24 juillet 2013

Festival Contre Courant avec de jeunes critiques culturels en Avignon

Atelier d'écriture dans un camp d'adolescents EDF au festival d'Avignon.

Le thème du camp: nous sommes des critiques culturels!

 

 

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23 juillet 2013

Festival Contre-Courant Avignon 2013

Anne-Claire, Tarbes

Je travaille en Avignon dans le IN au cloître des carmes. J’ai aimé Place du Marché 76 de Jan Lauwers. Ce spectacle nous aide à bien dédramatiser les situations difficiles de la vie. Le jeu des acteurs est très bien, avec les chansons, la danse, on  parle de tout !

Caroline, Normandie

Je viens au festival de temps en temps. Mon meilleur spectacle LA 432, des Chiche Capon au théâtre des Béliers. Ce sont des clowns modernes. C’est explosif. On a l’impression que c’est complètement déstructuré. Les personnages ne sont pas forcément sympathiques mais  complètement déjantés. Les clowns jouent leur entrée en scène régulièrement ratée !

 

Elisabeth et ses enfants, Châteaurenard (13)

LA 432, Les Chiche Capon ! On a adoré l’énergie, la fantaisie, le délire maitrisé. A mourir de rire !

Mahe, 10 ans Avignon,

Mon meilleur souvenir du festival cette année, un clown brésilien sur la place de l’Horloge. Il prenait des gens dans le public et a même failli embrasser une fille sur la bouche ! Il nous a donné des assiettes remplies de chantilly et des confettis pour qu’on lui lance dessus à la fin du spectacle.

Sylvie, Nîmes

On veut absolument parler du spectacle Kabaravan au lieu 51 du Off. On y a trouvé des chansons, de l’émotion, du rire. C’est une caravane de roms qui part en exil à la recherche de l’Eldorado. Dans la pièce on y  parle roumain, tchèque, allemand mais on comprend tout avec la gestuelle. A voir !

On trouve qu’il y a moins d’offres sur Contre-Courant cette année, il faudrait remettre plus de choix d’activités avec des expériences, de l’émotion avec des spectacles plus variés ou d’autres propositions comme le parcours sensoriel….

Alain et Michèle, Allauch ( 13)

Hooze Fooze Band à Contre-Courant, on n’est pas très jazz mais on a acheté le CD tellement on a aimé !  Un moment très fort.

On est des fidèles du festival depuis 12 ans. On a connu le festival Contre-Courant de bouche à oreille, ça nous permet de voir plus de spectacles, gratuits jusqu’à l’année dernière, cette année c’est 5 euros  pour les non CCAS.
On reste au camping à côté de Contre-Courant et c’est déjà le spectacle dans le camping avec les compagnies du OFF qui répètent.

Cette année on trouve Contre-Courant très engagé et on a du mal à choisir un spectacle accessible car le choix est moins vaste !

On conseille dans le OFF Cosi Fan Tutte au Théatre du Petit Louvre. Six acteurs sur scène, des voix de grande qualité avec des chanteurs aussi talentueux musiciens.  Excellent pour interpréter la musique de Mozart.

On a aimé le Dalaï et moi avec Sophie Forte au théâtre de la Lune. Il y a un acteur et un bruiteur sur scène. C’est l’histoire d’une personne en rupture avec la société qui a besoin de faire le vide et qui part au Tibet. Tout au long de son périple il est accompagné par le bruiteur qui est excellent.
Au théâtre de la Luna, on a vu un spectacle de danse qu’on a envie de conseiller Balivernes desastrados, mélange de capoeira revisité, de techno,  différentes danses urbaines avec 4 danseurs. Un bon moment !

Pascale, Avignon

On m’avait dit énormément de bien d’Angélica Liddell et de Ping Pang Qiu. J’ai lu de mauvaises critiques mais le spectacle ne m’a pas dérangé. C’est plutôt le surtitagre qui était un peu compliqué pour moi. J’aurais aimé qu’Angélica Liddell rentre plus dans le détail des personnages, sur la Chine, je n’ai pas appris de nouvelles choses. J’ai trouvé qu’elle prenait un peu trop de place sur scène mais au point de vue scénique c ‘était joli !

Les Jeunes à Contre-Courant, j’ai vraiment trouvé que c’était bien fichu !

Je ne vais pas au théâtre pendant l’année et c’est ma première  année au festival même en habitant Avignon ! J’y retournerai !

Marie-Thé et Christian, Villeneuve lez Avignon

A conseiller, la Mouette de Tchekhov au théâtre du Roy René. Rien que pour le théâtre qui est une ancienne église. En Avignon on trouve beaucoup de petites églises car les grandes familles bourgeoises faisaient chacune construire la leur ! Sur scène c’est l’ambiance 1900 avec 7 acteurs. La pièce dure 2h mais on ne voit vraiment pas le temps passé ! Très bien joué !

Oriane et Sylvie, région parisienne

On recommande Madame K au théâtre des Lucioles. De la fantaisie où l’idéal féminin n’est plus ce qu’il était. Un spectacle qui parle aux femmes plus qu’aux hommes mais mon mari a adoré !

On voudrait aussi mentionner  Silence encombrant, à la Manufacture. On y parle d’adolescents difficiles de Glasgow.  Spectacle que l’on a trouvé très spécial et intéressant. Sans un mot échangé! Détonnant ! Un OTNI, objet  théâtral non identifié! Une dizaine d’acteurs sur scène dans une mise en scène violente accompagnée de musique électro et hard rock, de vidéos de sons à un volume maximal. On le conseille plutôt à un public d’initiés mais à voir !

Jean-Claude, Avignon

Dans le IN, Les particules élémentaires, j’ai tout aimé, la mise en scène, le jeu des acteurs. J’ai découvert ce texte que je ne connaissais pas et du coup je l’ai acheté, le texte est plus noir que la pièce.

Laure et Didier, Gard

On a découvert les lectures sur RFI et au musée Calvet et on les conseille fortement.

Josette, Nord

J’ai vu Ping Pang Qiu à Contre-Courant d’Angelica Liddell. Au départ je me demandais où elle allait m’emmener avec les coups de pieds, la table de ping-pong. J’ai compris son amour de la Chine et les contradictions qu’amène cet amour avec le point de vue politique. Je n’avais jamais vu les images du jeune devant les chars sur la place Tian Anmen aussi nettes.

Beaucoup d’applaudissements et un rappel pour Ibeyi à Contre-Courant

Aline, Avignon

Je croyais que j’allais écouter des chants cubains mais c’était plutôt  des chants métissés avec un rythme très enjoué, une voix entraînante. A Capela ces jumelles étaient vraiment très bonnes. Une très belle découverte !

Gérald, Nord

De sacrées filles même si je préfère les chansons en français. Très bonne ambiance !

Séjour jeunes  CAF :Amélie deParis, Laura de Marseille et Laétitia de Nancy

On a été scotchées, elles ont des voix ! On en voulait plus !

Corinne, Région parisienne

Les chants ça change les idées !

Alice, Marseille

Mon coup de cœur de la journée, A l’ombre de Coré au théatre Golovine. C’est une chorégraphie à base de hip hop avec deux danseurs. L’un des deux danseurs est le chorégraphe et le vidéaste du spectacle. La performance est époustouflante, dense !

Christophe, Marseille,

J’ai découvert le Festival Féminin itinérant, le FFI, cette association fait tourner pendant le festival cinq pièces écrites par des femmes. J’ai vu le bouton rose de Sophie Accaoui. Osé et prude en même temps avec des alternances de chansons, poésies et communiqués scientifiques. A voir !

Frédéric, Nord,

Les frères jacques, version moderne avec les 4 barbus revisité par des femmes à l’espace Roseau et tout en musique, que du bon temps !

Gilbert, Aix-en-Provence,

Mon coup de cœur Sicilia à Contre-Courant ! J’ai participé au débat sur le travail avant la pièce avec des lectures d’Yves Clot et j’ai tellement accroché avec les acteurs de la compagnie La Llevantina qu’on s’est mis a échangé par mail. On est d’accord qu’à la CMCAS on ne veut pas que consommer et le relationnel établi crée de la non consommation. L’Art et le Travail, le lien. Après tout je ne connais pas de travailleur qui ne travaille pas pour l’œuvre ! Il  ne faut pas dévaluer le travail !

