Janvier-mars 2O18

Dans le cadre de l'exposition sur la Genèse du Surhomme de Satprem

 

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Si vraiment nous voulons sortir du vieux monde;

Si vraiment nous avons décidé, au centre de nous-même, de nous connecter sur

l’oxygène du monde Nouveau - déjà en place, pas même à naître, mais existant.

Alors il nous faut intégrer l’oxymore. L’avaler, le digérer, le transformer. C’est une

question de vie ou de mort :

Tout ce qui croit dégringoler fait partie du vieux monde. Or ça ne dégringole pas :

ça se transforme. Tout ce qui croit dégringoler, c’est la vieille chenille qui ne sait

rien du papillon. Mais Toi, tu sais.

Tu es par-delà les limites du mental, et tu parles à cette pauvre petite chenille qui

vit qu’elle se meurt :

« Ce que tu prends pour une chute est, non pas une ascension, mais mieux encore : une

dé-couverte. Et cet étouffement ? Un élargissement de tes poumons. Tu es en train de

naître, petite chenille. Ton mental a tout mélangé parce qu’il n’a pas les bons yeux pour

voir. Regarde avec mes yeux, petite chenille qui contient le monde, qui contient Babel,

mais aussi la merveille.Accepte l’implosion de ce vieux monde emprisonnant et gris, et ris

avec moi : là, juste sous la surface, tu les sens, ces cascades d’or, qui te traversent à la vitesse

d’une lumière immobile ….. Respire…. Respire…. Respire …. To u t - v a -

b i e n . »

BB

 

 

Oeuvre choisie : Changement de vision - clé 8 ( Birgitta )

Mots : Visages - apparition - spontanéité - imagination - légèreté - perspective - liberté - monochrome - foule - voyage - temps.

 

 

La matière était informe, monochrome, certes mouvante mais vide de sens, non incarnée par quelque présence divine ou autre.

 

Ce mouvement ténu, empreint d’une légèreté celeste frétillait en attente d’une quelconque lumière, d’une quelconque apparition qui viendrait lui apporter un sens.

 

Il aurait fallu beaucoup de temps, d’imagination ou encore la spontanéité d’un tout petit enfant pour changer de perspective, se détacher d’anciennes formes et apercevoir enfin ces visages nouveaux, vivants de liberté et doucement composant une foule désireuse de voyages inédits.

 

 Claudine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Clé 11 «  Tout est là « 

  

Phrase choisie : «  En fait la mort n’est pas «  de l’autre côté «  elle est ici, à chaque instant, elle est toute mélangée à la vie, nous la promenons partout avec nous et, parfois elle devient la mort.

 

 

Tout est là.

 

Tout est contenu dans tout dit-on..

 

Et de fait la mort n’est pas de l’autre côté elle est ici…

 

Lorsque nous nous levons le matin et jetons un coup d’oeil au monde qui nous entoure, on peut apercevoir toutes les peurs de la création.

 

Celle de la mort est particulièrement omniprésente, viscérale, elle nous imprègne jusque dans nos cellules.. elle est ici à chaque instant, toute mélangée à la vie…

 

«  Elle nous tient en vie «  !

 

On tente à chaque minute qui passe consciemment ou inconsciemment de l’apprivoiser. On imagine des histoires, on jette des sorts, on se propulse précautionneusement dans la matière, on en deviendrait presque superstitieux…

 

Mais rien à faire nous la promenons partout avec nous. Elle nous dirige, nous tourmente et nous dicte la marche à suivre.

 

Surmonter cette peur.. voilà un chemin bien attirant pour apaiser cette angoisse fondamentale, sourire avec bienveillance à cette vie mortelle, s’abandonner sans retenue d’aucunes sortes afin de dénouer cette emprise imaginaire et accepter enfin que parfois ou pas la mort devienne mort.

 

Claudine

 

 

Un jour peut être l'humanité sera prête a la naissance, à l'accouchement d'une nouvelle version du logiciel ancien, dépassé, démodé.
Un jour peut être l'homme pourra transcender, faire un saut évolutif pour accoucher d'une nouvelle forme de lumière, avec moins de densité,

 

Un jour peut être, s'extirpant de la brume, des schémas inconscients, se poussant hors des chemins rabattus du mental, l'homme dans une aspiration féconde, dans une aspiration profonde sortira de la gangue obsolète qui l'enferme et le réduit a sa tête

 

Un jour peut être viendra l'aube d'un nouvel homme apportant l'éclairage, sur tout un passé révolu, apportant l'amour, la beauté, la vertu et laissant de côté les mesquineries égotiques dépassées, superflues

 

Un jour peut être, l'homme poussé par les forces du bien, du bon, pourra dépasser son ombre dans les moindres recoins, il laissera alors émerger pour de bon sa véritable dimension toute entière d'or, de connaissances, de millions d'étincelles divines assemblées par la vibration cosmique d'un son

 

Un jour peut être, l'homme émergera de la pauvre enveloppe qui lui sert de prison, et sortira par transmutation une nouvelle énergie de vie, mariage de la terre et du ciel dans une intime union, indicible et précieuse

 

Un jour peut être l'homme se dira qu'il est temps d'en terminer des guerres internes et externes, qu'il est possible de jouer une autre partition sur cette planète en évolution

 

Un jour sûrement, l'homme qu'il le veuille ou non devra grandir ou disparaître c'est là son destin, sa mission

 

De là seule pourra partir la nouvelle ère qu'il est amené à vivre en harmonie avec l'univers à l'unisson en laissant de côté ses travers, perversions pour embrasser enfin le Divin en son sein avec passion

 

 Maggie, Chapitre 13 « Et après »

 

 

 

Extrait (n°2) « La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. »

 

Début (n°11) « Tout est là »

 Tout est là. Vivant enfin ! Respirable enfin ! Mais petit homme, pensant, spiritualisant, parfois puissant : tu refuses de voir. De toutes tes forces tu refuses de voir.

