18 avril 2021

Voile et écriture

Ecritures au fil des vagues par DONATIENNE

 

1)

Mer. Immensité ressourcement

Joie d une liberté de mouvement retrouvé, sensation de bercement

Infini et tout

Beauté appartenance

camaïeu de bleue et de lumière.

Départ

 

2) Nous habitions à la mitre, très jeune avec mes frères et sœurs nous descendions seuls à la plage militaire. J adore cette crique, ce rocher à forme étrange qui me paraissait immense et qui a pris des dimensions plus raisonnables avec le temps. A l’époque il y avait un radeau amarré, nous faisions la course pour y arriver le premier à la nage, les plus âgés surveillaient les plus jeunes. Nous adorions trouver des merveilles au fond à indiquer, à montrer aux autres. Souvent nous allions plus loin pour faire les concours de plongeons.

 

3) Celui qui se réveille au son des mouettes qui accompagnent les pêcheurs au matin, celui qui traverse l univers pour se retrouver lui enfin dans la gratitude, celui qui affronte la tempête comme une vengeance de son enfance, celui qui veille en haut du phare au cœur de la tempête, celui qui aperçoit à l horizon le fanal de son port de naissance, celle qui se lance dans l aventure du grand large avec son seul courage et sa joie de vivre, celle qui prend la mer pour pêcher au petit matin frileux, celui qui scrute l’horizon à la recherche de son amie, celui qui rencontre une pieuvre et devient son ami,

Celui qui crée des ponts entre des mondes que l océan séparé.

 

4) Celui qui traverse l univers pour se retrouver lui enfin dans la gratitude

Une grande crinière blonde mal peignée sous un un bonnet en laine, des yeux bleus océans adoucissant la sévérité du regard farouche ce celui qui veut aller plus loin,

Dans son for intérieur la recherche d un ailleurs d un monde moins cruel et stupide qui se réveille et se lève pour dire non sans colère sans ressentiment juste une volonté exprimée.

Il sentait bien que quelque chose avait changé, sa colère avait changé de couleur, de noire au départ. Elle avait viré au rouge sang avec des envies de vengeance et là devant l immensité il la sentait prendre des nuances violettes et dorées , il avait du mal à se rappeler ce qui l avait tant blessé. En fait n’était ce pas lui même qui s était fait cette blessure au fer rouge tout seul. Ne l’avait il pas entretenue jusqu’à cet îlot de verdure perdu dans l océan où la vie bruissait; les insectes et les oiseaux chantaient des mélodies harmonieuses, l’ air empli de vibrations. Tout à coup il sentait la douceur de l’air emplir ses poumons et dissoudre peu à peu son magma intérieur . Et tout à coup une vague de gratitude pour ce coup de tête qui lui avait fait prendre la mer mais aussi la mesure que sans ces événements, il n aurait probablement jamais su de quoi il était capable dans la tempête comme dans la petole la plus désespérante et là il touchait au but. Enfin il voyait le cadeau de la vie.

 

 

5)Au bord de la Méditerranée, au printemps se rassemblent les petites ecuillettes , elles sont si petites que personne ne les voit, mais elles viennent écouter le bruissement du monde pour en rendre compte au cœur profondeurs.

 

 6)

Être libre toujours tu chériras la mer

La mer est un maître

Son enseignement est à différents niveaux

Toujours elle t’apprend sur toi et sur la vie

Regarde là chéries là et tu comprendras davantage sur la vie et sur toi

Les erreurs parfois sont amères les joies immenses et douces

La mer avec sa vastitude t ouvre des horizons insoupçonnés

Au delà et en dedans de toi.


08 mars 2021

Créer un nouveau monde

MON UTOPIE DU JOUR

 

 à la tortue Modestine

et aux passantes

de l'atelier d'écriture Utopie

 

Connaissez-vous l'île de Modestine ?

 

Elle ne fait pas de bruit et croit

aux traversées obstinées dans le vert.

 

Peut-on dire qu'elle règne ? À la rigueur,

mais en toute discrétion,

ou bien alors

si régner se fait en s'écrasant

comme le chien Fiore

au beau milieu de la sieste méridienne.

 

L'île de Modestine est prospère à souhait

pour qui savoure les feuilles sans peur d'en manquer.

 

À l'heure où j'écris ces lignes,

les habitants de l'île sont

dix femmes et un homme, un chien, une tortue

sans oublier la cohorte des invisibles

qui accompagnent l'atelier jusqu'au soleil du couchant.

 

Mais il peut arriver qu'ils deviennent

dix tortues et un chien, ou dix hommes et une femme etc...