Bruno, région parisienne

Coup de cœur de la journée, métallos et dégraisseurs de patrick grégoire au théatre du Bourg Neuf. Cinq comédiens qui jouent les vingt-cinq personnages de 150 ans de vie ouvrière ! Excellente mise en scène. L’acteur a vraiment le look du docker.

 Nadine,Paris,

Avec des parents pieds noirs je n’ai pu qu’adorer les pieds tanqués sous le pont Piotà 11h30, sous fond de partie de pétanque divers protagonistes revisitent la guerre d’Algérie 50 ans plus tard. On rit beaucoup, on est ému ! Très beau !

 

 

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01 juillet 2013

Rencontres CMCAS Avignon

Ecriture et rencontre grâce au LABYRINTHE SOCIAL              

  Où le stand … a été un lieu de rencontre, d’échange et d’écriture

Qu’est-ce que vous avez pensé des panneaux du labyrinthe ?

-Il faisait très très chaud, je me suis perdue dans le labyrinthe. Gros moment de solitude, vais-je appeler à l’aide ? NON je me concentre et après avoir lu et suivi les affiches, me voilà sur le bon chemin. La sagesse peut-être ?                                                                                                          BEATRICE

- Grâce à la présentation ludique des activités sociales dans le labyrinthe, cette fois ce sont les petits qui entraînent les grands. Si les petits n’arrivent pas à lire les fiches, les grands ont le regard dessus, ne serait-ce que pour voir le chemin que prennent leurs garnements.                                     BERNARD

-Je connais tout ça par cœur ! J’ai rien découvert dans le labyrinthe. Ce qui m’intéresse : les vacances ! J’en profite 3-4 fois par an.

-Les maximes sur le travail qu’on peut lire à l’entrée de la tente, c’est un peu comme ce que dit la présentatrice de la météo sur France3, des fois c’est pas mal !                                                RAYMONDE

-J’ai pensé « Tiens c’est ce qu’on fait ! » Je suis dans la commission Jeunes et énergie. Nos projets, on relance l’accrobranche, ce qui marche les sorties aux concerts, les docks des Sud, ce que j’aime et qui ne plait pas à notre chère présidente, les activités commerciales !

-Est-ce que le sport et une culture ou pas ?  Quand je propose une sortie sportive on me demande d’équilibrer  avec une sortie culturelle, le but ce n’est pas de fédérer le plus grand  nombre d’agents ?

                                                                                                                                                                   DAMIEN

-On y voit toutes les photos de ce que fait la CMCAS, ça rappelle les valeurs. On met en photos tous les secteurs d’activités. Je fais partie du réseau solidaire. J’encadre un centre, ça fait partie du POUR et PAR.                                                                                                                                                           JOSE

-Mes activités de proximité que je préfère : les rencontres d’Arles, comment combattre l’isolement et Contre-Courant                                                                                  NICOLE, commission culture et voyages  

-Dans mes séjours à la CCAS, ce que je préfère c’est de retrouver des personnes pour les activités, l’aide financière qui nous permet de partir en vacances, la convivialité entre nous et les personnes travaillant dans les centres, les soirées organisées et les activités pour les enfants.                LAURENT

Moi c’est quand ma femme commence à me dire : » Quand est ce qu’on mange ? »                ALFRED

-Avec la CMCAS je profite des sorties culturelles, des spectacles, des voyages. Mon meilleur souvenir le plus récent : LILLE. La formule week-end prolongé c’est très bien.                                     FRANCOISE         

-Le panneau qui me parle le plus : faire la fête à moindre coût. Je profite des voyages à des prix incroyables. Ca fait 2 ans que je suis embauché.                                                                               THOMAS

-Faire la fête à la CMCAS c’est d’abord être avec ses amis, se détendre, essayer d’oublier les soucis  du quotidien en parlant, en dansant en buvant (avec modération !) car avec ces moyens-là, nous pouvons plus nous confier et pourquoi pas panser les bobos. Merci à l’équipe .                           SYLVIE

-Cette expo c’est une vraie prise de conscience. Je ne profite pas trop des activités car je suis trop pris avec la vie de famille avec 2 jeunes enfants. Ils partent en colo pour la 1ère fois cette année.
C’est important cette journée, pour se rencontrer, pour se connaître. Pour les jeunes c’est plus facile car pour nous quand on a une vie de famille ou qu’on est plus âgé on fait moins vite connaissance. On ne se rend pas compte de l’isolement au travail !                                                                 Un agent

-Ce que je ne veux pas trouver dans mon séjour à la CCAS ? Un robinet qui coule toute la nuit

                                                                                                                                                          JEAN-JACQUES

Les activités que je pratique à la CCAS, quelques mini-séjours au ski, toujours super bien organisés. Une ambiance conviviale chaque fois retrouvée. Merci aux organisateurs.                                       JULIE

Les activités de proximité que je préfère, la randonnée. «  Sans cesser d’aimer l’homme, j’adore la nature » cette maxime correspond à mon état d’esprit lorsque je randonne.                           JOCELYNE

« PLURIEL »  Je trouve très bien que l’on prenne en compte les difficultés et les problèmes de santé des enfants afin qu’ils puissent eux aussi profiter pleinement des activités.                                 MURIEL

Le BIO, c’est très simple à mettre en œuvre, il faut y penser                                                         BERNARD

Plutôt OUI pour le BIO pour promouvoir la bonne nourriture.                                                      LAURENCE

 

Les plus jeunes dans le labyrinthe

- C’est intriguant le labyrinthe, nous pouvons y perdre notre fil d’Ariane. Nous avons l’impression de croiser un minotaure à chaque impasse. Malgré cela se balader dans celui-ci c’est amusant, chercher la sortie était tellement excitant ! Pendant quelques instants la vie ordinaire s’est arrêté pour ouvrir un monde imaginaire.                                                                                               SOLEN MOUMARD, 16 ans

-On a fait plein de fois le labyrinthe, trop bien ! On est resté coincé 1 fois   

                                                                                                                                        FABIEN et GAUTIER, 5 ans   

-J’ai eu peur dans le labyrinthe parce que mamie, elle nous faisait peur !       LINA 6 ans, JEANNE 5 ans

-C’était une bonne idée le labyrinthe                                                                                              EMILIE 9 ans

-J’ai pas trop regardé tous les panneaux, il y avait un gars qui montrait des trucs           THOMAS 9 ans

-Il y avait un gars qui faisait du surf                                                                                                   ELIAN 9 ans

-Dans le labyrinthe les parois sont bleues jaunes et rouges, ça tourne tout le temps, je me suis perdue ? Ça parait petit de l’extérieur mais c’est grand quand on est dedans. Les panneaux ? Je croyais que c’était des pubs.                                                                                                             ELSA 11 ans

-J’ai vu des panneaux avec la télé, avec un lit.
J’ai vu des panneaux avec des mots                                                                                                LUCAS 9 ans

-Les  colos . Je ne veux pas aller en colo car j’ai beaucoup de copains près de ma maison et en plus je ne connais personne et je suis plus  l’aise avec ceux que je connais. J’ai fait les ateliers Pass vacances multi sport. On a aimé beaucoup. A Cavaillon j’ai fait de l’escalade, j’ai eu un peu peur et Loïc n’a pas voulu le faire.                                                                                                                     Margot, 12 ans

-J’aime pas les colos                                                                                                                               Lily 8 ans

-C’est génial les colos surtout tout ce qu’on y fait, toutes les activités                                   Hugo, 10ans

-Moi ce que je préfère ce sont les colos de ski. On se donne rendez-vous avec les copains d’une année sur l’autre. Le pire dans les colos, les animateurs qui restent toute la nuit dans les couloirs et qui nous empêchent de sortir !                                                                                Alban 14 ans,    Léa 16 ans

Souvenirs, souvenirs……………….

-J’ai fait 6 ans à la CMCAS d’Avignon et je pense que j’ai été la meilleure réintégration. Mes meilleurs souvenirs, les retrouvailles annuelles de 110 CMCAS à Soulac , à ne pas confondre avec « sous le lac » ou « lac soul » !                                                                                                                                   PATRICE

-Mon souvenir d’agent dans mon travail : arriver le matin en souriant et repartir le soir de la même façon.                                                                                                                       JEAN-JACQUES à la retraite

-Mon plus beau souvenir d’agent dans mon travail, participer aux arrêts de tranches en centrale, ce qui nécessite un travail d’équipe.                                                                                                  RICHARD

-Mon mari travaillait à EDF. Il me reste ma meilleure amie qui elle aussi est veuve, son père travaillait aussi à EDF, c’est lui qui a fait embaucher mon mari et le sien.                                            RAYMONDE

-Camp Bourges concert ! Ambiance top, les copains. Cette année on se retrouve à 5 pendant 3 semaines en camp montage vidéo. Les clubs ados dans les villages vacances, bof !       

