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Les Baladantes
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11 janvier 2012

A la recherche du temps proustien

"....en me remplissant d'une essence: ou plutôt cette essence n'était pas en moi, elle était moi."

Elle, la centenaire, l'aïeule, la déclinante, l'ascendante, avait un regard vif.

Ses yeux semblaient être deux puits illuminés.

On pouvait choisir de s'arrêter à leur éclat.

Sinon, on pouvait plonger dans leur profondeur. Ce qui se passait alors, n'est certainement pas de l'ordre du transmissible. Mais je voudrais en parler, cerner l'émotion ressentie.

Un regard, comme un forage du dedans.

Un regard aux innombrables strates .

 

Elle, la toute frêle, la toute ridée, l'ancienne, ...  Son regard est voyage sédentaire.

Que racontent ses yeux, braises vivantes? Ils nous content la terre, la terre enfouie, la terre aïeule.

La sueur-courage, les deux guerres traversées, les bouleversements du monde.

Chaque naissance et chaque deuil.

Regard-grand âge, aux longues racines. Pépites de malice.

1899-1999! Un siècle vécu! Rien ne vacille!

Qu'a t-elle tissé, la vieille, de ses brindilles rescapées?

Qu'a t-elle rassemblé de ses nids démolis?

Qu'a t-elle tenu, serré contre elle, pour ne jamais oublier?

 

Elle nous regarde: ses yeux, deux petites fenêtres éclairées par son âme.

Des portes où l'on se reconnaît, miroirs au tain ancien.

Des lumières qui racontent; qui se taisent.

Visage tout ridé, tout fripé, comme une pomme oubliée, retrouvée.

 

Elle regarde, l'aïeule centenaire,

inlassable!

Encore à l'ouvrage, ses mains crochètent ou tricotent.

Elle entremêle les fils colorés et,

elle brode l'in-fini de sa vie incroyable.

                                                                                                                     Sabine Rimaud

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27 novembre 2014

Cycle d'ateliers de méthodologie, Auroville, France

 

Automne 2014

Le Pavillon de France, Auroville, Inde  organise un cycle d’ateliers  de méthodologie animée par Florence, qui propose de réunir une dizaine de participants, pour écrire au fil de la plume, selon l'humeur et les  rencontres.

3 thèmes développés

      Ecrire un roman jeunesse

      Ecrire une nouvelle policière

      Ecrire son autobiographie

  

 

TAJ                           13 Décembre 2014

Une nouvelle autobiographique

Péripétie angélique et rugueuse. Le regard ardoise, baba de stupeur hardie. La margoulette lancinante tourmentée par des quenottes persévérantes. Les cuissots amers des griffures de la paille jonchée. Des gouttelettes en arc-en-ciel roulent  des feuilles. Pucerons, coccinelles et limaces comme à la parade. À contrecœur, une tige tendre cède la toupie de jade laiteuse à ma fouille potelée, présomptueuse.

L’akène, délicatement velue, cabossée de graines effilés, me remplit la pogne. Je renifle, je flaire. Le bouquet frais, sobre et immature demeure absent au répertoire. Bizut, me voilà transporté d'une émotion verte. La collerette en étoile me grattouille le nez. J'ambitionne absolument au goût, à l'établissement de la postérité. Je loge le zinzin dans mon suçoir, main aplatie sur le groin. Motivé, je mâchouille de tous mes crocs redoutables qui effleurent à peine.

La chose coriace ne se prête aucunement aux assauts énergiques des mandibules.  La salive coule abondante, charriant une âpreté et une aigreur inconnues. Une rivière de bave sort de son lit, inonde le menton puis le cou. Les grains rêches s'estampillent dans le malabar des muqueuses, soulageant miraculeusement le calvaire de la mâchoire en bourgeon. Tout de go j'abandonne le machin pour confirmer que ceux que j’aperçois, là, auront le même effet salutaire. Me voilà qui débroussaille les bidules à tours de manche, un premier, puis un autre, et un autre et encore un autre...

Et maintenant, la voix adolescente et familière résonne au dessus de ma tête :

« Ah te voilà coquin ! Viens on rentre. »

Les mains chéries, tendres et fermes m'attrapant sous les ailerons et en une envolée me rendre à mon trône légitime. Juché en maître absolu, je règne dominant le monde de ma puissance, le doux visage rassurant de Miche tout près du mien.

« Regarde un peu dans quel état tu t'es mit, fripouille ! »

LE BONHEUR !

17 janvier 2016

Bonne année 2016

 

Bonjour et bonne année 2016,

Que la joie inonde ton coeur de bonheur, comme un soleil illumine la part sombre qui voile ton âme créatrice,
Qu'un sourire transforme la face morne de ton quotidien laborieux et parfois humiliant, en une splendide lune, brillant de tous ses feux, passionnés et créateurs.
Que la Lumière t'éclaire de sa puissance éblouissante, qu'elle te révèle à toi-même, comme un écho qui te renvoie ta propre voix pour que mieux tu t'entendes.
Que ton être s'ouvre et s'épanouisse, comme le lotus aux mille pétales d'arc-en-ciel, joyau surgit des boues de la Création même, symbole magique de la transformation intérieure vers ton âme vraie et magnifique.
Que ton coeur, comme un soleil magnifique, incendiant de sa lumière purifiante, brûlant de son Feu Divin, toutes les scories de ton passé obsolète.
Que ta vie soit le vent qui souffle son inspiration, dans les voiles de ton vaisseau de papier, et que les éclats d'écume s'impriment comme des lettres humides sur les pages de ta vie à venir.
Que ta parole soit impeccable, en tous lieux et circonstances, pleine de cette compassion et de cet Amour Inconditionnel, comme un phare puissant, face à la parfois sombre réalité de la vie.
Que la puissance de tes mots, boulerverse le coeur durcit de l'homme, perdu dans les turbulences de sa vie d'esclave moderne.
Que ton regard, comme un faisceau cosmique, perce la carapace de la misère humaine et de la violence quotidienne, pour y voir surgir toutes les beautés de l'âme humaine.
Que l'Amour soit ton guide, en toutes circonstances.
Que l'Amour soit la clé, de celle qui ouvre toutes les portes aux serrures rouillées par la peur et le doute.
Que l'Amour soit ton âme, pour combattre les ennemis de la paix et chasser les fantômes de nos peurs anciennes.
Que ton amour puissant transforme ton passé de misère en compost merveilleux, que tu répandras dans ton jardin d'aujourd'hui pour y voir pousser les fruits de ton futur.
Que l'Amour soit ton guide.
Que l'Amour soit.
Amen et Alleluia

 

                                                          VERONIQUE J.

11 avril 2020

Rire en confinement

ATELIER VENDREDI 10 avril 2020

Toujours sur le rire a la Raymond Devos

 

DOMINIQUE HEIL

 

Hier j’ai passé ma journée à croquer, croquer des radis, croquer des feuilles de salades, des bêtises, mais surtout croquer mes amis ;

 

Depuis que je confine, ma main s’est prise d’une envie folle de dessiner, de gribouiller, de colorier. J’ai installé mon atelier dans la chambre de Damien , chevalet, peinture et crayons plus ou moins gras.

 

Et me voila, au rythme de la journée aller retrouver les portraits de mes personnages.

 

Il y a les colorés, tous des têtes de femme, inconnues, mais si proches !

 

Je les appelle mes «  drôluches ». Elles ont pour dénominateur commun une bouche très expressive, rouge flamboyant, elles sont toutes échevelées, leurs yeux bleu, la plupart du temps, sont deux 2 bonbons dans leurs visages plutôt déjantés.

 

Il y les grisés, ce des portraits de mes amis, de mes proches et là, je ne m’amuse pas !

 

Ces personnes que je croyais bien connaître, se dérobent sous mon crayon, ma gomme les touche, les effleure, ...les retouche...

 

Que d’heures passées pour capter ce sourire que je connais si bien, que j’aime tant, cette expression qui leur est propre !

 

Bref je suis devenue une main qui dessine, qui peint, qui gomme qui redessine ...

 

Je ne sais si le confinement autorise ce genre d’activité, mais ce que je sais c’est que ces portraits , ces visages , sont tout- tout proches de moi, et que je ne me sens plus confinée grâce à eux !!!

 

Ecrire en tant qu’objet

 

J adore rencontrer les autres, et pour cela je me transforme au gré de mes utilisateurs..

 

Il y a ceux m’aiment gras, d’autres secs, certain m’aiment en couleur ; il y a ceux qui me prennent tels que je me présente, juste par opportunité. Il y a même ceux qui me mordillent.

 

Ce qui me plaît c’est que je partage leur vie, car grâce à moi ils expriment leurs idées, leurs pensées, ils écrivent des lettres pour le percepteur, pour leur bien aimé, ils rayent leurs rdv, notent leurs courses.

 

Enfin il y a les artistes qui dessinent la nature, les autres, leur maison, parfois faute d’inspiration, ils me laissent sur le côté, me rangent dans un tiroir, rares sont ceux, qui ne me retrouvent pas.

 

Je suis le Crayon, celui à qui vous pouvez tout demander, celui qui ne vous trahît jamais.

 

Je suis indélébile parfois, mais toujours présent pour pour répondre à vos rêves même en confinements des plus débiles !

 

 

 

 

 

16 septembre 2017

La nouvelle

Trois Nouvelles

.
Véronique .Renard - septembre 2017


Marinette

Marinette, poissonnière sur le Vieux-Port de Marseille, attendis, ce matin de septembre, en vain son
mari.
L'étale était vide et les clients nombreux.
Le bateau de Félix fût retrouvé deux jours plus tard, dérivant au large de la Côte Bleue.


Félix


Félix, pêcheur à Marseille depuis 25 ans, une nuit de septembre décida de prendre le large, de
disparaître.
Adieu Marinette, adieu sardines et daurades, Félix veut vivre la vie.
Félix voyage.
Un soleil cuisant déjà haut dans le ciel, le cri d'une mouette, le sable mouillé, froid et râpeux. Félix
étend ses bras, ses jambes, rampe un peu plus haut là où le sable est sec, doux, chaud.
Pourquoi, pourquoi ? j'ai fait ça ? Pourquoi avoir changé de cap à cinq heure du matin ? Avoir tiré
tout droit vers l'ouest ? Avoir suivi le vent ?
J'ai pas réfléchi se dit Félix, j'en ai toujours eu envie mais là c'est sûr j'ai pas réfléchi.
Et puis au large de Sète, j'ai quitté le bateau, le Malo, un beau bateau, j'en ai toujours pris soin, c'est
mon gagne-pain mais aussi mon compagnon de tous les jours depuis 25 ans.
Je le bichonne, je le repeins, je lui parle même : quand le poisson ne vient pas, quand Marinette me
prend la tête.
Oui, je suis descendu, je l'ai laissé, je l'ai laissé dériver, qu'il fasse un peu ce qu'il veut aussi… Avec un
peu de chance on le retrouvera avant qu'il ne se fracasse sur les rochers, sinon tant pis…
La plage est déserte, on est en semaine. J'attends un peu et puis je me lèverai et je marcherai vers le
nord, loin de la mer, du soleil, du sable, des poissons. Tout droit, j'irai vers le ciel gris, la pluie, les
champs de blé.
Marinette était jolie à 20 ans, gaie comme un pinson. Et puis des années ont passé, elle s'est
racornie, renfrognée, pour devenir un reproche permanant. Du matin au soir elle critique, elle râle…
J'en ai marre de Marinette, et je ne veux rien expliquer, ça servirai à quoi ?
Non je vais plutôt marcher vers le nord.
Une sirène, des cris, une voix d'homme : "on l'a retrouvé !!! On l'a retrouvé !!!"
Des mains saisissent le corps de Félix, le hisse sur un brancard.
Une femme se précipite, un pompier la retient : "Attendez Madame, laissez le respirer…"

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18 février 2017

Festival du féminin, Auroville 2017

ETRE  FEMME?
La femme, un océan en mouvement
Être une femme, c'est laissé les vents et marées aller et venir dans notre vie sans ne pouvoir rien retenir ou contrôler. Aucun de ces états ne sont permanents. L' océan est en perpetuel mouvement, changement et il regorge d'un infini de possibilitées.
Parfois la joie déborde et parfois un courant froid remonte à la surface comme une peur qui émerge de nos profondeurs. Parfois elle est calme et paisible et parfois elle est toride et déchainée.
Tous ces cycles perpétuel de l'eau; mort, transformation et renaissance .. pour toujours être une partie de l'océan, de ce grand tout dans toutes ses formes.
                                                                                                                                                                 SANDRA
23 octobre 2015

Nous sommes sensibles aux couleurs

Choisir une couleur, écrire son ressenti.

Le Noir

Mais qu'est-ce que le noir ? Qui y a-t-il dans cette anti-couleur ?

Le plumage du corbeau, présente une variation étonnante de bleus, de verts, de mauves et de violets qui juxtaposés donne bizarrement un effet d'absence de couleur, un noir intense enfanter de toutes les couleurs.

Dans mon métier quand on veut rendre le noir  absolument opaque pour en faire un noir 'riche', on y rajoute par dessous une légère trame de Cyan ou de Magenta. Cet accent de couleur viendra 'clore' les pores du noir appliqué en surface. N'est-il pas paradoxal que le noir qui empreint l’œil d'un champ d’obscurité absolu, dépende intimement pour son dessein des couleurs qui en forment l’antithèse ? Le mystique y reconnaîtra l'humour du Dieu créateur, le pragmatique l'intelligence du cosmos.

J'ai toujours envié les gens à la peau sombre, pour ce que les vêtements  de toutes les couleurs les siéent indifféremment... sauf peut-être le noir.

 

 

Écrire un texte autour d'une couleur.

À propos du rose

L'autre jour, je me remémorais cette lubie de l'enfance quand nous inventorions, tout ce que nous en étions convaincus, nous singularisait les uns des autres. De nos goûts nous avions fait un miroir à partir duquel nous présumions observer les reflets du caractère de chacun.

Pendant la recréation, dans la cour ou sous les préaux, aux anniversaires, à l'heure du goûter, le mercredi chez les copains, au tennis ou à l’équitation nous n'avions de cesse de nous questionner les uns les autres: « C'est quoi ton animal préféré ; ta voiture préférée ; ton héros ; ton chanteur ; ta saison ; ton jour ; ton pays ; ton gâteau ; ton bonbon ; ton jeu ; ton équipe préférée ? » Mais dominant toutes les autres interrogations il y avait l'absolue sainte patronne des investigations : « C'est quoi ta couleur préférée ? »

Cette question m'embarrassait beaucoup et me plongeait intérieurement dans une perplexité acerbe. En effet aucune des couleurs de l'arc-en-ciel ne s'imposait à moi avec autorité ou évidence, mes réponses changeaient donc souvent, et il me semble bien que toutes manquaient d’enthousiasme et de conviction.

Me laissant porter aux inclinaisons de ma mémoire musarde et de mon esprit songeur, je me pris tantôt à envisager quelle réponse je ferai présentement à cette question. En considérant l'hypothèse, j'ai découvert un clair-obscur qui bride mon élan, qui désavoue mon ressenti. Aujourd'hui encore je conçois les mêmes scrupules à répondre que j'en avais à l’âge tendre.

J'aimais le rose, au demeurant celle-ci reste ma couleur favorite. Mais les conventions, dont par ailleurs j'endossais tout de go la croyance, énoncent un autre axiome : Les garçons se doivent de choisir le bleu, les filles le rose ? Faire état de ma préférence m'aurais à coup sûr valu la désapprobation de mes camarades. Sans doute ressentais-je instinctivement le danger dans lequel me plaçait le paradoxe de mon choix ? Évidement, j’évitais l'ostracisme en suivant mon instinct, en taisant mon sentiment.

Et voici qu'à présent les griffures et les craintes de mon enfance refont surface. Effectivement, je prends encore le parti d'un effacement prudent et je constate que mes couleurs de prédilection se trouvent aujourd’hui diamétralement à l'opposé de mon rose chéri. Dés lors toute réponse que j'apporterai à la question constituerait une vérité tronquée qui m'interdit l’éloquence affirmative.

J'aime l’énergie du rose, sa jeunesse, sa douceur et toute la symbolique de romantisme chevaleresque qu'il évoque. Par contre au quotidien quelle galère !  Pour un garçon, choisir le rose revient à se livrer en pâture à une méchanceté dérivée de préjugés absurdes et rétrogrades. En société on affuble couramment d'étiquettes homophobes les hommes partial au rose. Pour autant, taxe-t-on de saphisme une femme qui affiche une préférence pour le bleu​ ? Tout le monde sait que les garçons naissent dans les choux et les filles dans les fleurs. Quant aux homosexuels, vous l'aurez deviné, ils naissent dans les choux-fleurs.

Le code vestimentaire masculin accorde au rose une place très restreinte. Rien ne s'oppose à une chemise rose coquille d’œuf voire même cuisse de nymphe sous un costard gris ou une cravate rose cerise portée sur une chemise bleue nuit. Imaginez maintenant un homme chaussé de baskets rose bonbon, un foulard rose fuchsia noué au col et revêtu d'un costume rose malabar sur une chemise jaune souffre. Avouez que comme moi, vous avez involontairement imaginé cet individu efféminé, ambiguë peut-être aussi sodomite. Dois-je rapporter ici les épithètes dont les 'braves gens' calomnieront notre homme, les bons mots qu'ils trouveront pour dénigrer son héroïsme – franchement arborer un tel accoutrement en société indique assurément une personnalité courageuse doublée d'une âme intrépide, triplée d'un cœur fier. Michel Polnareff s'estima contraint d'attester d’une évidence en chantant « Je suis un homme ». Cette profession de foi fut-elle nécessaire en raison des boucles exubérantes de sa chevelure dorée ou bien à cause de la paire de lunettes blanche – autre couleur féminine – juchée sur son nez ? Lopette, pédale, tantouze, tapette, tafiotte, frégate voilà quelque uns des quolibets qui fusait dans les salons à son propos. Ce vocabulaire peu employé par les invertis ou les voltairiens, demeure aujourd'hui encore tristement familier à l’armée des moralement bornés, des cérébralement limités. Bien-sûr il se peut que notre ami soit un milliardaire, que sa fortune le place au centre d'un théâtre consacré au politiquement correct, ou encore que les faveurs qu'il lui sied d'accorder le protège du franc parlé de son entourage à défaut de l'épargner de sa bêtise.

