pour un moment ma cabane perchée est ici.

F

aim de loup pour le fait maison – souvenir du J1 : Folie des files, devant les grandes surfaces

G Gainer. Se gainer grâce au Pilates, poncer Pilates, et se laver les mains.

Grenouilles collées les unes sur les autres, dans la mare à côté, copulant allègrement, ben faut pas se gêner !

H Hôpital, sortir de l’hôpital guéri, joie folle, ou horreur, fin terrible, malgrè l’acharnement bouleversant de nos nouveaux héros.

Hutte de l’écureuil, hotte du père Noêl –

Haies : Bruissent des conversations entre voisins, on dirait un confessionnal

Héron : Je l’attendais, il vient de s’envoler devant moi, venu de l’Isère !!

Hirondelles : Sont de retour

I nconnu, incroyable, insoupçonnable, innommable : Adjectifs pour décrire le Corona virus –

Invisibles hier, héros aujourd’hui, litanie, psalmodie, est-ce qu’ils rentreront dans l’oubli une fois le confinement fini ? – Invitation : A quoi nous invite ce moment

Illectronisme : J1 Je suis acculée à me pencher sur ce problème, chaque jour, un apprentissage….J4 ça y est j’ai moins peur du net, je ne me noie plus, bientôt je surferai. J 38 j’aurai une chaîne youtube et donnerai des cours par skype J45 serai influenceur ?

J eux dans le jardin d’en bas, molki, balançoire, marche sur un fil, personne ne reste longtemps. Jardinage à côté. Un monsieur courbé y travaille avec beaucoup de soin. Je regarde pousser les plantes, je ne vais pas tarder à m’écouter pousser les cheveux.

J’oublie de me maquiller en sortant. C’est vrai que derrière le masque…Et puis on cherche plutôt à être invisible .

K akous, quelques tarés crétins courent, postillonnent et crachent, quelques bolides en moto sur la digue, de moins en moins nombreux.

Kapout,KO, certains parents à bout s’imaginent noyant leurs enfants dans un gel calmant.

L Lire lézarder, lambiner, lutter contre la léthargie à sortir du lit

Là-bas : L’endroit où l’on va dans sa tête

M

Montée mortifère et marée ailée du printemps

NMerci, applaudissements. Marc de café : Que va-t-il se passer ?

New Delhi se réveille sous un ciel bleu, celui de Wuhan va t’il redevenir gris ?

 

O Oh…. bord de l’eau, oh….. bord de l’Isère, je marche lentement, j’écoute Oh…le bruit de l’eau les bruits du monde.

Oh… Oranges : Je traverse la ville pour en apporter à mon père enfermé dans son foyer logement.

P Parades amoureuses des milans noirs, des geais, des merles, ballets dans les airs en face de chez moi.

Paillasson : L’endroit où l’on pose les courses, pour les voisins âgés. Porte : Fermée

Q Qi-kong : Invitation à la lenteur, palper l’énergie du printemps. Chi kong des yeux, que de verts

Ralentir, rêver, réfléchir, respirer. Réappareiller ses chaussettes . Radio, fenêtres magiques sur le monde, ça fait pschtt par moments dans la tête, des paysages inconnus, des éruptions volcaniques, une mine à creuser, un air marin qui emporte loin

S Solidarité. Supermarchés : L’horreur, au début du confinement. Aujourd’hui, Salut et respect aux caissières et aux magasiniers. Soupe au pangolin ?

Silence, silences…Je repense à Bruno, parti en emportant ses silences

Souffle du boulet qui siffle sur toutes les têtes, surtout les blanches

Surréaliste : Traverser le campus, voir tous ces blocs géométriques désertés par les cerveaux des chercheurs et des étudiants

 

T Tenir dans son terrier, seul ou à plusieurs, terrien, t’es rien sans la tendresse. Tendresse, une vidéo exceptionnelle de Valentin Vander

Tant de belles choses à partager, musiciens, écrivains, comédiens, philosophes, tous les autres…

Tramway nommé désir, aujourd’hui c’est des trams nommés désert, à l’intérieur seuls ceux qui sont contraints de le prendre, avant ça me mettait en joie de voir le tram arriver, aujourd’hui ça me remplit d’une grande tristesse .

U Unis à distance, une victoire par jour, …

 

V Vidéos partagées, certaines me font pleurer d’émotion, d’autres de rire, d’autres grincer d’agacement.