                                                                                                                                                   GUILLAUME 17 ans

-Mes meilleurs souvenirs,  en colonie, l’arbre de Noël, le ski                                               VICTORIA 8 ans

 

Des demandes :

-Nous habitons Arles et nous sommes un peu en décalage pour les sorties car nous recevons les informations trop tardivement !                                                                                                            un agent

-Je fais partie du service des fraudes, je suis très peu en relation avec d’autres agents et quand je rentre le soir les bureaux sont fermés. Le week-end en Italie, on l’a su trop tard !                     LAURENT

-Envisager des transports collectifs pour les sorties nocturnes                                                           NICOLE

 

 

Une belle journée :

-C’est vraiment bien pour rencontrer les collègues. C’est bien organisé et l’équipe est à l’écoute. C’est notre 2ème expérience et les conjoints sont vraiment très bien inclus.                                            MURIEL

-Le respect de l’autre, pour moi c’est se respecter soi-même.                                                            NICOLE

-L’émancipation de la personne dans ses droits et ses idées pour moi c’est ESSENTIEL pour que le monde progresse dans le bon sens.                                                                                      LAURENCE

-Le travail me prend la tête, comment me détendre ? En venant aux journées, ici à Avignon.     
                                                                                                                                                          JEAN-JACQUES

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28 mai 2013

Contes classiques et modernes

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j'ai une cape                                                                          Je suis une héroine

J'ai un masque                                                                       Et je suis déguisée en chat noir

j'ai une épée                                                                           Qui suis-je?

J'ai un cheval noir                                                                 

Qui suis-je?

 

Je suis tout petit et je me suis perdu. Qui suis-je?

 

Je vole                                                                                   J'ai un grand balai

Je suis gentil                                                                          Un nez crochu

Je suis blanc                                                                          Je prépare des potions magiques

Et j'ai des ailes                                                                        Qui suis-je?

Qui suis-je?

 

Je suis gris, j'ai des dents pointus, je fais peur aux gens, je suce le sang des autres, qui suis-je?

Je suis tout rouge, j'ai une queue pointu, je suis très méchant et j'ai des cornes. Qui suis-je?

 

Je vole mais je ne suis pas un oiseau, je ne suis pas une fée mais j'ai des ailes et une corne. Qui suis-je?

Il était une fois un enfant victime d'une malédiction. C'était un enfant loup, il s'appellait Théo. Pour récupérer une potion magique qui devait le libérer il devait aller dans un parc pour tuer un dragon. Il prit un parfum enchanteur et en mit quelques gouttes sur  le dragon qui s'endormit aussitôt. Il prit la potion magique, il la bu et redevint un petit garçon normal.

 

Il était une fois un élève dans le train. Il était un peu triste de quitter ses potes. A l'arrivée un petit bonhomme emmena l'élève sur une barque pour traverser la rivière. De l'autre côté de la rive il rencontra un de ses copains. Ce copain était un peu particulier, son nom était le deuxième élève. Il avait dans sa poche un crapaud magique. Ce crapaud avait la particularité de cracher des pièces et des billets de 500 euros!

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Merci à Gabriel, Riham, Rada, Nariman, Alice, Chiara, Léa, Mila et aux autres enfants.

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21 mars 2013

L'enfant sauvage

Ateliers d'écriture avec la cie de théatre 7e ciel  sur "L'enfant sauvage"  de Bruno Castan

Différents thèmes sont apparus lors du travail théatral, ceux ci ont été mis en écriture

Collège F.Villon

Questionnement sur la différence 

-C’est quoi pour toi être différent ?

-C’est être grand, petit, mince ou gros,  ne pas ressembler à tout le monde avoir la taille des pieds plus courte ou plus longue….

-Et toi quand tu ne penses pas comme moi, tu es  différente ?

- Pour moi la différence  c’est d’avoir des gouts différents, une personnalité différente, c’est ce qui est intéressant en chacun de nous

- Et quand tu n’es pas accepté par les autres, tu es différente ?

-Oui surtout que  tu n’es pas comme moi !

-Normal je n’ai pas la même couleur de peau.

 

On est différent ( phrases du cadavre exquis) :

Moi je ne suis pas hypocrite, je dis les choses en face, ça peut blesser des gens mais c’est la vie

Et toi tu es belle, tu es intelligente, forte en maths, nulle en géo, châtain avec des mèches blondes

Moi je suis grande, intelligente, algérienne mais française, joueuse de basket-ball

Et toi tu ne peux pas être comme moi parce que je suis unique, c’est clair !

Moi je suis coquette, tarée souriante. Je suis nulle en maths et je ne suis pas souvent énervée.

Moi je suis bête et intelligente à la fois ! Parfois il m’arrive d’être folle !

Moi je suis un adolescent qui a une vie bien remplie, pour moi le bonheur et un sentiment merveilleux

Moi  ce qui me préoccupe c’est qu’est-ce que je vais faire quand je serai grande

Moi je suis sûr que la vie vaut d’être vécue et qu’il faut se battre jusqu’au bout

 

Nos différences dans le groupe ( à partir de Pérec):

-J’aime les films, les fleurs, les bracelets, les voitures, les colombes, danser, chahuter, ma famille, les cahiers, les portables,

-Je n’aime pas la méchanceté, les moqueries, New-York, dormir, le collège, la technologie, les voleurs, les journalistes, les appareils dentaires, les chauve-souris, les serpents, les cafards.

-J’aime le chocolat, mes amis, la télé, dormir, l’ordinateur, danser, les garçons, sortir, mes yeux, les vêtements Adidas et Nike, les films d’horreur, les tacos, écouter de la musique, manger des oréo, me maquiller.

-Je n’aime pas les légumes, les arnaqueurs, les hypocrites,  les devoirs, avoir des courbatures, la chirurgie esthétique, les stylos à encre qui coulent, les critiques, les menteurs, le bruit, les clowns, les films d’amour, ranger ma chambre, le foot, la pluie

-J’aime la musique,  la lecture, la lumière, la richesse, la mer, ma vie

-Je n’aime pas les rabats joies, la difficulté, être inutile, m’ennuyer, l’adoption,  avoir sommeil le lundi matin,

-J’aime Diams, le vernis,les photos, les stars, le théatre, les jeux vidéo, les marques, le bled, skyper, facebook

-Je n’aime pas les faux cheveux, les intellos, le mariage, les rats

-J’aime jouer, les hamburgers, l’argent, gagner, ma mère, mon père

-J’aime pas écrire , lire, les films tristes, l’expression « pardon », perdre

-J’aime l’été, les baskets montantes, les manèges à sensation, les trucs léopard, les talons, la vérité

-J’aime pas les racistes, les pâtes à la carbonara, les jeans troués, l’opéra, la mort, les problèmes

 

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12 février 2013

Inspiré par Edward Hopper

Une belle expo au Grand Palais à Paris

Tout l'univers esthétique de Hopper nous parle, the american way of life!

On a envie d'imaginer la vie des sujets peints par Hopper, loin d'être énigmatiques on a l'impression  qu'ils vont se mettre à nous raconter leur vie, leur histoire.

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Frédéric POYET

Edward Hooper: «excursion into philosophy» 1959               excursion-into-philosophy-530x398

Quel con! Putain quel con!

Quand je pense qu’on est venu ici pour se retrouver.

Marre de ce soleil imbécile.

Cette lumière me donne envie de gerber.

Pourquoi cette incapacité à réagir?

Je suis là, plus seul(e) que jamais, pétrifié(e).

J’arrive plus à penser, vidé(e) tout simplement vidé(e).

Et l’autre débile, peut pas dire quelque chose.

Faut vraiment que je me barre, j’étouffe, je crève.

Si j’entend une mouette, j’me lève et je m’casse.

So long,

goodbye evry body...

Ca fait vingt ans, je m’en souviens comme si c’était hier.

D’ailleurs à chaque fois que j’entend le cri d’une mouette je repense à cette après-midi.

Merci la Mouette, j’étais incapable de décider.

Je me suis levé(e).

- Ou tu vas?

- Je descends chercher des clopes, qu’est-ce que ça peut te foutre?

