27 novembre 2014

Cycle d'ateliers de méthodologie, Auroville, France

 

Automne 2014

Le Pavillon de France, Auroville, Inde  organise un cycle d’ateliers  de méthodologie animée par Florence, qui propose de réunir une dizaine de participants, pour écrire au fil de la plume, selon l'humeur et les  rencontres.

3 thèmes développés

      Ecrire un roman jeunesse

      Ecrire une nouvelle policière

      Ecrire son autobiographie

  

 

TAJ                           13 Décembre 2014

Une nouvelle autobiographique

Péripétie angélique et rugueuse. Le regard ardoise, baba de stupeur hardie. La margoulette lancinante tourmentée par des quenottes persévérantes. Les cuissots amers des griffures de la paille jonchée. Des gouttelettes en arc-en-ciel roulent  des feuilles. Pucerons, coccinelles et limaces comme à la parade. À contrecœur, une tige tendre cède la toupie de jade laiteuse à ma fouille potelée, présomptueuse.

L’akène, délicatement velue, cabossée de graines effilés, me remplit la pogne. Je renifle, je flaire. Le bouquet frais, sobre et immature demeure absent au répertoire. Bizut, me voilà transporté d'une émotion verte. La collerette en étoile me grattouille le nez. J'ambitionne absolument au goût, à l'établissement de la postérité. Je loge le zinzin dans mon suçoir, main aplatie sur le groin. Motivé, je mâchouille de tous mes crocs redoutables qui effleurent à peine.

La chose coriace ne se prête aucunement aux assauts énergiques des mandibules.  La salive coule abondante, charriant une âpreté et une aigreur inconnues. Une rivière de bave sort de son lit, inonde le menton puis le cou. Les grains rêches s'estampillent dans le malabar des muqueuses, soulageant miraculeusement le calvaire de la mâchoire en bourgeon. Tout de go j'abandonne le machin pour confirmer que ceux que j’aperçois, là, auront le même effet salutaire. Me voilà qui débroussaille les bidules à tours de manche, un premier, puis un autre, et un autre et encore un autre...

Et maintenant, la voix adolescente et familière résonne au dessus de ma tête :

« Ah te voilà coquin ! Viens on rentre. »

Les mains chéries, tendres et fermes m'attrapant sous les ailerons et en une envolée me rendre à mon trône légitime. Juché en maître absolu, je règne dominant le monde de ma puissance, le doux visage rassurant de Miche tout près du mien.

« Regarde un peu dans quel état tu t'es mit, fripouille ! »

LE BONHEUR !

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25 novembre 2014

Une semaine kafkaïenne ou aurovillienne?

TAJ    18 Novembre 2014

Écrire avec Kafka


Mercredi 12 Novembre 2014
Ce matin Jo a trouvé un petit serpent lové derrière l’un des sacs en tissu que nous
gardons dans le débarras. Il fallu aller chercher le jardinier qui avec un simple balai
et une petite pelle se saisit de l’animal. Nous devisâmes de la sagesse qu’il y aurait
à lui couper la tête, finalement nous l’avons laissé glisser dans l’herbe après l’avoir
éloigné quelque peu.


Jeudi 13 Novembre 2014
La pluie tombe en trombes interrompues. Cela fait un bien fou de savoir que la nappe
phréatique est entrain de boire tout son saoul !


Vendredi 14 Novembre 2014
Au magasin de légumes, je suis mêlé à l’animation des chalands. L’oeil observe la
chorégraphie d’arabesques qu’ils exécutent les un autour des autres. Je m’amuse que
l’achat de pommes de terre puisse ainsi susciter des mirages de tutus.


Samedi 15 Novembre 2014
Cet après-midi en moto, j’ai croisé A. paré d’un sourire figé. Comme je sais qu’il est
l’un des promoteurs des enseignes au visage de lunes joviales qui se sont balancées
dans les branches de nos arbres récemment, je n’ai pu m’empêcher intérieurement
de questionner ce sourire. Comportement fraternel ou politique ?


Dimanche 16 Novembre 2014
Assis sur notre terrasse, j’observe le vol des oiseaux chassant les libellules. Ballet
funeste et cruel ; les libellules avalent les moucherons et en retour sont cueillies par
le bec à la précision implacable des oiseaux. Je prends mentalement des paris sur
lequel des volatiles postés en haut des arbres alentour fera la prochaine victime.


Lundi 17 Novembre 2014
Quand Kartik, le conducteur de travaux, est monté sur la terrasse pour vérifier
le travail du maçon, j’ai vu un éclair de mécontentement traverser ses yeux. Lui,
d’habitude calme et composé s’est révélé courroucé et abrupt. Rapide comme une 

ondée d’été l’orage passe, il se tourne vers moi et nous continuons élevés par le 

sourire radieux que je lui connaîs.


Mardi 18 Novembre 2014
Ce matin, en allant vider les ordures, j’ai trouvé qui se reposait dans l’herbe tendre et
humide, un diamant brut de la taille d’un oeuf de poule. D’un aspect blanc laiteux
inintéressant et à la surface rugueuse voir crevassée, personne ne l’y avait remarqué.
Il trône maintenant au milieu des cristaux multicolores de Jo. Faut pas le dire, c’est
un secret.

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07 octobre 2014

Les métiers imaginaires dont rêvent les écrivains d'Auroville

ARLET

LA FEE DANS LE TABLEAU 
Un grand tableau
Aux dimensions demesurées 
Hors norme et plutot dans les trop 
Etait majestueusement posé 
Sur un support bien carré 
Aux proportions déterminées .....
Au dedans 
Ds son infiniment grand 
Mêlant le bleu du ciel 
Dans le brun couleur miel,,,
Une tranparence laissait paraitre
Un filet de lumiere fin a son fete ....
Perdue dans cette image 
Je me laissais aller a l'ouvrage 
De sentir les couleurs 
au plus profond de mon labeur..
Le pinceau a la main 
Je me lançais au petit matin
Pour une nouvelle touche de cepia
Qui soudain m'entraina
Dans une douce meditation 
Avec ....passion 
A mon reveil....
De cette brève errance
J'allais alors avec merveille 
Mêler le jaune à outrance ....
Quand soudain apparut 
Là ...Devant moi 
Minuscule comme un pois 
Une fée entièrement nue 
Aux douceurs angevines 
Et à l'allure  caline ..
Une baguette ,,,de la main 
Elle agitait 
D' un doigt malin 
Elle tournoyait ........
Ses petits seins fragiles 
Se gonflaient soudain graciles 
Et devenaient presque agiles 
De rondeur 
D'apesanteur ...
Elle avait un sourire d'enfant
Et clignait de son oeil savant 
En me regardant ..
Surprise et réjouie a la fois 
De voir une fée devant moi 
Se transformer en campanule 
faire des arabesques et des bulles
Avec sa bouche en forme de fleur 
Elle lança ,,,dans ma torpeur ....!!
Je suis ici ...n'ait aucune peur ...!!
Je vais finir ta toile 
En y mettant un léger voile 
dans une envolée lyrique
Sur un fond de ton brique ...
Alors , je lui passais mon pinceau 
Et en un tour de main 
Le décor devint plus beau 
Qu'un champ de jasmin ..
On s'est quitté 
Sur un baiser 
Enchantée;
De cette douce fée..
GILDO
Le ciseleur de bananes !