 

De quoi  as-tu peur ? De quoi meurs-tu de peur ?

 

Oui, voir, cest accepter de renoncer à ce vieux monde, celui qui ta été inculqué depuis des millénaires, dincarnation en incarnation, de corps en corps, fil après fil, molécule après molécule, ce monde tissé en toi, comme irréfutable et qui hurle en silence, au plus profond (crois-tu, petit homme) de toi : « ATTENTION ! DANGER ! Si tu renonces à moi, tu meurs pour lÉternité. »

 

Maisquest-ce donc qui meurt, sinon la mort ? La difficulté nest pas de découvrir la voie nouvelle, elle est de nettoyer ce qui bouche la vue. Et ce qui bouche la vue, cest elle : cest la vibration de mort de nos peurs, de notre petitesse, de notre enfermement dans une peau mal ajustée.

 

Alors, petit homme pétri de peurs et darrogance défensive : accepte enfin de saisir cette pelle dor et creuse, creuse, creuse au coeur de tes souffrances. Transforme tout en joie et tu verras : la merveille était là, sous tes pas. Si seulement tu savais.

 

Tu sais.

 

(BB)

 

 

 

J'ai peur de tomber, je n'ai jamais aimé les chutes, en aikido je tombais dans les pommes, en planche
à voile je m’agrippais au mât, au ski je cherchais le zéro chute.
Je n'ai jamais réussi a plonger la tête à l'envers, peur de perdre la tête?
Pourtant je l'ai perdue plusieurs fois, emportée par le vertige de l'amour, décapitée par une vague
déferlante trop puissante pour mes racines chancelantes.
Je cherche le déséquilibre fertile, celui qui laisse émerger la beauté du désordre créatif afin de semer
et cueillir les fleurs de l'île enchantée et de les partager dans une ronde légère et agile tels des
acrobates de la vie qui n'ont pas peur de perdre pieds car les liens les unissent au delà des
frontières.
Plus besoin de filet de sécurité le grand réseau universel qui nous relie mieux que n'importe quel
GPS en rebond nous donne l'élan vital ou confiant plus haut plus bas plus loin. Pas de limites a
l'horizon.L'errance est une itinérance pleine de surprises.Nous retrouverons toujours le Centre, le
creuset d'où jaillit la flamme de l'amour infini.


Karine, Chapitre 9 « Le Moi le Plus Grand »

 


Toi qui porte ton regard vers un espoir meilleur, futur aléatoire qui viendrait calmer tes peines,
panser tes blessures, t'apporter la joie qu'un enfant reçoit de sa mère.
Comment peux tu trouver une foi sereine si tu ne changes pas ton regard pour laisser apparaître le
vrai, le beau qui est en toi?
Si tu n'ouvres pas ton coeur pour laisser jaillir de toi le feu qui brûle tes peines ? Ouvre le voile de
l'illusion qui t'amène à la découverte de ta vraie nature en acceptant pleinement ton incarnation ou
involution dans la matière, pour rayonner la joie et la vérité dans le monde


Hubert, Chapitre 4 « La bifurcation »

 

 

 

Il n'y a pas d'encombrements ! Pas d'adversaires pas d'obstacles pas d'accidents, pas de choses négatives tout est suprêmement positif, tout nous fait signe, nous pousse à la découverte.
Tout est là. Nous sommes les fils de la mère. Il n'y a rien à faire que de se taire.
Chaque chute, chaque franchissement, chaque passage nous serre un peu plus pour mieux naître.
Chaudement confiner dans le ventre rassurant, nous attendons notre heure.
Je n'aime pas ce Nous que je ne connais pas. Qui extériorise l'être. L'homme est fait à l'image de dieux, n'est ce pas ?

Mais de quel homme parle-t-on ? D'il, d'elle, de vous, de nous ? Qui est ce nous, toi et moi ?

Moi, je connais un peu, mais toi, que sais-je de toi, hein dis moi !


Je suis dans le ventre depuis huit mois et deux semaines. Ils m'attendent tous là haut. Il ne savent pas que nous étions deux.
Il n'y a pas d'encombrement, mon double s'est dissoud. Il s'est offert, sacrifié, pour me laisser l'espace.
Je flotte maintenant dans ce ventre devenu serré. Tout me tient, me carresse, me masse. Je me nourris de lui et d'elle.
Toi, tu es maintenant moi, nous formons 1.
1 plus 1 fait toujours 1. Quelle formidable découverte.
Je suis le yin, tu es mon yang, je suis la terre, tu es mon ciel, je suis la lenteur, tu es la vélocité, la légèreté et le haut.
A nous deux nous formons l'être parfait. L'être divin.
Je le sais maintenant. Je sais aussi que cette mémoire là disparaîtra et avec elle ton cadeau merveilleux.

Etait-ce nécessaire ?
Les vagues se font de plus en plus pressentes. J'entends l'agitation du dehors. Les rales, les consignes, les encouragements.
Cela serre si fort.
Ça y est je suis propulsé, malaxé, tiraillé. Ma tête est ceinte d'une couronne chaude et solide. Je butte.
Tous mes liquides sont comprimés, jusqu'à l'éclatement.
Je glisse.
Quel formidable sensation d'être pressé, déjà aimé et attendu pour le grand oeuvre.
C'est si agréable. Je prends une dernière fois, connaissance de chaque particule de mon être.
Chaque cellule se présente à moi avant le grand oubli.
Une impulsion et me voilà le bec ouvert. Je respire à plein poumon.
Qu'en pense les citrons ?                                                                     Anne. H