22 octobre 2020

Ecrire durant le confinement

Dominique Heil

 

Histoire de vie avec un animal 

 

Ouf ! Je viens de comprendre que Medor va être mon sauveur par ces temps de confinement ! 

 

En effet je vais pouvoir sortir comme bon me semble , ou plus exactement Medor va pouvoir me

 

 sortir au gré de ses crottes .

 

Pourtant quand ma copine Florence me l’a confié , je ne voyais pas d’un bon oeil ce tyran qui

 

 m’imposait 3 fois par jour de descendre et remonter mes 4 étages ! Et de plus il allait falloir que je

 

 le nourrisse, et lui acheter, ordre de Flo ,un petit beefsteak, tous les 2 jours pour prendre soin de

 

 son pelage.

 

Mais aujourd’hui quel bonheur d’aller chez Marcel  le boucher avec Medor au bout de sa laisse , 

 

avide du moindre détour et me permettant ainsi de tourner autour des arbres de la place .

 

Quel bonheur de croiser fièrement les gendarmes , lavée de toute suspicion d’abus , même

 

 saluée par eux trop heureux de croiser un visage connu .

 

Hélas hier j’ai du le rendre à sa maîtresse, car tout s’est gâté quand Medor , étourdi , et pressė , a

 

 pris la jambe du gendarme planté devant la mairie, pour un réverbère ! 

 

Finies les balades ! 

 

Finies les visites chez le boucher ! 

 

Aux armes les attestations ! 

 

 

 

ATELIER 22 octobre 2020 

 

Un voyage de rêve...

 

Quand j’imagine ma vie, celle que je n’aurais pas vécue , je ne sais pas où j’aurais aimé aller , ce que je sais c’est qu » Ailleurs»m’aurait plu ! 

Parfois je me dis que si j’étais née au bout du monde. Tout aurait été possible ! 

 

Je ne connais pas le pays des « Possibles «  , mais ce que j’imagine c’est le pays du Bonheur, où tous les enfants sont joyeux, où tous les adultes sont pacifiques, où la nature est belle, où le soleil brille tout le temps et où les gens ne portent pas de masque.

 

Le pays où j’aurais pu naître est celui auquel je croyais quand j’étais petite fille derrière la fenêtre de ma chambre , a Champigny, quand j’étais malade et que ma maman m’apportait du sirop pour soigner ma toux et me donnait ensuite une gaufrette au chocolat .

 

Je voyageais alors dans ma tête. Les images des livres que mon père me lisait le soir me montrait un monde coloré, fait de magnifiques paysages , tellement différents des buildings grisâtres qui m’entouraient .

 

 Je partais sur les chemins de cet endroit féerique pour moi , je cueillais des fleurs, des fruits, juchée sur mon âne, Bidichon, qui me transportait d’allégresse ! 

Ce voyage je l’ai refait, et refait ...et même si depuis , ma vie m’a appris a me contenter de celle que j’ai  construite et que j’aime.Ma vie qui m’a permis de voyager à travers les continents, qui m’a apporté 1000 tristesses et 10000 bonheurs .

 

Je reste persuadée que cet « Ailleurs » imaginė est le plus beau voyage de ma vie . Celui  où tout est possible . 

 

Posté par flo guichard à 18:43 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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