Vide alentour lors de l’échappée quotidienne. Voir plus loin, plus grand, seules les montagnes arrêtent le regard, l’œil peut appréhender l’espace et apprécier la perspective, la géométrie et l’urbanisme des bâtiments désertés, sur le campus.

W Walden – Thoreau « Le temps est un ruisseau où je vais pêchant. Par transparence, on voit les couches de l’être » « Nous sommes reliés si nous savons observer le monde »

WWW Web, les flux d’infos arrivent, comment ne pas s’y noyer. Wuhan, où tout a commencé

XXXL Ce qui nous arrive

 

Yoga, assiduité au yoga, entraînement à rester alignés, respirant et joyeux.

Yoyo l’humeur et les kilos

Zinzin je vais peut-être devenir, je parle toute seule

« Z », Costa Gavras, on est vivants….

 

Merci à Roseline:

Abandon

Béatitude

Chocolat

Drive

Energie

Faim

Garage

Hystérie (de rangement)

Instant

Joie

Karsher

Liberté

Mystère

Nuages

Octave

Piano

Qintessence

Rivière

Son

Tempo

Un (jour de plus)

Vivance

Wagon

XP

Yaourt

Zut

 

Merci à Maurice

Aujourd'hui plus qu'hier , et bien moins que demain , vois tu ? chaque  jour , je t'aime davantage 
Beaucoup , mais certainement pas assez 
Cependant , l'homme croit savoir ; Mais ,  il ne sait rien , ou pas grand chose ! 
Demain , plus qu'aujourd'hui ,et toujours ,  plus que demain  je t'aimerai davantage .
Enfin seul .!
Faisons l'amour une dernière fois ,toi et moi ,  puisque tu t'en vas.
Gaie , elle l'était toujours car elle savait , qu'un  homme l'admirait
Habitude , mot banni de mon vocabulaire.

Issue pouvoir partir , quand , et ou bon me semble 
Je , Tu ,    , sans les autres 
Kilimandjaro , des neiges pas toujours éternelles pour les gens tristes 
Les lendemains de fêtes sont souvent gris 
Mais , ou sont les neiges d'antan ? , 
Ne voudrais tu pas partir , aux pays des rêves , ou nous serions égoïstement seuls au monde 
On serait toi et moi sans règles et sans loi 
Puis ce que mon coeur est mort , j 'ai bien assez vécu 
Reviens , veux tu ?  ton absence brise ma vie 
Savoir aimer , goûter ce plein de bonheur que l'on vous donne parfois par erreur 
Toi et moi 
Ulcéré , je le suis de te savoir loin de moi 
Voilà ! l'orage gronde , il pleut , les vitres pleurent
Wallis et Futuna , que c'est loin tout çà . ces îles lointaines pour amants égoïstes 
Xérès , ne me réchauffera pas le coeur autant  que ta présence 
Zoulou , dernière lettre de l'alphabet aérien , qui nous invite aux voyages . 

Merci à Hélène Gozé:

Ah, te voici 

Bienvenue 

Cher ami

Dans le monde

Évanescent  et 

Fantastique des

Gafa,

Hystérie collective

Illusion

Jouissive du

KO , ou chaos.

L'illustre

Marseillais résistera -t-il 

Nonobstant ses

Prescriptions de

Quinine ?

Regardez-le,

Souriant sur son

Trône,

Ubu 

Vite, dans mon 

Wigwam, avec

Xérès,

Yoga, et

Zorro le kitsch consolateur !

Merci à la famille Moqrich:

A allez viens boire un petit coup à la maison https://www.youtube.com/watch?v=XZAt-_gwvXY

B bouffe https://www.youtube.com/watch?v=_LmzE8yvY5M&list=PLpvBLteOUy2uDSLuXp_QkjSc5DBChM1Jf

C Cours (par correspondance )

https://www.youtube.com/watch?v=El7m9EWU3cc

D dodo

https://www.youtube.com/watch?v=61VSrMVTGaY

E enfermer

https://www.youtube.com/watch?v=P1faJQr2l-4

F farine

https://www.youtube.com/watch?v=xG8vrPooxC0

G Grossir

https://www.gettyimages.fr/photos/sumo?mediatype=photography&phrase=sumo&sort=mostpopular