Le parquet craque, la porte claque, je sens l’odeur de vielle moquette de l’escalier,

les effluves d’une vague pourriture.

Puis cette bouffée d’air marin quand je suis sorti(e) sur le perron.

De l’autre côté de la rue au bus-stop, un Greyhound.

Il va où? J’m’en fous! Il démarre.

-Attendez!

Deux dollars fifty cents.

A l’arrière je m’endors.

C’était hier, il y a vingt ans,

Goodbye so long.

 

Christophe LAROCHE

625x351!                  C’est le moment.                                        

Sa vie, William Johnson, avait tout pour la réussir.

Il était le fils de Georges Johnson, P.D.G. de la Johnson & Johnson corporation qui assurait plus de la moitié des habitants de l’Etat. La Double J comme aimaient la nommer les assurés, témoignage du lien intime qui les liait à la compagnie.

Une voie toute tracée s’offrait à William, déclinaison d’un destin on ne peut plus banal. Il succédera à son père à la tête de la Double J avec en héritage la considération de tous ces anonymes.

Seulement voilà, c’est justement cela qui lui posait problème. Son tempérament, il en avait un, s’accordait mal avec une vie sans effort où tout était déterminé par avance.

Il avait besoin de prouver à son entourage qu’il avait les compétences requises, qu’il méritait à part entière d’accéder à ce sommet que d’aucuns, parmi les associés de son père, pouvaient convoiter.

Il s’était mis à travailler avec acharnement, passant le plus clair de son temps à éplucher avec la plus grande méticulosité le moindre dossier, relevant ici une erreur de filiation, là une mauvaise adresse.

Cette constance dans le labeur suffisait à lui donner bonne conscience. S’il arrivait un jour, comme prévu, à la tête de la Double J, ce ne serait pas par pure convenance héréditaire.

Travaillant tard tous les soirs, sa vie sociale s’en trouvait réduite à l’extrême. Comme vissé à son fauteuil, à peine jetait-il de temps à autre un regard furtif autour de lui, sans jamais s’attarder sur un quelconque élément périphérique. Même si cet élément s’appelait Samantha, la secrétaire avec qui il partageait son vaste bureau depuis bientôt deux ans. Le meilleur moyen pour ne pas se laisser distraire par les arguments plastiques de sa subalterne.

C’était son père qui était derrière le choix de cette « partenaire de travail », mots qu’il avait utilisé pour la lui présenter le premier jour. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que Samantha était l’objet d’un plan prémédité. Que Georges Johnson, face à l’extrême pauvreté de sa vie affective, avait cru bon de prendre les choses en main.

L’idée que son père avait osé programmer Samantha comme l’éventuelle mère du petit-fils qu’il désirait pour assurer la succession future de la Double J l’avait rendu malade, le décidant à s’enfermer encore plus hermétiquement dans son travail. Cette situation lui était apparue d’autant plus insupportable qu’il était persuadé que Samantha, s’étant prêté à un jeu qui la dépassait, n’avait sincèrement aucune envie de partager sa vie avec un individu aussi peu engageant que sa personne.

 

Il est tard. Les secondes passent, et Samantha n’a pas quitté le meuble pour dossiers suspendus, les mains posées sur l’avant du tiroir entrouvert à sa hauteur, le regard fixé sur une feuille au pied du bureau de William Johnson.

“ Deux ans ! Cela fait bientôt deux ans que je travaille pour lui sans qu’il semble s’intéresser à ma personne. Jamais, il n’a daigné me regarder dans les yeux. Seulement quelques coups d’œil furtifs, sans âme.

Mais qu’a-t-il donc pour m’ignorer de la sorte ?

Son père m’aurait-il mené en bateau ?

C’est parce que monsieur est le fils du patron que monsieur n’a pas plus de considération pour sa secrétaire que pour un vulgaire dossier ?

Mais qu’est-ce qu’il lui faut à ce blondinet pour observer la réalité en face ?

Une belle brune avec « une carrosserie à faire pâlir les plus belles américaines », comme aime à le répéter mon garagiste, cela ne lui fait aucun effet ?

Il est en marbre ou quoi ce « bouffe-paperasse » ?

Ou alors, c’est qu’il est gay ?

Ce serait bien ma veine.

Allez une dernière tentative pour en avoir le cœur net.

Cette scène, je l’ai répétée mille fois dans ma tête.

La feuille est enfin tombée au bon endroit, c’est le moment.

N’oublie pas d’ouvrir le haut de ton chemisier ma chérie, puis va la ramasser tranquillement, cette feuille, en prenant bien ton temps.

Rester accroupie, relever la tête, se cambrer suffisamment pour mettre en valeur cette poitrine généreuse dont la nature t’a pourvue.

Un petit raclement de gorge pour le sortir de sa torpeur. Un sourire suggestif. Et là on verra bien si cette vision d’une femme désirable et offerte le laisse toujours de glace, ce gommeux !

Allez vas-y ma chérie, dis-toi bien que le jeu en vaut la chandelle ! ”

 

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21 décembre 2012

Nouvelles

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens au collège marseilleveyre 2011-2013

Noël

Ca y est, le moment est enfin arrivé, nous nous précipitons mon frère et moi sous le sapin croulant de paquets. Après avoir déballé les miens, j’observe mon petit frère de six ans attraper une grosse boîte bleue, ornée d’un gros nœud rouge. Des étoiles dans les yeux il déchire férocement le papier… (choisissez votre suite)

Suite 1  ….et sort alors un camion rouge flamboyant. Il pousse un cri de joie. Après l’avoir sorti de sa boîte, il parcoure  tout le salon à quatre pattes, tel une serpillère, en traînant son camion de pompier flambant neuf. Je me souviens qu’à son âge, j’ai connu la même joie lorsque je déballais mes cadeaux, un bonheur si simple que de découvrir un camion ou une poupée emballée près du sapin.

Suite  2   ….et sort un petit tas de tissu rose à paillettes, son sourire s’efface brusquement. Je m’approche lentement de lui pour mieux voir, deux jolies poupées Barbie tout en strass et en paillettes scintillent dans ses mains. Il les jette alors au loin en faisant la moue, puis en hurlant son mécontentement. « Le père Noël a du se tromper » le rassurais je d’un air faussement désolée. Mais son énervement était déjà passé, il jouait avec le beau camion rouge déballé quelques minutes plus tôt.                                        SAHRA

 

Mon petit frère les yeux ébahis ouvre son cadeau….(choisissez votre suite)

Suite 1  …. Il en sort alors un magnifique camion rouge. Il ne devrait pas être offert à un enfant de six ans, il m’a l’air si fragile, si dangereux. Quoique c’est plutôt mon frère le danger. Je suis prête à parier que dans un mois ce ne sera plus qu’un tas de pièces détachées. D’autant plus que pour un garçon de son âge, les camions rouges ne restent pas en décoration sur un meuble, ce qui devrait être la véritable utilité de cet objet majestueux.   

Suite 2     ….Et voilà que son regard change d’émotion. Je découvre dans la boîte une poupée Barbie. Le voilà vexé, c’est une atteinte à sa virilité de petit garçon. Alors maintenant il râle. Je ne peux pas dire qu’il fait un caprice puisque c’est une bonne raison. Il se met à pleurer, pour lui le père noël s’est trompé de maison. 

                                                                                                                                           JULIETTE

Version 1    Quand il ouvrit son cadeau, son visage s’illumina. Cette fameuse petite voiture en plastique qu’il voulait, il l’avait repéré dans un magasin près de la maison. Il sauta de joie, tout fou, elle ressemblait à ces voitures que l’on voit dans les films d’action tel James Bond ou autres. Je ne vois pas pourquoi il voulait absolument l’avoir, il en a tellement déjà mais il est heureux, tout content d’avoir sa petite voiture rouge qui roule.
Version 2    Ah, ah, quand il ouvrit le cadeau que je lui ai offert pour Noël, quelle satisfaction. Des barbies ! C’était vraiment une idée géniale. Il avait l’air vraiment déçu, même peut-être les larmes à l’œil mais il fallait bien que je me venge. Le jour de mon anniversaire il avait mis dans un sac son araignée qui était sensée être mon cadeau alors qu’il sait très bien que je ne les supporte pas. La vengeance est un plat qui se mange froid !