 

L'essentiel pour eux est

qu'ils désapprennent à compter

en méditant sous carapace ou en faisant des roulés-boulés.

 

Les habitants de l'île de Modestine

ont établi une constitution, à force de dur labeur

entre les feuillages et les saisons,

mais le jour où ils l'ont achevée, un coup de vent

séditieux a emporté tous les feuillets, tous les articles

dans la mer qui entoure l'île.

 

Les commentateurs aguerris doutent que l'île de Modestine

puisse tenir longtemps encore

sans chamaillage de silences.

C'est parier sans compter

sur l'agilité des Modestiniennes,

leur capacité à déjouer les pratiques imbéciles.

Les commentateurs deviendront hors service

bien avant l'échappée belle des Modestiniennes.

 

Sur l'île de Modestine, on n'en a jamais fini

avec le cheminement des intelligences, à commencer

par le ras des pâquerettes.

 

Entrer en vibration avec l'autre

est le sport national en vigueur.

DOMINIQUE SORRENTE

 

Endoume, le 8 mars 2021   

 

Modestine en action

 

 

 

 

POURQUOI NE PAS IMAGINER LE MEILLEUR?

 

 

C’est quoi le meilleur?Le meilleur de quoi ? Le meilleur pourquoi?

 

Est ce un mot qui existe dans toutes les langues, sur tous les continents?

 

C’est comme le bonheur ! Depuis quand ça existe? Le meilleur du bonheur, ou le bonheur du meilleur?

 

Je dirais  tout simplement ; pourquoi ne pas vivre  avec ce qui est, là, juste devant nous, qui nous est offert chaque jour.

 

Quel est ce besoin d’ailleurs, de meilleur?

 

Je n’aime pas le terme « meilleur », ça me rappelle, l’école avec le meilleur de la classe.Ce n’était ni le plus heureux, ni le plus humain.

 

Aussi, je vails mettre ce terme de côté, et en proposer d'autres.

 

Pourquoi ne pas imaginer, l’étonnement, l’émerveillement, la beauté et l’harmonie de chaque moment de Vie?
                                                                                                                                                    Marie-Françoise MONTEBELLO

 

 

 

UN MONDE NOUVEAU

 

Quand j’étais enfant, souvent quand la nuit tombait, je m’accoudais à la  fenêtre et je regardais la rue éternellement déserte .Je rêvais alors d’un autre monde.

 

Alors que je voyais dans la vallée, les hauts fourneaux hurlants cracher leurs flammes dans la nuit du ciel, je  levais le regard pour m’accrocher aux étoiles,et aller vers ce monde nouveau, émergeant de l’infini.

 

Il fallait alors inventer un pont, qui pouvait me faire passer de la fenêtre ou j’étais accoudée à la planète la plus proche.

 

En suivant la passerelle, qui émergeait en  transparence,j’avançais telle une funambule somnambule vers cette autre planète, trés lumineuse.

 

Le saisons étaient transparentes, les arbres clairs, les chemins étoilés, les montagnes vivantes,les habitants vêtus de fleurs. C’était la planète des Fleurs, des odeurs célestes, de la mousse et de la pousse.

 

Un immense jardin vivant  qui m’invitait à le suivre.

 

Je l’effleurais à peine , de façon aérienne, puis  je retournais tranquillement à ma fenêtre, recueillement au plus profond de moi, ces belles images de liberté.

 

Etre en permanence  à la recherche d’un monde nouveau, ne serait-ce pas en miroir , cultiver l’imaginaire et le dépassement de Soi?

*

                                                                                                                                                               Marie-Françoise MONTEBELLO

 

 

 

Pourquoi ne pas imaginer le meilleur ?

 Pourquoi ne pas imaginer le meilleur ?

Le pire fait tellement plus de bien parfois.

Le pire troue les oreilles, arrache les pas,

casse les mémoires, abrutit les journées.

 

Le pire vit au fond du bassin où j'imagine notre noyade.

Elle eut lieu dans une rivière en Norvège.

J'ai longtemps vécu au fond de ce bassin,

puis d'un seule coup de la pointe du pied,

une poussée inconnue m'est venue,

me faisant remonter vers le haut.

 

Le meilleur vivait là, tout seul, sur le rebord du monde,

sans aucune imagination.

Il m'a tendu une serviette éponge

et m'a souri.

Puis il m'a montré la couverture d'un carnet

à écrire. Il y avait ces mots d'Oscar Wilde:

j'ai les goûts les plus simples du monde.

Je me contente du meilleur.

 

Il m'a montré la couverture d'un carnet à écrire.

 

DOMINIQUE SORRENTE

 

 

 

Posté par flo guichard à 18:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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