H humanité

I introspection

J jeux

K KO

L lassitude

M maladie

Netflix https://www.youtube.com/watch?v=2jfAWYAG9YI

O ordinateur

P parole et parole https://www.youtube.com/watch?v=MM2k4kO_DPM

Q questionnement

R ramadan https://www.youtube.com/watch?v=jnJdXj3P26M

S starf’Allah

T tentation

U utopie ; unique

V virus

W WC

X xoxo

Y yoga

Z zoom https://www.youtube.com/watch?v=hvEH6ASSXWI

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11 avril 2020

Rire en confinement

ATELIER VENDREDI 10 avril 2020

Toujours sur le rire a la Raymond Devos

 

DOMINIQUE HEIL

 

Hier j’ai passé ma journée à croquer, croquer des radis, croquer des feuilles de salades, des bêtises, mais surtout croquer mes amis ;

 

Depuis que je confine, ma main s’est prise d’une envie folle de dessiner, de gribouiller, de colorier. J’ai installé mon atelier dans la chambre de Damien , chevalet, peinture et crayons plus ou moins gras.

 

Et me voila, au rythme de la journée aller retrouver les portraits de mes personnages.

 

Il y a les colorés, tous des têtes de femme, inconnues, mais si proches !

 

Je les appelle mes «  drôluches ». Elles ont pour dénominateur commun une bouche très expressive, rouge flamboyant, elles sont toutes échevelées, leurs yeux bleu, la plupart du temps, sont deux 2 bonbons dans leurs visages plutôt déjantés.

 

Il y les grisés, ce des portraits de mes amis, de mes proches et là, je ne m’amuse pas !

 

Ces personnes que je croyais bien connaître, se dérobent sous mon crayon, ma gomme les touche, les effleure, ...les retouche...

 

Que d’heures passées pour capter ce sourire que je connais si bien, que j’aime tant, cette expression qui leur est propre !

 

Bref je suis devenue une main qui dessine, qui peint, qui gomme qui redessine ...

 

Je ne sais si le confinement autorise ce genre d’activité, mais ce que je sais c’est que ces portraits , ces visages , sont tout- tout proches de moi, et que je ne me sens plus confinée grâce à eux !!!

 

Ecrire en tant qu’objet

 

J adore rencontrer les autres, et pour cela je me transforme au gré de mes utilisateurs..

 

Il y a ceux m’aiment gras, d’autres secs, certain m’aiment en couleur ; il y a ceux qui me prennent tels que je me présente, juste par opportunité. Il y a même ceux qui me mordillent.

 

Ce qui me plaît c’est que je partage leur vie, car grâce à moi ils expriment leurs idées, leurs pensées, ils écrivent des lettres pour le percepteur, pour leur bien aimé, ils rayent leurs rdv, notent leurs courses.

 

Enfin il y a les artistes qui dessinent la nature, les autres, leur maison, parfois faute d’inspiration, ils me laissent sur le côté, me rangent dans un tiroir, rares sont ceux, qui ne me retrouvent pas.

 

Je suis le Crayon, celui à qui vous pouvez tout demander, celui qui ne vous trahît jamais.

 

Je suis indélébile parfois, mais toujours présent pour pour répondre à vos rêves même en confinements des plus débiles !

 

 

 

 

 

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04 avril 2020

Rions et abusons du rire pendant le confinement

Spécial confinement

Rencontres hebdomadaires en ligne

 

ATELIER ECRITURE DU 3 Avril                   Thème » humour Raymond Devos « 

 

DOM.H

Exercice 1

Parler d’un objet d’une façon absurde

 

Une poubelle , c’est un objet indispensable et pourtant qui sert à jeter des choses non indispensables .

Si vous n’avez pas de poubelle vous ne pouvez pas vous débarrasser des objets que vous ne voulez plus, et c’est indispensable de jeter les choses dispensables.

Comment un objet indispensable peut-il engloutir les choses que l’on pensait indispensables la veille en les transformant en rien d’indispensable ?

Tout simplement parce que la poubelle est indispensable !

 

 

Exercice 2

 

Intégrer dans un texte des expressions avec le mot TÊTE

 

Mon fils me fait la tête depuis que je lui ai annoncé que ce soir nous j’avais préparé pour le dîner une tête de veau .

Il avait en tête depuis hier d’aller au restaurant en tête à tête avec moi, et cela me met la tête à l’envers .D’habitude il a la tête sur les épaules, et se creuse pas la tête.

