Quand l'autolouange fait beaucoup de bien...en bord de mer

 

Pour Anne Marie Cadiou, de la part de Céline Gicquel

Une véritable marseillaise, née dans les folles années de l'après guerre
Cette grande solitaire décida très tôt de prendre le large, et de partir à la découverte du monde, gravir les montagnes, explorer les fonds sous marins, et naviguer sur les mers 
Exploratrice de la vie, elle part ensuite à la découverte de son monde intérieur ! 
à chaque fardeau qu'elle dépose, elle y découvre une pépite
Insaisissable aventurière de la connaissance de Soi, elle cultive maintenant l'essentiel, 
pour se rapprocher toujours plus près de son cœur
Céline Gicquel
Je suis là... 
À observer depuis le mat, les fonds sous marins, algues brunes, rochers, oursins...
Les profondeurs obscurcis laissent se dévoiler un trésor :
1 étoile de mer multicolore, irisée, qui brille de mille reflets
Le regard revient à la surface dans la danse scintillante des vagues, accompagnées d'une musique appelée clapotis ! 
Et je reste là...qu'il y ait la houle ou le calme plat
J'ai lâché les amarres pour venir y déposer un ancrage...
Approchez ! 
je vous offre en abondance un parfum subtile, pour qui sait l'apprécier, 
il guerit les cœurs meurtris
1 jour, j'ai pris le risque de m'offrir au monde, 
car c'était trop souffrant de rester étriquée dans un bouton
J'ai ainsi laissé mes belles pétales s'ouvrir sous le soleil, 
douces, délicates et flamboyantes offrandes, mes talents ! 
Mes épines, détrompez vous, ne sont pas là pour vous blesser 
mais comme l'avertissement que je chéris mon indépendance et ma liberté... 
Mon nom, Rose ! 
Jean-François LAFAY
Vin !
Je suis le fils du vin et de la vigne ! Vous, mes ancêtres avez trimé, dirigé, planté ce fruit qui a fait la richesse et la joie du monde  autour de notre Méditerranée. Je suis liane, je défie la sécheresse et la morosité. Je suis gappe, dorée et rubis. Je suis corne d’abondance, je suis le sang du Rédempteur, je suis la liesse des heureux et la consolation des affligés. Regardez-moi et écoutez mon silence dans l’ombre profondes des caves. Goûtez-moi et enivrez-vous…
… de vin, de poésie ou de vertu. 
Je suis libre de trouver ma voie car rien ne me résiste. Ma puissance et ma force auront raison de vos obstacles car je suis tenace et rien ne s’oppose durablement à mon travail incessant. 
Si tu viens à moi, je te serai fidèle à jamais. Tendre et enveloppante au plus près, je saurai te soutenir, seulement si tu te confies à moi. Mais à la moindre peur, je pourrais devenir fuyante et t’entraîner dans mes profondeurs puis te noyer en silence sans rider le moins du monde ma surface. Car je suis la douceur et la destruction. 
Je suis la constance mais aussi le changement. Porteur de la pérennité des temps, je suis néamoins le renouveau. Informe moi-même, je suis à la naissance des formes. Toute vie est issue de moi. Je suis la couleur, l’or et le lapis lazuli mêlés. Je suis l’aventure, les départs infinis et les retours sans certitudes. 
Homme, je suis tes aspirations, tes rêves et tes cauchemars. Homme frileux, reste donc sur la grève mais si tu es de mon sang, avance et viens danser avec moi !  Nous serons alors toi et moi libres de toute contrainte dans une amitié éternelle.
Cadeau de Jean-François Lafay à Florence Guichard
Toi, Florence, toi,
Tu as vécu dans l’ombre parisienne une enfance obscure et silencieuse. Jusqu’à l’asphyxie. Partir ! La liberté bien sur et donc les USA ! Mais avec les enfants, il a fallu par la suite un peu plus de plein. Le hasard (mais le hasard existe-t-il vraiment) t’a conduit dans la plus belle ville du monde et bientôt dans le plus beau quartier de la plus belle ville du monde.
Oh, ça n’a pas calmé ta bougeotte! Tu as couru, construit, repris, refait, de maisons en maisons successives. Ton énergie et ta créativité te faisait traverser tambour battant une vie que tu dévorais à pleine bouche. Que le quartier change, m’en fouti, c’est la vie ! La mer, la mer, elle, est toujours là. Les peaux qui s’y baignent peuvent bien changer, les humains qui les habitent te fascinent toujours autant. Tu les côtoies, tu t’imprègnes de leurs empreintes, tu les accompagnes, tu accouches leurs tranches  de vie à travers l’écriture. Et comme ici ne te suffit pas, tu vas aussi les chercher loin plus loin, ailleurs…
Car ce qui te remue, c’est l’humain. L’amener pas peu à peu à s’extraire de sa gangue pour partager ses valeurs qui nous relient de toute éternité sous le soleil. Et te voilà faite sage-femme du soleil !
Autolouange de Jean-Luc Mélenchon à Gérard Perrier,

"Mon vieux Gérard"

Perrier mon compère

Les collègues

Les camarades du bahut

Les mômes

Tu vas leur manquer, c’est sûr.