Si je vibre harmonieusement avec les nuances et la truculence du rose, je constate que ma garde robe en fait le démenti. Quant bien même les astrologues chinois me décerneront le signe du cochon – animal rose par excellence – j’évite néanmoins de partager cette préférence esthétique, à moins de me trouver en compagnie fiable et bienveillante. Au travail, à la fête de l’école, pour aller au spectacle ou faire les courses je me détourne du rose en faveur de tons plus conformes. Quand je m’apprête pour de telles occasions, mes couleurs de choix seront le noir, le gris et le bleu. Sagement mes appendices électroniques sont de couleur argentée.

                                                                                                                                            TAJ

27 janvier 2014

Atelier d'écriture sur l'Inde

Des images de l'encens et une musique envoutante pour cet atelier spécial Inde

 

 Z’Oiseau commença une prière compliquée en tamoul qu’il me demanda de répéter après lui. Je trébuchais sur les mots, me perdais dans l’entrelac des phrases, terrorisé à l’idée d’offenser nos dieux.

Ici Mariamen, la déesse mère, au centre de l’autel, environnée de lampes qui luisaient dans la semi-obscurité, là Aiyanar Sasta, sur son cheval, brandissant son sabre vengeur, plus loin Kannavédi au faciès d’éléphant et Katavarayen, tous peints en jaune, hormis le blanc Aiyanar Sasta.

“Ils sont fâchés contre nous… murmura Z’Oiseau, alors, il faut sans cesse les apaiser, sinon…”

“Pourquoi les dieux sont-ils fâchés contre nous ? fis-je, rassemblant tout mon courage.

- Ce serait trop long à expliquer. Une autre fois ! Enfin, si tu veux vraiment savoir… eh ben...................A vous de poursuivre

He ben!
He ben! Je n’en sais rien.
Sont-ils fâchés contre les animaux? Je ne crois pas. L’éléphant et le buffle peuvent bien se rouler
dans les eaux sacrées des fleuves de montagne, les singes et les lézards batifoler sur les ruines des
temples dans la jungle. Point de colères des dieux.
Sont-ils fâchés contre les arbres et les fleures? Ho! que non. Le lotus au grès du courant dérive
doucement, le cocotier et l’hibiscus se balancent innocents au souffle du vent. Les dieux sont
bienveillants.
Sont-ils fâchés contre les pierres? Nullement. Les mille cailloux du chemins guettent chaque pas du
voyageur, les vagues outre-mer roulent le galet blanc et le sable doré, et les pierres précieuses
reflètent à l’infini la lumière des astres du jour et de la nuit, et je vois les dieux sourire.
Les dieux ne sont pas fâchés contre nous, pourquoi le seraient-ils?
Les pierres servent à construire des temples, à sculpter des images, à orner des sanctuaires. Les
fleurs et les feuilles décorent l’entrée des lieux sacrés, qui sont gardés par tout un panthéon
d’animaux.
Alors tout est bien, je peux sourire, la voie est là devant moi, les dieux ne sont pas fâchés, puisque
je suis à ma juste place, tout comme l’éléphant, le lotus et le cristal, et les dieux eux-même à leurs
places.
Godestrum, godestrum, godestrum... ad libitum.

Frédéric

 

 

           Une volute bleutée m'empêchait de voir nettement la jeune femme au sari jaune safran assise devant moi. Une musique lancinante me transperçait le corps transformant mes organes en caisse de résonance. Quelques paillettes voletaient dans l'air saturé d'encens.
Pourquoi Banou avait-elle été si jolie que Katavarayen, le dieu des moissons en était tombé follement amoureux ? Ayamas Sasta n'avait pas supporté qu'un Dieu puisse tomber amoureux d'une mortelle et avait engagé un combat incessant contre Katavarayen, ne réussissant qu'à envenimer la situation et à semer la zizanie car les Dieux lassés de ce combat qui durait depuis des années prirent partie pour l'un ou l'autre et s'engagèrent dans la bataille. Le domaine paisible des immortels se transforma en champs de bataille monstrueux qui donna aux humains un spectacle déplorable de la conduite des Dieux.

Banou, jeune fille fraîche et radieuse se fana au fil des ans. Elle avait accepté de rester libre pour un immortel et l'attente lui devenait insupportable. Des rides se creusèrent avec le temps, ses yeux perdirent leur éclat joyeux. La solitude lui pesait, elle désirait tellement une famille. Les Dieux se battaient encore et encore loin de la réalité de sa vie d'esseulée. Sa voisine aussi dévastée qu'elle car elle venait de perdre son mari construisit son bûchée de veuve. Banou la rejoignit alors que le village était réni pour allumer les premières brindilles. Elle attrapa la main de la veuve pour se donner du courage et elles s'élancèrent d'un seul élan aux milieux des flammes.

L'annonce de la mort de Banou arrêta net les combats des Dieux qui se sentirent peu respecter par une humaine qui avait eu l'audace de contrer le désir de l'un des leurs, leur colère gronda et gronde encore.

F.

21 décembre 2012

Nouvelles

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens au collège marseilleveyre 2011-2013

Noël

Ca y est, le moment est enfin arrivé, nous nous précipitons mon frère et moi sous le sapin croulant de paquets. Après avoir déballé les miens, j’observe mon petit frère de six ans attraper une grosse boîte bleue, ornée d’un gros nœud rouge. Des étoiles dans les yeux il déchire férocement le papier… (choisissez votre suite)

Suite 1  ….et sort alors un camion rouge flamboyant. Il pousse un cri de joie. Après l’avoir sorti de sa boîte, il parcoure  tout le salon à quatre pattes, tel une serpillère, en traînant son camion de pompier flambant neuf. Je me souviens qu’à son âge, j’ai connu la même joie lorsque je déballais mes cadeaux, un bonheur si simple que de découvrir un camion ou une poupée emballée près du sapin.

Suite  2   ….et sort un petit tas de tissu rose à paillettes, son sourire s’efface brusquement. Je m’approche lentement de lui pour mieux voir, deux jolies poupées Barbie tout en strass et en paillettes scintillent dans ses mains. Il les jette alors au loin en faisant la moue, puis en hurlant son mécontentement. « Le père Noël a du se tromper » le rassurais je d’un air faussement désolée. Mais son énervement était déjà passé, il jouait avec le beau camion rouge déballé quelques minutes plus tôt.                                        SAHRA

 

Mon petit frère les yeux ébahis ouvre son cadeau….(choisissez votre suite)

Suite 1  …. Il en sort alors un magnifique camion rouge. Il ne devrait pas être offert à un enfant de six ans, il m’a l’air si fragile, si dangereux. Quoique c’est plutôt mon frère le danger. Je suis prête à parier que dans un mois ce ne sera plus qu’un tas de pièces détachées. D’autant plus que pour un garçon de son âge, les camions rouges ne restent pas en décoration sur un meuble, ce qui devrait être la véritable utilité de cet objet majestueux.   

Suite 2     ….Et voilà que son regard change d’émotion. Je découvre dans la boîte une poupée Barbie. Le voilà vexé, c’est une atteinte à sa virilité de petit garçon. Alors maintenant il râle. Je ne peux pas dire qu’il fait un caprice puisque c’est une bonne raison. Il se met à pleurer, pour lui le père noël s’est trompé de maison. 

                                                                                                                                           JULIETTE

Version 1    Quand il ouvrit son cadeau, son visage s’illumina. Cette fameuse petite voiture en plastique qu’il voulait, il l’avait repéré dans un magasin près de la maison. Il sauta de joie, tout fou, elle ressemblait à ces voitures que l’on voit dans les films d’action tel James Bond ou autres. Je ne vois pas pourquoi il voulait absolument l’avoir, il en a tellement déjà mais il est heureux, tout content d’avoir sa petite voiture rouge qui roule.
Version 2    Ah, ah, quand il ouvrit le cadeau que je lui ai offert pour Noël, quelle satisfaction. Des barbies ! C’était vraiment une idée géniale. Il avait l’air vraiment déçu, même peut-être les larmes à l’œil mais il fallait bien que je me venge. Le jour de mon anniversaire il avait mis dans un sac son araignée qui était sensée être mon cadeau alors qu’il sait très bien que je ne les supporte pas. La vengeance est un plat qui se mange froid !

                                                                                                                                                JULIE

Version 1       Je regarde  mon frère aux pieds du sapin illuminé. Il se jette sur les cadeaux comme si c’était la première fois de sa vie qu’il en recevait. Il déchire en lambeau le papier cadeau. C’est une panoplie de petites voitures. Ses yeux se sont illuminés. C’était pile ce qu’il voulait. J’ai souri quand il s’est retourné vers moi. Je trouvais ces voitures sans intérêt mais pourtant j’avais retourné ciel et terre pour les lui acheter. J’avais pensé à son bonheur, pas au mien. J’étais heureuse de le voir gambader son camion de pompier à la main, c’était son préféré, en hurlant pour faire la sirène. A table il n’avait toujours pas lâché son camion. Il voulait à tout prix boire une gorgée de ce liquide rouge dont tous les adultes semblaient boire mais il se faisait refouler à chaque fois. Alors il est venu vers moi, il m’a supplié et discrètement je lui en ai donné. Il m’a dit «  t’es très gentille mais le père noël il l’est plus parce qu’il m’a apporté ça. J’ai souri, j’étais heureuse.

Version 2    Aujourd’hui c’est Noël. C’est avec la plus grande joie que j’ouvre mes cadeaux. J’arrache le papier cadeau et en même temps j’imagine ce que le père Noël m’a apporté, un camion, mon déguisement de Superman, mon pistolet ? J’ouvre et je vois ….une poupée !!!! Je regarde ma famille, mes yeux se remplissent de larmes, je cours dans ma chambre et jette la poupée par terre en l’écrasant. Allongé sur le lit je maudis le père Noël. Il est si méchant ! Mon cœur va exploser, je ne sais pas pourquoi le père Noêl a fait ça. On m’appelle alors lentement je descends…Je vois ma jumelle avec la poupée en train de jouer  et ma maman qui me tend un cadeau, avec la joie je m’étais trompé de paquet. Alors reniflant, j’ouvre mon cadeau, je m’attends à un déguisement de princesse mais d’un coup mes larmes sèches et mon sourire revient, mon déguisement de Superman.                                                                                                          CORALINE

CONTES DE FEE

Quand 2 personnages de contes de fée se rencontrent :

 

Lorsque Simplet se rendit compte que sa toute petite maison était entourée de ronces toutes plus piquantes les unes que les autres, la panique le prit mais dans l’incapacité de crier, un petit couinement sortit de sa bouche. Après s’être calmé, Simplet chercha un moyen de se faufiler entre les ronces et trouva enfin un trou où s’engouffrer.

Quand il poussa  la porte de sa maisonnette, il vit une jeune femme grande et blonde allongée sur le sol. Au début il crut qu’elle était morte mais la rougeur recouvrait encore ses joues aussi Simplet chercha par tous les moyens à la réveiller mais rien n’y fit. Lorsqu’il trébucha sur une cuillère qui se trouvait par terre, ses lèvres se collèrent sur celles de la belle blonde qui se réveilla aussitôt. Tout rouge et tout gêné, Simplet ne s’avait plus où se mettre.                   

                                                                                                            Coraline

 

 

John Smith était grand, était blond, était anglais et surtout était énervé ! Cela faisait bien trois quart d’heure qu’il l’attendait, elle, sa princesse. Il l’avait rencontré sur le site « Disneylove »

Ils correspondaient tout deux depuis quinze mois et désiraient enfin se voir. La photo de profil de sa belle désignait une image de la belle au bois dormant, du genre de celle que l’on voit dans les contes ? Au début il avait ri en la voyant. Puis il s’était demandé si elle n’était pas du genre de ces filles  prétentieuses qui se prennent pour des princesses, ou qui croient  au prince charmant !

John portait encore sa couronne de l’épiphanie sur la tête, ce qu’il avait totalement oublié, quand la sonnette retentit. Il se hâta d’aller ouvrir et….découvrit un écureuil. Avant même qu’il n’est pu réagir, il entendit une voix

-Maoko ! viens mon petit écureuil d’amour.
Là John écarquilla les yeux.
-Hhh…

La femme qu’il aimait portait une robe rose, une couronne d’or sur une tignasse longue et blonde.

 

                                                                                                 Julie

CRIMES EXEMPLAIRES           A la manière de Max Aub

 

Je lui avais donné RDV au zoo. Il n’avait pas d’argent, j’ai dû lui payer. Il voulait une boisson, je lui ai aussi payé. Il voulait tellement de choses qu’il m’a ruiné. Personne n’a jamais su pourquoi les lions ne voulaient pas manger leur part de viande ce soir-là.                         M .

Elle s’appelait Coralie, elle m’énervait beaucoup. Une jour  elle m’a insulté donc j’ai pris un scalpel de mon sac et je lui ai coupé les oreilles et les doigts, elle est morte sur le coup.     Marjorie

Elle était si horrible, une vraie commère, elle se la pétait trop et je l’ai tué. Je l’ai poignardé une dizaine de fois. Maintenant bye bye.                                                 F.

M… faisait sa pop star, elle était trop pénible, agaçante, elle critiquait les gens, ça m’énervait donc je les ai poigardé elle et sa meilleure amie L…., la commère de la classe.                      L.

Je n'y peux  rien tu sais, c'est de ta faute, tu m'as rendu fou, la jalousie ça rend fou ; mais c'est pas grave, si je ne pouvais pas t'avoir, personne ne t'aurait.                                           Sarah

 

Un chat me considérait les yeux lumineux dans l'air dormant, je pensais  qu'il savait, les animaux sentent ce genre de chose. Je me souvenais encore après vingt ans de son rire rauque dans la cour de l'école, il m'avait poussé, volé mes billes et ri de moi tant et tant que mon enfance était devenue un enfer.

Je montais lentement les marches de bois grinçantes.

Une fois j'avais acheté une carte de collection très rare, qui m'avait coutée  toutes mes économies, et que j'exhibais fièrement devant mes camarades. Il l'avait déchiré  sans pitié et jeté par-dessus la clôture.

J'entendis un ronflement sonore provenant d'une porte en bois vernis, je l'ouvris lentement en le considérant endormit dans son lit.

Un jour ma mère m'avait giflé parce que j'étais revenu  à la maison dépourvue  du blouson  qu'il m'avait volé.

Je refermai lentement la porte en bois et tournai la clé dans la serrure en serrant, dans ma poche, le manche du couteau.                                                                  Sarah

 

NOUVELLES  FANTASTIQUES                A la manière de Jacques Sternberg

 

Je me promenais sur une planche de bois quand soudain une pluie me tomba dessus. C’était son chagrin d’amour.                                                       

J’étais dans la pénombre, je vis une lueur, je m’approchais quand soudain le point de ma phrase apparu.                                                                      Emeline

 

Chaque matin elle se rendait à son travail, elle marchait à droite de la grande route devant les vitrines des magasins, qui, telles des miroirs, reflétaient le paysage du trottoir d'en face.

Chaque matin elle regardait dans les vitrines le passage du train à huit heures moins le quart précise en rêvant de voyage, puis elle reprenait sa route.

Mais ce matin alors qu'elle entendit le train arriver en sifflant, celui-ci s'arrêta devant elle. Elle aperçut dans le reflet de la vitrine, un homme sortir du train et soudain lui attrapa la main en criant :« En voiture !»                                                                                             Sarah

 

 

Quand les mouches du printemps nous embêtent :

Il jouait, sautillait sans s’apercevoir qu’on l’observait. C’est seulement en entendant le bruit de ses ailes que le jeune chat se retourna et voulu gober la mouche. Cette dernière se jeta sur le félin énervé et le piqua de ci de là. La morale de l’histoire, ne jamais faire de mal à une mouche !

Je me souviens de ce jour étrange comme il y en a peu. J’étais seule chez moi, le silence était si pesant qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Au bout de quelques minutes, un bourdonnement insupportable vint me tourner autour. Une mouche énorme venait troubler le silence et la tranquillité de cette belle après-midi.
Je profitais de l’absence de mon petit-frère qui lui ne ferait pas de mal à une mouche pour saisir l’insecticide et tandis que je l’aspergeais, je pensais à lui qui m’aurait surement traité d’assassin s’il me voyait. Le bourdonnement cessa tandis que je retournai à mes activités. Mais il reprit de plus belle encore plus près de mes oreilles. Je savais qu’on n’attrape pas une mouche avec du vinaigre, je saisis le sirop de grenadine et armée d’un gobelet j’en versais une goutte sur le sol. A chaque fois que je m’approchais, elle s’échappait. Furieuse je pris le balai et l’insecticide et envoyai de grand coups tout autour de moi. Soudain mon père entra dans la maison son casque de moto sous le bras et s’écria en me voyant : «  mes quelle mouche t’a piqué ? »

 

Alors que Madame la mouche lui tournait autour, il essayait de se concentrer. Le silence était tel qu’on pouvait entendre une mouche voler.
Alors que Madame la mouche faisait le tour de toutes les personnes ici présentes, Philippe lança la boule, les quilles tombèrent une à une. On peut dire qu’il avait fait mouche, ses amis derrière lui avaient la bouche ouverte, ils auraient pu gober une mouche. Tout le monde était stupéfait, Madame la mouche se posa sur l’épaule de Philippe comme pour le féliciter.