Mais aujourd’hui, c’est une prise de tête, il marche dans l’appartement sans queue ni tête, il a une tête a claque et n’en fait qu’à sa tête.

Alors je le traite de tête de mule , et lui me traite de tête de veau !

Il me tient tête et je me tape la tête contre les murs

Je n’ai plus en tête que mon mal de tête !

Adieu ma tête de veau !

Vive le tēte à tête !

 

 

Exercice 2

Commencer par « actuellement », « sans dessus sans dessous »

 

Actuellement, tout est sans dessus dessous, on confine dans tous les sens ,

Dessous dessus, dedans dessus,dessous dedans ...

On fait les cons...les con.. finis ...les confinés

Finis les moments dessous les parasols , dessus les transats

,on finit par vivre en dessous de tout .

 

Tout est au dessous de tout ,

Tout est au dessus de nous.

Nous sommes sans dessus dessous

Souls de confinement,

Sans le sou

Sur le derrière,

Sous l’eau !

Comme des con..finés ....

06 mars 2019

La créativité avec un texte de Mère, Janv-fév 2019 Auroville Inde

Eloge de l’imagination

 

Je survole la plage et plus je m’élève, moins j’identifie les ronds des bidons, les carrés des maisons, les rectangles des autobus.

Je m’élève encore dans la lumière plus haut que les grands arbres que j’entends froufrouter à mon passage : » Regardez le bel oiseau rouge et bleu ! »

Je vais où je veux, je quitte la rue Montorsier, je survole la rue Gandhi, je tourne et tourne et dépasse le grand temple où j’aperçoit un pandit en prière. Je survole l’East Cost Road en direction du nord et je monte plus haut pour ne plus entendre le vacarme des klaxons.

Plus je m’élève et plus je m’allège, mais vient le moment où je me rends compte que je suis tout seul dans la lumière. Alors j’hésite à monter plus haut, sortir de l’atmosphère, dépasser la stratosphère pour me mettre en orbite dans le silence interstellaire.

J’aime trop le chant du vent dans les arbres, celui de l’eau vive des ruisseaux. Je me laisse porter par le courant d’air descendant et je me pose au bord de l’eau. Dans le reflet de l’onde pure, je ne vois rien. Devenu invisible et silencieux, je peux enfin commencer à regarder le monde tel qu’il est.

 

Pavillon de France. Christine. 23/01/2019

 

 

Eloge de la patience

 

La patience, de toutes les qualités humaines est la plus précieuse dès lors qu’il est question de relations entre les êtres. Savoir écouter jusqu’au bout sans interrompre ou savoir attendre son tour de bonheur.

C’est la patience qui permet d’accomplir son modeste travail quotidien, ou l’œuvre de toute une vie, dans les moindres et infimes détails jusqu’à son aboutissement.

Fille du calme et de la persévérance, elle répète le même geste artisanal, le même mot d’excuse ou de pardon, reste centrée sur son intention quoiqu’il arrive, au-delà de l’ennui et de la réprobation.

La patience est le plus beau cadeau à offrir à l’enfant qui fait ses premiers pas, ses premières tentatives, qui commence à déplier ses ailes pour quitter le nid douillet, et à s’offrir à soi-même pour attendre sereinement son retour.

La patience conseille de rester quand l’autre s’éloigne, quand le dialogue est rompu, quand la violence menace d’exploser, et de s’asseoir ensemble pour reconstituer, mot à mot, le puzzle des raisons d’espérer encore, en dépit des incompréhensions et des malentendus.

La patience est celle qui invite à rebrousser chemin jusqu’au lieu de notre fourvoiement.

Vertu archaïque dans ce monde de vitesse et d’exploits, la patience est l’autre nom de l’enracinement dans l’être.

Pavillon de France. Christine. 28/01/2019

L’oiseau :

Il s’est redressé, son coup s’est allongé, ses yeux perçants scruté la plaine et il s’est élancé de son rocher dans le vide. Volant, tournoyant audessus des arbres, traquant une proie, renversant un nid il a plongé sur le petit point qui hurlait de frayeur. Ses cris stridents retentirent. La plaine, les herbes se sont réveillées, le vent a soufflé, les fleurs ont dégagé leur senteurs. Etourdi, il a piqué du nez dans la marre.

Les enfants ont courru vers lui. L’ont sorti, L’eau avait fait son travail. Il ressemblait à un ballon. Les enfants se sont mis jouer, chaque coup de pied résonnaient dans sa carcasse, il avait très mal.