                                                                                                                                                JULIE

Version 1       Je regarde  mon frère aux pieds du sapin illuminé. Il se jette sur les cadeaux comme si c’était la première fois de sa vie qu’il en recevait. Il déchire en lambeau le papier cadeau. C’est une panoplie de petites voitures. Ses yeux se sont illuminés. C’était pile ce qu’il voulait. J’ai souri quand il s’est retourné vers moi. Je trouvais ces voitures sans intérêt mais pourtant j’avais retourné ciel et terre pour les lui acheter. J’avais pensé à son bonheur, pas au mien. J’étais heureuse de le voir gambader son camion de pompier à la main, c’était son préféré, en hurlant pour faire la sirène. A table il n’avait toujours pas lâché son camion. Il voulait à tout prix boire une gorgée de ce liquide rouge dont tous les adultes semblaient boire mais il se faisait refouler à chaque fois. Alors il est venu vers moi, il m’a supplié et discrètement je lui en ai donné. Il m’a dit «  t’es très gentille mais le père noël il l’est plus parce qu’il m’a apporté ça. J’ai souri, j’étais heureuse.

Version 2    Aujourd’hui c’est Noël. C’est avec la plus grande joie que j’ouvre mes cadeaux. J’arrache le papier cadeau et en même temps j’imagine ce que le père Noël m’a apporté, un camion, mon déguisement de Superman, mon pistolet ? J’ouvre et je vois ….une poupée !!!! Je regarde ma famille, mes yeux se remplissent de larmes, je cours dans ma chambre et jette la poupée par terre en l’écrasant. Allongé sur le lit je maudis le père Noël. Il est si méchant ! Mon cœur va exploser, je ne sais pas pourquoi le père Noêl a fait ça. On m’appelle alors lentement je descends…Je vois ma jumelle avec la poupée en train de jouer  et ma maman qui me tend un cadeau, avec la joie je m’étais trompé de paquet. Alors reniflant, j’ouvre mon cadeau, je m’attends à un déguisement de princesse mais d’un coup mes larmes sèches et mon sourire revient, mon déguisement de Superman.                                                                                                          CORALINE

CONTES DE FEE

Quand 2 personnages de contes de fée se rencontrent :

 

Lorsque Simplet se rendit compte que sa toute petite maison était entourée de ronces toutes plus piquantes les unes que les autres, la panique le prit mais dans l’incapacité de crier, un petit couinement sortit de sa bouche. Après s’être calmé, Simplet chercha un moyen de se faufiler entre les ronces et trouva enfin un trou où s’engouffrer.

Quand il poussa  la porte de sa maisonnette, il vit une jeune femme grande et blonde allongée sur le sol. Au début il crut qu’elle était morte mais la rougeur recouvrait encore ses joues aussi Simplet chercha par tous les moyens à la réveiller mais rien n’y fit. Lorsqu’il trébucha sur une cuillère qui se trouvait par terre, ses lèvres se collèrent sur celles de la belle blonde qui se réveilla aussitôt. Tout rouge et tout gêné, Simplet ne s’avait plus où se mettre.                   

                                                                                                            Coraline

 

 

John Smith était grand, était blond, était anglais et surtout était énervé ! Cela faisait bien trois quart d’heure qu’il l’attendait, elle, sa princesse. Il l’avait rencontré sur le site « Disneylove »

Ils correspondaient tout deux depuis quinze mois et désiraient enfin se voir. La photo de profil de sa belle désignait une image de la belle au bois dormant, du genre de celle que l’on voit dans les contes ? Au début il avait ri en la voyant. Puis il s’était demandé si elle n’était pas du genre de ces filles  prétentieuses qui se prennent pour des princesses, ou qui croient  au prince charmant !

John portait encore sa couronne de l’épiphanie sur la tête, ce qu’il avait totalement oublié, quand la sonnette retentit. Il se hâta d’aller ouvrir et….découvrit un écureuil. Avant même qu’il n’est pu réagir, il entendit une voix

-Maoko ! viens mon petit écureuil d’amour.
Là John écarquilla les yeux.
-Hhh…

La femme qu’il aimait portait une robe rose, une couronne d’or sur une tignasse longue et blonde.

 

                                                                                                 Julie

CRIMES EXEMPLAIRES           A la manière de Max Aub

 

Je lui avais donné RDV au zoo. Il n’avait pas d’argent, j’ai dû lui payer. Il voulait une boisson, je lui ai aussi payé. Il voulait tellement de choses qu’il m’a ruiné. Personne n’a jamais su pourquoi les lions ne voulaient pas manger leur part de viande ce soir-là.                         M .

Elle s’appelait Coralie, elle m’énervait beaucoup. Une jour  elle m’a insulté donc j’ai pris un scalpel de mon sac et je lui ai coupé les oreilles et les doigts, elle est morte sur le coup.     Marjorie

Elle était si horrible, une vraie commère, elle se la pétait trop et je l’ai tué. Je l’ai poignardé une dizaine de fois. Maintenant bye bye.                                                 F.

M… faisait sa pop star, elle était trop pénible, agaçante, elle critiquait les gens, ça m’énervait donc je les ai poigardé elle et sa meilleure amie L…., la commère de la classe.                      L.

Je n'y peux  rien tu sais, c'est de ta faute, tu m'as rendu fou, la jalousie ça rend fou ; mais c'est pas grave, si je ne pouvais pas t'avoir, personne ne t'aurait.                                           Sarah

 

Un chat me considérait les yeux lumineux dans l'air dormant, je pensais  qu'il savait, les animaux sentent ce genre de chose. Je me souvenais encore après vingt ans de son rire rauque dans la cour de l'école, il m'avait poussé, volé mes billes et ri de moi tant et tant que mon enfance était devenue un enfer.

Je montais lentement les marches de bois grinçantes.

Une fois j'avais acheté une carte de collection très rare, qui m'avait coutée  toutes mes économies, et que j'exhibais fièrement devant mes camarades. Il l'avait déchiré  sans pitié et jeté par-dessus la clôture.

J'entendis un ronflement sonore provenant d'une porte en bois vernis, je l'ouvris lentement en le considérant endormit dans son lit.

Un jour ma mère m'avait giflé parce que j'étais revenu  à la maison dépourvue  du blouson  qu'il m'avait volé.

Je refermai lentement la porte en bois et tournai la clé dans la serrure en serrant, dans ma poche, le manche du couteau.                                                                  Sarah

 

NOUVELLES  FANTASTIQUES                A la manière de Jacques Sternberg

 

Je me promenais sur une planche de bois quand soudain une pluie me tomba dessus. C’était son chagrin d’amour.                                                       

J’étais dans la pénombre, je vis une lueur, je m’approchais quand soudain le point de ma phrase apparu.                                                                      Emeline

 

Chaque matin elle se rendait à son travail, elle marchait à droite de la grande route devant les vitrines des magasins, qui, telles des miroirs, reflétaient le paysage du trottoir d'en face.

Chaque matin elle regardait dans les vitrines le passage du train à huit heures moins le quart précise en rêvant de voyage, puis elle reprenait sa route.

Mais ce matin alors qu'elle entendit le train arriver en sifflant, celui-ci s'arrêta devant elle. Elle aperçut dans le reflet de la vitrine, un homme sortir du train et soudain lui attrapa la main en criant :« En voiture !»                                                                                             Sarah

 

 

Quand les mouches du printemps nous embêtent :

Il jouait, sautillait sans s’apercevoir qu’on l’observait. C’est seulement en entendant le bruit de ses ailes que le jeune chat se retourna et voulu gober la mouche. Cette dernière se jeta sur le félin énervé et le piqua de ci de là. La morale de l’histoire, ne jamais faire de mal à une mouche !

Je me souviens de ce jour étrange comme il y en a peu. J’étais seule chez moi, le silence était si pesant qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Au bout de quelques minutes, un bourdonnement insupportable vint me tourner autour. Une mouche énorme venait troubler le silence et la tranquillité de cette belle après-midi.
Je profitais de l’absence de mon petit-frère qui lui ne ferait pas de mal à une mouche pour saisir l’insecticide et tandis que je l’aspergeais, je pensais à lui qui m’aurait surement traité d’assassin s’il me voyait. Le bourdonnement cessa tandis que je retournai à mes activités. Mais il reprit de plus belle encore plus près de mes oreilles. Je savais qu’on n’attrape pas une mouche avec du vinaigre, je saisis le sirop de grenadine et armée d’un gobelet j’en versais une goutte sur le sol. A chaque fois que je m’approchais, elle s’échappait. Furieuse je pris le balai et l’insecticide et envoyai de grand coups tout autour de moi. Soudain mon père entra dans la maison son casque de moto sous le bras et s’écria en me voyant : «  mes quelle mouche t’a piqué ? »

 

Alors que Madame la mouche lui tournait autour, il essayait de se concentrer. Le silence était tel qu’on pouvait entendre une mouche voler.
Alors que Madame la mouche faisait le tour de toutes les personnes ici présentes, Philippe lança la boule, les quilles tombèrent une à une. On peut dire qu’il avait fait mouche, ses amis derrière lui avaient la bouche ouverte, ils auraient pu gober une mouche. Tout le monde était stupéfait, Madame la mouche se posa sur l’épaule de Philippe comme pour le féliciter.