Tiens on croirait entendre une mouche voler. Si ça se trouve ce bzzz c’est le bzzz d’une guêpe. Non je ne vais pas prendre la mouche quand même ! Tiens la voilà la sale bête ! Mais quelle mouche t’a piqué ? La voilà qui me tourne autour encore et encore ! Mais il y en a deux ! Et moi je reste là à regarder les mouches voler. Dans ma tête, ça fait mouche ! Il faut que je m’en débarrasse. Mais comment, moi qui ne ferais pas de mal à une mouche ! Alors je reste là, la bouche grande ouverte à gober les mouches, puis je la vois sur mon carreau. J’attrape ma tapette à mouches et ni une ni deux, clac ! et la voilà qui tombe comme une mouche.

 

21 juin 2012

jeux d'écriture

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens du collège Marseilleveyre 2011-2013

 

Mots de hasard

 Que fait un professeur avec une balle de ping-pong ?
Il avale la balle et la recrache par les oreilles                        Marjorie

Que fait un crocodile avec un parachute

Il essaie de voler                                                                     L.

Que fait un cheval avec un ordinateur ?

Il va sur un site de rencontre sur un ordinateur pour  rencontrer une superbe jument  

Il tape sur un clavier d’ordinateur une lettre pour le fermier, pour lui dire qu’il  lui faut plus de foin mais à cause de ses sabots la lettre est illisible, le fermier n’a rien compris et le cheval n’a pas  de foin                                                                                           M.

Que fait un curé avec une boîte à cirage ?
Avec une boîte à cirage il se refait le visage.                            Amélie

Mots-valises     Qu’est-ce qu’un ?

Hibouée : oiseau de nuit qui peut se gonfler pour flotter sur l’eau

Hibouclette : chasseur nocturne aux plumes frisées                                                JULIE

Hibourreau : oiseau prédateur au plumage noir qui se balade avec une hache et qui coupe la tête à ses compères

Hibouliste : chasseur nocturne ailé qui pointe et qui tire                                       MARGOT

 

 

14 décembre 2011

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens au collège Marseilleveyre 2011

ANIMANIA

 

Je t’envoie dormir                                        Je t’ultrason                                  Je te miaule chatonnement

Je te griffe                                                      Je te hennis                                   Je te couine en sourisant

Je te ruse                                                        Je te miaule                                  Je te rugis lionnellement

Je te croque                                                   Je te sssssssssss                            Je te siffle en serpent

Je te chasse                                                    Je t’éléphante                               Je te dophine ultra-sonnellement

Je te fais mal                                                  Tu me serpentes                           Tu me jaguarugis

           Julie Prat, 5ème                                     Tu me léopardes                          Tu me croasses

                                                                          Tu me lézardes                             Tu me caresses le nénuphar

                                                                          Tu t’élan ces                                  Tu me hennis au galop

                                                                          Tu me renardes                            Tu me bêles moutonnement

                                                                                                C,5ème                                                     M.S,5ème

 

Tu me rends chèvre, Tu me rends baleine et je m’envole

Tu me péroques, je te rend pirate comme une pie

Tu m’as béliété

Et on a sauté à saute-moutons

Et on a moutoné, piallé, et tu m’as phasmé, on était fous.

                                                                 Jean-Baptiste, 6ème

 

Je te miavore

Tu me fixes de lynx

Je te souris

Tu me beez bee

Je te flaire

Tu me serpentivores

Je te sniffe

Tu me tortu’tionne

Je te serpentivore

                 Julie, 4ème

 

CHAUSSUREMANIA                                                                            ARTMANIA

Je te dc martirise                                                                                Je te peinturlure

Tu m’écrases tropéziennement                                                       Tu m’esquisses

Je te sau-convertise                                                                           Tu me crayonnes

Tu me volenikirises                                                                             Tu me colorises

Je t’escalade bensimonement                                                          Et me promarkerises

Tu me fais tomber                                                                              Je te gomme

Je te marche dessus très victorieusement                                     Tu me repasses à la plume

Tu m’escarpines                                                                                  Je te dessine

Je t’enjambe ashament                                                                      Je te crayonne à l’aquarelle

Tu me fais courir                                                                                  Je t’encre à la plume

Je te fais huggisine                                                                                               Sahra,3ème

Tu me ballerines

Je te fais briller

Tu me fais rêver

       Mathilde,3ème              

 

                                                                                  NOEL

Ca y est, le moment est enfin arrivé, nous nous précipitons mon frère et moi sous le sapin croulant de paquets. Après avoir déballé les miens, j’observe mon petit frère de six ans attraper une grosse boîte bleue, ornée d’un gros nœud rouge. Des étoiles dans les yeux il déchire férocement le papier… (choisissez votre suite)

Suite 1  ….et sort alors un camion rouge flamboyant. Il pousse un cri de joie. Après l’avoir sorti de sa boîte, il parcoure  tout le salon à quatre pattes, tel une serpillère, en traînant son camion de pompier flambant neuf. Je me souviens qu’à son âge, j’ai connu la même joie lorsque je déballais mes cadeaux, un bonheur si simple que de découvrir un camion ou une poupée emballée près du sapin.

Suite  2   ….et sort un petit tas de tissu rose à paillettes, son sourire s’efface brusquement. Je m’approche lentement de lui pour mieux voir, deux jolies poupées Barbie tout en strass et en paillettes scintillent dans ses mains. Il les jette alors au loin en faisant la moue, puis en hurlant son mécontentement. « Le père Noël a du se tromper » le rassurais je d’un air faussement désolée. Mais son énervement était déjà passé, il jouait avec le beau camion rouge déballé quelques minutes plus tôt.                                        SAHRA

 

Mon petit frère les yeux ébahis ouvre son cadeau….(choisissez votre suite)

Suite 1  …. Il en sort alors un magnifique camion rouge. Il ne devrait pas être offert à un enfant de six ans, il m’a l’air si fragile, si dangereux. Quoique c’est plutôt mon frère le danger. Je suis prête à parier que dans un mois ce ne sera plus qu’un tas de pièces détachées. D’autant plus que pour un garçon de son âge, les camions rouges ne restent pas en décoration sur un meuble, ce qui devrait être la véritable utilité de cet objet majestueux.   

Suite 2     ….Et voilà que son regard change d’émotion. Je découvre dans la boîte une poupée Barbie. Le voilà vexé, c’est une atteinte à sa virilité de petit garçon. Alors maintenant il râle. Je ne peux pas dire qu’il fait un caprice puisque c’est une bonne raison. Il se met à pleurer, pour lui le père noël s’est trompé de maison. 

                                                                                                                                           JULIETTE

Version 1    Quand il ouvrit son cadeau, son visage s’illumina. Cette fameuse petite voiture en plastique qu’il voulait, il l’avait repéré dans un magasin près de la maison. Il sauta de joie, tout fou, elle ressemblait à ces voitures que l’on voit dans les films d’action tel James Bond ou autres. Je ne vois pas pourquoi il voulait absolument l’avoir, il en a tellement déjà mais il est heureux, tout content d’avoir sa petite voiture rouge qui roule.
Version 2    Ah, ah, quand il ouvrit le cadeau que je lui ai offert pour Noël, quelle satisfaction. Des barbies ! C’était vraiment une idée géniale. Il avait l’air vraiment déçu, même peut-être les larmes à l’œil mais il fallait bien que je me venge. Le jour de mon anniversaire il avait mis dans un sac son araignée qui était sensée être mon cadeau alors qu’il sait très bien que je ne les supporte pas. La vengeance est un plat qui se mange froid !

                                                                                                                                                JULIE

3 mars 2014

Relations adolescents-familles avec la classe théatre de 3ème à Marseilleveyre

  3ème Collège Marseilleveyre, classe théatre  Ecriture de textes à mettre en voix!                         

 

           Les adolescents et leur famille

 

Nos vœux pour 2014

 

Que ma mère soit moins stricte

Que ma sœur soit toujours là parmi nous

Connaître ma grand-mère à mon âge

Voir comment mon père a grandi

Avoir ma grand-mère toute ma vie

Vivre à l’époque de mes grands-parents

Avoir connu mon grand-père paternel

Ne jamais avoir de problèmes de santé ainsi que ma famille

Partir en voyage avec ma famille

Allez voir ma famille en Angleterre

Avoir une petite sœur pas trop énervante

Avoir une maison tellement grande que je m'y perdrais

Voir plus souvent ma sœur

Pouvoir offrir le plus beau des cadeaux à ma mère

Voir mon père plus souvent

Pouvoir rencontrer mon père quand il avait mon âge

Pouvoir être sourd quand mes parents me crient dessus

Partager les mêmes passions avec mon père.

Connaître toute ma famille jusqu'à l'arrière, arrière grand père

Que mes parents gagnent enfin au loto

Que ma sœur ait une voiture pour venir me chercher au collège

Que ma mère ait une immense collection de chaussures car elle adore les chaussures

Que mon père gagne à l’euro million car depuis des années il ne fait que perdre

Que ma grand-mère retrouve un bon four car elle ne fait plus que des gâteaux de riz et je n'en peux plus

 

 

La famille idéale

 

 Le père doit être attentif et exigeant mas pas trop quand même. La mère douce et gentille, ne doit pas connaître le mot « colère ». Grand-mère et grand-père généreux, sans être trop bavards ou tête en l'air c'est sympa avec eux de se taper de bons fou-rires.

 

Une famille idéale serait avec un frère ou une sœur, il ne faudrait pas qu'ils soient trop jeunes ni du même âge que moi. Finalement c'est mieux qu'il n'y ait que moi !

 

Ma mère serait belle à la peau blanche avec des lèvres rouges et de longs cheveux noirs, habillée d'un kimono blanc rempli de motifs magnifiques. Mon père serait grand. J'aurais aussi un frère aîné, très gentil et très compréhensif mais comme tous les grands frères enquiquineur et « relou » mais je l'aimerais quand même. On aurait une maison traditionnelle avec des portes coulissantes. Ceci est pour moi la famille idéale mais mes parents restent ce que j'aime le plus.

 

Dans ma famille je voudrais un parent qui travaille et un autre qui reste à la maison pour s'occuper de nous les enfants, venir nous chercher, nous emmener. Et chaque semaine on changerait de parent.

Mes grands-parents seraient de grands voyageurs qui iraient dans tous les pays du monde et qui m'emmèneraient avec eux.
En bref je veux une famille que j'aime et qui m'aime.

J'aimerais avoir une mère cool et gentille et qui m'achèterait tout ce que je veux

J'aimerais avoir une grande sœur à qui je pourrais piquer ses vêtements, une petite sœur à qui je pourrais tout apprendre de la vie et dont je pourrais être la confidente. J'aimerais avoir des parents mariés et toujours d'accord avec moi. J'aimerais que ma grand-mère soit une mamie rappeuse et que mon grand-père soit un chanteur de jazz réputé. J'aimerais que mes parents s'en fichent que j'aille ou non à l'école

 

 

Mon père serait riche, il n'aimerait pas les maths, il ne ronflerait pas, il aurait plusieurs voitures et serait plus souvent à la maison.

Ma sœur aurait une garde-robe immense et tous ses habits seraient à mon goût. Elle aimerait me faire à manger et ne s'énerverait pas pour un rien.
Ma mère n'aimerait pas aller sur Pronote, elle aimerait voyager, elle serait en bonne santé et aurait une CB à usage illimité. Ma famille et moi habiterions en Angleterre mais aussi au Canada et en Australie.

 

 

Mon père, ma mère et moi vivrions dans une immense villa avec une immense piscine, un immense jardin avec une balançoire, un trampoline et 3 chevaux.
Mon père serait travailleur, intelligent, excellent dans tous les domaines, cuisine, bricolage, jardinage mais aussi musique, dessin, écriture. Néanmoins il serait le plus présent de tous les papas.

Ma mère serait une grande artiste illusionniste, magicienne. Elle transformerait les orages en pluie de paillettes et l'eau du bain en chocolat chaud. Elle m'aimerait tellement qu'il serait impossible de lui désobéir ou de lui faire du mal.

Je n'aurai n frère, ni sœur parce que c'est encombrant, ça crie, ça pleure ça rigole trop fort, ça court partout et surtout ça prendrait beaucoup de place dans notre immense villa avec une immense piscine, un immense jardin avec une balançoire, un trampoline et 3 chevaux.

Moi je serais un ange.... et non laissez c'est BEAUCOUP trop demander.

 

Ma famille totalement banale :

Je m'appelle Thierry, j'ai un frère et une sœur, Benoit et Cynthia. Ma mère s'appelle Nabilla et mon père Jean-Paul. Ma mère Nabilla a 36 ans et a rencontré mon père sur un site peu fréquentable. Ma mère est comme une barbie tout en plastique. Ses prothèses sont aussi grosses que des ballons de basket et ses lèvres aussi épaisses que des saucisses italiennes. Mon père adore vraiment les enfants mais il y a des jours ou j'ai envie de lui dire « Oh ça suffit de vouloir « toucher » mes amis, j'en ai marre ! » et lui me répond que c'est pas sa faute, il est tellement naïf et délicieux mais bon qu'est-ce que je peux y faire moi ? Rien ?

Ma sœur, elle est parfaite, douce, gentille, intelligente, elle n'a aucun défaut à part qu'elle pique car elle ne se rase jamais. D'après elle si Dieu a mis des poils aux femmes c'est pas pour rien. Mon frère est beau, sensible, populaire, intelligent, par contre il ne faut pas l'énerver sinon il frappe très fort. Avec lui il vaut mieux pas trop rigoler. Aie ma tête !

 

Je veux une famille de star tout simplement

Un papa Ace Ventura, Anthony Hopkins ou Austin Powers

Une maman Marilyn Monroe

Un frère Johny Deep

Une sœur Julia Roberts

Une mamie Miss Daisy et un papy Tim Burton

 

 

 

 

Ce que nous entendons, nous les ados

 

Enlève ces habits, tu es moche avec

Elle te grossit cette robe

Au lieu de passer ta journée à traîner, fais tes devoirs

Arrête de regarder la télé ça te rend plus bête que ce que tu es

Lui au moins il ramène des bonnes notes !

Tu n'as qu'à aller chez ton père

Regarde-moi quand je te parle

Tu la vois celle-là ?

Combien de fois je t'ai dit de ne pas me répondre

Si tu continues comme ça je ne sais pas ce que tu vas devenir

Tu es toujours le même, aussi nul qu'avant

Jamais je n'aurais cru ça de toi

Sort un peu, arrête de rester comme une larve avachie sur le canapé

Si tu continues comme cela tu seras puni, plus d'ordinateur et de téléphone pendant un mois

De toute façon, tu n'étais qu'une erreur !

Attention, j'appelle ton père !

Vu le bazar que tu mets, je me demande comment sera ta maison plus tard !

Il n'y a pas marqué femme de ménage sur mon front

Tu penses que ça va se ranger tout seul ?

Ce n’est pas ta chambre, c'est la pièce que je te prête jusqu'à ce que tu te casses

Tu crois tout connaître de la vie

Je te l'avais dit, écoute toujours papa

Fais attention à ce que tu dis, ne joue pas à ça avec moi

Mais on s'en fout des autres

 

Ce que nous aimerions entendre

 

De toute façon c'est toi qui décide quel sens tu donnes à ta vie

Tu veux qu'on fasse des crêpes ?

Ça te dit d'aller faire un tour du monde ?

Tiens je rentre des courses, je t'ai ramené un poney.
Tu sais quoi, j'ai rien à faire aujourd'hui, tu veux que je range ta chambre ?

Tu es une merveilleuse enfant cadeau

Je t'aime

Je suis fière de toi

Tu as eu une mauvaise note mais ce n’est pas grave, tu te rattraperas au prochain contrôle

Ce week-end on part tous à Disney

T'es fatiguée ? Bon reste couchée tu iras au collège demain

Viens on va faire du shopping et c'est moi qui paie

Tu as eu combien au contrôle d'anglais, deux ce n’est pas grave de toute façon j'étais aussi nul que toi

Quand tu auras 18 ans je t'achèterai une maison et tu pourras partir loin de nous comme tu nous le demandes à chaque fois.

Tu ne veux pas aller au collège, on va au cinéma ?

Va te coucher à l'heure que tu veux

Je fais tes devoirs si tu veux,

Ce soir on mange Mc Do

Mais bien sûr que tu peux y aller !

Tu peux mettre plus fort la musique si tu veux

C'est lui que tu aimes, c'est vrai qu'il est mignon

Non mais arrête de faire des maths, prend 500 euros et va t'acheter un iphone plutôt

Bien sûr que tu peux arrêter le collège et devenir testeur de jeux vidéos

Alors la petite Chloé c'est ta petite copine ?

 

 

Quand le dialogue est toujours présent

 

–                   Maman je peux aller à une soirée ?

–                   Il y aura de l'alcool ?

–                   Non on va boire du Champomy

–                   Tu ne te coucheras pas trop tard ?

–                   Non 10h30 au lit

–                   Tu ne feras pas de bêtises !

–                   Non je vais m’asseoir sur une chaise, et discuter tranquillement

 

 

 

–                   Bonjour Mr Bond, votre mission sera aujourd'hui de ne pas aller au collège et de....

–                   Jimmy!!arrête de faire le guignol et prépare toi tu pars dans 5mn au collège

–                   Oh ça va fiche moi la paix (trouver une excuse ou quelques chose...........)

–                   JIMMY ARRETE sinon je…………..!