Petit Pierre s’est arrêté, l’a regardé, pris dans ses bras, peneau de ne l’avoir reconnu. Il l’a réchauffé, lui a parlé, est allé lui chercher à manger.

Un fois qu’il fut revigoré, Petit Pierre a grimpé sur son dos. Ils se sont envolé vers le pays où l’on n’arrive jamais. Ils ont traversé des plaines et des plaines, certaines étaient recouvertes de neige, de certaines s’élevaient des fumés et des cris, Ils ont grimpé aux somments de montagnes habillées d’un chapeau de neige pour enfin arriver audessus lieu.

De ’air, descendait des pepites d’or. Elles emplissait l’atmosphère. Les murs des maisons transparents laissaient voir des gens purs habillés de tuniques couleur or. Ils se sont posés sur le rocher face au soleil qui dominait le royaume. Leurs yeux ne pouvaient s’en détacher. Cette beauté emplissait leur cœur, le pénétrait, un monde nouveau leur apparaissait. La grande aventure.

Ann.R

 

 

13 novembre 2018

ATELIER d'écriture au MUCEM Visite de l'expo Ai Weiwei

Christophe MARTIN inspiré par l'expo du Mucem

 

Laurence et Michel

 

Laurence parcourut l’expo rapidement sans trop s’attarder devant les objets présentés. Michel, lui flâne et devant les deux gros savons posés au sol, Laurence frôle Michel du bras qui essaye de déchiffrer ce qui est écris dessus. Laurence ne s’arrête pas pour s’excuser.

Michel perturbé dans sa lecture, regarde Laurence qui lève les yeux au plafond sur la structure en bois colorée. Michel suit du regard Laurence dans ce qui peut bien l’intéresser dans cette structure gigantesque.

Les couleurs, la forme, les personnages accrochés ? ne trouvant pas, il ose demander à Laurence ce qu’il y a de tant captivant dans ces morceaux de bois multicolores.

-Que regardez-vous en particulier ?

Laurence surprise d’être accostée par un inconnu, elle le regarde du haut de son mètre quatre- vingt.

Que veut-il celui-là ?

Michel est tout penaud devant le silence de Laurence qui de ses yeux bleus, l’observe de haut en bas.

Michel essaye de relancer la conversation.

  • C’est coloré, n’est-ce pas ?

Laurence répond laconiquement.

  • Oui oui

Michel de nouveau engage la discussion en parlant, Laurence devient un peu plus attentive et commence à se poser et à apprécier de rester immobile.

En écoutant avec attention, Laurence est un peu apaisée et la voix de Michel lui enlève son stress envahissant.

Laurence se décide enfin à lui répondre.

  • Effectivement cette composition en bois est magnifique et j’aimerai l’avoir comme pergola sur ma terrasse de ma petite maison.

Michel sourit en entendant cela.

  • Je serais ravi de pouvoir vous construire une réplique de celle-ci et aussi colorée !

  • Pourquoi vous travaillez le bois.

Dit Laurence en pensant que Michel n’avait pas le look d’un travailleur manuel.

Michel en souriant lui montre sa carte de visite.

  • C’est moi l’artiste qui a conçu celle-ci !

 

 

 

14 mars 2018

Atelier a la galerie d'art des Citadines, Auroville, Inde

Janvier-mars 2O18

Dans le cadre de l'exposition sur la Genèse du Surhomme de Satprem

 

20180225_150848

 

Si vraiment nous voulons sortir du vieux monde;

Si vraiment nous avons décidé, au centre de nous-même, de nous connecter sur

l’oxygène du monde Nouveau - déjà en place, pas même à naître, mais existant.

Alors il nous faut intégrer l’oxymore. L’avaler, le digérer, le transformer. C’est une

question de vie ou de mort :

Tout ce qui croit dégringoler fait partie du vieux monde. Or ça ne dégringole pas :

ça se transforme. Tout ce qui croit dégringoler, c’est la vieille chenille qui ne sait

rien du papillon. Mais Toi, tu sais.