Le ciseleur de banane n'est pas un des plus vieux métier du monde comme la fille de joie dans sa maison close ou sur le trottoir. Non, il est même relativement récent puisqu'il est né suite à la publication, il y a quelques années seulement, des directives européennes relatives à la forme que doivent impérativement avoir les fruits et légumes commercialisés sur le marché européen.  La courbure standard de ces deux produits définie avec la précision de l'horloger suisse concerne non seulement les bananes mais aussi les concombres, les aubergines et autres courgettes.

 

Ces ciseleurs de fruits et légumes arpentent donc quotidiennement au milieu de la nuit et par légions  les allées du méga-marché frais de Rungis dans la banlieue parisienne. Efficacité oblige, chacun normalement est spécialisé dans soit un fruit soit un légume, rarement un fruit et un légume ou deux fruits ou deux légumes…

 

Ce métier n'est pas rémunéré. Chaque ciseleur doit récupérer les déchets de son ciselage pour en faire d'excellentes compotes, confitures ou autres fruits confis et des plats cuisinés comme les soupes juliennes ou encore des pizzas végétariennes sans oublier les jus exquis de fruits ou de légumes.

 

Les ciseleurs les plus doués et entreprenants arrivent à faire fortune, des fortunes parfois colossales qu'ils se gardent bien de réinvestir dans le commerce des fruits et légumes. Ils préfèrent investir en bourse et acheter des actions Total, Facebook, Microsoft et que sais-je encore. Ils s'entourent de gestionnaires de fortunes compétents , le plus doué et très prisé n'étant autre que DSK Investment Bank.

 

Les héritiers de ces ciseleurs ne pensent pas à faire le métier de leur père préférant des activités plus prestigieuses et encore mieux rémunérées comme les nez créateurs de parfums, stylistes de mode et chirurgiens re-modeleurs de seins ou recouvreurs de virginité.

 

 

 

ROBERT
                                                                                 
 LE PLONGEUR DE TOISONS

Il existe de vieilles légendes qui remontent si loin dans les temps anciens qu’il fallut creuser plus de mille mètres dans le sol de ce que l’on appelle aujourd’hui la Nouvelle Terre des Confins du Grizzly et encore cette excavation n’en était que le fastidieux préambule puisque encore fallait-il y reconnaitre et classer laborieusement les écrits et pièces éparses qui aujourd’hui donnent vie à la légende du « Plongeur de Toisons ».

En ces temps plus qu’anciens, les populations d’alors vivaient sous un système très élaboré de castes comme aujourd’hui on en voit encore dans certaines contrées non encore complètement acquises aux bienfaits de la structure consommaticopolitique en vue de l’éparpillement des consciences enclavées, communément appelé SCECE.

Revenons à nos moutons puisqu’ il s’agit ici bien sûr de toisons. De cette ancienne société des Confins du Grizzly il faut retenir une réalité ixexpugnable, c’est à dire le climat, cela se passait dans l’Eocène, autre formulation pour dire Ere Glaciaire et le rôle du Plongeur de Toisons n’en était que plus important. Vu le climat qui y régnait, chacun des citoyens devait se revêtir une toison chaque matin qu’il honorait, il ou elle devait donc s’affubler du haut vers le bas et de droite à gauche, sans oublier du devant vers l’arrière, d’une épaisse toison de mouton préhistorique communément appelé Excoteletterus.

Imaginez une population qui déambule au petit matin dans les rues de la bourgade tous vêtus de toisons semblables, blanches et épaisses, cela ressemble à s’y méprendre à un troupeau , ne croyez-vous pas ?

Sous l’impulsion d’un souverain dont la légende court encore sous terre, Ovin le dixième, fut créée la caste des Plongeurs de Toisons, ainsi selon le rôle de chacun il était assigné une couleur et certaines vertus correspondantes à la toison revêtue et les Plongeurs étaient devenus au fil du temps les maitres invétérés des vertus toisoniques. De savants mélanges d’herbes, de poudres enchantées et de minéraux rares étaient utilisés lors des trempages qui parfois pouvaient durer quelques années.

Ainsi le rouge était réservé aux gardiens de l’ordre appelés aussi les Gallus Coercitus. Outre le blindage de leurs toisons, la couleur les protégeait de certaines conséquences fâcheuses  lors de la répression de certaines manifestations des sous-classes, telles le déversement de liquides organiques qui ne venaient en aucun moment ternir la digne robe des matamores publics.

Et ainsi de suite, étaient consacrées ensemble couleurs et occupations par la Guilde des Plongeurs de Toisons.

( Prochain épisode :  La Schroumpfette Polaire )
TAJ

Un métier imaginaire
Enfant, j’ai connu un homme étrange, dans une ville pas très loin d’ici, au coeur
d’une cité dortoir, de l’une de ces banlieue retirées au visage gris que l’on trouve à la
périphérie de nos grande villes et qui sentent bon le mérite, le prolétariat et la Harissa.
Son accoutrement qui était sans équivoque celui du genre masculin me fais dire “ un
homme ”. Mais en seconde observation on remarquait la figure élancée, la finesse des
articulations, le port de tête, les pommettes hautes qui encadraient des yeux doux et
surtout les mains blanches longues et fines qui auraient tout aussi bien pu faire penser
qu’on avait a faire à une femme. À moins qu’il ne ce soit s’agit de l’un de ces êtres
rares et singuliers à qui la nature à fait don des deux sexes.
Sous une redingote noire élimée, qui jadis avait dû connaître les feux de la rampe, se
trouvait un vieux tricot de coton gris dont la capuche était en permanence relevée sur
la tête et qui déclarait U.C.L.A. en grosses lettres au pourtour blanc et angulaire. Des
jeans fendus aux genoux bien avant que ce ne soit chic tirbouchonnaient aux chevilles.
Pour finir des chaussures de ville noires a bout carré, un petit peu trop grandes, et qui
avait probablement, dans leur vie avant les Emmaüs, arpenter la moquettes des bureaux
du centre ville. Voici les oripeaux dont il se revêtait et c’est pourquoi je continuerai a
l’appeler “ il ”.
Il, donc, poussait devant lui un chariot de super-marché rouillé avec une roue folle et
dans lequel se trouvait un bric a brac incohérent. Je pouvais y apercevoir une collection
d’objets hétéroclites. Un tube au néon, une râpe à fromage, du câble électrique, un
rouleau de papier à tapisser, une louche, une paire de tenailles, un tutu, une chaîne
d’arpenteur, des patins à roulettes, une vieille guitare écaillée à laquelle manquait deux
cordes, une balance portant une mention rouge en lettres cursives : Charcuterie Bonnot,
une batterie de voiture, des échasses, des béquilles, quelques magazines coquins, une
plaque bleu roi sur laquelle on pouvait lire : Rue du lac – Vème arrondissement. Voilà
certain des objets que j’arrivais a distinguer dans cet amas disparate et dont mon regard
n’a jamais pu sonder les profondeurs.
J’avais douze ans, nous nous étions lié d’amitié et j’avais pris pour habitude de
l’escorter dans ses pérégrinations quotidiennes aussitôt que ce sacré Charlemagne
m’en accordait le loisir. Tous les jours, il couvrait des kilomètres d’une marche lente
et calme sans se préoccuper du chaos environnant, et sans non plus se soucier que je
le suivisse trois pas en retrait. Il arrivait qu’il s’arrêta pour un motif incompréhensible.
Soudainement il restait là suspendu dans sa marche, les yeux fixés sur quelqu’un ou
quelque chose qui accaparait tout son être sans que je ne sois jamais arrivé a distinguer
ce que ce fut. Le plus souvent les causes de ses détours ou de ses haltes étaient limpides.
Je l’ai vu aider de vieilles dames à traverser la rue. Je l’ai entendu raconter l’histoire