–                   Oh, calme, je suis James Bond pas « Jimmy » comme vous dites (il ouvre la fenêtre et saute

–                   en caleçon dehors en utilisant ses draps comme parachute. Vlan il est tombé et s'est au moins

–                    cassé une jambe

–                   Parfait Mr Bond vous avez réussi votre mission

–                   JIMMY TU ES OU ?????????????

–                   Par-là AIIIIIIIIIIIII

 

 

 

 

–                   Maman

–                   Quoi ?

–                   Tu sais que je t 'aime

–                   T'as besoin de combien ?

–                   Tu me connais trop bien c'est inquiétant

–                   Je suis ta mère je te connais depuis 14 ans, 1 mois et 1 jours !

 

 

Maman je suis malade, j'ai mal partout, j'ai envie de vomir, j'ai mal au ventre, aux pieds, à la main,  je ne peux pas aller à l'école

Tu as quoi comme cours aujourd'hui ?

Maths, français, anglais, histoire et géographie

Tu as des contrôles ?

Mais pas du tout, absolument pas, je ne te demanderai pas de rester à la maison si j'avais un contrôle

Bon j'appelle le collège

Je viens d'avoir la CPE tu as les contrôles du 2ème trimestre cet après-midi, c'est fini le cirque, tu vas en cours

Mais je suis malade !!!!!!

 

 

Quelques envies de correspondance :

 

Papa, ne m’en veux pas, je voulais juste essayer ta nouvelle voiture !

 

D’après le ministère de l’enfance il faut laisser les adolescents vivre leur vie comme ils l’entendent pour qu’ils acquièrent plus d’autonomie.

 

Papa, ma vie est finie aujourd’hui, quelqu’un a osé terminer mon pot de Nutella ! Pourquoi O monde cruel, pourquoi la vie s’acharne t’elle ainsi sur moi. Qu’ai-je fait ?

 

Maman ça y est je suis finie ! J’en pleure mon vernis s’est vidé !

 

Chère maman,

Je souhaite te dire que cela va faire un mois que j’attends que papa vienne me chercher dans ce coin paumé de la vie ! Hé oui je te rappelle que tu m’as laissé avec ma grand-mère en pleine campagne.

 

Chers parents, tout va bien et tout va mal, plus il y a de silence plus il y a du bruit, plus je me tais, plus vous m’engueulez, plus je ne fais rien, plus je dois faire quelque chose, enfin bref j’ai marqué tout et rien parce que j’ai vraiment rien à faire aujourd’hui !

 

Chère maman,

J’ai quelque chose à te dire. Voilà je quitte la maison pour aller vivre dans un bidonville, je vendrai des choses illicites. Ne t’inquiète pas on vivra à quinze dans un T3. Ils ne sont pas dangereux, ce ne sont que des racailles. Ah oui je suis enceinte aussi et je veux  garder le bébé. J’espère qu’ils ne me battront pas trop !

Non je rigole par contre il y a mon bulletin sur la table et là je suis chez Justine.

 

Un réveil d'adolescent

 

7h00 je dois être au collège à 8h, j'ai le temps

7h15 ça va ça va tranquille

7h30 Rafael lève-toi

 Maman j'ai mal à la tête

Contrôle de maths ça ne marche pas

bon j'ai encore le temps !

8h00 Bon je suis en retard, si je prenais un bain ?

8h15 et un brunch, c'est bien ça !

8h35 Quoi Madame Dexe, en retard, oui un problème de réveil

 

6h50 Réveil sonne

7h05 Direction la salle de bain

7h25 Sortie de la salle de bain, je prends mes affaires et mes paquets de gâteaux

7h30 je pars et mange mes gâteaux en chemin

7h50 Arrivée au collège

 

 

6h35 je me réveille avec de la bonne musique qui me motive vraiment

6h40 Je m'habille et fais ma toilette tel un zombie

6h55 Je petit-déjeune et je me, toujours en mode zombie, brosses les dents

7h10 Je m'assoie avec mes chats comme une mamie jusqu'à ce, changement de mode, qu'Enzo arrive

7h20 on part à pieds, on parle, on rigole beaucoup, beaucoup, on passe par Pastré

7h40 Généralement on rejoint Gaia à la marine marchande

7h48 J'arrive au collège, je dis bonjour

7h55 Sonnerie

 

Un moment de grand bonheur :

 

C’est à ce moment-là que j’ai été heureuse pour de bon, le 21 décembre 2008.
J’étais à Ajaccio. Nous étions tous assis autour de la table, les oncles, les tantes, les cousins, les parents et nous fêtions en plus de mes neuf ans d’existence les cinquante années de mariage de mes grands-parents. Il y avait comme un courant de bonheur qui circulait entre chacun. On riait aux éclats, on se racontait des histoires en mangeant le merveilleux repas que ma grand-mère avait préparé le matin même. Je savais que c’était un jour important car on avait mis la nappe rouge sur la grand table qui n’était d’ordinaire pas couverte. On avait sorti les beaux verres et les couverts en argent.

Tout était beau ce jour-là.
Et lorsque ma mère s’est levée pour passer le diaporama qu’elle avait préparé plusieurs jours à l’avance et lorsque j’ai déroulé le grand dessin que j’avais fait pour eux, mes grands-parents se sont mis à pleurer.
Puis je me suis approchée de mon grand-père pour le serrer dans mes bras. Je lui ai demandé s’il était toujours amoureux de ma grand-mère et il m’a répondu :

-Plus que jamais et nous ne sommes qu’u

18 mai 2017

Atelier au FEMININ : Ode à la Shakti

Retrouver l’énergie vitale du féminin qui nous traverse dans sa vivacité:

Isabelle Duffaud

Pour moi être femme c’est une force éclatante, une puissance,

Qui sépare le ciel et la terre ou l’unit aux étoiles, selon.

C’est un sabre d’or dans la pénombre glauque où pataugent les âmes sans appel.
C’est une trame de beauté dans l’univers, une trace de lumière, une voûte céleste, un rappel.

Elle ne s’oublie pas, non, je crois que je n’aime pas le texte lu, elle est femme et force

et elle l’est vraiment une fois qu’elle le reconnaît elle-même comme tel,

qu’elle se reconnecte à sa force première.

Elle est force, désir, puissance et foi, elle est l’amour…

Puissance infinie qui meut les mondes, engendre les étoiles et les nombres.

Elle se lève telle une aube et se couche tel un soir, drapée dans le parfum des jasmins du temps.
C’est pour ça que déesse oubliée, déesse délaissée, déesse bannie, elle est l’affront des hommes de pouvoir, elle qui est puissance insoumise.
Elle est tout sauf mièvre, elle dont les racines plongent dans les temps immémoriaux, terre mère et fulgurance…

13 juin 2014

Liaison 3ème-2nde Projets d'écriture pour désacraliser l'entrée au lycée

Projet d'écriture 3ème-2nde Collège Pont de Vivaux- Lycée Jean Perrin avec des rencontres

http://youtu.be/ChsLesNfPo8 

 Nos questions posées aux lycéens

Est-ce que j’ai raison de stresser pour le lycée ?

Est-ce qu’il y a une bonne ambiance ?

Est-ce que l’emploi du temps est chargé ?

Y a-t-il beaucoup de devoirs ?

Est-ce que les notes baissent au lycée par rapport au collège ?

Est-ce que vous finissez tard ?

Y a-t-il beaucoup d’options ? Peut-on les choisir ?

Est-ce que l’emploi du temps est plus chargé quand on prend des options ?

Est-ce que les mathématiques sont encore plus dures ?

Etes-vous nombreux dans la classe ?

Est-ce que les professeurs sont stricts ?

Est-ce qu’il y a des cours le mercredi et le samedi ?

Est-ce qu’on a du temps libre après les devoirs,

Est-ce qu’il y a des activités le midi ?

Pouvez-vous nous donner des conseils pour réussir notre 2nde ?

Est-ce que les mentalités changent ?

 Et est ce qu’on doit s’engager jusqu’à la terminale avec une option?

Est-ce qu'on n'a plus de liberté au Lycée?

Préférez-vous le lycée ou le collège maintenant que vous êtes au lycée ?

 LES LYCEENS REPONDENT AUX QUESTIONS DES COLLEGIENS

 « Je suis en 3ème et j'ai trop hâte d'être en seconde, mais  j'avoue que j'ai entendu pas mal de choses sur le Lycée » :

 

"On chute d'au moins 4 points dans notre moyenne, c'est vrai?"

-C’est normal car le niveau au lycée  est plus élevé qu’au collège

-On peut aussi augmenter si on est motivé

-Les cours sont quand même plus durs car ce n’est pas le même système qu’au collège.

-Il  faut prendre des notes.

 

« L'ambiance est-elle  meilleure? Les gens te jugent-ils moins?

-Les lycéens sont plus matures qu’au collège et du coup ils jugent moins

-Ca dépend des élèves. Il y en a qui jugent et d’autres non car il y a encore des personnes qui ne sont pas matures

 

 

 

 

 

Les profs sont-ils plus sympa ou plus souples?

-Souples ou sévères il y a tous les styles

-C’est faux les profs sont plus durs

 -Ils ne nous considèrent plus comme des enfants  mais comme des adultes

-Oui ils nous laissent un peu plus libre

 

Et les cours?            Est-ce que c'est vrai que c'est plus dur?

-Oui il faut très bien écouter, être concentré car il y a le bac en fin de première qui compte pour le bac en terminale

-Oui on approfondit beaucoup plus qu’au collège

-Si tu n’as pas réussi en 3ème faut vraiment t’accrocher en 2nde

-Oui il y a beaucoup de changements

 

Pour le français, est ce qu'il y a des dictées, de  l'orthographe?

Et l’histoire-géo est ce que c'est plus pointu?

Les bases du français au lycée restent les mêmes, Il n’y a plus de dictées mais de l’argumentation

Même en histoire-géographie c'est normal que  le niveau de travail change

On doit apprendre plus

 

 

 

        Est ce que ça fait un choc le premier jour au lycée?

-Oui !!!!!!!!!!!!!très grand choc , on voit des couples s'embrasser alors qu'au collège, à peine tu prends la main d'un gars et tu te fais insulter

-Non, ça dépend dans quel collège ou quel lycée tu es !

-Je suis d’accord mais c’est parce qu’au lycée les élèves sont plus matures

-Au lycée on peut se faire insulter aussi !

 

Est ce qu'on a plus de libertés?

-Oui, la première fois qu’on a visité le lycée il y avait plein de jeunes qui sortaient avant la sonnerie

-Si on a 4h de trou on peut sortir et rentrer

-Il y a plus de libertés et ça nous laisse respirer

-On peut sortir du lycée même pendant la récré

 

Est ce que les journées peuvent être très longues?

- Oui je finis tous les jours à 6 heures, et le mercredi je travaille l'après-midi

-Oui car il y a plus d’options qui font finir tard

-Ca dépend des options

-C’est pas toutes les secondes pareil

-Selon les établissements on travaille le mercredi

 

 

 

 

Est-ce que tu choisis certaines matières?

 

-Oui ce sont les options

-C’est compliqué CIT ?

-En seconde c’est plutôt ludique

-Est-ce qu’on doit continuer jusqu’en terminale une fois que l’on s’est engagé ?

-Non car dès la première tu n’as plus d’options, tu choisis ton bac

 

 

Sais-tu s’il y a plus ou moins de violence qu'au collège ?

 

-Ca dépend du lycée

-Je pense qu’il y en a beaucoup moins

 

 

Est-ce que c'est normal de flipper pour le lycée?

 

-Il faut juste travailler plus

-Je pense qu’il ne faut pas s’inquiéter ça ne change pas trop du collège seulement c’est plus grand et y’a plus de monde

-On s’inquiète un peu car on va arriver dans un monde que nous ne connaissons pas

-Moi je ne flippe pas car ça me tarde le lycée !

 

Mes vœux

 

 

AUDREY

1.Avoir des amies

2.Avoir mon bac S ou ES

3.Avoir une bonne classe (être dans la classe de mes amies aussi)

4.Avoir une bonne moyenne

5.Avoir un bon emploi du temps

6.Bien travailler

7.Ne pas être débordé de travail

8.Avoir du temps libre

9.Ne pas avoir beaucoup de devoirs

10.Avoir de bon profs

 

AMIR

-Au lycée j'aimerais que les gens soient plus calmes.

-Au lycée j'aimerais que le travail donné ne soit pas très difficile.

-Au lycée j'aimerais du temps libre pour moi.

 

FAKRI

-Faire un bac STMG

-Etre dans une classe avec les élèves de mon  collège

-Réussir la seconde

 

MEI-LYNN

1.            Je veux que Séliona et moi soyons dans la même classe.

2.            Je veux mieux réussir mon année de 2nde que de 3°.

3.            Je ne veux pas avoir beaucoup d'heures de cours.

  

SEAN

-Rentrer au lycée

-Réussir ses études

-Se faire des amis

 

TOMMY

J’aimerais que la cantine soit meilleure qu’au collège

J’aimerais que les profs arrêtent de nous prendre pour des bébés

J’aimerais rencontrer plein de filles

 

DENOVAN

– Envie de Réussir mon Bac.

– Pouvoir travailler dans la bonne ambiance.

 

FLORIAN
Maçonnerie

Boulangerie

Menuiserie

 

KASSIM

Faire l’option CIT au lycée Jean Perrin

 

LIONEL

Faire  un lycée professionnel  dans la mécanique

Faire  un lycée professionnel  dans la sécurité

Faire un CAP sportif professionnel

 

 

HICHEM

-Faire un bac pro

-Entrée dans la marine marchande

-Réussir  le bac pro

 

HOUDHAY

Aller au lycée.

Avoir plus de récré.

Avoir des bonnes notes.

Que les horaires changent.

Qu'on soit plus mature dans le travail.

Être plus sérieuse.

Plus de liberté.

Peur des notes qui baissent.

Apprendre de nouvelles choses.

Une classe Calme.

 

MARYNE

Une classe calme.

Envie d'avoir mon bac pro.

Aller au lycée hôtelier.

Avoir de bons horaires.

Etre plus sérieuse.

Apprendre de nouveaux trucs.

 

 

 

TOBIAS

Accéder au Lycée Ampère pour travailler dans le bâtiment en électricité

Aller au lycée Pro René Cailler, pour travailler dans le bâtiment comme vitrier ou en maçonnerie.

Faire un bac pro en vente commerciale.

 

SELIONA

Réussir mieux ma seconde que ma troisième

Etre toujours avec Meï-Lynn

Faire de meilleures rencontres

Trouver des personnes plus matures

Toujours rester en contact avec mes anciens amis

 

SOMAYA

Passer au lycée

Continuer à avoir des notes acceptables

Etre dans le même lycée que ma meilleure amie

Ne pas avoir trop de devoirs

Avoir une bonne classe

Avoir de bons profs

Ne pas être perdue avec tant de nouveautés

Que ce ne soit pas trop dur

Avoir le temps de me reposer

Rester en contact avec mes amies du collège

 

 SLOGANS  : EN SEPTEMBRE 2014

 

Le lycée quand tu y es  c'est pour préparer ton avenir ne le prends pas à la légère car ça peut

 te couter cher.                                   ROUHIYATY

 

Le lycée = un pas vers l'avenir                     KERLESS

 

Tu commenceras un chapitre important de ta vie.             AUDREY

 

Ton avenir et ton indépendance commenceront                AUDREY

 

Septembre 2014 , Le Lycée c'est le progrès !           NICOLAS

 

Un Nouveau Départ             FAKRI

 

Un premier pas vers notre avenir.           MEI-LYNN

 

C'EST LA RENTREE UN NOUVEAU DEPART       SEAN

 

En Septembre 2014 un pas vers le monde des grands            SELONIA

 

En septembre 2014 : le passé au collège, notre présent et notre avenir au lycée         

SARAH

 

Le lycée est une nouvelle aventure pour moi               FLORIAN

 

 

 

 

L’éducation me semble être une perte de temps mais la vie est longue pour me le dire

MARYNE

 

En avant le lycée pour bien travailler et avancer vers l’avenir de notre métier 

 HICHEM

 

Finies les gamineries, c’est le passage dans la cour des grands              

AMIR

 

Le lycée sera de la bombe avec de nouvelles rencontres          

JENNIFER

 

Au lycée il y aura du changement niveau travail et société         

 SOMAYA

 

Les lycéens s’épanouiront dangereusement            

 LIONEL

 

On va faire saigner les cartouches          

  KASSIM

 

Une nouvelle année commence        STEPHANIE

 

MAIS QUELLES SONT TOUTES CES  OPTIONS AU LYCEE QUE L’ON DOIT CHOISIR EN SECONDE ? :

 CI , SL, SI, PFEG, MPS, SES

 

MPS                         CI                       SI                           SL

Matière              Classe                Sourire            Salut tout

Pour                   Intelligente        Immédiat        Le monde

Sous-douée         

 

Je rentre au lycée, j'entends 'MPS', je me demande ce que c'est et cherche ' Matière Pour Sous-douée'. Puis je me retrouve avec une Classe Intelligente. J'entre dans la salle et le prof nous dit : » S'il-vous-plait Installez-vous ». Ensuite nous nous Sommes Levées pour saluer le directeur.  

                                                                                                                       Audrey

 

 

Denovan                                               

 

 PFEG Profession pour Fatiguées Et Glandeurs

 

                   Option ?, Océan de questions

                                   Perte de la moyenne

                                   Tranche de vie

                                   Imagination

                                  Opération travail

                                   Naufrage

 

    Je m'appelle  Stifller, je m'en fiche des études j'ai une option en vue : SES : Sexe Et Sexe. Je ne suis pas un élève perturbateur mais j'aime bien me faire remarquer surtout pas les belles filles.

 

 

 

 

Options                                                                                           SL : Super Long !