Tu es par-delà les limites du mental, et tu parles à cette pauvre petite chenille qui

vit qu’elle se meurt :

« Ce que tu prends pour une chute est, non pas une ascension, mais mieux encore : une

dé-couverte. Et cet étouffement ? Un élargissement de tes poumons. Tu es en train de

naître, petite chenille. Ton mental a tout mélangé parce qu’il n’a pas les bons yeux pour

voir. Regarde avec mes yeux, petite chenille qui contient le monde, qui contient Babel,

mais aussi la merveille.Accepte l’implosion de ce vieux monde emprisonnant et gris, et ris

avec moi : là, juste sous la surface, tu les sens, ces cascades d’or, qui te traversent à la vitesse

d’une lumière immobile ….. Respire…. Respire…. Respire …. To u t - v a -

b i e n . »

BB

 

 

Oeuvre choisie : Changement de vision - clé 8 ( Birgitta )

Mots : Visages - apparition - spontanéité - imagination - légèreté - perspective - liberté - monochrome - foule - voyage - temps.

 

 

La matière était informe, monochrome, certes mouvante mais vide de sens, non incarnée par quelque présence divine ou autre.

 

Ce mouvement ténu, empreint d’une légèreté celeste frétillait en attente d’une quelconque lumière, d’une quelconque apparition qui viendrait lui apporter un sens.

 

Il aurait fallu beaucoup de temps, d’imagination ou encore la spontanéité d’un tout petit enfant pour changer de perspective, se détacher d’anciennes formes et apercevoir enfin ces visages nouveaux, vivants de liberté et doucement composant une foule désireuse de voyages inédits.

 

 Claudine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clé 11 «  Tout est là « 

  

Phrase choisie : «  En fait la mort n’est pas «  de l’autre côté «  elle est ici, à chaque instant, elle est toute mélangée à la vie, nous la promenons partout avec nous et, parfois elle devient la mort.

 

 

Tout est là.

 

Tout est contenu dans tout dit-on..

 

Et de fait la mort n’est pas de l’autre côté elle est ici…

 

Lorsque nous nous levons le matin et jetons un coup d’oeil au monde qui nous entoure, on peut apercevoir toutes les peurs de la création.

 

Celle de la mort est particulièrement omniprésente, viscérale, elle nous imprègne jusque dans nos cellules.. elle est ici à chaque instant, toute mélangée à la vie…

 

«  Elle nous tient en vie «  !

 

On tente à chaque minute qui passe consciemment ou inconsciemment de l’apprivoiser. On imagine des histoires, on jette des sorts, on se propulse précautionneusement dans la matière, on en deviendrait presque superstitieux…

 

Mais rien à faire nous la promenons partout avec nous. Elle nous dirige, nous tourmente et nous dicte la marche à suivre.

 

Surmonter cette peur.. voilà un chemin bien attirant pour apaiser cette angoisse fondamentale, sourire avec bienveillance à cette vie mortelle, s’abandonner sans retenue d’aucunes sortes afin de dénouer cette emprise imaginaire et accepter enfin que parfois ou pas la mort devienne mort.

 

Claudine

 

 

Un jour peut être l'humanité sera prête a la naissance, à l'accouchement d'une nouvelle version du logiciel ancien, dépassé, démodé.
Un jour peut être l'homme pourra transcender, faire un saut évolutif pour accoucher d'une nouvelle forme de lumière, avec moins de densité,

 

Un jour peut être, s'extirpant de la brume, des schémas inconscients, se poussant hors des chemins rabattus du mental, l'homme dans une aspiration féconde, dans une aspiration profonde sortira de la gangue obsolète qui l'enferme et le réduit a sa tête

 

Un jour peut être viendra l'aube d'un nouvel homme apportant l'éclairage, sur tout un passé révolu, apportant l'amour, la beauté, la vertu et laissant de côté les mesquineries égotiques dépassées, superflues

 

Un jour peut être, l'homme poussé par les forces du bien, du bon, pourra dépasser son ombre dans les moindres recoins, il laissera alors émerger pour de bon sa véritable dimension toute entière d'or, de connaissances, de millions d'étincelles divines assemblées par la vibration cosmique d'un son

 

Un jour peut être, l'homme émergera de la pauvre enveloppe qui lui sert de prison, et sortira par transmutation une nouvelle énergie de vie, mariage de la terre et du ciel dans une intime union, indicible et précieuse

 

Un jour peut être l'homme se dira qu'il est temps d'en terminer des guerres internes et externes, qu'il est possible de jouer une autre partition sur cette planète en évolution

 

Un jour sûrement, l'homme qu'il le veuille ou non devra grandir ou disparaître c'est là son destin, sa mission

 

De là seule pourra partir la nouvelle ère qu'il est amené à vivre en harmonie avec l'univers à l'unisson en laissant de côté ses travers, perversions pour embrasser enfin le Divin en son sein avec passion

 

 Maggie, Chapitre 13 « Et après »

 

 

 

Extrait (n°2) « La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. »

 

Début (n°11) « Tout est là »

 Tout est là. Vivant enfin ! Respirable enfin ! Mais petit homme, pensant, spiritualisant, parfois puissant : tu refuses de voir. De toutes tes forces tu refuses de voir.