Tiens on croirait entendre une mouche voler. Si ça se trouve ce bzzz c’est le bzzz d’une guêpe. Non je ne vais pas prendre la mouche quand même ! Tiens la voilà la sale bête ! Mais quelle mouche t’a piqué ? La voilà qui me tourne autour encore et encore ! Mais il y en a deux ! Et moi je reste là à regarder les mouches voler. Dans ma tête, ça fait mouche ! Il faut que je m’en débarrasse. Mais comment, moi qui ne ferais pas de mal à une mouche ! Alors je reste là, la bouche grande ouverte à gober les mouches, puis je la vois sur mon carreau. J’attrape ma tapette à mouches et ni une ni deux, clac ! et la voilà qui tombe comme une mouche.

 

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03 décembre 2012

Le Journal de Franz Kafka

03 décembre 2011

Aujourd’hui, passé tout l’après-midi sur le canapé dans un état de fatigue douloureuse. Le bruit du balais qu’on passe sur le tapis dans la chambre d’à-côté est perçu par l’oreille comme celui d’une traîne qui bouge par saccades. 18 mars 1912.
Le monde prodigieux que j’ai dans la tête. Mais comment me libérer et le libérer sans me déchirer. Et plutôt mille fois être déchiré que le retenir en moi ou l’enterrer. 21 juin 1913.
Le couple en voyage de noces qui sortait de l’hôtel de Saxe, dans l’après-midi.Mettent une carte à la boîte. Visages peu  caractéristiques à première vue. 1er juillet 1913.
Un collier de petites boules d’or sur un cou bruni. 3 juillet 1913.

YIN

En montant les marches, j'aperçois un cacatoès sur une branche juste à côté de Ludovic, torse nue, un peu penché comme pour prendre une pause avec l'oiseau. Je lui demande : - d'où vient ce perroquet ? - il me regarde et me dit : quel oiseau ? je lui dis : ne bouge pas sinon il va avoir peur, et il n'en croit pas ses yeux ! et moi, je n'ai pas rêvé !

dimanche : le long du bord de mer vers la calanque de Marseilleveyre un dimanche matin, assis sur les rochers, on observe la beauté des vagues qui dansent devant nous, et je vois devant mes yeux tous les détails des tableaux de HOKUSAI, quelle merveille !

lundi : Dans la rame bondée, je suis debout devant les portes ouvertes lorsqu'un jeune homme déboule et fonce sur moi comme un taureau, sans réfléchir en m'écrasant les pieds ; simultanément, je le pousse instinctivement et les portes se referment synchro...tout le monde a ri !!!

mardi : Une femme très élégante, moderne, un tel à l'oreille en parlant fort et faisant les cent pas sur une distance de 50 mètres, je la vois pour la 4e fois au même endroit, dans la résidence d'une amie qui m'a dit quelle n'est pas folle mais j'ai du mal à le croire !

mercredi : Vers midi, sur le chemin de ma randonnée, un marcassin déboule tout seul l'air perdu ; je me dis oh ! attention à la maman, monte sur ce rocher, on ne sait jamais !  quelques minutes après, des bruits bizarres me mettent en alerte, je brandis mes bâtons, et que vois-je ? un cycliste !

jeudi : Temps de chien sur Marseille, arrêtée au feu sur le boulevard Michelet, un homme ouvre ma portière pour que je l'emmène jusqu'à l'Obélisque à 1km de là. Tout le long du chemin, feu après feu, il n'a pas fermé la bouche en me posant des questions sans queue ni tête auxquelles j'ai pu répondre avec un tact qui m'impressionne encore pour m'en défaire sans problème majeur à l'endroit indiqué mais sous la moquerie des jeunes du quartier...j'en ris encore !

vendredi : Un souvenir inoubliable dans un bus marseillais un après-midi ensoleillé où quelques femmes parlent fort avec un garçon de 10 ou 11 ans qui tchatche avec l'accent si beau et si vivant qui enchante mes oreilles habituées à l'accent parisien. Quel bel acteur !

samedi : En sortant du SMUC, ma voiture est pleine mais je m'arrête quand même devant 4 ados qui me prient de les prendre ; je leur demande où ils vont ?  -  à la station Total, à 300m de là !!! je les ai entassés comme dans un poulailler, contents et reconnaissants.

 

VERONIQUE RENARD

Dimanche: Ballade à Callelongue avec nos chers amis. Je suis séduite par la décoration du restaurant « La Grotte » : des vieux tableaux, des tables et des chaises Louis XV et XVI, du dorés, des drapés... tout est décalé dans ce lieu où on attendrait lambris et santons.

Lundi: J'avais oublié la sensation de la fièvre (celle de la grippe pas l'acheteuse ou l'amoureuse).

Mardi: L'état d'enrhumées : oreilles bouchées, nez bouché, cerveau bouché ?

Mercredi: 14h je fais les courses au SuperU d'Endoume. C'est un endroit avec une chouette ambiance. César est le maître du pèse légumes : les mamies sont contentes.

Jeudi: Rendez vous avec la prof de math de Léon. Mais pourquoi les profs veulent ils toujours vous expliquer les contrôles ratés de vos enfants... moi la géométrie m'a toujours tétanisée, c'est apparemment encore le cas

Vendredi: 9H Galerie Lafayette, il y a une malle énorme rouge pailletée dans l'entrée du magasin... mais à quoi sert-elle ?

Samedi: La plage des Catalans. J'aimerai tellement pouvoir me baigner... avec une combinaison ? Ou pas... je suis trop flemmarde.

 

 

SABINE RIMAUD

DIMANCHE :

Magalone XVIIIème, Le Corbuzier XXème siècle.

Cinq tableaux vivants, trois petites notes sans cesse répétées pour nous transporter.

Corps de femmes corps d’enfants, des gestes au ralenti, une caresse d’infini.

Nous retenons nos souffles jusqu’au cadeau final : deux belles oiseaux clowns, toujours au ralenti, vont nous offrir le thé ; mêmes notes répétées.

Le soleil est de soie et la mer est si rose ; nous sommes proches du silence, nous sommes proches du merci.

LUNDI:

Un clochard dans sa bulle m’aborde en grommelant : « je peux vous raconter ? »

Et là-bas, en haut des Réformés, j’entends l’histoire d’une mère ;

« Mais pourquoi n’est-elle pas venue au rendez-vous ? » me demande-t-il

MARDI:

C’est la ville, c est le flux des flots de véhicules.

Atteindrai-je sans dommage la salle de notre dame ou cartons et jetons vont se tirer la bourre ?

MERCREDI:

Qu’elle est froide la Major, église inhabitée où il est si facile de ne pas croire en Dieu.

Quant au soir Belle de Mai, pourquoi avoir profité de mes noires  amitiés pour défoncer les yeux doux

De ma petite voiture ?  Lâcheté des véhicules absents.

JEUDI: 

  Eclats de texte dans une nuit arabe.

Cinq vies se croisent autour d’une femme blanche.

Dans son sommeil malade viendront se profiler des morts invraisemblables :

Un homme embrasse la femme et devient minuscule, tombe dans une bouteille ambrée et  là sera jeté

du haut d’un balconnet sans que personne ne sache.

Quant à la femme arabe elle viendra poignarder son amant empêtré dans des placards d’immeuble.

C’est donc l’histoire d’un texte où les voisins se cognent à force de croiser sans pouvoir se parler

VENDREDI:

Le fou rire de ces jeunes ados qui m’accompagnent découvrant à plein rire que les vieux n’entendent plus

SAMEDI:

Oh  Qi cong mon amour ! Je ne cesse de bailler. Qu’il est bon de tout abandonner de mes fatigues multiples

 

ODILE  NOUVEAU

Dimanche 27/11/11 :

Cette jeune fille blonde, élancée portant la vie retient mon regard. Porteuse d’un enfant désiré ?