de la culotte à deux trous à des pompiers exténués, noir de suie. Il était généreux de

petits gestes ; refaire un lacet, sourire a un gendarme, faire une marelle en portant la

petite africaine paraplégique de la tour C dans les bras, ou encore redresser in extremis
la main d’un enfant distrait quand la boule de glace allait s’échapper du cornet. Une
fois même je l’ai vu recoudre un bouton rouge sur le manteau bleu d’un petit garçon.
Il arrivait qu’il s’arrêta plus longtemps pour tenir un moment la main d’un vieillard au
regard vide qui débordaient de larmes. Sa journée n’eut pas été complète sans une visite
à la petite mémé assise sur une chaise pliante dans un recoin du centre commercial.
Chaque jour il venait lisser ses cheveux blancs, lui murmurer des douceurs à l’oreille
et chaque jour sans faillir il l’embrassait tendrement sur le front avant de s’absenter.
Un jour nous avons rencontré une fillette d’une huitaine d’années qui sanglotait à
chaude larmes, assise sur les marche du perron de la tour où elle habitait avec ses grandparents.
Tous dans la cité connaissait l’histoire tragique de cette enfant. Quinze jours
plus tôt elle avait été faite orpheline dû au mauvais fonctionnement cruel d’un passage
à niveau automatique. La Renault 4 de papa, maman, n’avait pas fait le poids face à
la masse d’un train lancé à toute vitesse. La pauvrette n’en pouvait plus de sangloter,
elle venait de perdre son ballon jaune, un cadeau que ses parent lui avaient fait pour la
consoler de l’abandonner pour un jour à la garde de ses grand-parents, ce jour maudit
qui n’en finirait jamais. Assis à coté d’elle sur les marches, une larme a roulée sur la
joue de mon compagnon lorsqu’elle lui racontait son chagrin. Il y eu un flottement
incertain et pour la première et dernière fois j’ai vu mon ami affligé du visage de la
désolation. Finalement une lueur se format au fond de ses yeux qui se transforma en
étincelle. Il prit la fillette par la main et l’emmena sur le toit de l’immeuble. Là, allongés
à plat dos sur le gravier du toit, ils devisèrent sans se presser de toutes les formes qu’ils
apercevaient dans les nuages au dessus d’eux. Enfin ils virent passer les parents de
l’enfant qui jouaient à se lancer le ballon. Je crois même qu’ils échangèrent des signes
de la main. Finalement ils redescendirent avec des hurlements de joie. Ils franchirent
la porte du rez-de-chaussée, l’angelot juché sur les épaules de mon camarade riant à
gorge déployée, tandis qu’il sautillait en esquissant des pas de samba.
Une fois nous discutions des choses importante de la vie assis sur un muret au abords
d’un terrain vague. Nous échangions sur la couleur du vol des oiseaux, le souffle
des feuilles qui poussent, le sommeil de la terre glaise, le poids d’un sourire. Nous
avions d’autres considérations tout aussi essentielles : la musculature du vers à soie, la
longévité des câbles d’ascenseur, le système de refroidissement des volcans ou encore
le quotient intellectuel du Président de la République. Nous parlions a l’infini et nous
nous amusions beaucoup. Pourtant un jour je gaffais, je lui posait une question sérieuse :
« Que fais-tu pour survivre ? » lui demandais-je.
« Comme tu y vas mon jeune ami ! Me rétorqua-t-il aussitôt. À t’entendre on pourrait
croire que la vie est une épreuve qu’il nous faut surmonter, dont il faudrait survivre.

Sache, frère, que la vie se passe parfaitement bien de moi ou de toi. La Vie se charge

de vivre, moi je n’ai rien d’autre à faire que d’être. »

Cette réponse sibylline ne satisfaisait pas ma curiosité, j’insistais :
    « Oui, mais je voulais dire, quel est ton travail ? »
Un sourire frondeur illumina son visage et il me répondit en me baignant d’un regard
chaud et pénétrant :
     « Je suis l’assommeur de soucis, le bousilleur de chagrin, le démolisseur de tristesse,
le flingeur de cafard, l’étrangleur de douleur, le refroidisseur de larmes, le pourfendeur
de contrariété, le zigouilleur de mélancolie »
Il se mit a fredonner :      Donnez moi vos chagrins,
                                     Je vous rends des lapins.
                                     Lancez moi vos soucis,
                                     Je les tourne en ouistitis.
                                     Offrez moi vos malheur,
                                     J’en ferais de la crème au beurre.
Peu de temps après cette conversation il s’évapora à jamais. Il sortit de ma vie comme
il y était entré sans fanfare ni violons. Au cours des années j’ai gardé un bleu au coeur,
sondant le rôle qu’avait pu jouer ma question indiscrète dans la disparition de mon ami.
Aujourd’hui l’adulte que je suis devenu en arrive à se demander si j’ai vraiment
connu cet être exceptionnel ou si mon imagination d’enfant en créa la forme et la
présence pour m’évader de ce quartier triste et opprimant. Cela se peut. Mais ma
mémoire s’embrume et je ne suis plus sûr de rien.
Ce qui reste c’est un exemple, une inspiration, une aspiration et la conviction profonde
qu’un sourire aide mieux qu’un conseil, une caresse soigne mieux qu’une potion.
                       Déroulez vos désespoirs,
                       En voilà des perchoirs.
                       Étalez vos douleurs,
                       Ce sont des crayons de couleurs.
                       Envolées vos peines,
                       On en a fais des baleines.
….

 

04 septembre 2014

Que cachent les Aurovilliens dans leur sac?

ARLET

photo (800x598) 

Autour d’un badge improvisé                                  

Non ce n’est pas une énorme pièce de « monné »

Non ce n’est pas un réglisse enroulé

Non ce n’est pas un bonbon à sucer !