 

De quoi  as-tu peur ? De quoi meurs-tu de peur ?

 

Oui, voir, cest accepter de renoncer à ce vieux monde, celui qui ta été inculqué depuis des millénaires, dincarnation en incarnation, de corps en corps, fil après fil, molécule après molécule, ce monde tissé en toi, comme irréfutable et qui hurle en silence, au plus profond (crois-tu, petit homme) de toi : « ATTENTION ! DANGER ! Si tu renonces à moi, tu meurs pour lÉternité. »

 

Maisquest-ce donc qui meurt, sinon la mort ? La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. Et ce qui bouche la vue, cest elle : cest la vibration de mort de nos peurs, de notre petitesse, de notre enfermement dans une peau mal ajustée.

 

Alors, petit homme pétri de peurs et darrogance défensive : accepte enfin de saisir cette pelle dor et creuse, creuse, creuse au coeur de tes souffrances. Transforme tout en joie et tu verras : la merveille était là, sous tes pas. Si seulement tu savais.

 

Tu sais.

 

(BB)

 

 

 

J'ai peur de tomber, je n'ai jamais aimé les chutes, en aikido je tombais dans les pommes, en planche
à voile je m’agrippais au mât, au ski je cherchais le zéro chute.
Je n'ai jamais réussi a plonger la tête à l'envers, peur de perdre la tête?
Pourtant je l'ai perdue plusieurs fois, emportée par le vertige de l'amour, décapitée par une vague
déferlante trop puissante pour mes racines chancelantes.
Je cherche le déséquilibre fertile, celui qui laisse émerger la beauté du désordre créatif afin de semer
et cueillir les fleurs de l'île enchantée et de les partager dans une ronde légère et agile tels des
acrobates de la vie qui n'ont pas peur de perdre pieds car les liens les unissent au delà des
frontières.
Plus besoin de filet de sécurité le grand réseau universel qui nous relie mieux que n'importe quel
GPS en rebond nous donne l'élan vital ou confiant plus haut plus bas plus loin. Pas de limites a
l'horizon.L'errance est une itinérance pleine de surprises.Nous retrouverons toujours le Centre, le
creuset d'où jaillit la flamme de l'amour infini.


Karine, Chapitre 9 « Le Moi le Plus Grand »

 


Toi qui porte ton regard vers un espoir meilleur, futur aléatoire qui viendrait calmer tes peines,
panser tes blessures, t'apporter la joie qu'un enfant reçoit de sa mère.
Comment peux tu trouver une foi sereine si tu ne changes pas ton regard pour laisser apparaître le
vrai, le beau qui est en toi?
Si tu n'ouvres pas ton coeur pour laisser jaillir de toi le feu qui brûle tes peines ? Ouvre le voile de
l'illusion qui t'amène à la découverte de ta vraie nature en acceptant pleinement ton incarnation ou
involution dans la matière, pour rayonner la joie et la vérité dans le monde


Hubert, Chapitre 4 « La bifurcation »

 

 

 

Il n'y a pas d'encombrements ! Pas d'adversaires pas d'obstacles pas d'accidents, pas de choses négatives tout est suprêmement positif, tout nous fait signe, nous pousse à la découverte.
Tout est là. Nous sommes les fils de la mère. Il n'y a rien à faire que de se taire.
Chaque chute, chaque franchissement, chaque passage nous serre un peu plus pour mieux naître.
Chaudement confiner dans le ventre rassurant, nous attendons notre heure.
Je n'aime pas ce Nous que je ne connais pas. Qui extériorise l'être. L'homme est fait à l'image de dieux, n'est ce pas ?

Mais de quel homme parle-t-on ? D'il, d'elle, de vous, de nous ? Qui est ce nous, toi et moi ?