Particulières                                                                                                      SEAN

Travail

Intelligence

Orientations

Nouvelles                HICHEM

 

 

Options                      SI: Sciences de l'ingénieur

Parler                    SES: Savoir écouter et pas s'agiter

Travailler                  SL: Sciences et laboratoires

Intelligence    

Orienter

Notions                        

 

Bon, c'est mon premier jour au lycée, je suis impatient.

Je suis devant le portail,  je suis curieux, je m'approche du tableau et je vois plein de sigles qui sont marqués comme CIT, MPS je ne comprends rien et je me suis rappelé de l'année dernière quand on m'avait expliqué quelques sigles comme SI qui signifie Sciences de l'ingénieur ou PFGE qui signifie Principes fondamentaux de la gestion et de l'économie. 

                                                                                  KERLESS

 

 

 

 

 

  Opinion                                                         Organisation

   Punition                                                        Perte de temps

   Temps                                                           Travail

   Instruction                                                     Indépendance

   Oubli                                                              Orientation

   Notion                                                            Nouveauté

le S est en option   

                                                                                        FAKRI

 

MPS :      Mètre Par Seconde       MARYNE

 

 

 

Oh mince !

Philipe c'est suicidé

Tout ça à cause de tes bêtises

Il en avait marre des moqueries

Oh mon dieu !

Notre frère ne fait plus parti de ce monde                   Ce monde est injuste.

 

 

 

MPS :

Mélancoliques nous sommes,

Pédophile sont certains hommes,

Scientifiques sont les choses de ce monde.                    SOULEYMANE

 

 

 

 Oportunité                                  SES : Service Ecologique  Social

 Présence                      

 Travail              

 Intelligence

 Option

 Notation

( S )cientifique                                MEI-LYNN

 

 

 

Oppa gangnam style                                       Opinion

Paris est tragique                                             Perte( de)

Tommy est magique                                        Temps

Imagine le lycée c'est nul ?!                             Indépendance    

On fait comment   ?!                                        Oral/Oracle

N'y allons pas :)                                                National(e)

Sérieux !                     TOMMY                                           Saturation !                     NICOLAS

Opportunités

Projets

Travail

Intelligence

Options

Notes

Seconde !!!!!!!!                     

A huit heures j’arrivais enfin dans mon nouvel établissement. Je me dirigeais vers un grand tableau où étaient inscrites les différentes options à choisir en seconde : SES, c’est surement une option de français car « ses » est un déterminant possessif. LS veut dire Los Angeles, ça doit être une classe en anglais. Je décide donc de choisir ces deux options.                         SELIONA

 

LIONEL
SI : Solutions, idées                                          CIT : Camarade, indépendance et travail

 

 

KASSIM

Opportunité                                                       MPS : Mobilisation pour Sécurité

Pour                                                                                                       PERVINE

Travailler………..

 

STEPHANIE
Oh mon Dieu, que j’aime le

Poulet frit et la

Télé

Innovante et l’

Ordinateur qui berce les

Nourrissons qui sont tout

Sourire

 

Il était une fois un immigré arrivé il y a deux mois qui s’était inscrit au lycée pour avoir une chance de réussir plus tard. IL avait vu qu’il y avait différentes options dont « SL » qui signifiait pour lui « Sous l’eau »  et « PFEG » qui signifiait pour lui «  Pratiques fougueuses et guerrières « , habitué à courir dans la jungle et étant un très bon nageur il était très intéressé et choisit ces options

ROUHIYATI

 

 

SES :  Sourire élargi de souffrance

Elle arrive au lycée et se demande « MPS » c’est quoi ? Monde pratiquant la souffrance,« CIT » contrôle indéfini du temps,  carnaval incompréhensible du temps ?  et « PFEG » C’est peut-être une page qui forme à l’éducation et à la générosité !

 

ADIEU COLLEGE

NOSTALGIE DU COLLEGE

 

 

AUDREY 3°D

 

Je me souviens de ce fou rire en début d'année.

Je me souviens en 5ème quand on jouait au tennis, en latin.

Je me souviens de la rentrée quand j'ai parlé avec Houdhay.

Je me souviens de mes mauvaises notes en 6ème.

 

 

AMIR

Je me souviens au collège chaque année les 6eme avaient l'air de plus en plus petits.

Je me souviens au collège il y avait beaucoup d'histoires entre nous

 

 

KERLESS

Je me souviens du jour où le prof de math nous a laissé utiliser notre cahier pour faire notre contrôle.

Je me souviens du jour où je suis rentré la première fois dans ce collège.

Je me souviens quand le prof de SVT s'est énervé car un élève ne voulait pas aller chercher un mot à la vie scolaire car il était trop fatigué.

Je me souviens que le prof d'anglais n'arrêtait pas de donner des heures de colles aux élèves.

 

 

SOULEYMANE

 

Je me souviens en 2011 j'avais les cheveux aussi long qu'une fille.

 

Je me souviens de ma première heure de colle au collège c'était en 2010.

 

 

FAKRI

Je me souviens quand je suis parti en Corse en 3éme

 

 

MEI-LYNN

Je me souviens que Séliona et moi rigolions à cause de Kassim en cours d'espagnol et on nous avait dit qu'on avait un cerveau et demi pour deux.

Je me souviens du voyage VTT  en 4°

 

 

 

 

SEAN

Je me souviens en 6ème de m'être fait virer

Je me souviens en 5ème d'avoir fait du ping-pong

Je me souviens en 4ème de m'être cassé la jambe

 

TOMMY

Je me souviens de mes allers et venues chez la principale

 

NICOLAS

Je me souviens des prof's qui s'investissaient beaucoup;

Je me souviens des heures qui duraient plus que ce qu'il fallait;

Je me souviens du sentiment lorsqu'un prof' est absent;

Je me souviens des problèmes toutes les 3 minutes...

 

DENOVAN

– Je me souviens de ce Zoo, la 4°A.

– Je me souviens de ces horaires de rêves.

– Je me souviens de Fares alias Falfes, ce pointeur de 5°eme.

 

FLORIAN

Je me souviens de la 4èmeA en SVT

 

 

 

 

 

 

 

KASSIM

Je me souviens de la 6ème, comparé à maintenant on était beaucoup plus libre

Je me souviens de la 5ème, l’année ou j’ai le mieux travaillé

Je me souviens de la 4ème, quand j’ai commencé le VTT et le voyage de fin d’année

                 Je me souviens  de ma 3ème qui est passé tellement vite que j’ai l’impression d’être encore en 4ème

 

LIONEL

Je me souviens de Madame Beck qui me convoquait 20 fois par jour

Je me souviens de Christian qui nous faisait rire

Je me souviens du voyage VTT à Ancelle

Je me souviens de la danse que j’avais interprétée devant mes amis

 

HICHEM

Je me souviens :

- De ma rentrée au collège.

-De la 6ème où j'avais le mieux travaillé

-De la 5éme quand j'avais fait la détection pour le V.T.T

-De la 4éme ma pire année et du voyage V.T.T

-De la 3éme ma dernière année

 

 

 

 

HOUDHAY

Je me souviens en 4ème avec toute ma classe on est allé à Digne les Bains en Sortie.

Je me souviens mon premier jour en 3ème, j'ai eu du mal à m'intégrer.

 

 

MARYNE

Je me souviens quand je suis arrivée en 5ème.

Je me souviens quand on n'est  pas parti en voyage

 

TOBIAS

Je me souviens de ma rentrée au collège en 4eme j'étais nouveau dans ce collège nommé Pont de Vivaux.

C'est très triste de quitter son ancien collège pour tout le monde je pense.

 

JENNIFER

Je me souviens quand Maryne avait une fracture de l’orteil

Je me souviens qu’on a fait une bataille d’eau

Je me souviens quand Alexia a dit il est beau ce canard alors que c’était un pigeon

 

SELIONA

Je me souviens du voyage VTT quand j’étais avec Meï-Lynn

Je me souviens d’avoir eu un fou rire en Espagnol

 

 

 

 

 

SOMAYA

Je me souviens quand j’avais oublié l’heure à laquelle on devait commencer et que ma meilleure amie a dû me la rappeler

Je me souviens en 5ème quand j’ai été élu déléguée de ma classe

 

STEPHANIE

Je me souviens qu’en 5ème Féthi a répondu au téléphone

Je me souviens quand je chantais avec Somaya et que les gens n’en pouvaient plus

 

ROUHIYATY

Je me souviens de mon arrivée en 6ème, j’étais en retard

Je me souviens de mon 1er spectacle de danse avec ma prof de collège

Je me souviens de mon premier examen en 5ème, le devoir commun

Je me souviens que mon frère me faisait stresser pour mon entrée au collège

 

PERVINE

Je me souviens des moments de joie au foot quand on a gagné

Je me souviens être venue au collège à 6h30 croyant qu’il était 7h30

Je me souviens de notre spectacle de fin d’année

 

 

 

19 juin 2014

Comment voyager autrement?

Notre dernier RDV de l'année car je m'envole vers l'Asie pour plusieurs mois.

Juin 2013 La ligue 13 au bord du lac du parc Borély

JACKY

L'aérotourisme
 
Je suis là statique dans cet aéroport.
Depuis ma tour de controle je surveille ce flot incessant de voyageurs qui atterrissent ou qui vont decoller.
Décoller de quoi d'ailleurs ? de leur réalité , de leur routine , de leurs habitudes.
Dans ce grand sas , ils sont encore là et pas tout à fait ailleurs.
Certains voyagent pour affaire,pour décrocher un contrat,pour un RDV professionnel ,pour un entretien d'embauche.Je les reconnais à leur attache-case,leur costume (quoiqu'un peu froissé ) et la cravate de rigueur est à sa place..est bien sur le portable vissé à l'oreille car le temps doit être rentabilisé,éfficient,éfficace, rien n'est laissé au hasard ,pas de temps à perdre.
 
D'autres attendent fébrilement le retour d'un proche,d'un parent,d'un amoureux:le revoir le serrer dans ses bras,l'embrasser et le retrouver tout entier imbibé de cet ailleursqu'il transporte avec lui.Que les retrouvailles sont bonnes !!!
Et puis les autres qui partent,larguent les amarres pour un long cours, un depaysement ,un espoir de mieux mais ailleurs;éprouver des sensations inconnues,s'émerveiller devant des paysages et des monuments...enfin tout ce que la brochure leur a promis.
Et puis il y a ceux qui rentrent bronzés ,chargés de souvenirs ,d'anectodes à raconter,de photos à partager,de cadeaux originaux qui a coup sur feront plaisir.
 
Dans ce ballet incessant devenu mécanisé,régulé,policé et controlé rien n'est laissé au hasard:il faut suivre les fléches,attendre derriere la ligne jaune,montrer ses papiers,peser et vérifier les bagages....
Respecter les temps et les espaces et pourtant tout leur etre est tendu vers cet aprés car il faudra sortir d'ici.
Ici ce n'est pas une destination c'est un transit,un passage obligé pour aller à la case départ.
Dans cette multitude ils ne savent plus qui ils sont:écrasés par cette masse,anonyme
presque interchangeable.
 
Je suis un billet Mister ou Miss UNTEL  (tiens on ne nous parle plus en français!)
vol n° 467 à destination de BALI décollage prévu à 12h50 
Des voix suaves et des sourires charmants pour adoucir l'ambiance.
Je vérifie le panneau d'affichage j'espére qu'il n'y aura ni retard ni gréve. 
Je veux partir avec les autres,m'en aller moi aussi m'embarquer pour l'Ailleurs.

4 juin 2014

Nostalgie des mots anciens

Beaucoup de fou rires pour cet atelier qui nous a plongé dans une autre époque

C'était l'anniversaire d'Odile, voici ma composition:

Chère Odile,

 En cet évent exceptionnel, toi aussi belle qu’une happelourde, je te propose de croustiller ensemble et d’en faire une douce remembrance.

Que cette année te permette de t’acagnarder sans aucunes périodes rafalées

Que cette bonace te rasséréne.

Evite de t’emberlucoquer avec un muche non déparpaillé qui te contre-aimerait à coup de tartouillade ou avec un rodomont qui risquerait de te férociser et de faire semblant de t’offrir le frusquin.


Toi, le pantophile, ne deviens pas pour autant un mache dru, ne te nourris pas que de demi passion et surtout gardes ta belle sémillance.

21 avril 2012

Qui suis-je?

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens du collège Marseilleveyre 2011-2013

 

Créative, le mot qui la définie le mieux

Origami, un truc qu’elle aimerait bien savoir faire

Rire, elle adore tout ce qui est comique

Amies, sa bande de copines c’est tout pour elle

Lecture, elle aime lire

Identité, elle ne sait pas tellement  réellement qui elle est

Noémie sa petite sœur qu’elle chérie

Ecrire, ça lui permet de s'évader

 

Mon opposé :

« Je suis vieux et rabougris. J’ai pas de passion : je déteste lire, les voyages, le cinéma et pire, écrire. Les femmes, je n'aime que leurs formes, je passe une ou deux heures avec et après les avoir payé, elles repartent. Et les hommes, je ne  leurs adresse même pas la parole. Du coup, j'ai pas d'ami(e)s. Je n'ai jamais quitté ma vieille maison de Normandie. Là-bas, le temps est comme moi, c'est a dire : A ch…. ! »                                           LOUISE

 

 

Il est insensible mais zen. C’est un vrai macho. Il croît que la femme est inférieure aux hommes. Il ne parle jamais de sa famille, il ne console jamais personne . Il ne se tape jamais de délire. Il adore consulter la bourse. Il vit dans son petit patelin de Normandie.                                                                          JULIE

 

Il était 22h 30 j'essayais de m'endormir quand ma mère se lava crac.crac.crac un plancher qui craque .

22h 40 mon chat se réveilla et se sentit obligé de courir dans la maison crac.crac.crac un plancher qui craque.

23h j'avais toujours pas trouvé le sommeil mais j'ai eu une envie d'aller aux toilettes j'essayais de ne pas faire de bruit mais crac.crac.crac un plancher qui craque.

                                                                                                           Coraline

 

Parodies sur ce que l’on pense des garçons ou des filles    (vidéo de Florence Foresti)

J’aime pas les filles, les filles ça pleure pour rien, c’est susceptible les filles, ça pleure et tu ne sais pas pourquoi, tu sais jamais pourquoi, même quand elles rigolent, tu sais pas pourquoi et puis c’est de mauvaise humeur les filles, tous les 28 jours ça râle sans arrêt, ça se plaint «  j’ai mal au ventre, mal à la tête » c’est fatiguant, ça fait mal aux oreilles, oui parce que ça a la voix aigüe les filles, ça piaille, ça piaille et ça s’arrête jamais.                            Sarah

J’aime pas les garçons

-Ils se cachent derrière des mèches et ils disent : « j’aime pas Justin Bieber »

Ils restent affalés sur le canapé devant la télé et quand tu dis : »à table » ils disent : » j’arrive » mais ils n’arrivent  jamais.

Ils  crient et se battent, se poussent et tout ça en rigolant

Ils aiment le foot et  mettent  les mains sur la tête s’il y a des joueurs qui tombent et qui ne se relèvent pas

Les garçons ça exagèrent

Et puis ils se croient indispensables alors qu’ils ne savent même pas faire à manger

La plupart des garçons restent chez leur maman, juste pour ne pas avoir à faire les corvées

Du coup quand ils ont une femme ils l’a prennent  pour leur femme de ménage et puis ils disent « t’es pas ma mère »

 

J’aime pas les filles

Elles ouvrent la bouche quand elles mettent du mascara, c’est bizarre

Elles se lavent et se brossent les cheveux tout le temps et quand c’est fini se les retouchent et elles croient que ce sont les plus beaux du monde

Elles crient à la moindre bêbête à 8 pattes

Elles prennent des photos tout le temps et  ne sont jamais satisfaites du résultat : » attend tu m’as prise avec les lunettes »

Elles veulent prendre soin de la moindre boule de poil et elles touchent à tout

Elles font les boutiques et à la caisse soit le portemonnaie ne veut plus s’ouvrir, soit il manque trop d’argent soit il y a un coup de fil urgent à donner.                                       

                                                                                                                                     JULIE

 J’aime pas les garçons, ils piquent tout le temps

J’aime pas les filles elles ne doivent jamais avoir de défauts alors elles se maquillent et se maquillent encore et encore

J’aime pas les garçons, ils doivent toujours être plus forts que les filles

Ils veulent toujours faire tout  tous seuls et viennent demander de l’aide

J’aime pas les filles, elles se plaignent qu’elles font tout le temps la cuisine et quand les garçons leur proposent de la faire elles disent : « non »

                                                                                                                                         CORALINE

 

 

Alors les maths, là c’est une autre paire de manches ! Comment dire, que je ne peux plus les voir, même en tableau, oh là là même de l’écrire, ça m’y fait penser. Ça sert certes à quelque chose mais c’est très encombrant et lourd. Bref pour dire, j’aime pas les Maths !                                                                                                       CORALINE

22 mars 2015

Atelier d'écriture pour inventer sa ville utopique

Une ville utopique imaginée par des Aurovilliens!

 

Isabelle

Le paradoxe de Sitaphal

Accroché à un arbre, un fruit, grenade, sitaphal. Je m’approche et soudain, je suis dans ce lieu de rencontre destiné à celui qui cherche.

Pas de porte, pas de fenêtre, chacun, en se présentant, accède à cet espace sans limite.

Pour l’explorateur de toujours, ce fruit, cette fleur, cet océan porte la ruche qui l’attend et qu’il invente.

Il l’habite, la pense, la crée.

Son ami est là. Son amour respire.

Le temps papillonne, virevolte, en ces lieux supposés.

Pourquoi le suivre ?

 

Je vais où l’amour me porte.

 

Comment décrire mon rêve, ma vie ?