Il est rond comme un cercle parfait ; cerné

De métal sur son contour, retourné

De couleur jaune-indélébile-ocrée-

A souhait, il est émaillé

Et d’un aplat parfait style boutonné

Aucune faille-sa couverture est lissée

Pour que le doigt puisse glisser

Et ne s’arrête pas de le faire tourner…

Un léger bruit s’en échappe s’il est choqué

Par un quelconque objet métallique sur sa texture galbée

Un message écrit de lettres majuscules noirées

Se détache de son fond soleillé

Un grand cœur rouge sang dans le centre est dessiné

Et nous en dit long sur l’info qu’il semble véhiculer

-Serais ce un message d’amour volé ?

Rouge sur jaune-jaune dans rouge à l’arraché

Le sang sur la lumière jaunée

-serait ce une publicité ?

Car les lettres qui ne sont point penchées

Semblent rebondir d’un puits de couleur imprimé

Je lis l’objet, je le fais virevolter

J’étudie l’information donnée !

Je le retourne-je le palpe au touché

Avec l’index et l’annuaire bagué

Je joue de cette grosse pièce métalliquée

Qui a sur son verso une épingle fixée

Pour que l’on puisse l’accrocher

Sur un support de cotonnade- se l’approprier

Il est enfin positionné

C’est un de ces objets qui me fait rêver

On me l’a offert par amitié

 

TAJ                                Ce qu'il ya dans mon sac

Trois badges 'I Love',

Trois stylos, deux gris, un rouge, trois noirs,

Une paire de lunette aux verres neutres,

Quatre vieilles carte de visite,

Un maigre petit carnet avec peu de pages blanches,

Deux morceaux de papier cadrillage petits carreaux,

Un mousqueton,

Pas mal de poussière,

Et beaucoup d'espoir.

 

La facture de Claudine

Personne n’a jamais prêté attention à moi au par avant.

Broyée, trempée, malaxée, la pulpe finement étalée sur le tamis du fabricant de papier, compressée, séchée, cardée, débitée, pour finir enroulée sous tension autour d’un petit tube de carton gris. Et me voilà bien à l’étroit, enfouie dans neuf centimètres de papier feuilleté sur lui-même. En fin de compte une sensation pas aussi désagréable qu’on pourrait l’imaginer. Il y a un réconfort étrange a se sentir à l’abris de l’air et des intempéries dans ce rouleau de caisse enregistreuse.

Misse en carton, transbahutée, storée pendant des mois au fond d’un carton dans un entrepôt anonyme, mon destin prenait des airs de dimanche après-midi pluvieux. Et puis un jour banal, d’une semaine comme une autre avec onze de mes semblables nous sommes expulsées de la communauté des rouleaux pulpeux et corsetés.

Ensuite les choses sont allées très vite, je revois la main gracieuse qui plonge dans la boite. Qui déchire l’emballage et qui charge le rouleau dans l’imprimante. Moi, j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse, un peu plus de douceur...

Et maintenant le rouleau se met en mouvement avec un crépitement assourdissant qui se termine invariablement avec un grand SCHWRIK pathétique et menaçant. Le temps est suspendu. La tension monte et cette appréhension qui augemente au fur et à mesure du rouleau qui se dévide. Finalement, l’effroyable constatation, je suis proche du calvaire, je n'échapperait pas à la torture.

Les quelques heures qui ont suivies me sont parue interminable, et au détour d’une ultime révolution de rouleau la sentence dans toute sont horreur m’est apparue. Une boule de métal lancée à toute allure sur la largeur du rouleau à droite, à gauche et ça recommence, droite, gauche, droite... Quand au crépitement effrayant c’est la violence avec laquelle la boule imprime dans le moelleux du chiffon des caractères marqués à l’encre noire. L’angoisse !

Hé bien allez savoir ! Pas si terrible que ça. En fait ce fût une sensation plutôt agréable, des chatouillis qui savent rester dans les limites du supportable. En se laissant aller a relaxer la surface de l’épiderme ça avait un je ne sais quoi de délicieux. Vas-y ! Vas-y, Johnny, Johnny, Johnny... Au point d’orge du dernier va et vient j’ai eu envie de crier « Regarde maman ! Moi aussi j’suis tatoué »

SCHWRIK ! A présent une émancipation, non plus un déchirement.

Nous voilà déposées sur un comptoir, car nous sommes nées siamoises. On nous sépare de part le milieu. Une dame griffonne sur la face de marbre de ma sœur et, sous mon regard horrifié, l’empale violemment sur une pique de fer. Cette même dame, très occupée à discutailler ailleurs, me ramasse d’un air distrait et, toute tremblante que je suis, me glisse dans son sac d’un geste désinvolte.

OUF ! J’ai eu chaud !

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29 août 2014

Auroville 2014

photo (1)

Des filets asséchés sur la plage échoués
Sont venus composer une palette bariolée.
Leur travail accompli , dans les profondeurs de la nuit
Résistant et supportant les flots ,
Luttant contre la force glacée des eaux
Ils se battent contre ces poissons querelleurs
Qui tentent d'échapper à leurs predateurs.
Aggrippés aux mains calleuses des pecheurs
Remontant leur butin ,qu'il faudra vendre au matin.
Aprés ces combats incessants , épuisants
Ils viennent chercher un repos bien mérité
Car , ce soir , il faudra recommencer.
En attendant ,ils savourent la paix et la tranquilité
Oubliant les accros , la peine et le labeur
Ils s'abandonnent aux caresses du soleil bienfaiteur.

Jacki 

photo (2)

Nuages filants ,décor changeant
Nimbus cumulés contre vents et marées
S'amusant et glissant sur des routes invisibles
Jouant avec le vent et le temps,indicibles .
 
Parfois chargés et joufflus,menaçant et grondant
Parfois voguant vers l'inconnu,légers et insouciants.
 
Aux contours imprecis , se melent des couleurs chatoyantes
Tantot adoucies ,et souvent éclatantes.
 
Défiant l'astre solaire,vous osez l'éclipser
Pour offrir à la terre ,l'ombre tant désirée.
 
Vous suggérez pour qui sait vous regarder
Une fenetre ,un infini,des volutes
Des formes imaginées ,des visages supposés
Des glissades ,des courses et des culbutes
Mais où etes-vous passé?
 
Figures éphemères et intemporelles, sans cesse renouvelées
Tableau céleste et émotionnel où apparaissent des touches d'éternité...

Jacki

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19 juin 2014

Comment voyager autrement?

Notre dernier RDV de l'année car je m'envole vers l'Asie pour plusieurs mois.

Juin 2013 La ligue 13 au bord du lac du parc Borély

JACKY

L'aérotourisme
 
Je suis là statique dans cet aéroport.
Depuis ma tour de controle je surveille ce flot incessant de voyageurs qui atterrissent ou qui vont decoller.
Décoller de quoi d'ailleurs ? de leur réalité , de leur routine , de leurs habitudes.
Dans ce grand sas , ils sont encore là et pas tout à fait ailleurs.
Certains voyagent pour affaire,pour décrocher un contrat,pour un RDV professionnel ,pour un entretien d'embauche.Je les reconnais à leur attache-case,leur costume (quoiqu'un peu froissé ) et la cravate de rigueur est à sa place..est bien sur le portable vissé à l'oreille car le temps doit être rentabilisé,éfficient,éfficace, rien n'est laissé au hasard ,pas de temps à perdre.
 