Moi, je connais un peu, mais toi, que sais-je de toi, hein dis moi !


Je suis dans le ventre depuis huit mois et deux semaines. Ils m'attendent tous là haut. Il ne savent pas que nous étions deux.
Il n'y a pas d'encombrement, mon double s'est dissoud. Il s'est offert, sacrifié, pour me laisser l'espace.
Je flotte maintenant dans ce ventre devenu serré. Tout me tient, me carresse, me masse. Je me nourris de lui et d'elle.
Toi, tu es maintenant moi, nous formons 1.
1 plus 1 fait toujours 1. Quelle formidable découverte.
Je suis le yin, tu es mon yang, je suis la terre, tu es mon ciel, je suis la lenteur, tu es la vélocité, la légèreté et le haut.
A nous deux nous formons l'être parfait. L'être divin.
Je le sais maintenant. Je sais aussi que cette mémoire là disparaîtra et avec elle ton cadeau merveilleux.

Etait-ce nécessaire ?
Les vagues se font de plus en plus pressentes. J'entends l'agitation du dehors. Les rales, les consignes, les encouragements.
Cela serre si fort.
Ça y est je suis propulsé, malaxé, tiraillé. Ma tête est ceinte d'une couronne chaude et solide. Je butte.
Tous mes liquides sont comprimés, jusqu'à l'éclatement.
Je glisse.
Quel formidable sensation d'être pressé, déjà aimé et attendu pour le grand oeuvre.
C'est si agréable. Je prends une dernière fois, connaissance de chaque particule de mon être.
Chaque cellule se présente à moi avant le grand oubli.
Une impulsion et me voilà le bec ouvert. Je respire à plein poumon.
Qu'en pense les citrons ?                                                                     Anne. H

 

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16 septembre 2017

La nouvelle

Trois Nouvelles

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Véronique .Renard - septembre 2017


Marinette

Marinette, poissonnière sur le Vieux-Port de Marseille, attendis, ce matin de septembre, en vain son
mari.
L'étale était vide et les clients nombreux.
Le bateau de Félix fût retrouvé deux jours plus tard, dérivant au large de la Côte Bleue.


Félix


Félix, pêcheur à Marseille depuis 25 ans, une nuit de septembre décida de prendre le large, de
disparaître.
Adieu Marinette, adieu sardines et daurades, Félix veut vivre la vie.
Félix voyage.
Un soleil cuisant déjà haut dans le ciel, le cri d'une mouette, le sable mouillé, froid et râpeux. Félix
étend ses bras, ses jambes, rampe un peu plus haut là où le sable est sec, doux, chaud.
Pourquoi, pourquoi ? j'ai fait ça ? Pourquoi avoir changé de cap à cinq heure du matin ? Avoir tiré
tout droit vers l'ouest ? Avoir suivi le vent ?
J'ai pas réfléchi se dit Félix, j'en ai toujours eu envie mais là c'est sûr j'ai pas réfléchi.
Et puis au large de Sète, j'ai quitté le bateau, le Malo, un beau bateau, j'en ai toujours pris soin, c'est
mon gagne-pain mais aussi mon compagnon de tous les jours depuis 25 ans.
Je le bichonne, je le repeins, je lui parle même : quand le poisson ne vient pas, quand Marinette me
prend la tête.
Oui, je suis descendu, je l'ai laissé, je l'ai laissé dériver, qu'il fasse un peu ce qu'il veut aussi… Avec un
peu de chance on le retrouvera avant qu'il ne se fracasse sur les rochers, sinon tant pis…
La plage est déserte, on est en semaine. J'attends un peu et puis je me lèverai et je marcherai vers le
nord, loin de la mer, du soleil, du sable, des poissons. Tout droit, j'irai vers le ciel gris, la pluie, les
champs de blé.
Marinette était jolie à 20 ans, gaie comme un pinson. Et puis des années ont passé, elle s'est
racornie, renfrognée, pour devenir un reproche permanant. Du matin au soir elle critique, elle râle…
J'en ai marre de Marinette, et je ne veux rien expliquer, ça servirai à quoi ?
Non je vais plutôt marcher vers le nord.
Une sirène, des cris, une voix d'homme : "on l'a retrouvé !!! On l'a retrouvé !!!"
Des mains saisissent le corps de Félix, le hisse sur un brancard.
Une femme se précipite, un pompier la retient : "Attendez Madame, laissez le respirer…"

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