Lundi 28/11/11

Marianne m’entraîne dans cette boulangerie où l’atmosphère m’enchante poétique bric-à- brac d’objets anciens témoins d’un passé. Je m’y sens bien.

Mardi 29/11/11 :

Quelle ironie pour nommer cette cité ! Bâtiments gris de plusieurs étages , délabrés, routes défoncées. Le parc « Kallisté » «  la plus belle » en Corse !Cherchons l’erreur !

Je peux et ne veux pas m’habituer.

Mercredi 30/11/11 :

Ces femmes en maillot de bain, allant et venant avec le sourire aux lèvres dans ce bassin turquoise où l’espoir d’apaiser les douleurs les accueillent , les bernent !

Jeudi 1/12/11

Je ressens un réel plaisir à écrire ce rapport, mes doigts sur l’ordinateur se font plus rapides, les idées fusent. Je jubile !

Vendredi 2/12/11

Il pleut. A la terrasse d’un café , deux jeunes hommes discutent L’un d’eux sort d’un étui une petite guitare, dont j’ai oublié le nom. Peu importe. Une mélodie chaude se fait entendre. Le soleil revient.

Samedi 3/12/11

Une porte vermoulue verte laisse imaginer un jardin comme je les aime. Me rappelant mes vacances d’enfant à la Ciotat en plein cœur de la chaleur de l’été.

 

 

FREDERIC POYET

 

Dimanche 27 novembre:

Soleil, mer, sable

l’eau est vraiment trop froide pour moi,

mais dans le nord il pleut

Alors ouvrir des huitres et le gober!

What else?

 

Lundi 28 novembre:

Cet homme en boule sur le seuil a sans doute passé la nuit dehors.

Immeuble hausmanien, cabinet médical, quelques étages.

Serons-nous mieux en sortant? (lui qui le verra?)

 

Mardi 29 novembre:

Ils sont vraiment beaux ces deux Solex devant le café!

La loi impose maintenant une bête plaque minéralogique, incongrue, comme anachronique.

Tiens lui l’a mise sur le côté symétriquement à sa sacoche. Elle se voit moins.

Et si je veux mettre mon chapeau de travers?

 

Mercredi 30 novembre:

Pourquoi m’a-t-il raconté cette histoire de ticket de péage?

Ok il pleuvait,

Ok il fallait sortir de la voiture pour attraper le ticket à la hauteur des cabines des poids-lourds.

Mais pourquoi avoir insulté à l‘interphone la caissière?

Et pourquoi me raconter cette histoire?

 

Jeudi 1 décembre:

Et si c’était vraiment Raymond Depardon?

J’ai envie de rentrer en contact.

Si l’info se confirme, je ferai une lettre.

 

Vendredi 2 décembre:

Sur les vitrines d’un commerce désaffecté de la gare Saint Charles des textes sur des voyages imaginaires.

Les gens passent, pressés.

J’ai du passer devant des dizaines de fois sans rien voir.

Aujourd’hui je les ai lu.

Merci à la main qui m’a ouvert au rêve.

 

Samedi 3 décembre:

J’ai décidé qu’il était Chinois!

Je ne me trompe pas en disant asiatique,

mais pourquoi Chinois?

Il m’a immédiatement été sympathique avec sa casquette kaki.

Pas celle de Mao

Non celle d’un aventurier

qui aurait traversé un désert hollywoodien,

puisqu’elle était complétée d’une écharpe beige...

 

BARBARA SCHMIDT

DIMANCHE

Il fait froid ce soir, je regarde les feuilles de la petite plante verte posée sur le rebord de la fenêtre, les feuilles frémissent à cause de la chaleur du radiateur.

Je regarde cette petite plante dont la couleurs de certaines feuilles me rappellent qu’il faut que je l’arrose, j’oublie toujours d’arroser les plantes, il faut que je m’en souvienne.

 

LUNDI

8h12 je sors de la maison, je traverse le jardin, de la terre molle se colle à la semelle de mes bottes toutes neuves, ça m’embete un peu….

 

MARDI

La comptable qui était en maladie depuis plus d’un mois est revenue,

quelque chose a changé chez elle , je n’arrive pas à savoir ce qui a changé, ces cheveux blond platine je crois…. . On me dit discrètement, « elle a fait des extensions... »

 

MERCREDI

Ce soir, j’ai vu passer une souris le long du mur du salon,toute petite mais très rapide.

Je ne l’ai pas revue. Ou peut-elle bien être ?

J’ai vérifié chaque pièce, sous les lits rien,  j’ai écouté le silence, rien.

Je pense qu’elle s’est cachée derrière la machine à laver dans la salle de bain.

Depuis, je passe le temps de ma douche à regarder la machine.

Mais je ne l’ai pas encore revue.

 

JEUDI

Il y a 5 ronds point sur l’avenue du 8 mai 1945 à Marignane

J’y passe tous les matins

Jamais je ne vois personne marcher sur le trottoir

Et les contres allés sont tellement bien entretenues, les haies sont taillées, les fleurs colorées, mais je ne vois là encore jamais personne les entretenir, ca me met un peu mal a l’aise, je ne sais pas pourquoi.

 

VENDREDI

Je suis très en colère ce matin

La journée a été pénible

Je me répète, « il faut que tu voies 3 jolies choses dans la journée »

Le soir, je réalise que les décorations de Noël sont installées l’ours en osier du rond-point que je trouvais si moche si triste dans la grisaille du matin est maintenant tout illuminé

Ça me fait sourire

Une jolie chose il m’en manque .

 

SAMEDI

En descendant en ville, j’ai vu un homme courir sur le bord de la route.

Ça me paraissait dangereux de courir sur cette voie rapide.

Le temps que je passe à son niveau, j’ai remarqué que sa tête était disproportionnée par rapport à son corps si grand.

Sa tête paraissait bien trop petite et bien trop penchée

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06 octobre 2012

Métiers imaginaires

Où l'on découvre des petits métiers disparus

LE FABRICANT D'ASTICOTS "Paris anecdote" d'Alexandre PRIVAT d'ANGLEMONT
 LE DONNEUR D'HEURE  de  Cyrille FLEISCHMAN

Où l'on invente des métiers imaginaires

LE DISEUR DE RIENS de PLANTIVE et GUERARD

LES RAMASSEUSES DE RICOCHETS de Rémy LEBOISSETIER

LE BERGER D'EAU d'Henri MICHAUX

 

CLAIRE MORIN

LE DANSEUR DE MER

Qui n'a pas admiré une mer déchaînée un jour de tempête ?

Il est aisé de croire que seule le vent est responsable de cette chorégraphie alors, que derrière tant de beauté se cache le travail assidu du "danseur de mer"

Tout les jours, quelque soit le temps, il vient au bord de la mer, l'observe, l'apprivoise. Avec des gestes cent fois répétés il se coule au milieu d'elle, l'accompagne dans une danse singulière.

L'homme est la mer ne font qu'un, jouant l'un l'autre à dessiner chaque jour des figures nouvelles.

parfois la mer moins docile veut seule jouer sa partition. Alors le danseur tente de reprendre le cour de la séance guidant la mer en des vagues gracieuses. Peine perdue,

l'élève affronte le maître en une danse violente et dévastatrice qui peut sur un simple souffle redevenir douce et apaisante.

 

MICHEL RIMAUD

LES INSEPARABLES

 

1. L’escaladeur de mer était un jeune homme débordant d’énergie.

Il suivait de près la météo, et dès qu’un coup de vent était annoncé, on le voyait arriver, palmes à la main et sourire au visage.

En quelques instants, il avait rejoint les premières lames déferlantes et s’échauffait sur elles, retrouvant ses sensations et sa communion à la nature. Puis il se dirigeait vers les plus grosses vagues, pour peaufiner sa technique : palmage énergique des jambes, et appui vigoureux et alterné des deux bras, munis de petites palmes autour des mains...

Parfois il réussissait à s’embarquer sur un bateau, et pendant que tous les passagers malades se terraient dans leur cabine, il s’attachait par une longue aussière au bateau, et s’élançait dans l’eau, à la recherche des plus grosses déferlantes…

Bien qu’encore jeune, il avait déjà connu l’extase, le nirvana, l’expérience ultime de sa confrérie : par une soirée d’automne, debout sur le pont d’un bateau de vrac, il aperçut le Graal … Un mur d’eau, quelque chose de noir et d’effrayant qui barrait l’horizon; il se rapprochait dangereusement, semant la panique chez les marins, qui courraient aux canotes.