D'autres attendent fébrilement le retour d'un proche,d'un parent,d'un amoureux:le revoir le serrer dans ses bras,l'embrasser et le retrouver tout entier imbibé de cet ailleursqu'il transporte avec lui.Que les retrouvailles sont bonnes !!!
Et puis les autres qui partent,larguent les amarres pour un long cours, un depaysement ,un espoir de mieux mais ailleurs;éprouver des sensations inconnues,s'émerveiller devant des paysages et des monuments...enfin tout ce que la brochure leur a promis.
Et puis il y a ceux qui rentrent bronzés ,chargés de souvenirs ,d'anectodes à raconter,de photos à partager,de cadeaux originaux qui a coup sur feront plaisir.
 
Dans ce ballet incessant devenu mécanisé,régulé,policé et controlé rien n'est laissé au hasard:il faut suivre les fléches,attendre derriere la ligne jaune,montrer ses papiers,peser et vérifier les bagages....
Respecter les temps et les espaces et pourtant tout leur etre est tendu vers cet aprés car il faudra sortir d'ici.
Ici ce n'est pas une destination c'est un transit,un passage obligé pour aller à la case départ.
Dans cette multitude ils ne savent plus qui ils sont:écrasés par cette masse,anonyme
presque interchangeable.
 
Je suis un billet Mister ou Miss UNTEL  (tiens on ne nous parle plus en français!)
vol n° 467 à destination de BALI décollage prévu à 12h50 
Des voix suaves et des sourires charmants pour adoucir l'ambiance.
Je vérifie le panneau d'affichage j'espére qu'il n'y aura ni retard ni gréve. 
Je veux partir avec les autres,m'en aller moi aussi m'embarquer pour l'Ailleurs.

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13 juin 2014

Liaison 3ème-2nde Projets d'écriture pour désacraliser l'entrée au lycée

Projet d'écriture 3ème-2nde Collège Pont de Vivaux- Lycée Jean Perrin avec des rencontres

http://youtu.be/ChsLesNfPo8 

 Nos questions posées aux lycéens

Est-ce que j’ai raison de stresser pour le lycée ?

Est-ce qu’il y a une bonne ambiance ?

Est-ce que l’emploi du temps est chargé ?

Y a-t-il beaucoup de devoirs ?

Est-ce que les notes baissent au lycée par rapport au collège ?

Est-ce que vous finissez tard ?

Y a-t-il beaucoup d’options ? Peut-on les choisir ?

Est-ce que l’emploi du temps est plus chargé quand on prend des options ?

Est-ce que les mathématiques sont encore plus dures ?

Etes-vous nombreux dans la classe ?

Est-ce que les professeurs sont stricts ?

Est-ce qu’il y a des cours le mercredi et le samedi ?

Est-ce qu’on a du temps libre après les devoirs,

Est-ce qu’il y a des activités le midi ?

Pouvez-vous nous donner des conseils pour réussir notre 2nde ?

Est-ce que les mentalités changent ?

 Et est ce qu’on doit s’engager jusqu’à la terminale avec une option?

Est-ce qu'on n'a plus de liberté au Lycée?

Préférez-vous le lycée ou le collège maintenant que vous êtes au lycée ?

 LES LYCEENS REPONDENT AUX QUESTIONS DES COLLEGIENS

 « Je suis en 3ème et j'ai trop hâte d'être en seconde, mais  j'avoue que j'ai entendu pas mal de choses sur le Lycée » :

 

"On chute d'au moins 4 points dans notre moyenne, c'est vrai?"

-C’est normal car le niveau au lycée  est plus élevé qu’au collège

-On peut aussi augmenter si on est motivé

-Les cours sont quand même plus durs car ce n’est pas le même système qu’au collège.

-Il  faut prendre des notes.

 

« L'ambiance est-elle  meilleure? Les gens te jugent-ils moins?

-Les lycéens sont plus matures qu’au collège et du coup ils jugent moins

-Ca dépend des élèves. Il y en a qui jugent et d’autres non car il y a encore des personnes qui ne sont pas matures

 

 

 

 

 

Les profs sont-ils plus sympa ou plus souples?

-Souples ou sévères il y a tous les styles

-C’est faux les profs sont plus durs

 -Ils ne nous considèrent plus comme des enfants  mais comme des adultes

-Oui ils nous laissent un peu plus libre

 

Et les cours?            Est-ce que c'est vrai que c'est plus dur?

-Oui il faut très bien écouter, être concentré car il y a le bac en fin de première qui compte pour le bac en terminale

-Oui on approfondit beaucoup plus qu’au collège

-Si tu n’as pas réussi en 3ème faut vraiment t’accrocher en 2nde

-Oui il y a beaucoup de changements

 

Pour le français, est ce qu'il y a des dictées, de  l'orthographe?

Et l’histoire-géo est ce que c'est plus pointu?

Les bases du français au lycée restent les mêmes, Il n’y a plus de dictées mais de l’argumentation

Même en histoire-géographie c'est normal que  le niveau de travail change

On doit apprendre plus

 

 

 

        Est ce que ça fait un choc le premier jour au lycée?

-Oui !!!!!!!!!!!!!très grand choc , on voit des couples s'embrasser alors qu'au collège, à peine tu prends la main d'un gars et tu te fais insulter

-Non, ça dépend dans quel collège ou quel lycée tu es !

-Je suis d’accord mais c’est parce qu’au lycée les élèves sont plus matures

-Au lycée on peut se faire insulter aussi !

 

Est ce qu'on a plus de libertés?

-Oui, la première fois qu’on a visité le lycée il y avait plein de jeunes qui sortaient avant la sonnerie

-Si on a 4h de trou on peut sortir et rentrer

-Il y a plus de libertés et ça nous laisse respirer

-On peut sortir du lycée même pendant la récré

 

Est ce que les journées peuvent être très longues?

- Oui je finis tous les jours à 6 heures, et le mercredi je travaille l'après-midi

-Oui car il y a plus d’options qui font finir tard

-Ca dépend des options

-C’est pas toutes les secondes pareil

-Selon les établissements on travaille le mercredi

 

 

 

 

Est-ce que tu choisis certaines matières?

 

-Oui ce sont les options

-C’est compliqué CIT ?

-En seconde c’est plutôt ludique

-Est-ce qu’on doit continuer jusqu’en terminale une fois que l’on s’est engagé ?

-Non car dès la première tu n’as plus d’options, tu choisis ton bac

 

 

Sais-tu s’il y a plus ou moins de violence qu'au collège ?

 

-Ca dépend du lycée

-Je pense qu’il y en a beaucoup moins

 

 

Est-ce que c'est normal de flipper pour le lycée?