 

L’ambroisie, la lumière émanent de chaque passant et se partagent.

 

Pourquoi parler, pourquoi penser ? Nos aurores boréales donnent naissance à chaque lieu de vie et de présence.

 

TAJ

Visite à Cybèleville[1]

Depuis le temps que j'essaie, j'ai finalement eu raison de la psyché dans laquelle se reflètent, langoureux comme Morphée, l'arsenal de mes croyances, les divagations de ma pensée et les cachotteries de mon esprit. L’observation assidue de la fixité des idées, du malaise émotionnel et de la futilité des préjugés, me renvoyait sans cesse à un constat cuisant d'échec quant à mes progrès intérieur. Il fallu donc à grand renfort d'introversion impartiale, d’exercices physique et de jeûnes prolongés, opiniâtrement craquer l'immobilisme des habitudes, briser les conventions sectaires, et de mes limites dénoncer les justifications médiocres, pour enfin commencer d'œuvrer au démembrement de ces croyances tenaces qui me voudraient séparé d'avec autrui.

En franchissant ce miroir là j’attendais une révélation inondée de lumière diaphane, de flotter dans un éther mauve et doré, possiblement de produire quelques miracles héroïques, ou pour le moins d'ascensionner à la connaissance. Que nenni ! Me voici désenchanté, déambulant au hasard d'une réalité en tout point uniforme à celle d'où je viens et que j'ai si ardemment désiré quitter. Du pareil au même, kif-kif, copie conforme. Ici le ciel couronne la terre, l'eau coule dans le sens de la pente, le vent soulève la poussière et les feuilles tombent des arbres. J’évolue dans une ville à l'identique, je longe les mêmes bâtiments, je marche dans les mêmes rues, je parle aux mêmes gens. Dans ma maison aussi rien n'a changé. Le lit tendu de draps roses, les manuscrits stoïques qui patientent sur le bureau, la cuisine délicieuse délicatement parfumée. Que ce soit dans l’intensité de l'astre solaire, le cristal de l'air, le spectre des couleurs ou dans le vibrato des sons rien, vraiment rien n'atteste de mon triomphe absolu et irréversible sur l'obscurantisme, ni ne trompette l'aboutissement glorieux de ma conscience transcendantale. Que dalle !

Pourtant il reste indéniable que j'accédais à un nouveau monde. Quand bien même ni l'apparence des lieux ni l'allure des gens n'ont changées, certain détails agaçants ne cessent de piquer ma curiosité. Petit à petit se révèlent à mon regard les aspects de cette réalité banale pourtant altérée. Dans cet univers l'air ondule d'un frisson ténu. Un souffle rare qui accorde la simplicité, à la bienveillance et à la paix. Les gens détendus vaquent à leurs occupations, le cœur revêtu d'une étoffe délicate tissée de douceur, d'assurance et de béatitude circonspecte. Au travers de la gentillesse, de la bonté et de l’hospitalité des citoyens on comprend mieux le climat de dévouement et de don de soi qui a cours à Cybèleville. Au centre de la cité, sur un îlot qu'entoure un lac scintillant, se trouve un sanctuaire magnifique aux dimensions grandioses, de marbre blanc et d'or. Il règne en ce saint des saints une quiétude et une atmosphère de mysticisme glorieux propres aux temples construit par les hommes. Entouré de jardin fabuleux le panthéon reçoit un flot permanent de ceux qui viennent en contrition rendre hommage à Cybèle la déesse mère. Certains adeptes aident spontanément leurs frères et leurs sœurs à comprendre la façon adéquate qu'il convient d'adopter pour approcher le divin. Moi, miné par la déconvenue que la familiarité confer à cette aventure, je redoute en mon for intérieur la possibilité d'une antithèse qui fournirait la preuve amer de ma propre vanité de croire que mon arrivée à Cybèleville cautionne mon agrandissement.

Intrigué par l'atmosphère environnante je m’évertue à deviner par quelle pirouette, dans ce monde calqué sur celui que je connaîs, les affaires des hommes semblent adopter ici la franchise, la chaleur et la délicatesse propre à l'amour. L'adaptation s’avère difficile. J'ai le sentiment que l'harmonie dont je fais le bilan en ces lieux, prends sa source dans les démarches de fond entreprises collectivement, autant que dans la foi cultivée individuellement par les habitants de Cybèleville. Moi élu parmi les élus, ennemi farouche de l'ego, amateur amusé du jeu de Lego, gardien vigilant de la morale moralisante et dépositaire économe du fluide de divinité divine, me voilà confondu par ce que l'ignoramus maximus banal a compris, réalisé ou atteint d’emblée cependant que moi, je délibère ! Il y a erreur, infamie, vice de forme, m'insurge-t-il intérieurement. Je ne perdrais rien pour avoir attendu ! D'une bête pensée, une pensée tout ce qu'il y a de plus ordinaire, voilà que la brume se dissipe et que le mystère se lève. Cette impulsion d’électricité cérébrale m'arrive un matin au réveil. J'ai faim ! Urge-m'en-je d'un ton péremptoire dans ma caboche.

CRACK ! ZIP ! BAM BOUM !

Me voici assis dans mon lit un pti't-déj sur les genoux. Un plateau réglementaire avec orange franchement pressée du carton, œuf a la coque – mollet, pain cramé sur les bords, copeaux de beurre pingre, cubes de confiotes colorisées et E-machinisées, jus de chaussette, et en prime une rose insignifiante vasouillant dans du verre taillé qui voudrait faire croire à son origine Bohêmeland.

Lecteur chéri, voit mon consterne ment sur écran technicolor. Je pense et j’obtiens aussi sec ! Ça fout les jetons ! Plus fort que Jésus, il se servait du verbe, lui. Moi, je n'ai même plus besoin de la voix il suffit que j'évoque ! Tu peux, lectrice idéale, imaginer la fébrilité gambergeante dans laquelle cette découverte m'intergalactise. Supposons que j’adhérasse aux usages de nos frères les mangeurs de graines germées, m'eut-on régalé d'un en-cas certifié bio, cru et verdoyant ? Que je professasse comme paysan cantalien à Martal, un marteau[2] en quelque sorte, aurais-je trouvé du choux farci et de la saucisse truffade dans mon assiette ? Je m'interroge.

Je confesse que la tentation d'employer cette trouvaille égoïstement s'imposa aussitôt à mon esprit et que je ne fis aucun effort pour y résister. Tout, absolument tout, se trouve littéralement à porté d'imagination. Les premiers temps on se fait plaisir avec n'importe quoi. Comme cette fois ou j’eus l’idée de faire du canoë kayak dans les eaux blanches de l’Ariège. Pourquoi pas, si seulement la chimère m'avait prise ailleurs que dans un autobus. Laissez-moi vous dire que les voyageurs ont moyennement apprécié de recevoir des paquets d'eau en pleine poire. Ou encore ce jour là quand faisant la file dans une boulangerie, subjugué par la beauté de la marchande, je ne pouvais me défendre de penser, et les hommes savent de quoi je parle : « je me ferais bien la boulangère moi ! »... Je vous passe les détails.

Comment, lecteur intrépide, qu'ouïs-je ? Tu réclames des détails ! Tu trépignes ! Tu bavotes ! Tu veux la version X ! Soit, je le concède je te dois tout mon crédit, une fière chandelle comme dirait frère Jacques. Dès lors pourquoi devrais-je te priver de tenir celle-ci ? Je reprends donc ; en attendant pour acheter des miches je reluquais celles de la belle ouvrière en pensant : « je me ferais bien la... » Oh et puis non ! Je vais quand même ne pas me laisser tyranniser par des inconnus sous prétexte qu’ils ont déboursé quelques malheureuses piécettes pour l’avantage de l’œuvre incommensurable présente ci-devant. Je soupçonne même certain d'entre vous d'avoir obtenu cette copie chez un complice. Même pas que vous régalez Saint Copyright, vilains filous. Alors pas de grivoiserie pour le petit lecteur coquin. Tu sais, au cas que tu nécessiterais, internet regorge de polissonneries gratos !

Revenons à nos moutons. Cette télépathie créatrice comporte des côtés moins reluisants – pour ainsi dire. Des enfants impitoyables s'amusent pendant des heures à tirailler maîtres et chiens dans des directions opposées. Certains diables déplacent les crottes fraîches sous les chaussures des passants d'autres, plus méchants, créent des carambolages de piétons. À maintes occasions je me trouvais moi-même le dindon de leurs farces. Mais comme à l'habitude avec les innovations, l'ardeur finit par diminuer avec le temps. Une fois passé la primeur de faire ses emplettes sans bouger de chez soi, de passer en tête de file à la banque, de ne jamais tomber en panne d'essence, de manger ce que l'on veut quand on le veut sans prendre de poids ni en perdre, de faire son ménage à une vitesse qui ferait pâlir Mary Poppins, de faire briller le soleil ou tomber la pluie, de changer la carnation des fleurs, de faire japper les chats et feuler les chiens, de chanter comme Pavaruso, de peindre comme Picanoir et de jouer la comédie comme Alich Caprisse, et bien quand cette effervescence retombe on se trouve habité par un appétit aiguisé d'un commerce idéaliste avec le privilège de façonner l’existence.

De surcroît l'abus de nombrilisme autolâtre affaiblit beaucoup les effets de cette bénédiction. S'il est devenu un jeu d'enfant de modifier la couleur de l’océan, je constate que je n'obtiens que très rarement le bleu recherché. Satisfaire mon besoin affectif, fastoche me direz-vous, mais il faut bien se rendre a l’évidence que ma femme et mes enfants expriment leur amour d'une manière rabâchée qui me satisfait de moins en moins. Si je peux aisément donner forme aux fantasmes et aux désirs impérialistes que je projette sur des créatures de rêve, et si les ébats amoureux qui en résultent ont effectivement les feux de la passion et de l'extase cependant l’amour, lui, fait la planche à repasser. L'opulence matérielle se joue sur le bout de mes ambitions. Mais changer dix fois de voiture en une semaine et instantanément piloter la flotte de jets supersoniques dont je dispose, cela tourne rapidement à l'indigestion consommatrice et à l’asphyxie du caractère. Quel ennui !

Pour faire florès, je découvre la nécessité d'adopter dans ma pensée la sincérité et la franchise alignées avec les flux de l'abondance et du mérite. Assurément, la clé du succès se trouve dans l’élévation de l'intention. Je dois poursuivre la compréhension du phénomène, tout en m'astreignant à l’étude critique des motivations sous-jacentes à mes desseins. Je me trouve donc, par la force des choses, reconnecté à l’aspiration altruiste qui fait vibrer le cœur de tous les hommes. Décidément la nature, spirituelle, connaît bien son affaire ! Une interrogation audacieuse affleure dès lors à mon esprit. Ne devrais-je pas ; plutôt que de m’abîmer en des poursuites creuses et exclusives, consacrer ma force d’âme à l’adoucissement des maux de l’humanité et à l’avènement du sublime sur terre ?

J'ai sérieusement et longuement méditer au sujet de cette proposition. Les points chaux ne manquent pas. Répartition inégale des richesses, famine, guerre fratricide, torture, lâcheté, abus de pouvoir endémique, exploitation de l’homme par l’homme, trafic d’êtres humains, racisme, servitude féminine, infanticide, excision, commerce sexuel, apartheid sensuel, avilissement des peuples aborigènes, pogroms, génocides, frontières crées par des politiques imbéciles, alcoolisme, violence domestique, viol de complaisance, hébétude narcotique et j'en passe... Il reste les autres grands sujets : l'exploitation de la nature, la pollution, la destruction des forêts, l'agriculture chimique, la progression des déserts, la fonte des glaces, la montée des eaux, le manque d'eau, l'effet de serre, la destruction des fonds sous marins et je ne parle pas du traitement réservé aux animaux, aux plantes et aux minéraux... Comme dirait l'autre, y'a du boulot ! Les impératifs m’assiègent, l'urgence m'afflige, l'amertume me gagne, le doute m'envahit. Par où commencer ? Je pantoise rudement... Au final, l’âme enjoint à l'action pour le bien de tous.

À Cybèleville, univers bienheureux sur lequel les tracas du monde n'ont pas prise, les cybilains[3] se félicitent chaque jour de la dérogation dont ils font l'objet. Jamais, vous ne croiserez sur les chemins ombragés de cette utopie, un seul être s’employant aux barbaries qui paraissent amuser le reste du monde. Architectes des certitudes, les cybilains érigent au quotidien les règles et les préceptes de l’excellence morale qui établit la preuve de la présence divine qui les habite et qu'ils adorent. Comment servir ceux qui manifestent toutes les choses par miracle, et qui de surcroît, commandent à la bienveillance exclusive de Cybèle, la mère des mères ? Je cherche ardemment l’idée géniale qui m'autorisera de prétendre à l’absolu, mais voilà qu'une hypothèse osée tambourine à l'huis de ma jugeote. Si les cybilains n'ont aucune soif pour connecter avec leur alter ego,  raisonne-je, par quel orgueil devrais-je cautionner ou adopter leurs prémices pour affecter avec eux l'aboutissement du Grand Œuvre ? Je coquerique saluant cette nouvelle clarté. Le cœur ne réverbère-t-il pas du chant d’amitié, de pureté et de fraternité orchestré et dirigé au dedans ? Tintinnabulent mes méninges. Quel vacarme ! Le bourdon ronfle, la cloche carillonne. À cette heure je claironne : un travail vibrant et profond se forgera dans le feu de la détermination. Assourdissant, le marteau de l'authenticité frappe sur l'enclume de l'exigence. Il me faut donc pardonner à mes propres limites, choisir de gommer les conditionnements et armer le bras qui sabrera les status Quo auxquels je sers obstinément de caisse de résonance. Cet appel vibrant et pressant sonnaille affolé au tympan de ma conscience.

En un sursaut éperdu me voici, les yeux grands ouverts, lové dans la douceur des corps complices au creux de mon lit tendu de draps roses. J’abats ma main sur le réveil matin qui hurle d'une alarme désobligeante. Il me faut cinq bonnes minutes de bullage cotonneux pour totalement revenir à la présence de la pièce et de mon corps. Les rêves les plus nobles aussi ont une fin. Je titube groggy jusqu'à la salle d'eau pour mes ablutions et là dans la lumière crue du plafonnier je croise mon reflet, de l'autre coté du miroir, qui m'observe d'un air sibyllin.



[1] Cybèle, déesse mère des dieux dans la mythologie grecque – d'origine phrygienne.

[2]En vérité les martois habitent Martal.

[3]Habitants de Cybèleville

 

A bientôt,… je prends le prochain arc-en-ciel.

Auroville, 21 mars 2015

25 novembre 2014

Une semaine kafkaïenne ou aurovillienne?

TAJ    18 Novembre 2014

Écrire avec Kafka


Mercredi 12 Novembre 2014
Ce matin Jo a trouvé un petit serpent lové derrière l’un des sacs en tissu que nous
gardons dans le débarras. Il fallu aller chercher le jardinier qui avec un simple balai
et une petite pelle se saisit de l’animal. Nous devisâmes de la sagesse qu’il y aurait
à lui couper la tête, finalement nous l’avons laissé glisser dans l’herbe après l’avoir
éloigné quelque peu.


Jeudi 13 Novembre 2014
La pluie tombe en trombes interrompues. Cela fait un bien fou de savoir que la nappe
phréatique est entrain de boire tout son saoul !


Vendredi 14 Novembre 2014
Au magasin de légumes, je suis mêlé à l’animation des chalands. L’oeil observe la
chorégraphie d’arabesques qu’ils exécutent les un autour des autres. Je m’amuse que
l’achat de pommes de terre puisse ainsi susciter des mirages de tutus.


Samedi 15 Novembre 2014
Cet après-midi en moto, j’ai croisé A. paré d’un sourire figé. Comme je sais qu’il est
l’un des promoteurs des enseignes au visage de lunes joviales qui se sont balancées
dans les branches de nos arbres récemment, je n’ai pu m’empêcher intérieurement
de questionner ce sourire. Comportement fraternel ou politique ?


Dimanche 16 Novembre 2014
Assis sur notre terrasse, j’observe le vol des oiseaux chassant les libellules. Ballet
funeste et cruel ; les libellules avalent les moucherons et en retour sont cueillies par
le bec à la précision implacable des oiseaux. Je prends mentalement des paris sur
lequel des volatiles postés en haut des arbres alentour fera la prochaine victime.


Lundi 17 Novembre 2014
Quand Kartik, le conducteur de travaux, est monté sur la terrasse pour vérifier
le travail du maçon, j’ai vu un éclair de mécontentement traverser ses yeux. Lui,
d’habitude calme et composé s’est révélé courroucé et abrupt. Rapide comme une 

ondée d’été l’orage passe, il se tourne vers moi et nous continuons élevés par le 

sourire radieux que je lui connaîs.


Mardi 18 Novembre 2014
Ce matin, en allant vider les ordures, j’ai trouvé qui se reposait dans l’herbe tendre et
humide, un diamant brut de la taille d’un oeuf de poule. D’un aspect blanc laiteux
inintéressant et à la surface rugueuse voir crevassée, personne ne l’y avait remarqué.
Il trône maintenant au milieu des cristaux multicolores de Jo. Faut pas le dire, c’est
un secret.

21 mars 2013

L'enfant sauvage

Ateliers d'écriture avec la cie de théatre 7e ciel  sur "L'enfant sauvage"  de Bruno Castan

Différents thèmes sont apparus lors du travail théatral, ceux ci ont été mis en écriture

Collège F.Villon

Questionnement sur la différence 

-C’est quoi pour toi être différent ?

-C’est être grand, petit, mince ou gros,  ne pas ressembler à tout le monde avoir la taille des pieds plus courte ou plus longue….