Alors que fusait le mot de ‘vague scélérate’, lui voyait enfin la montagne d’eau de ses rêves,

l’Everest des escaladeurs de mer … Lorsqu’elle fût là, que le bateau commençât sa descente inquiétante avant de recevoir une avalanche gigantesque qui le brisa en deux avec un craquement épouvantable, lui avait eu le temps d’escalader à toute vitesse les trente mètres qui lui faisaient face, et ivre de bonheur, il coupa vite la corde qui le reliait au bateau.

Cela lui sauva la vie, et il se tint sur cette montagne liquide comme sur un énorme dinosaure qu’il aurait apprivoisé, surfant ainsi jusqu’au rivage.

Toute sa vie fut illuminée par cette expérience grandiose, et il y pensait souvent lorsque le temps était trop calme.

 Sinon, il allait voir son ami, le Rameur de feuilles mortes …

 

2. le Rameur de feuilles mortes avait dû assumer une hérédité complexe et contradictoire.

Adorant ramer et naviguer sur les eaux, il avait été victime d’un traumatisme, et ne pouvait plus s’aventurer sur l’élément liquide.

Comment concilier alors cette passion, dont il voulait faire un métier, et l’impossibilité concrète de la vivre ? … Il avait bien essayé de poser sa barque sur le sol d’un jardin public, mais il se sentait terriblement ridicule … et d’ailleurs faillit être embarqué par des messieurs en blouse blanche. Toutefois cela lui attira la sympathie d’un passant, qui lui avoua affronter la même problématique, et qui mieux est, grâce à la magie d’internet, être en liaison avec tout un réseau de « Rameurs empêchés de ramer » …

Notre homme imagina alors mettre en commun toutes ces bonnes volontés, en montant un parc de feuilles mortes, sur lequel lui et ses semblables pourraient ramer à loisir …

Ainsi fût fait ! Non seulement cette solution leur plût à tous, mais notre homme se forgeât ainsi un vrai métier, s’occupant de l’entretien, des formations et gérant toute l’activité des Rameurs de feuilles mortes.

Il avait deux saisons : du printemps à l’hiver, période où les feuilles mortes stockées faisaient merveille, et la saison enneigée, où l’on avait aménagé un stade de neige pour les amateurs.

 Ainsi nos deux amis avaient ils des expériences variées à se raconter !

 

FREDERIC POYET

Qui se souvient de ces temps maudits, ou toutes les eaux étaient encore limpides, et traitreusement cristallines?

 

Il y en eut des drames, et des déconvenues avant que ne fut créée la «Confrérie des badigeonneurs de pluie».

 

Finies les ondées perfides, qui vous mouillaient, jusqu’à l’os, l’honnête passant sortant de chez lui, et incapable de discerner l’averse invisible. Fini le grain scélérat, s’abattant sur le navire en plein océan, avant même que l’équipage de s’équipe de cirés et de kabig.

 

Finies les heures sombres, les Badigeonneurs de pluie savent colorer de toutes les nuances de gris, la petite ondée, ou l’orage de printemps, le crachin dans le brouillard, et même la grêle dévastatrice. Ils ont rendu visible la pluie qui s’annonce, et tout est pour le mieux depuis qu’on créa la fonction tant convoité, de «Capitaine de l’arc-en-ciel», pour annoncer le retour du soleil.

 

SABINE RIMAUD

 

  •  Dis-moi, tu pêches quoi ?
  •  des chaussures
  • en saumure ?
  • en chaussures
  •  en chaussures…
  •  en chaussures. Tatanes - godasses - pompes - grôles ; bref, en chaussures.
  • Je vois. Tu es pêcheur de chaussures.

 

Mais tu pêches quoi comme chaussures ? Parce que là c’est essentiel ce que tu pêches ! Çà te dessine un homme des chaussures !

 

  •  Çà dépend. Si je mets le treillis et que je prends mes seaux, je pêche des bottes. Je ne garde que les bottes sans semelles.

 

Si je mets la minijupe, je chasse des tatanes mûres, celles que l’on peut cuire au four.

 

Avec des lunettes vertes et une perruque en laine, plus le filet de pêche, c’est chasse aux escarpins.

 

Si je prends mon cheval alors je pense aux grôles ;

 

Et le scaphandrier, c’est bien pour les godasses.

 

  • Alors comment tu fais comment pour attraper des pompes ?
  • Des pompes ? Soit précis dans tes questions ! à huile ?

 

À eau ?à sang ? À vélo ?

 

Les pompes à huile c’est pour la noël.

 

Les pompes à eau, c’est date du déluge. Tu sais, quand on fait venir les hommes et les bêtes deux par deux pour la reproduction.

 

Les pompes à sang, c’est gore ; j’y vais à reculons.

 

Les pompes à vélo, çà use : Une fois sur deux tu reviens avec ton vélo pendu entre deux branches comme pour le gibier.

 

Mais la pêche que je fais de temps en temps, c’est la pêche à pomper l’air. L’air, tu le mets en boite. Et tu t’installes en ville dans un lieu très passant, et tu cries : « il est beau mon bol d’air ! L’est pas cher ! De l’air de pêcheur de chaussures c’est votre chance du jour! !

 

Tu peux aussi te planter devant l’autre et tu lui dis, yeux dans les yeux mains sur les hanches, comme moi, là, devant toi :

        

               « C’est pas que tu m’pompes l’air vu que tu sais pas pêcher, mais si tu partais chasser les escargots ?

 

CHRISTOPHE LAROCHE

 

Jean-Hugues Varna

Tronçonneur de malheurs

 

Les lettres se détachaient lisiblement de l’ancienne plaque en cuivre, patinée par le temps, consciencieusement vissée sur la lourde porte d’entrée.

Ce n’est qu’en s’approchant que l’on pouvait lire en dessous :   En tout genre

Des malheurs, Jean-Hugues en avait tronçonné des centaines. Son père, son grand-père, avant lui, faisaient de même.

On venait le voir de très loin, la réputation de la famille étant connue au- delà des dernières collines visibles depuis le clocher du village.

Chacun arrivait avec de gros malheurs accablants, le genre de malheurs qui pèsent tant que l’énergie vitale vient à manquer.

L’idée était fort simple : tronçonner un énorme malheur, insupportable, en petits malheurs, individuellement compatibles avec une vie quotidienne relativement normale. Petits malheurs plus faciles à digérer, à assimiler, l’un après l’autre, dans l’ordre désiré. Au bout du compte, le malheur originel pouvait ainsi être surmonté.

Cette façon de procéder convenait à la majorité des visiteurs.

Si jamais le résultat se faisait trop attendre, qu’un ou plusieurs petits malheurs ne passaient pas, Jean-Hugues disposait d’une solution complémentaire : envoyer le malheureux voir le rémouleur d’optimisme, facile à reconnaître avec sa meule qui chantait joyeusement, baladée au hasard des rues du village.

Il n’était guère de petits malheurs qui résistaient à l’affûtage des pensées positives, lesquelles finissaient toujours par avoir raison des résistances des plus récalcitrants.

 

 

 

 

 

 

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21 juin 2012

jeux d'écriture

Ateliers hebdomadaires avec les collégiens du collège Marseilleveyre 2011-2013

 

Mots de hasard

 Que fait un professeur avec une balle de ping-pong ?
Il avale la balle et la recrache par les oreilles                        Marjorie

Que fait un crocodile avec un parachute

Il essaie de voler                                                                     L.

Que fait un cheval avec un ordinateur ?

Il va sur un site de rencontre sur un ordinateur pour  rencontrer une superbe jument  

Il tape sur un clavier d’ordinateur une lettre pour le fermier, pour lui dire qu’il  lui faut plus de foin mais à cause de ses sabots la lettre est illisible, le fermier n’a rien compris et le cheval n’a pas  de foin                                                                                           M.

Que fait un curé avec une boîte à cirage ?
Avec une boîte à cirage il se refait le visage.                            Amélie

Mots-valises     Qu’est-ce qu’un ?

Hibouée : oiseau de nuit qui peut se gonfler pour flotter sur l’eau

Hibouclette : chasseur nocturne aux plumes frisées                                                JULIE

Hibourreau : oiseau prédateur au plumage noir qui se balade avec une hache et qui coupe la tête à ses compères

Hibouliste : chasseur nocturne ailé qui pointe et qui tire                                       MARGOT

 

 

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