Les voilà privés de ta grande carcasse.

De tes mains de forgeron, ballantes  puis sculptant l’air autour de tes paroles.

De tes bouclettes d’adolescent si déraisonnables,

sur ta tête dorénavant officiellement chenue.

Ami Gérard eux se croient un peu orphelins.
Mais savent-ils combien tu vas l’être ?

Moi, je le devine.

Je veux en témoigner au moment où tu  tournes la dernière page de ce cahier à plein temps.

On n’est pas enseignant autant que tu l’es sans conséquences.

Te voilà

bêta.

Tout plein de cals et de faux plis

dans les muscles de l’esprit.

Tu n’es pas  indemne.

Enseigner  c’était aussi de l’amour, non ?

Je l’ai vu.

Là –bas, je l’ai vu dans ce collège où tu m’as fait venir

A l’orée de la forêt,

près du  très grand  fleuve.

Les belles personnes n’avaient pas prévu que j’y passe quoiqu’il soit en face du beau lycée où j’étais attendu

Comme le font les ministres en Guyane ;

dans les drapeaux de notre belle patrie républicaine

mais aussi dans la morgue quasi raciste de l’hypocrisie de classe des sociétés nées de la colonisation.

Bon sang Gérard, quelle belle idée !

Ça c’est bien toi !

Le collège c’était celui  qui accueillait les enfants du fleuve Maroni.

C’est bien ça n’est-ce pas ?

Petites bouilles si joliment foncées

Les dents du sourire couraient comme des vagues dans leurs rangs respectueusement formés pour saluer l’important tricolore que j’étais alors.

C’était ton cadeau aux petits pour leur dire que la France est à tous ses enfants.

Merci Gérard de m’avoir donné l’occasion de ce moment inspiré.

Tu étais si sérieux !

Ta grande figure était au garde à vous devant ton copain dans le moment où celui-ci représentait bien plus que lui-même, grand comme ce à quoi tu crois le plus : l’égalité de dignité de nos petits, leurs droits communs.

Dans la cour pelée du collège, on a  fait le tour des préfabriqués comme on aurait fait un défilé  à l’arc de triomphe !

Et maintenant tu écoutes ce message et tu vois dans tes yeux du dedans le grand fleuve qui coule avec cette force immense qui ne se connaît pas.

Tu penses aux terres vierges sans mémoire et pour cela  si inhumaines.

Le maître réapparaît  dans la nostalgie du broussard.

Il sait qu’on commence en pensant

Et que cela s’apprend.

On t’embrasse pour cela et pour le reste tout autant.

A bientôt professeur ! »

 

 Cadeau de Florence Guichard à Jean-François Lafay

 

 

Jean-François, loyal citoyen de la cité phocéenne, comme Gyptis et Protis, il a été fidèle à son premier amour pendant un séjour peu lumineux dans la capitale. La Méditerranée l'appelait au quotidien, enfant guettant chaque matin un bout de bleu dans le ciel grisâtre.

A 15 ans son rêve est devenu réalité et c'est « palmes aux pieds » qu'il s'est lancé, à Marseille dans la plongée libre, de plus en plus en plus profondément jusqu'à atteindre les abysses inexplorées, cable à la main, réplique du Grand Bleu.

La branche maternelle assouvie, famille de grands marins épris de liberté, il lui restait à entretenir entre deux cours de yoga les vignes paternelles, goûtant à chaque l'automne les délices du nectar familial.

Homme d'esprit au talent littéraire, auréolé de discrétion, Jean-François est un motard qui tient joliment sa route.

 

 

Cadeau d'Anne-Marie CADIOU à Celine,

 

 

 

Quel chemin parcouru dans ta vie !

 

 

 

Tu es née dans une famille d'origine italienne, très, trop , matérialiste ,  ou ton  âme en quête de profondeur attirée très tot  par la spiritualité et le divin ne se retrouvait pas .

 

tu fus  une enfant solitaire et contemplative, nourrie par la tendresse et l'amour de sa grand-mère Marie Regine, et  trouvant  ressources et réconfort dans  la communion avec les enfants et les animaux;

 

 

 

Bon petit soldat tu as d’ abord .cherché à te mettre en conformité avec ce qui était attendu de toi et ne te correspondait pas du tout.

 

 

 

Mais tu n'as pas baissé les bras, et ton chemin  a été d'apprendre à s'aimer, à se laisser traverser par le divin, à partager la tendresse que tu as trouvé en toi.

 

Ta rencontre avec  Ama t’ a beaucoup aidée  en cela. 

 

 

 

Maintenant tu as trouvé dans la société une place comme masseuse et  professeur de yoga afin de partager ton incommensurable  douceur  et tendresse dans une grande simplicité. 