-Et toi quand tu ne penses pas comme moi, tu es  différente ?

- Pour moi la différence  c’est d’avoir des gouts différents, une personnalité différente, c’est ce qui est intéressant en chacun de nous

- Et quand tu n’es pas accepté par les autres, tu es différente ?

-Oui surtout que  tu n’es pas comme moi !

-Normal je n’ai pas la même couleur de peau.

 

On est différent ( phrases du cadavre exquis) :

Moi je ne suis pas hypocrite, je dis les choses en face, ça peut blesser des gens mais c’est la vie

Et toi tu es belle, tu es intelligente, forte en maths, nulle en géo, châtain avec des mèches blondes

Moi je suis grande, intelligente, algérienne mais française, joueuse de basket-ball

Et toi tu ne peux pas être comme moi parce que je suis unique, c’est clair !

Moi je suis coquette, tarée souriante. Je suis nulle en maths et je ne suis pas souvent énervée.

Moi je suis bête et intelligente à la fois ! Parfois il m’arrive d’être folle !

Moi je suis un adolescent qui a une vie bien remplie, pour moi le bonheur et un sentiment merveilleux

Moi  ce qui me préoccupe c’est qu’est-ce que je vais faire quand je serai grande

Moi je suis sûr que la vie vaut d’être vécue et qu’il faut se battre jusqu’au bout

 

Nos différences dans le groupe ( à partir de Pérec):

-J’aime les films, les fleurs, les bracelets, les voitures, les colombes, danser, chahuter, ma famille, les cahiers, les portables,

-Je n’aime pas la méchanceté, les moqueries, New-York, dormir, le collège, la technologie, les voleurs, les journalistes, les appareils dentaires, les chauve-souris, les serpents, les cafards.

-J’aime le chocolat, mes amis, la télé, dormir, l’ordinateur, danser, les garçons, sortir, mes yeux, les vêtements Adidas et Nike, les films d’horreur, les tacos, écouter de la musique, manger des oréo, me maquiller.

-Je n’aime pas les légumes, les arnaqueurs, les hypocrites,  les devoirs, avoir des courbatures, la chirurgie esthétique, les stylos à encre qui coulent, les critiques, les menteurs, le bruit, les clowns, les films d’amour, ranger ma chambre, le foot, la pluie

-J’aime la musique,  la lecture, la lumière, la richesse, la mer, ma vie

-Je n’aime pas les rabats joies, la difficulté, être inutile, m’ennuyer, l’adoption,  avoir sommeil le lundi matin,

-J’aime Diams, le vernis,les photos, les stars, le théatre, les jeux vidéo, les marques, le bled, skyper, facebook

-Je n’aime pas les faux cheveux, les intellos, le mariage, les rats

-J’aime jouer, les hamburgers, l’argent, gagner, ma mère, mon père

-J’aime pas écrire , lire, les films tristes, l’expression « pardon », perdre

-J’aime l’été, les baskets montantes, les manèges à sensation, les trucs léopard, les talons, la vérité

-J’aime pas les racistes, les pâtes à la carbonara, les jeans troués, l’opéra, la mort, les problèmes

 

28 avril 2020

Usons et abusons du rire atelier en ligne spécial confinement

DOMINIQUE HEIL

 

J’en ris ... j’en pleure 

 

J’en ris de voir tous ces pantins dans les rues , masqués comme pour parer a une guerre nucléaire ! 

 

J’en pleure de ne pouvoir les embrasser tous, un par un.

 

J’aimerais rire avec eux , mais je ne peux que chanter , ou plutôt déchanter , derrière mon masque pour ne pas pleurer ! 

 

Madame Hibou hier m’a croisée, et m’a fait beaucoup rire , ses plumes de chouettes, sortaient ébouriffées tout autour de son masque , a mourir de rire pour ne pas en pleurer ! 

 

Mourir de rire 

Mourir de peur 

Mourir de vivre seule , confinée, confite dans mon chez moi , où habituellement je ris et pleure en toute liberté.

 

Je ris encore de la blague que j’ai reçue hier qui me promet, que comme la Joconde , a force de m’empiffrer de chocolats je vais devenir obèse , et j’en pleure de me voir si ronde en ce miroir ! 

 

Ressembler a la Joconde , remarquez, ne m’a jamais traversé l’esprit ! J’en aurais bien ris avant le confinement, mais là, j’ai plutôt envie d’en pleurer ! 

En plus il va falloir que je me teigne en brune jais, mais difficile car tous les coiffeurs sont fermés ! 

 

J’en pleure , j’en pleure , j’en pleure jusqu’au moment où j’en ris a gorges déployées pour ne pas en pleurer !! 

 

 

Exercice 2 

 

Ecrire l’histoire d’un personnage 

 

Pimprenelle est une jeune femme très pétillante, un peu naïve que je retrouve souvent , les soirs ou je suis chez moi . 

 

Elle a une voix douce , et passe sa vie a susurrer des petits mots qui chantent a mon oreille comme des poèmes. 

Ce que j’aime tout d’abord chez elle , ce sont ses cheveux, roux a en rêver ! Par des femmes comme moi , traitées de blonde sans cervelle ! 

Elle les coiffe quand elle a le temps et autrement passe sa main régulièrement dans sa crinière, surtout quand elle cherche une idée. A ce moment là, elle écarquille ses yeux bleus comme deux billes , celles avec lesquelles je jouais sur la plage de Dinard . 

Son mascara noir fait ressortir l’espièglerie de son regard, et ses lèvres couleur de rubis donnent envie de croquer la pomme.

Mais ce que j’aime le plus en elle ce sont les mille petites tâches rousses qui parsèment ses joues toutes rondes qui lui donnent un air de marionnette.

Car Pimprenelle c’est une «  jeune amie » qui adore raconter des histoires aux petits enfants , elle connaît la vie des étoiles , et connaît très bien le marchand de sable ! 

Son meilleur ami est un grand ours à la voix grave , au pas lourd, qui lui aussi aime les enfants . 

Il les préfère sage, même si, comme Pimprenelle, il a de la tendresse pour les petits diables qui se chamaillent en dansant la farandole .

Pimprenelle, qui est une  jeune femme très raisonnable , aimerait pourtant sortir de son écran et venir m’embrasser...Mais à chaque fois  l’écran s’éteint avant qu’elle ne puisse le faire..

Et c’est ce qui est arrivé encore ce matin à la fin de mon rêve ! 

 

1 juillet 2013

Rencontres CMCAS Avignon

Ecriture et rencontre grâce au LABYRINTHE SOCIAL              

  Où le stand … a été un lieu de rencontre, d’échange et d’écriture

Qu’est-ce que vous avez pensé des panneaux du labyrinthe ?

-Il faisait très très chaud, je me suis perdue dans le labyrinthe. Gros moment de solitude, vais-je appeler à l’aide ? NON je me concentre et après avoir lu et suivi les affiches, me voilà sur le bon chemin. La sagesse peut-être ?                                                                                                          BEATRICE

- Grâce à la présentation ludique des activités sociales dans le labyrinthe, cette fois ce sont les petits qui entraînent les grands. Si les petits n’arrivent pas à lire les fiches, les grands ont le regard dessus, ne serait-ce que pour voir le chemin que prennent leurs garnements.                                     BERNARD

-Je connais tout ça par cœur ! J’ai rien découvert dans le labyrinthe. Ce qui m’intéresse : les vacances ! J’en profite 3-4 fois par an.

-Les maximes sur le travail qu’on peut lire à l’entrée de la tente, c’est un peu comme ce que dit la présentatrice de la météo sur France3, des fois c’est pas mal !                                                RAYMONDE

-J’ai pensé « Tiens c’est ce qu’on fait ! » Je suis dans la commission Jeunes et énergie. Nos projets, on relance l’accrobranche, ce qui marche les sorties aux concerts, les docks des Sud, ce que j’aime et qui ne plait pas à notre chère présidente, les activités commerciales !

-Est-ce que le sport et une culture ou pas ?  Quand je propose une sortie sportive on me demande d’équilibrer  avec une sortie culturelle, le but ce n’est pas de fédérer le plus grand  nombre d’agents ?

                                                                                                                                                                   DAMIEN

-On y voit toutes les photos de ce que fait la CMCAS, ça rappelle les valeurs. On met en photos tous les secteurs d’activités. Je fais partie du réseau solidaire. J’encadre un centre, ça fait partie du POUR et PAR.                                                                                                                                                           JOSE

-Mes activités de proximité que je préfère : les rencontres d’Arles, comment combattre l’isolement et Contre-Courant                                                                                  NICOLE, commission culture et voyages  

-Dans mes séjours à la CCAS, ce que je préfère c’est de retrouver des personnes pour les activités, l’aide financière qui nous permet de partir en vacances, la convivialité entre nous et les personnes travaillant dans les centres, les soirées organisées et les activités pour les enfants.                LAURENT

Moi c’est quand ma femme commence à me dire : » Quand est ce qu’on mange ? »                ALFRED

-Avec la CMCAS je profite des sorties culturelles, des spectacles, des voyages. Mon meilleur souvenir le plus récent : LILLE. La formule week-end prolongé c’est très bien.                                     FRANCOISE         

-Le panneau qui me parle le plus : faire la fête à moindre coût. Je profite des voyages à des prix incroyables. Ca fait 2 ans que je suis embauché.                                                                               THOMAS

-Faire la fête à la CMCAS c’est d’abord être avec ses amis, se détendre, essayer d’oublier les soucis  du quotidien en parlant, en dansant en buvant (avec modération !) car avec ces moyens-là, nous pouvons plus nous confier et pourquoi pas panser les bobos. Merci à l’équipe .                           SYLVIE

-Cette expo c’est une vraie prise de conscience. Je ne profite pas trop des activités car je suis trop pris avec la vie de famille avec 2 jeunes enfants. Ils partent en colo pour la 1ère fois cette année.
C’est important cette journée, pour se rencontrer, pour se connaître. Pour les jeunes c’est plus facile car pour nous quand on a une vie de famille ou qu’on est plus âgé on fait moins vite connaissance. On ne se rend pas compte de l’isolement au travail !                                                                 Un agent

-Ce que je ne veux pas trouver dans mon séjour à la CCAS ? Un robinet qui coule toute la nuit

                                                                                                                                                          JEAN-JACQUES

Les activités que je pratique à la CCAS, quelques mini-séjours au ski, toujours super bien organisés. Une ambiance conviviale chaque fois retrouvée. Merci aux organisateurs.                                       JULIE

Les activités de proximité que je préfère, la randonnée. «  Sans cesser d’aimer l’homme, j’adore la nature » cette maxime correspond à mon état d’esprit lorsque je randonne.                           JOCELYNE

« PLURIEL »  Je trouve très bien que l’on prenne en compte les difficultés et les problèmes de santé des enfants afin qu’ils puissent eux aussi profiter pleinement des activités.                                 MURIEL

Le BIO, c’est très simple à mettre en œuvre, il faut y penser                                                         BERNARD

Plutôt OUI pour le BIO pour promouvoir la bonne nourriture.                                                      LAURENCE

 

Les plus jeunes dans le labyrinthe

- C’est intriguant le labyrinthe, nous pouvons y perdre notre fil d’Ariane. Nous avons l’impression de croiser un minotaure à chaque impasse. Malgré cela se balader dans celui-ci c’est amusant, chercher la sortie était tellement excitant ! Pendant quelques instants la vie ordinaire s’est arrêté pour ouvrir un monde imaginaire.                                                                                               SOLEN MOUMARD, 16 ans

-On a fait plein de fois le labyrinthe, trop bien ! On est resté coincé 1 fois   

                                                                                                                                        FABIEN et GAUTIER, 5 ans   

-J’ai eu peur dans le labyrinthe parce que mamie, elle nous faisait peur !       LINA 6 ans, JEANNE 5 ans

-C’était une bonne idée le labyrinthe                                                                                              EMILIE 9 ans

-J’ai pas trop regardé tous les panneaux, il y avait un gars qui montrait des trucs           THOMAS 9 ans

-Il y avait un gars qui faisait du surf                                                                                                   ELIAN 9 ans

-Dans le labyrinthe les parois sont bleues jaunes et rouges, ça tourne tout le temps, je me suis perdue ? Ça parait petit de l’extérieur mais c’est grand quand on est dedans. Les panneaux ? Je croyais que c’était des pubs.                                                                                                             ELSA 11 ans

-J’ai vu des panneaux avec la télé, avec un lit.
J’ai vu des panneaux avec des mots                                                                                                LUCAS 9 ans

-Les  colos . Je ne veux pas aller en colo car j’ai beaucoup de copains près de ma maison et en plus je ne connais personne et je suis plus  l’aise avec ceux que je connais. J’ai fait les ateliers Pass vacances multi sport. On a aimé beaucoup. A Cavaillon j’ai fait de l’escalade, j’ai eu un peu peur et Loïc n’a pas voulu le faire.                                                                                                                     Margot, 12 ans

-J’aime pas les colos                                                                                                                               Lily 8 ans

-C’est génial les colos surtout tout ce qu’on y fait, toutes les activités                                   Hugo, 10ans

-Moi ce que je préfère ce sont les colos de ski. On se donne rendez-vous avec les copains d’une année sur l’autre. Le pire dans les colos, les animateurs qui restent toute la nuit dans les couloirs et qui nous empêchent de sortir !                                                                                Alban 14 ans,    Léa 16 ans

Souvenirs, souvenirs……………….

-J’ai fait 6 ans à la CMCAS d’Avignon et je pense que j’ai été la meilleure réintégration. Mes meilleurs souvenirs, les retrouvailles annuelles de 110 CMCAS à Soulac , à ne pas confondre avec « sous le lac » ou « lac soul » !                                                                                                                                   PATRICE

-Mon souvenir d’agent dans mon travail : arriver le matin en souriant et repartir le soir de la même façon.                                                                                                                       JEAN-JACQUES à la retraite

-Mon plus beau souvenir d’agent dans mon travail, participer aux arrêts de tranches en centrale, ce qui nécessite un travail d’équipe.                                                                                                  RICHARD

-Mon mari travaillait à EDF. Il me reste ma meilleure amie qui elle aussi est veuve, son père travaillait aussi à EDF, c’est lui qui a fait embaucher mon mari et le sien.                                            RAYMONDE

-Camp Bourges concert ! Ambiance top, les copains. Cette année on se retrouve à 5 pendant 3 semaines en camp montage vidéo. Les clubs ados dans les villages vacances, bof !       

                                                                                                                                                   GUILLAUME 17 ans

-Mes meilleurs souvenirs,  en colonie, l’arbre de Noël, le ski                                               VICTORIA 8 ans

 

Des demandes :

-Nous habitons Arles et nous sommes un peu en décalage pour les sorties car nous recevons les informations trop tardivement !                                                                                                            un agent

-Je fais partie du service des fraudes, je suis très peu en relation avec d’autres agents et quand je rentre le soir les bureaux sont fermés. Le week-end en Italie, on l’a su trop tard !                     LAURENT

-Envisager des transports collectifs pour les sorties nocturnes                                                           NICOLE

 

 

Une belle journée :

-C’est vraiment bien pour rencontrer les collègues. C’est bien organisé et l’équipe est à l’écoute. C’est notre 2ème expérience et les conjoints sont vraiment très bien inclus.                                            MURIEL

-Le respect de l’autre, pour moi c’est se respecter soi-même.                                                            NICOLE

-L’émancipation de la personne dans ses droits et ses idées pour moi c’est ESSENTIEL pour que le monde progresse dans le bon sens.                                                                                      LAURENCE

-Le travail me prend la tête, comment me détendre ? En venant aux journées, ici à Avignon.     
                                                                                                                                                          JEAN-JACQUES

23 juillet 2013

Festival Contre-Courant Avignon 2013

Anne-Claire, Tarbes

Je travaille en Avignon dans le IN au cloître des carmes. J’ai aimé Place du Marché 76 de Jan Lauwers. Ce spectacle nous aide à bien dédramatiser les situations difficiles de la vie. Le jeu des acteurs est très bien, avec les chansons, la danse, on  parle de tout !

Caroline, Normandie

Je viens au festival de temps en temps. Mon meilleur spectacle LA 432, des Chiche Capon au théâtre des Béliers. Ce sont des clowns modernes. C’est explosif. On a l’impression que c’est complètement déstructuré. Les personnages ne sont pas forcément sympathiques mais  complètement déjantés. Les clowns jouent leur entrée en scène régulièrement ratée !

 

Elisabeth et ses enfants, Châteaurenard (13)

LA 432, Les Chiche Capon ! On a adoré l’énergie, la fantaisie, le délire maitrisé. A mourir de rire !

Mahe, 10 ans Avignon,

Mon meilleur souvenir du festival cette année, un clown brésilien sur la place de l’Horloge. Il prenait des gens dans le public et a même failli embrasser une fille sur la bouche ! Il nous a donné des assiettes remplies de chantilly et des confettis pour qu’on lui lance dessus à la fin du spectacle.

Sylvie, Nîmes

On veut absolument parler du spectacle Kabaravan au lieu 51 du Off. On y a trouvé des chansons, de l’émotion, du rire. C’est une caravane de roms qui part en exil à la recherche de l’Eldorado. Dans la pièce on y  parle roumain, tchèque, allemand mais on comprend tout avec la gestuelle. A voir !

On trouve qu’il y a moins d’offres sur Contre-Courant cette année, il faudrait remettre plus de choix d’activités avec des expériences, de l’émotion avec des spectacles plus variés ou d’autres propositions comme le parcours sensoriel….

Alain et Michèle, Allauch ( 13)

Hooze Fooze Band à Contre-Courant, on n’est pas très jazz mais on a acheté le CD tellement on a aimé !  Un moment très fort.