 

-Il faut juste travailler plus

-Je pense qu’il ne faut pas s’inquiéter ça ne change pas trop du collège seulement c’est plus grand et y’a plus de monde

-On s’inquiète un peu car on va arriver dans un monde que nous ne connaissons pas

-Moi je ne flippe pas car ça me tarde le lycée !

 

Mes vœux

 

 

AUDREY

1.Avoir des amies

2.Avoir mon bac S ou ES

3.Avoir une bonne classe (être dans la classe de mes amies aussi)

4.Avoir une bonne moyenne

5.Avoir un bon emploi du temps

6.Bien travailler

7.Ne pas être débordé de travail

8.Avoir du temps libre

9.Ne pas avoir beaucoup de devoirs

10.Avoir de bon profs

 

AMIR

-Au lycée j'aimerais que les gens soient plus calmes.

-Au lycée j'aimerais que le travail donné ne soit pas très difficile.

-Au lycée j'aimerais du temps libre pour moi.

 

FAKRI

-Faire un bac STMG

-Etre dans une classe avec les élèves de mon  collège

-Réussir la seconde

 

MEI-LYNN

1.            Je veux que Séliona et moi soyons dans la même classe.

2.            Je veux mieux réussir mon année de 2nde que de 3°.

3.            Je ne veux pas avoir beaucoup d'heures de cours.

  

SEAN

-Rentrer au lycée

-Réussir ses études

-Se faire des amis

 

TOMMY

J’aimerais que la cantine soit meilleure qu’au collège

J’aimerais que les profs arrêtent de nous prendre pour des bébés

J’aimerais rencontrer plein de filles

 

DENOVAN

– Envie de Réussir mon Bac.

– Pouvoir travailler dans la bonne ambiance.

 

FLORIAN
Maçonnerie

Boulangerie

Menuiserie

 

KASSIM

Faire l’option CIT au lycée Jean Perrin

 

LIONEL

Faire  un lycée professionnel  dans la mécanique

Faire  un lycée professionnel  dans la sécurité

Faire un CAP sportif professionnel

 

 

HICHEM

-Faire un bac pro

-Entrée dans la marine marchande

-Réussir  le bac pro

 

HOUDHAY

Aller au lycée.

Avoir plus de récré.

Avoir des bonnes notes.

Que les horaires changent.

Qu'on soit plus mature dans le travail.

Être plus sérieuse.

Plus de liberté.

Peur des notes qui baissent.

Apprendre de nouvelles choses.

Une classe Calme.

 

MARYNE

Une classe calme.

Envie d'avoir mon bac pro.

Aller au lycée hôtelier.

Avoir de bons horaires.

Etre plus sérieuse.

Apprendre de nouveaux trucs.

 

 

 

TOBIAS

Accéder au Lycée Ampère pour travailler dans le bâtiment en électricité

Aller au lycée Pro René Cailler, pour travailler dans le bâtiment comme vitrier ou en maçonnerie.

Faire un bac pro en vente commerciale.

 

SELIONA

Réussir mieux ma seconde que ma troisième

Etre toujours avec Meï-Lynn

Faire de meilleures rencontres

Trouver des personnes plus matures

Toujours rester en contact avec mes anciens amis

 

SOMAYA

Passer au lycée

Continuer à avoir des notes acceptables

Etre dans le même lycée que ma meilleure amie

Ne pas avoir trop de devoirs

Avoir une bonne classe

Avoir de bons profs

Ne pas être perdue avec tant de nouveautés

Que ce ne soit pas trop dur

Avoir le temps de me reposer

Rester en contact avec mes amies du collège

 

 SLOGANS  : EN SEPTEMBRE 2014

 

Le lycée quand tu y es  c'est pour préparer ton avenir ne le prends pas à la légère car ça peut

 te couter cher.                                   ROUHIYATY

 

Le lycée = un pas vers l'avenir                     KERLESS

 

Tu commenceras un chapitre important de ta vie.             AUDREY

 

Ton avenir et ton indépendance commenceront                AUDREY

 

Septembre 2014 , Le Lycée c'est le progrès !           NICOLAS

 

Un Nouveau Départ             FAKRI

 

Un premier pas vers notre avenir.           MEI-LYNN

 

C'EST LA RENTREE UN NOUVEAU DEPART       SEAN

 

En Septembre 2014 un pas vers le monde des grands            SELONIA

 

En septembre 2014 : le passé au collège, notre présent et notre avenir au lycée         

SARAH

 

Le lycée est une nouvelle aventure pour moi               FLORIAN

 

 

 

 

L’éducation me semble être une perte de temps mais la vie est longue pour me le dire

MARYNE

 

En avant le lycée pour bien travailler et avancer vers l’avenir de notre métier 

 HICHEM

 

Finies les gamineries, c’est le passage dans la cour des grands              

AMIR

 

Le lycée sera de la bombe avec de nouvelles rencontres          

JENNIFER

 

Au lycée il y aura du changement niveau travail et société         

 SOMAYA

 

Les lycéens s’épanouiront dangereusement            

 LIONEL

 

On va faire saigner les cartouches          

  KASSIM

 

Une nouvelle année commence        STEPHANIE

 

MAIS QUELLES SONT TOUTES CES  OPTIONS AU LYCEE QUE L’ON DOIT CHOISIR EN SECONDE ? :

 CI , SL, SI, PFEG, MPS, SES

 

MPS                         CI                       SI                           SL

Matière              Classe                Sourire            Salut tout

Pour                   Intelligente        Immédiat        Le monde

Sous-douée         

 

Je rentre au lycée, j'entends 'MPS', je me demande ce que c'est et cherche ' Matière Pour Sous-douée'. Puis je me retrouve avec une Classe Intelligente. J'entre dans la salle et le prof nous dit : » S'il-vous-plait Installez-vous ». Ensuite nous nous Sommes Levées pour saluer le directeur.  

                                                                                                                       Audrey

 

 

Denovan                                               

 

 PFEG Profession pour Fatiguées Et Glandeurs

 

                   Option ?, Océan de questions

                                   Perte de la moyenne

                                   Tranche de vie

                                   Imagination

                                  Opération travail

                                   Naufrage

 

    Je m'appelle  Stifller, je m'en fiche des études j'ai une option en vue : SES : Sexe Et Sexe. Je ne suis pas un élève perturbateur mais j'aime bien me faire remarquer surtout pas les belles filles.

 

 

 

 

Options                                                                                           SL : Super Long !

Particulières                                                                                                      SEAN

Travail

Intelligence

Orientations

Nouvelles                HICHEM

 

 

Options                      SI: Sciences de l'ingénieur

Parler                    SES: Savoir écouter et pas s'agiter

Travailler                  SL: Sciences et laboratoires

Intelligence    

Orienter

Notions                        

 

Bon, c'est mon premier jour au lycée, je suis impatient.

Je suis devant le portail,  je suis curieux, je m'approche du tableau et je vois plein de sigles qui sont marqués comme CIT, MPS je ne comprends rien et je me suis rappelé de l'année dernière quand on m'avait expliqué quelques sigles comme SI qui signifie Sciences de l'ingénieur ou PFGE qui signifie Principes fondamentaux de la gestion et de l'économie. 