 

 

 

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 Anne-Marie CADIOU

 

 

 

  Posé la  sur mon socle d ‘ ébène depuis des temps immémoriaux  dans une posture   digne et stable , 

 

Je laisse toutes les énergies telluriques et célestes me traverser, et  du coeur de moi-même je rayonne à linfini au-delà de tous les obstacles.

 

Ma présence apaise, nourrit,  régénère

 

Tous les êtres en sont  vivifiés.

 

 

 

 

 

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Je  suis immense et   m étend a  linfini.

 

 

 

Au-delà de mon calme apparent une vie  puissante m anime,  de profonds courants me traversent et  me vivifient.

 

Mes profondeurs sont secrètes  et insondables  ,j y trouve le repos et m y nourris.

 

Ma surface est agitée par les turbulences du monde extérieur ,  et je peux  me déchainer avec une puissance inouïe sur laquelle de trop  frêles esquifs ont pu se fracasser.

 

 

 

Je suis  puissante, majestueuse, éblouissante  , mais peux  aussi nourrir ,apaiser , bercer.

 

 

 

Je réunis toutes les  terres, faisant  le pont entre les continents en leur offrant une façon  fluide et mouvante de se relier.

 

 

 

Certains soirs,  complètement apaisée , ma surface,   polie comme un miroir,  reflète les rayons mordorés du soleil qui vient disparaitre en moi dans une explosion de couleurs qui embrase le ciel, et l'univers disparaît,  ☀️

 

  

 

 

GERARD PERRIER

 

Je suis la voix de la mer

 

Elle raconte les histoires inconnues des marins d'autrefois et les cris des enfants aujourd'hui.

 

Et que dire des reflets  des étoiles balancés par la houle

 

La mer caresse tous les rivages

 

Quelles que soient les langues,la couleur e peau,les civilisations des riverains

 

La voix de la mer est une invite aux dépassements de tous les interdits

 

Par la nature une louange pour l'humanité fraternelle.

 

(suite)

 

La mer dans l'attente du mirage d'un horizon sans limite

 

la mer recommence à vivre sans savoir où elle va,là où sourit le soleil levant comme au couchant

 

La mer ressasse-t-elle?

 

Carpe diem.Cueillir l'instant .Le contraire des modes consommatrices dominantes.

 

Mer je glisse des souffles près des oreilles des humains*quand surgissent les interrogations gratuites sans réponse autre que le bonheur de pouvoir remonter et redescendre vers les grands fonds quand la lumière de surface disparaitµ
Mon immense surface mouvante raconte des histoires de guerres et d'amours anonymes

 

Je suis la mer de tous les imaginaires.

 

je suis la mer de l'éternité.

 

Cadeau de Gérard PERRIER à ODILE AYMERIC

 

Portrait d'une fée humaniste.

 

Elle a passé sa vie  à aider les handicapés

 

Elle vient d'une famille de Luca en Toscane.Ecouter les autres pour trouver  avec eux les chemins de sortie de leur relégation.

 

Odile aime la beauté ,les arts,les voyages.Indépendante,elle aime la vie.A tel point qu'elle parvient à mettre debout ceux qui ne peuvent plus se relever.Oui Odile est une fée !

 

 

 Je suis la mer méditerranée ,ma couleur bleue scintille!

Au loin des îles...îles aux trésors?

 

Merveilleux voyage au cœur de l'enfance.

 

 

 

Ma traversée est ardue,surprenante et pleine d'aventures.

 

Mille corsaires s'y sont risqués.

 

 

 

Écoute, aujourd'hui, le cri des désespérés qui s'y risque.

 

Je suis dangereuse mais plus féroce est celui qui refuse ma traversée salvatrice vers d'autres rives.

 

 

 

Haut les voiles! Haut les coeurs!

 

A plusieurs nous combattrons, nous les sauverons!!

 

Je me ferai calme, docile, odorante pour t'offrir une terre protectrice pour honorer ton courage, oh toi qui ose ma traversée!

 

 

 

Viens te ressourcer au creux de mes vagues, je te bercerai pour soulager ta peine.

 

 

 

 

 

Cadeau d'Odile à GERARD

 

 

 

Oh Gérard Périer

 

né en 1947

 

marié plusieurs fois

 

Célibataire

 

Un fils, 2 petits enfants aimés.

 

 

 

Ton engagement politique t'honore.

 

Sensible,au bord des larmes , de toute injustice,

 

Ex prof de lettres,celles-ci s'animent encore et toujours.

 

 

 

St Laurent de Maroni,où tu as enseigné, t'inspire un livre.

 

Ta plume glorifie les plus grands,les modestes, communards et autres oubliés!

 

Ta route croise Raymond Aubrac,un livre naît.

 

La nature, les voyages te nourrissent.

 

 

 

La Pointe Rouge a un grand homme, Gérard au grand cœur!