On est des fidèles du festival depuis 12 ans. On a connu le festival Contre-Courant de bouche à oreille, ça nous permet de voir plus de spectacles, gratuits jusqu’à l’année dernière, cette année c’est 5 euros  pour les non CCAS.
On reste au camping à côté de Contre-Courant et c’est déjà le spectacle dans le camping avec les compagnies du OFF qui répètent.

Cette année on trouve Contre-Courant très engagé et on a du mal à choisir un spectacle accessible car le choix est moins vaste !

On conseille dans le OFF Cosi Fan Tutte au Théatre du Petit Louvre. Six acteurs sur scène, des voix de grande qualité avec des chanteurs aussi talentueux musiciens.  Excellent pour interpréter la musique de Mozart.

On a aimé le Dalaï et moi avec Sophie Forte au théâtre de la Lune. Il y a un acteur et un bruiteur sur scène. C’est l’histoire d’une personne en rupture avec la société qui a besoin de faire le vide et qui part au Tibet. Tout au long de son périple il est accompagné par le bruiteur qui est excellent.
Au théâtre de la Luna, on a vu un spectacle de danse qu’on a envie de conseiller Balivernes desastrados, mélange de capoeira revisité, de techno,  différentes danses urbaines avec 4 danseurs. Un bon moment !

Pascale, Avignon

On m’avait dit énormément de bien d’Angélica Liddell et de Ping Pang Qiu. J’ai lu de mauvaises critiques mais le spectacle ne m’a pas dérangé. C’est plutôt le surtitagre qui était un peu compliqué pour moi. J’aurais aimé qu’Angélica Liddell rentre plus dans le détail des personnages, sur la Chine, je n’ai pas appris de nouvelles choses. J’ai trouvé qu’elle prenait un peu trop de place sur scène mais au point de vue scénique c ‘était joli !

Les Jeunes à Contre-Courant, j’ai vraiment trouvé que c’était bien fichu !

Je ne vais pas au théâtre pendant l’année et c’est ma première  année au festival même en habitant Avignon ! J’y retournerai !

Marie-Thé et Christian, Villeneuve lez Avignon

A conseiller, la Mouette de Tchekhov au théâtre du Roy René. Rien que pour le théâtre qui est une ancienne église. En Avignon on trouve beaucoup de petites églises car les grandes familles bourgeoises faisaient chacune construire la leur ! Sur scène c’est l’ambiance 1900 avec 7 acteurs. La pièce dure 2h mais on ne voit vraiment pas le temps passé ! Très bien joué !

Oriane et Sylvie, région parisienne

On recommande Madame K au théâtre des Lucioles. De la fantaisie où l’idéal féminin n’est plus ce qu’il était. Un spectacle qui parle aux femmes plus qu’aux hommes mais mon mari a adoré !

On voudrait aussi mentionner  Silence encombrant, à la Manufacture. On y parle d’adolescents difficiles de Glasgow.  Spectacle que l’on a trouvé très spécial et intéressant. Sans un mot échangé! Détonnant ! Un OTNI, objet  théâtral non identifié! Une dizaine d’acteurs sur scène dans une mise en scène violente accompagnée de musique électro et hard rock, de vidéos de sons à un volume maximal. On le conseille plutôt à un public d’initiés mais à voir !

Jean-Claude, Avignon

Dans le IN, Les particules élémentaires, j’ai tout aimé, la mise en scène, le jeu des acteurs. J’ai découvert ce texte que je ne connaissais pas et du coup je l’ai acheté, le texte est plus noir que la pièce.

Laure et Didier, Gard

On a découvert les lectures sur RFI et au musée Calvet et on les conseille fortement.

Josette, Nord

J’ai vu Ping Pang Qiu à Contre-Courant d’Angelica Liddell. Au départ je me demandais où elle allait m’emmener avec les coups de pieds, la table de ping-pong. J’ai compris son amour de la Chine et les contradictions qu’amène cet amour avec le point de vue politique. Je n’avais jamais vu les images du jeune devant les chars sur la place Tian Anmen aussi nettes.

Beaucoup d’applaudissements et un rappel pour Ibeyi à Contre-Courant

Aline, Avignon

Je croyais que j’allais écouter des chants cubains mais c’était plutôt  des chants métissés avec un rythme très enjoué, une voix entraînante. A Capela ces jumelles étaient vraiment très bonnes. Une très belle découverte !

Gérald, Nord

De sacrées filles même si je préfère les chansons en français. Très bonne ambiance !

Séjour jeunes  CAF :Amélie deParis, Laura de Marseille et Laétitia de Nancy

On a été scotchées, elles ont des voix ! On en voulait plus !

Corinne, Région parisienne

Les chants ça change les idées !

Alice, Marseille

Mon coup de cœur de la journée, A l’ombre de Coré au théatre Golovine. C’est une chorégraphie à base de hip hop avec deux danseurs. L’un des deux danseurs est le chorégraphe et le vidéaste du spectacle. La performance est époustouflante, dense !

Christophe, Marseille,

J’ai découvert le Festival Féminin itinérant, le FFI, cette association fait tourner pendant le festival cinq pièces écrites par des femmes. J’ai vu le bouton rose de Sophie Accaoui. Osé et prude en même temps avec des alternances de chansons, poésies et communiqués scientifiques. A voir !

Frédéric, Nord,

Les frères jacques, version moderne avec les 4 barbus revisité par des femmes à l’espace Roseau et tout en musique, que du bon temps !

Gilbert, Aix-en-Provence,

Mon coup de cœur Sicilia à Contre-Courant ! J’ai participé au débat sur le travail avant la pièce avec des lectures d’Yves Clot et j’ai tellement accroché avec les acteurs de la compagnie La Llevantina qu’on s’est mis a échangé par mail. On est d’accord qu’à la CMCAS on ne veut pas que consommer et le relationnel établi crée de la non consommation. L’Art et le Travail, le lien. Après tout je ne connais pas de travailleur qui ne travaille pas pour l’œuvre ! Il  ne faut pas dévaluer le travail !

Bruno, région parisienne

Coup de cœur de la journée, métallos et dégraisseurs de patrick grégoire au théatre du Bourg Neuf. Cinq comédiens qui jouent les vingt-cinq personnages de 150 ans de vie ouvrière ! Excellente mise en scène. L’acteur a vraiment le look du docker.

 Nadine,Paris,

Avec des parents pieds noirs je n’ai pu qu’adorer les pieds tanqués sous le pont Piotà 11h30, sous fond de partie de pétanque divers protagonistes revisitent la guerre d’Algérie 50 ans plus tard. On rit beaucoup, on est ému ! Très beau !

 

 

14 mars 2014

L'art d'inventer de nouveaux métiers

Ligue 13 Marseille, mars 2014

 Marilyn

Le parleur de portes

 

Il y a des portes en bois, des portes vitrées, des portes monumentales ou des portillons.

Moi, je parle aux portes, je parle des portes, je parle à travers les portes et parfois à des êtres humains qui m'ont ouvert leur porte.

Je suis parleur de portes. C'est mon métier.

Je l'ai appris sur le tard, quand après vingt ans de bons et loyaux services à l'usine on m'a mis à la porte. J'ai cherché du travail. J'ai fait du porte à porte. Et j'ai compris ma vocation : la porte. La porte au double visage, Janus des Latins, le recto qui ne peut se passer du verso.

Je parle à la porte. Tagguée ou encaustiquée, elle me regarde; mais q'il y a-t-il derrière elle ? Cette interrogation me taraude parfois au point de la frapper. Je frappe à la porte. Alors elle s'anime, mais je suis souvent déçu. L'envers ne vaut pas mon espérance. Mais je m'égare...

Je suis parleur de portes. C'est mon métier. Je leur raconte des douceurs. Car vous savez, c'est susceptible une porte, çà vous claque au nez comme un rien. Mes employeurs la croient à leur merci. Ils exigent qu'elle leur obéisse, qu'elles s'ouvre ou se ferme selon leur désir à eux. Et gare  si elle couine ! Quelle illusion ...

 

La porte, elle agit à son gré. Vous pensez pouvoir la forcer par une vigoureuse poussée, ou bien  l'amadouer d'une nonchalance bienveillante. Vous n'obtiendrez qu'à  la faire bailler d'impatience, ou  au mieux, s'entrebailler.

Je suis parleurs de portes, je sais les mots qu'il faut.

N'appelez pas le serrurier, je suis là.

En cas d'urgence sommez-la de se prendre.  Si elle n'est pas blindée, elle s'emportera  et  sortira de ses gonds. Mais quelle souffrance inutile ! Appelez-moi plutôt: Je suis parleur de portes.

 

 

Sophie

Le raconteur de tissus

Les origines de ce métier sont aujourd’hui incertaines. Elles se confondraient avec l’invention de diverses formes de tissage en différents points du globe. L’antériorité pourrait revenir à l’Afrique ou à l’Asie.

Le raconteur de tissus, qui souvent, soit dit en passant, est une raconteuse a le don de lire dans l’armure des textiles de vertigineux récits. Sa science s’adapte à la condition de son objet. Un tissu d’ameublement lui fera raconter l’histoire de la demeure qu’il orne, et parfois même de ses habitants. Le vêtement, qu’il pare les vivants ou s’enroule autour des morts, suscite selon les cas de véritables hagiographies ou d’impitoyables réquisitoires. Et le raconteur de tissus paye son don d’une terrible malédiction. Il ne peut pas se taire. C’est ainsi qu’il se met constamment en danger suscitant la colère des puissants acharnés à sa perte. Inutile de vous préciser que fort peu d’entres-eux ont envie d’exposer les dessous de leur réussite. Ceci explique que les rares raconteurs de tissus aujourd’hui survivants se cachent. Poursuivis par la terrible accusation qui leur reproche de ne proférer que des tissus de mensonges, ils ne renoncent pas à leur métier. Beaucoup préfèrent s’enchaîner pour tramer d’improbables motifs aux couleurs chamarrées. Le texte finit par se confondre avec le textile et, pour qui sait encore le lire, il perpétuera la tradition bien après l’extinction du dernier raconteur de tissus.

 

 Toile de Paracas - LACMA Musée de Los Angeles 

 

 

22 mai 2012

Les cahiers de l'APA

Journée de l'autobiographie du 22 mai 2012, partenariat entre l'APA et l'académie d'Aix-Marseille

GENRE: MASCULIN/FEMININ

Travail d'écriture avec 2 classes de 3ème sur l'image que les adolescents ont d'eux-même et sur leur questionnement par rapport à leurs différences et similitudes

Mise en voix des textes à la Cité du livre d'Aix-en-Provence

Texte n°1 : Filles et garçons de Marseilleveyre :

Chœur : Filles et garçons à Marseilleveyre, nous sommes  sensibles, têtus, obstinés, généreux, directs, maladroits, calmes, cools, quelquefois malheureux, souvent heureux de vivre.

Nous les filles, préférons la gentillesse, la douceur, l’ouverture d’esprit, la drôlerie, l’honnêteté, la sincérité, le style.

Nous les garçons préférons l’humour, la simplicité, la gentillesse, l’originalité, la beauté.

Chœur : Que nous soyons filles ou garçons, nous avons les mêmes défauts : nous sommes gourmands, bornés, égoïstes, timides, naïfs, trop négatifs,  fainéants, nous avons un caractère de cochon et manquons parfois  d’assurance.

Voici  aussi les qualités dont nous sommes fiers : nous savons être gentils, calmes, indulgents, originaux, attentionnés, pleins d’humour et de joie de vivre.

Les amis, c’est tout pour nous, on les aime quand ils sont fous, sincères, fidèles, pleins d’humour, francs, quand on peut leur faire confiance.

Un monde idéal serait un monde sans adulte. Nous rêvons de ne plus vieillir, d’être libres de grandir,  de vivre dans un monde qui tourne enfin correctement, d’être célèbres, d’habiter aux USA,  d’être enfin pris au sérieux, de ne jamais nous prendre au sérieux.

Nos plus grands malheurs : perdre quelqu’un qu’on aime, ne pas être nous-mêmes, qu’on se moque de nous !

Nous détestons par-dessus tout les gens qui se sentent supérieurs, les prétentieux, ne pas obtenir ce que nous désirons, être seuls, être obligé(e)s de faire quelque chose que  nous n’avons pas envie de faire…

Nous rêvons tous et toutes de posséder le don de voler, de changer d’apparence, de respirer sous l’eau, d’être immortels, immortelles, de jouer de la guitare comme des déesses, de danser comme des dieux d’avoir des pouvoirs magiques, de lire dans les pensées, d’être parfaitement intelligents, intelligentes.

Texte n°2 : J’aime…

J’aime les filles, ni trop maquillées, ni trop haut perchées, tout en délicatesse.

J’aime les garçons qui font du basket, qui inventent des prétextes, sans hygiène de vie, bêtes ou puérils.

J’aime les filles, leurs robes, leur vernis, leurs cheveux détachés, leurs folies, leurs soucis.

J’aime les garçons sur leur grosse moto, les garçons fragiles sous leur blouson de cuir, les garçons rigolos.

 

Texte N°3 : rituel du matin

A)  Le réveil sonne, je me lève difficilement et vais voir le temps qu’il fait à la fenêtre. Dans la salle de bain, je mets une tonne de gel sur mes cheveux.  Je prends mon sac, me traîne jusqu’à l’arrêt du bus. Devant le collège, je traîne encore avec mes copains avant de monter en cours, la mort dans l’âme.

B)  Horreur de la sonnerie du réveil. Je mets un temps fou à me lever. Je fais des va -et -vient inutiles entre ma chambre et le reste de la maison. Pas envie de me préparer pour partir au collège. Ma mère me dit de me dépêcher, elle crie pour que j’accélère. Je me rends compte que je suis déjà en retard. Je déjeune trop vite, me débarbouille en vitesse, je m’habille n’importe comment et je pars en furie.

C)  Quand le réveil sonne, je reste sous la couette pour gagner quelques minutes. je me lève tous les matins en retard et prends mon temps. En écoutant ma musique préférée, je me prépare sans me presser. Je sais que c’est l’heure de partir, mais je ne suis pas prêt. Il faut encore que je me coiffe. Je mets ma veste et mon bonnet, je sors. Il fait un sale temps. Je détache mon scoot, j’enfile mes gants et mets mon casque. Le portail de la résidence met un temps fou à s’ouvrir. Je me gare dans le parking du collège. Il n’y a déjà plus personne dans la cour. J’ai une flemme monstre. Je monte jusqu’à la salle de classe et là, comme tous les matins, je présente mon carnet pour faire noter un retard.

D) Il est 6H45, le réveil sonne. Tout engourdis, mes doigts se posent sur le bouton de droite, à tâtons. Cinq minutes de plus. Je me rendors. Mon rêve s’est envolé, les démons de la nuit aussi. La douceur de la nuit, le creux de mon oreiller sont encore collés à moi. 6 heures 40, seconde  sonnerie. Je me dresse enfin et tourne l’interrupteur pour allumer. Mes yeux sont encore fermés, ma respiration lourde. Le jour n’est pas encore levé. C’est inhumain. Le miroir me renvoie un message clair : j’aurais dû me coucher plus tôt. A pas lents, les pieds nus, je traverse le couloir. J’ai froid. J’enlève mon pyjama. J’ai encore plus froid. J’enfile à la hâte mes vêtements soigneusement préparés la veille sur une chaise. Retour rapide à la salle de bain. Il me reste vingt minutes pour me détacher les cheveux, les coiffer, me maquiller, mettre mes bijoux-fétiches, enfiler mes chaussettes, mettre mes chaussures, me brosser les dents, me remaquiller, me rattacher les cheveux, changer de chaussures, puis remettre les premières, me détacher de nouveau les cheveux, prendre mes clefs et mon sac, sauter dans la voiture où patiente ma mère depuis dix bonnes minutes déjà. Je suis en route pour une dure journée…

 

E) Pas le temps d’avaler de petit déjeuner. Pas envie non plus. A la salle de bain, je mets du déodorant pour ne pas puer toute la journée En faisant mon sac, je joue à la play et lance une partie. Mais c’est déjà l’heure, j’ai reçu un sms de mon copain, il m’attend pour qu’on aille ensemble à la prison quotidienne.

 

E)   Je suis encore plongée dans mes rêves quand le réveil sonne. J’espère que c’est dans ma tête mais non, c’est bien la réalité. Il est 6heures. Les yeux encore fermés, je cherche l’interrupteur pour allumer la lumière. Je mets de l’eau sur mon visage et descends doucement l’escalier. Je prépare le petit-déjeuner de ma mère et de mon frère. Plus réveillée, je remonte me préparer…

Texte n°4 : Utopie

Cet être idéal serait à la fois masculin et féminin. Il aurait les bons côtés des hommes et des femmes et aucun de leurs défauts vrais ou supposés.

Il ne serait ni « il », ni « elle » ; il y aurait un troisième genre pour le définir.

Cet être à la fois mâle et femelle serait doux et fort, tendre et concentré. Il serait coquet et courageux, intelligent et fin. Il aurait l’esprit d’équipe et beaucoup d’humour.

Il ne serait évidemment pas machiste ni féministe. Il n’en aurait pas besoin.

Il viendrait à la fois de Mars et de Vénus.

Il ferait indifféremment de la boxe et de la danse.  Il pourrait porter des robes ou des pantalons, exprimer ses sentiments, ne pas se sentir obligé d’être le plus fort, s’habiller en rose, pleurer si ça lui chante, faire du kung-fu  et de la gymnastique acrobatique. Il ne serait pas obligé d’être naïf ou t de rouler les mécaniques pour être aimé.

Il n’aurait que des alter ego.

 Son existence  et sa propagation éviteraient la guerre des sexes.

Le monde serait alors paisible et parfait mais peut-être un peu uniforme…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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