                                                                                  KERLESS

 

 

 

 

 

  Opinion                                                         Organisation

   Punition                                                        Perte de temps

   Temps                                                           Travail

   Instruction                                                     Indépendance

   Oubli                                                              Orientation

   Notion                                                            Nouveauté

le S est en option   

                                                                                        FAKRI

 

MPS :      Mètre Par Seconde       MARYNE

 

 

 

Oh mince !

Philipe c'est suicidé

Tout ça à cause de tes bêtises

Il en avait marre des moqueries

Oh mon dieu !

Notre frère ne fait plus parti de ce monde                   Ce monde est injuste.

 

 

 

MPS :

Mélancoliques nous sommes,

Pédophile sont certains hommes,

Scientifiques sont les choses de ce monde.                    SOULEYMANE

 

 

 

 Oportunité                                  SES : Service Ecologique  Social

 Présence                      

 Travail              

 Intelligence

 Option

 Notation

( S )cientifique                                MEI-LYNN

 

 

 

Oppa gangnam style                                       Opinion

Paris est tragique                                             Perte( de)

Tommy est magique                                        Temps

Imagine le lycée c'est nul ?!                             Indépendance    

On fait comment   ?!                                        Oral/Oracle

N'y allons pas :)                                                National(e)

Sérieux !                     TOMMY                                           Saturation !                     NICOLAS

Opportunités

Projets

Travail

Intelligence

Options

Notes

Seconde !!!!!!!!                     

A huit heures j’arrivais enfin dans mon nouvel établissement. Je me dirigeais vers un grand tableau où étaient inscrites les différentes options à choisir en seconde : SES, c’est surement une option de français car « ses » est un déterminant possessif. LS veut dire Los Angeles, ça doit être une classe en anglais. Je décide donc de choisir ces deux options.                         SELIONA

 

LIONEL
SI : Solutions, idées                                          CIT : Camarade, indépendance et travail

 

 

KASSIM

Opportunité                                                       MPS : Mobilisation pour Sécurité

Pour                                                                                                       PERVINE

Travailler………..

 

STEPHANIE
Oh mon Dieu, que j’aime le

Poulet frit et la

Télé

Innovante et l’

Ordinateur qui berce les

Nourrissons qui sont tout

Sourire

 

Il était une fois un immigré arrivé il y a deux mois qui s’était inscrit au lycée pour avoir une chance de réussir plus tard. IL avait vu qu’il y avait différentes options dont « SL » qui signifiait pour lui « Sous l’eau »  et « PFEG » qui signifiait pour lui «  Pratiques fougueuses et guerrières « , habitué à courir dans la jungle et étant un très bon nageur il était très intéressé et choisit ces options

ROUHIYATI

 

 

SES :  Sourire élargi de souffrance

Elle arrive au lycée et se demande « MPS » c’est quoi ? Monde pratiquant la souffrance,« CIT » contrôle indéfini du temps,  carnaval incompréhensible du temps ?  et « PFEG » C’est peut-être une page qui forme à l’éducation et à la générosité !

 

ADIEU COLLEGE

NOSTALGIE DU COLLEGE

 

 

AUDREY 3°D

 

Je me souviens de ce fou rire en début d'année.

Je me souviens en 5ème quand on jouait au tennis, en latin.

Je me souviens de la rentrée quand j'ai parlé avec Houdhay.

Je me souviens de mes mauvaises notes en 6ème.

 

 

AMIR

Je me souviens au collège chaque année les 6eme avaient l'air de plus en plus petits.

Je me souviens au collège il y avait beaucoup d'histoires entre nous

 

 

KERLESS

Je me souviens du jour où le prof de math nous a laissé utiliser notre cahier pour faire notre contrôle.

Je me souviens du jour où je suis rentré la première fois dans ce collège.

Je me souviens quand le prof de SVT s'est énervé car un élève ne voulait pas aller chercher un mot à la vie scolaire car il était trop fatigué.

Je me souviens que le prof d'anglais n'arrêtait pas de donner des heures de colles aux élèves.

 

 

SOULEYMANE

 

Je me souviens en 2011 j'avais les cheveux aussi long qu'une fille.

 

Je me souviens de ma première heure de colle au collège c'était en 2010.

 

 

FAKRI

Je me souviens quand je suis parti en Corse en 3éme

 

 

MEI-LYNN

Je me souviens que Séliona et moi rigolions à cause de Kassim en cours d'espagnol et on nous avait dit qu'on avait un cerveau et demi pour deux.

Je me souviens du voyage VTT  en 4°

 

 

 

 

SEAN

Je me souviens en 6ème de m'être fait virer

Je me souviens en 5ème d'avoir fait du ping-pong

Je me souviens en 4ème de m'être cassé la jambe

 

TOMMY

Je me souviens de mes allers et venues chez la principale

 

NICOLAS

Je me souviens des prof's qui s'investissaient beaucoup;

Je me souviens des heures qui duraient plus que ce qu'il fallait;

Je me souviens du sentiment lorsqu'un prof' est absent;

Je me souviens des problèmes toutes les 3 minutes...

 

DENOVAN

– Je me souviens de ce Zoo, la 4°A.

– Je me souviens de ces horaires de rêves.

– Je me souviens de Fares alias Falfes, ce pointeur de 5°eme.

 

FLORIAN

Je me souviens de la 4èmeA en SVT

 

 

 

 

 

 

 

KASSIM

Je me souviens de la 6ème, comparé à maintenant on était beaucoup plus libre

Je me souviens de la 5ème, l’année ou j’ai le mieux travaillé

Je me souviens de la 4ème, quand j’ai commencé le VTT et le voyage de fin d’année

                 Je me souviens  de ma 3ème qui est passé tellement vite que j’ai l’impression d’être encore en 4ème

 

LIONEL

Je me souviens de Madame Beck qui me convoquait 20 fois par jour

Je me souviens de Christian qui nous faisait rire

Je me souviens du voyage VTT à Ancelle

Je me souviens de la danse que j’avais interprétée devant mes amis

 

HICHEM

Je me souviens :

- De ma rentrée au collège.

-De la 6ème où j'avais le mieux travaillé

-De la 5éme quand j'avais fait la détection pour le V.T.T

-De la 4éme ma pire année et du voyage V.T.T

-De la 3éme ma dernière année

 

 

 

 

HOUDHAY

Je me souviens en 4ème avec toute ma classe on est allé à Digne les Bains en Sortie.

Je me souviens mon premier jour en 3ème, j'ai eu du mal à m'intégrer.

 

 

MARYNE

Je me souviens quand je suis arrivée en 5ème.

Je me souviens quand on n'est  pas parti en voyage

 

TOBIAS

Je me souviens de ma rentrée au collège en 4eme j'étais nouveau dans ce collège nommé Pont de Vivaux.

C'est très triste de quitter son ancien collège pour tout le monde je pense.

 

JENNIFER

Je me souviens quand Maryne avait une fracture de l’orteil

Je me souviens qu’on a fait une bataille d’eau

Je me souviens quand Alexia a dit il est beau ce canard alors que c’était un pigeon

 

SELIONA

Je me souviens du voyage VTT quand j’étais avec Meï-Lynn

Je me souviens d’avoir eu un fou rire en Espagnol

 

 

 

 

 

SOMAYA

Je me souviens quand j’avais oublié l’heure à laquelle on devait commencer et que ma meilleure amie a dû me la rappeler

Je me souviens en 5ème quand j’ai été élu déléguée de ma classe

 

STEPHANIE

Je me souviens qu’en 5ème Féthi a répondu au téléphone

Je me souviens quand je chantais avec Somaya et que les gens n’en pouvaient plus

 

ROUHIYATY

Je me souviens de mon arrivée en 6ème, j’étais en retard

Je me souviens de mon 1er spectacle de danse avec ma prof de collège

Je me souviens de mon premier examen en 5ème, le devoir commun

Je me souviens que mon frère me faisait stresser pour mon entrée au collège

 

PERVINE

Je me souviens des moments de joie au foot quand on a gagné

Je me souviens être venue au collège à 6h30 croyant qu’il était 7h30

Je me souviens de notre spectacle de fin d’année

 

 

 

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04 juin 2014

Nostalgie des mots anciens

Beaucoup de fou rires pour cet atelier qui nous a plongé dans une autre époque

C'était l'anniversaire d'Odile, voici ma composition:

Chère Odile,

 En cet évent exceptionnel, toi aussi belle qu’une happelourde, je te propose de croustiller ensemble et d’en faire une douce remembrance.

Que cette année te permette de t’acagnarder sans aucunes périodes rafalées

Que cette bonace te rasséréne.

Evite de t’emberlucoquer avec un muche non déparpaillé qui te contre-aimerait à coup de tartouillade ou avec un rodomont qui risquerait de te férociser et de faire semblant de t’offrir le frusquin.


Toi, le pantophile, ne deviens pas pour autant un mache dru, ne te nourris pas que de demi passion et surtout gardes ta belle sémillance.

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15 mai 2014

Ces mouches qui nous embêtent!

La ligue13  Mai 2014

  JACKI

les mouches

Coucou la Mouche !

où vas-tu ainsi vêtue ?
tu voles sur les produits de bouche ,
ah non , te voilà dans la douche.
mais où es-tu ?on entendrait une mouche voler.
où te caches-tu ? sous la couche ?
ça y est ! j'ai compris : tu as pris la mouche.

Mais dis moi quelle mouche t'a piqué ?
car aussitôt repérée tu fais mine de t'en aller.

Pour aller où, dis-moi ? sur un bateau mouche ?
vers le sud ,là où le soleil frappe fort
 retrouver tes consœurs et faire la fête au dehors
Sais - tu qu'ils ont des moustiquaires 
pour entraver ton itinéraire ?

Ici point de tout cela;tu vas ,tu viens
 au gré de tes envies
pas d'insecticides , pas d'homicides, que des douceurs

dans ce ballet aérien qu'aucun chorégraphe n'a prédit
tu laisses libre cours à tes envies , à tes humeurs
légère et spontanée si on te laisse exister
aucun GPS,aucune boussole si ce n'est ta liberté

pas de frontières , pas de panneaux
du sol au plafond , des chaussures aux napperons
du mur aux rideaux , du lustre aux tableaux
tout ceci est ton territoire , ton terrain de jeux
tu peux y rester autant que tu veux .

N'es-tu pas bien ici ? tu vois je ne suis pas farouche
je ne ferais pas de mal à une mouche

Jocelyne

 

J’ai longtemps, longtemps, trop longtemps peut être accompagné de nombreux enfants en perte de repères pour ne pas avoir ignoré ce que le mot « mouche » signifiait.-

-Certains d’entre eux possédaient une écriture massacrée en pate de mouche

- D’autres prenaient la mouche aussitôt qu’une remarque de ma part était formulée sans prendre le temps de déceler l’intention bienveillante qui s’y cachait.
- D’autres enfants encore plus inhibés gobaient les mouches, les regardant voler et n’auraient fait de mal à aucunes d’entre elles tant ils s’épanouissaient engourdis par la chaleur des radiateurs du fond de la classe.

- Parfois, face  cette torpeur ambiante, je réagissais comme si une mouche m’avait piqué et consciente qu’on ne les a jamais attrapées avec du vinaigre, j’interrogeais le plus passif d’entre eux en lui demandant de reformuler le dernier mot de mon discours. Et là !!!Je faisais mouche. On entendait les mouches voler. L’enfant ainsi piégé me regardait désespéré ….Il avait honte…Comme si j’avais rusé malgré moi à être la mouche du coche afin d’en retirer une jouissance qui consistait à les faire tomber comme des mouches, dans le gouffre de l’échec.
- A cet instant là j’aurais souhaité m’appliquer une mouche sur les lèvres afin de ne plus les ouvrir et me cacher dans les cales d’un bateau mouche.

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11 avril 2014

Des haïkus qui nous font voyager

 

Ligue13 Avril

JACKI:

 

A propos des Comores

A propos des Comores :

  •     Les nuages caressent le nombril du Karthala ( volcan )

 

  •         Après la pluie ,les couleurs de l'arc-en-ciel fleurissent le chemin vers l'infini

                           

  •      Joie de l'enfant devant la rondelle de saucisson
  •        Boutres amarrées,frêles embarcations devant les mâchoires de l'océan
  •       Silhouettes verticales déambulant au milieu de nulle part

 

  •        Pamplemousses,bananes et avocats se disputent la place sur les étals

 

  •       Chiromanis chatoyants ondulant sur les hanches des femmes .

 

  •       Ombre fraiche , nature généreuse, verdoyante et apaisante

 

  •       S'endormir avec le bruit enveloppant des vagues qui vous bercent,qui vous bercent ,qui vous bercent



  •        Visages d'homme sur les damiers, le temps s'est arrêté

 

  •       Poissons pêchés ; sitôt grillés , sitôt mangés

 

Sophie:Souvenirs de Sénanque (Juillet 2011) 

 

 

 

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Cachés au détour

Du chemin, voiltoits,

Puis l’édifice.

Œil du photographe

Parfum de lavande bleue

Ombrelle blanche.

 

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Jambes et gorges nues

Jolie mini-robe verte

Châle pour cacher l’indécence.

Mystérieuses voûtes,

clés puissantes, secret

des architectes

 

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Avant le mètre,

le corps, coudés, pieds, pouces

brassée, empans, toise.

Austère précision

des pierres taillées aux angles

impeccables.

 

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Voix éteintes des

prieurs cisterciens d’antan.

Souffle dans les couloirs

Cellules des moines

pieux ou fanatiques

hors du temps et du monde.

 

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Vaste salle dorée.

Lecture du texte saint

Pauvre pitance.

Jardin de simples

Connaissances botaniques.

Bientôt la chute ?

 

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